Comment remplacer le poisson dans une recette?
Je continue ma série sur les substitutions en cuisine. Après la viande, les œufs et les produits laitiers, place à un ingrédient plus délicat : le poisson.
Que l’on souhaite réduire sa consommation pour des raisons écologiques, répondre à une allergie aux fruits de mer, ou tout simplement pallier un manque d’ingrédient dans le placard, les alternatives existent. Elles demandent parfois un peu d’imagination, mais elles permettent de retrouver saveurs et textures marines dans de nombreux plats.
Voici un tour d’horizon des solutions que j’ai testées et repérées.
1. Remplacer le saumon fumé
Le saumon fumé est l’un des produits les plus recherchés lors des fêtes. Il est très facile à remplacer pour ceux qui ont accès à une boutique végétale car on y trouve tout simplement du faux “saumon fumé” végétal. Sinon, vous pouvez réaliser une alternative à base de carottes cuites au gros sel et marinées. L’aspect et la texture sont assez proches, et bien qu’on ne puisse pas s’y laisser prendre à 100%, c’est délicieux.
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En boutique spécialisée : on trouve aujourd’hui des versions véganes toutes prêtes. Elles sont assez proches en goût, idéales pour les toasts et apéritifs.
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Maison : la méthode la plus populaire consiste à cuire des carottes entières au gros sel, puis à les couper en fines lamelles et les laisser mariner (huile, citron, sauce soja, algues, fumée liquide). Le résultat n’est pas une copie parfaite, mais visuellement et gustativement, cela fonctionne très bien.

2. Les bâtonnets de poisson pané
Un grand classique apprécié des enfants et des amateurs de fish and chips. On trouve dans les boutiques spécialisées des poissons panés. Mieux encore, il est très simple d’en faire une version maison, en utilisant du tofu que l’on enrobe d’une feuille d’algues ou que l’on trempe dans des paillettes d’algues avant de le paner.
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En magasin bio ou végane, on trouve des alternatives toutes prêtes.
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Maison :
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Couper du tofu en bâtonnets.
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Les enrober d’une feuille de nori ou les rouler dans des paillettes d’algues.
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Paner avec chapelure et cuire au four ou à la poêle.
Le résultat rappelle à la fois la texture et le goût marin des fish sticks.
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3. Le thon en conserve
Polyvalent, le thon entre dans de nombreuses recettes (salades, tartinades, pâtes). Il peut être imité avec des haricots blancs écrasés ou du tofu fumé mixé, que l’on mélange ensuite comme on le ferait avec du thon, de mayonnaise, fromage, blanc, herbes.. On peut y ajouter des paillettes d’algues pour une saveur marine.
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Option végétale :
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Haricots blancs écrasés ou pois chiches écrasés.
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Tofu fumé mixé.
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Pour retrouver le côté « salade de thon » : ajouter mayonnaise (ou véganaise), oignons, câpres, herbes, et quelques paillettes d’algues.

4. Les œufs de lump et le tarama
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En boutique : certaines enseignes proposent du « caviar végétal », souvent à base d’algues, qui remplace bien les œufs de lump sur des toasts festifs.
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Maison : un tarama végétal peut être préparé à base de pain trempé, d’huile, de jus de citron et d’algues mixées. Vous pouvez tenter mon tarama végétal. Ce n’est pas une imitation parfaite, mais la saveur iodée est bien présente et très agréable.
5. Les crevettes et noix de Saint-Jacques
Ici, les alternatives sont plus rares. Il existe des crevettes et noix de St Jacques “toutes faites” en boutique végétale, je ne les ai jamais testées, et ce n’est pas accessible à tout le monde puisque ces boutiques restent rares. Le plus simple est selon moi de les remplacer par des cubes de tofu.
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En boutique végane, il existe des imitations à base de protéines végétales, mais elles restent difficiles à trouver.
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Maison :
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Utiliser du tofu ferme coupé en cubes. Il n’imite pas la texture fibreuse des crevettes, mais sa neutralité et son temps de cuisson rapide le rendent pratique.
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On peut aussi utiliser des champignons (pleurotes ou champignons de Paris) : leur texture ferme rappelle parfois celle des fruits de mer dans certaines préparations.
