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Vegan de Marie Laforêt

Aujourd’hui, je vais vous parler du livre Vegan, de Marie Laforêt, que j’ai eu la chance de découvrir grâce à la boutique Natura sense! Natura sense est une boutique spécialisée dans la santé et la vitalité. Vous y trouverez tout ce qu’il faut pour mieux vous alimenter : extracteurs de jus, déshydrateurs, robots, germoirs… C’est d’ailleurs chez eux que j’ai commandé mon extracteur de jus il y a quelques mois, et j’en suis ravie! Pour compléter le tout, ils proposent plein d’ouvrages qui tournent autour de l’alimentation saine, bio, ou végétarienne!
 
 
L’auteur de ce livre, Marie Laforêt, est une référence de l’alimentation végétale, auteure du blog 100 % Végétal depuis 2009, mais aussi créatrice culinaire et photographe.
 
Ce livre est tout d’abord très beau et agréable à feuilleter. « Vegan » est un énooorme livre de plus de 300 pages. Il est très complet et balaye un spectre très large de la cuisine vegan. Marie Laforêt y aborde des recettes de base, mais propose également des recettes plus élaborées tout en restant plus alléchantes les unes que les autres. Les photos qui l’accompagnent, réalisées par elle-même,  sont un véritable régal pour les yeux.
 
Quand on ouvre ce livre, il commence par une longue et très intéressante introduction écrite par l’auteure, qui nous livre ses conseils sur le mode de vie vegan. Elle est ensuite poursuivie par le Dr Jérôme Bernard-Pellet, qui expose les grandes lignes de l’équilibre nutritionnel végétalien : où trouver principaux nutriments (protéines, calcium, vitamine B12, fer, etc.), mais aussi les erreurs à éviter…
 
 
Comme promis dans le titre du livre, les recettes sont ben entendu toutes vegan! De plus, 90% des recettes sont sans gluten. Chaque recette est accompagnée de petits pictos qui permettent de savoir si la recette est rapide, facile ou peu chère. Vegan est un livre vraiment très bien fourni en recettes. Il y en a énormément, et celles-ci s’étendent des plus classiques aux plus originales. Plus qu’un simple recueil de recettes, l’ouvrage propose des dizaines de basiques vraiment indispensables pour adopter une alimentation végane et variée.  
 
Les recettes sont claires, et la plupart ne demandent pas mille et un ingrédients introuvables à mon sens… Mais j’avoue que je suis déjà bien équipée! Pour ceux qui n’ont pas encore tout le nécessaire, il leur faudra se constituer un placard de base. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’elle revisite certaines recettes traditionnelles en mode vegan. Au total plus de 500 recettes pour toutes les situations, adaptées aux petits comme aux grands, aux repas festifs, ou qui quotidien. 
 
 
Les premières recettes qui m’ont tapé dans l’œil immédiatement sont le pâté de lentilles d’hiver, la tartinade crémeuse aux pois cassés, les quinoa burgers aux herbes, le risotto aux fèves, et le chapitre complet concernant les fromages végétaux. Côté sucré, les  flans au caramel ont immédiatement attiré ma fille, quand à moi, je jetterais bien mon dévolu sur le gâteau citron-amandes-vanille,  ou les biscuits moelleux à l’okara cajou-noisettes!
 
 
En résumé, c’est pour moi un véritable coup de cœur et je sais déjà qu’énormément des recettes de ce livre vont devenir des classiques pour moi! De mon point de vue, ce livre mérite vraiment d’avoir une place dans la bibliothèque. Je ne suis pas vegan et ne projette pas de devenir, mais j’apprécie beaucoup cette cuisine respectueuse de l’environnement et saine.  Ce livre va me donner des dizaines d’idées pour végétaliser un peu plus mon alimentation!
 
 
Je pense aussi que ce livre est un indispensable pour toutes les personnes qui deviennent vegan et ne veulent pas se contenter d’acheter des galettes de céréales en magasins bio. Mais il sera aussi une aide précieuse pour recevoir des convives vegan, ou juste pour adopter une alimentation qui fait la part belle aux fruits et légumes.
 
Si avec tout ça je vous ai donné envie d’acheter ce livre, vous le trouverez ici chez Natura Sense, foncez-y vite, l’envoi est rapide et très soigné ! Et si vous êtes en recherche de livres pour préparer une cuisine saine, goûteuse et vitaminée, vous y trouverez plein d’autres ouvrages!
 
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir la première recette que j’ai testée dans ce livre !
 
      
 

Voyage gourmand à Strasbourg : Que manger ?

Strasbourg est connue pour être une ville superbe, et maintenant que j’ai eu la chance de la visiter, je ne peux que confirmer. C’est une ville qui comme beaucoup en Alsace est réputée pour son marché de Noël, et bien qu’il soit moins charmant que dans les tout petits villages aux alentours, il est très étendu et il est impossible de ne pas y trouver son bonheur!
 