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6. Retrouver les saveurs marines
Le secret pour remplacer le poisson n’est pas toujours dans la texture, mais dans la saveur iodée. On peut reproduire cette saveur avec des algues. Il en existe plein de variétés, et on trouve aussi des mélanges de flocons d’algues mélangées assez sympa. Vous pouvez également, si vous en trouvez, utiliser des salicornes pour parfumer vos plats.
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Algues : nori, wakamé, dulse, kombu… à utiliser fraîches, séchées ou en paillettes.
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Salicornes : si vous en trouvez, elles apportent croquant et goût salé-marin.
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Sauce soja, miso ou fumée liquide : utiles pour apporter profondeur et rondeur aux marinades.

7. Quelques conseils pratiques
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Pour les recettes festives (toasts, taramas, saumon fumé), l’apparence compte presque autant que le goût. Jouez sur la présentation et les couleurs.
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Dans les plats familiaux (gratin, pâtes, curry), misez sur la texture et les algues pour recréer l’impression de poisson.
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Ne cherchez pas la copie parfaite : mieux vaut viser une alternative gourmande qui se suffit à elle-même.
Conclusion
Remplacer le poisson n’est pas toujours simple, mais entre les algues, le tofu, les légumineuses et quelques marinades bien pensées, on peut obtenir des résultats savoureux et bluffants. Certaines alternatives sont très accessibles, d’autres demandent un peu de préparation, mais elles offrent toutes l’occasion d’explorer de nouvelles saveurs.
Et vous, avez-vous déjà tenté de reproduire des recettes de poisson en version végétale ? Quelle alternative marine utilisez-vous le plus souvent?




carrara
vous avez pensé à supprimer le soja ?
La naturopathe Marie Chetaille s’est interrogée sur la nocivité du soja après avoir lu un article peu élogieux à son sujet. Après de nombreuses recherches, elle l’a banni de son alimentation. Ci-dessous un des ses articles expliquant ce choix.
Contrairement à une idée reçue, les asiatiques ne consomment pas du soja depuis des millénaires ; ils n’ont commencé à le consommer que lorsqu’ils se sont rendu compte que la fermentation pouvait détruire certains facteurs toxiques. De plus il est généralement considéré comme un condiment et non comme une protéine végétale….
La liste de facteurs toxiques du soja est longue :
– Le soja favorise l’agrégabilité des plaquettes ;
– Le soja abîme la thyroïde et contient un facteur anti-croissance ;
– Le soja contient des inhibiteurs de trypsine qui abîme le pancréas, et soit dit en passant entravent la digestion des protéines, ce qui met à mal la théorie du soja excellente source de protéine….
– Le soja entraîne des dépôts d’acides gras au niveau du foie ;
– Le soja est très chargé en acide phytique qui inhibe l’absorption des minéraux et des oligoéléments, d’où des carences en vitamine D, calcium, zinc, fer….
– Le soja contient beaucoup d’acide urique et beaucoup de purines : beaucoup plus que la viande qu’il est censé remplacer avantageusement….
– Le soja contient des taux énormes de phyto-œstrogènes : déjà en 1997 le journal britannique The Lancet publiait une étude prouvant que le fait de boire 2 verres par jour de lait de soja perturbait le cycle menstruel des femmes.
La consommation de soja par la femme enceinte multiplie par 5 les risques d’anomalies chez le fœtus. Un bébé nourri avec du lait maternisé à base de soja reçoit l’équivalent de 5 pilules contraceptives par jour !!
– Enfin le soja est un allergène puissant, capable de provoquer de graves lésions de l’intestin grêle, qui feront peut être soupçonner une allergie au gluten ou maladie cœliaque, mais rarement l’allergie au soja…..
Vous avez toujours envie de manger du soja ?
Sachez que les produits à base de soja les moins nocifs sont les produits à base de soja fermenté : sauce tamari ou shoyu, miso…. Mais la fermentation ne détruit ni les oestrogènes, ni l’acide phytique, ni l’acide urique, ni les purines, ni les risques d’allergies…..
En résumé, le soja n’est absolument pas à considérer comme un aliment : remplacer le lait de vache par du lait de soja est une énorme erreur qui a des conséquences importantes sur la santé. Et surtout ne donnez pas de soja à vos enfants ou vos bébés.
Si vous en consommez depuis des années, pas de panique ; supprimez le soja sous toutes ses formes : lait, yaourt, crème, lécithine, tofu, galette végétarienne….. Une légère tolérance peut être accordée aux sauces de soja fermenté, à condition que l’utilisation ne soit pas régulière.
Vous ressentirez vite la différence et rassurez vous : l’organisme a des facultés de détoxication et de régénération importantes.
Et quand aux isoflavones de soja, longtemps présentés comme la panacée à la ménopause, ils ne sont pas dénués de toxicité non plus, de par leur taux énorme de phyto-œstrogènes ; il existe bien d’autres plantes utilisées depuis toujours pour accompagner sereinement les femmes pendant cette étape délicate…..
Cela peut paraitre étonnant que le soja soit encore si présent dans les rayons des boutiques bio et dans les milieux végétariens, mais il ne faut pas oublier que le lobby du soja est extrêmement puissant, les propriétaires et vendeurs des magasins bio encore parfois insuffisamment formés et informés, et les consommateurs abreuvés de conseils erronés….
N’hésitez pas à relayer l’information auprès de vos proches et connaissances, c’est le meilleur moyen de leur éviter d’abîmer leur santé en croyant bien faire… et de faire disparaître le soja des magasins bio : n’oubliez pas que c’est la demande qui crée l’offre.
vous tournez en boucle, vous vous faites du mal ! Il faut consulter.
Audrey
C’est toujours très intéressant d’apprendre à substituer tel ingrédient par un autre.
En tout cas, je suis bien contente de ne pas avoir de soucis avec les poissons/crustacés, car j’adore ça et les remplacer me chagrinerai 😉
Des bisous
Audrey
https://pausecafeavecaudrey.fr
Audrey Articles récents…Sarmance : la vigne bio bonne pour ta peau
Not parisienne
Oui d’autant que les substituts ne ressemblent jamais à 100% à l’original ! Bisous
mamimijane
je n’ai jamais songé remplacer la viande et le poisson par des substituts végétaux,par contre je diminue ma consommation de viande et je fais des journées légumes/fruits assez souvent.
bon week-end bizzzzzz
Not parisienne
Quand tu diminues un peu il n’est pas indispensable de substituer mais pour ceux qui arrêtent totalement, les remplacements peuvent leur permettre de ne pas abandonner certaines recettes, bisous 🙂
Marion
Comme le poisson et autres produits de la mer ne manquent pas du tout depuis que je suis devenue végétarienne, je ne me suis jamais penchée réellement sur la question… Mais, ton article est très intéressant pour celles et ceux qui sont en recherche. De plus, si les substitut à la viande sont souvent abordés, ceux du poissons le sont beaucoup moins. Donc, belle initiative !
Bonne soirée, bises.
Not parisienne
Oui, c’est plus rare de voir ce qu’on peut faire pour remplacer le poisson, il faut dire que c’est plutôt la viande qui est très présente dans notre alimentation à la base ! Bisous
Kinga
I love your receipes ❣
Not parisienne
Thank you ^^
Julie
Je te remercie pour ce billet!!! En tant qu’allergique à l’iode je ne mange aucun produits de la mer et ce n’est pas toujours évident de les remplacer dans notre société actuelle qui prône beaucoup de remplacer la viande par le poisson.
Not parisienne
Oh génial je suis contente que ça puisse te servir ! Bisous !
calinhorely
Chouette ! C’est ce qui me manque le plus depuis que je suis végane : le goût iodé ! J’utilise beaucoup d’algues.
L’artichaut et les cœurs de palmiers sont aussi utilisés dans certaines de mes recettes, car ils ont un goût qui rappelle certaines saveurs marines.
Not parisienne
Ha c’est rigolo car j’ai mangé des cœurs de palmier justement hier et je me suis dit que ça serait parfait dans des recettes végétales pour rappeler le poisson:-) Il faut que je teste alors ! Bisous
Cooking Julia
Une belle rétrospective qui donne plein d’idées, merci ! Bisous