Je trouve que le mois de décembre est une période parfaite pour découvrir cette ville mise en valeur par ses superbes décorations de Noël. Si cela fait partie de vos projets de visiter Strasbourg prochainement, alors ce petit guide pourra vous être utile. J’y ai listé les spécialités culinaires à ne pas rater sur place. 
 

Les winstub et bierstub

La winstub ou « pièce à vin » est typique de l’art de vivre strasbourgeois. À l’origine, c’était une pièce de la maison chauffée et ouverte au public, permettant aux producteurs d’écouler le surplus de leur production viticole. Le vin était servi accompagné de plats simples.
Aujourd’hui, la winstub est le restaurant typiquement alsacien, à l’esprit terroir et bistrot. On y retrouve des plats d’autrefois, comme le baeckoffe et la choucroute. Quelques winstub subsistent à Strasbourg. On trouve également les bierstub, brasseries typiquement alsaciennes, où on sert les plats avec de la bière.
 

Source dierk schaefer @Flickr

Côté entrées

La salade de cervelas

En entrée, vous pourrez tester cette salade simple et principalement composée de cervelas, comme son nom l’indique. Certaines variantes incluent aussi du gruyère.

La salade de pommes de terre

Autre salade typique, la salade de pommes de terre peut être servie froide ou tiède. On l’accompagne souvent d’une knack ou de jambon.

La flammekueche

Cette spécialité a dépassé les frontières de l’Alsace et est célèbre partout en France. Il s’agit d’une fine pâte recouverte de crème, d’oignons et de lardons et servie sur une planche de bois. La tradition est de la partager et de la manger avec les doigts. 
 

Source Guilhem Vellut @Flickr

La tarte à l’oignon

Cette spécialité servie dans les winstubs ne doit pas être confondue avec la flammekueche. Elle est bien plus épaisse que cette dernière. Elle contient parfois des lardons mais cela n’a rien d’indispensable, et peut être considérée comme une entrée ou comme plat principal.

Côté plats

Le kassler 

Le kassler est un rouleau de viande de porc qui peut rappeler la palette à la diable en plus moelleux. Il se déguste dans une choucroute garnie ou accompagné de pommes de terre. 

La carpe frite

Recette typique du Sud Alsace ou Sundgau, la carpe est panée dans de la semoule fine puis frite et accompagnée de frites et mayonnaise. C’est un peu le fish and chips local!

La matelote à l’alsacienne

Cette bouillabaisse alsacienne est composée de morceaux de poissons d’eau douce pêchés localement, et elle s’accompagne de nouilles aux œufs.

Le baeckoffe

Ce ragoût cuit à l’étouffée avec du vin blanc alsacien dans un plat traditionnel se compose de pommes de terre, de légumes, et d’un mélange de viandes : agneau, bœuf, porc…

La choucroute

Emblème alsacien, la choucroute provient de la fermentation naturelle du chou. Garnie, celle-ci s’accompagne de pommes de terre et d’un assortiment de viande et de charcuteries : porc, petit salé, knack… Il existe aussi une variante de la mer, aux différentes variétés de poissons.
 

Source Guilhem Vellut @Flickr

La knack

On ne peut pas venir à Strasbourg sans manger une knack d’Alsace ou saucisse de Strasbourg. Cette saucisse longue et fine est réalisée à base de viande de bœuf et de porc et légèrement fumée au bois de hêtre. Si vous avez des enfants, ils adoreront en manger une avec des frites, le menu enfant par excellence dans les brasseries alsaciennes. On peut aussi la manger sur le pouce dans les marchés de noël, accompagnée d’une bonne bière et d’un bretzel si vous avez faim! 

Le foie gras

Vous ne le savez peut-être pas, mais le « pâté de foie gras » d’oie est l’invention d’un cuisinier strasbourgeois. 

Le bibeleskäs

Ce fromage blanc accompagne les pommes de terre sautées. On le sert avec de l’ail, du persil, de la ciboulette de l’oignon, et chacun l’agrémente selon ses goûts.

Le waedele

Il s’agit d’un jambonneau accompagné de moutarde et de raifort, typique de la cuisine des winstub.

Les fleischschneka

Ce sont des rouleaux réalisés en plaçant de la farce à la viande sur une pâte à nouilles, que l’on roule, que l’on coupe en tronçons avant de les cuire à la poêle puis dans un bouillon.

Les spaetzle

Cette spécialité que l’on peut rapprocher des pâtes est caractérisée par une forme irrégulière. On les sert nature pour accompagner des plats en sauce, ou au fromage, aux lardons…
 

Source Michela Simoncini @Flickr

La tourte vigneronne alsacienne

La tourte vigneronne se compose de viandes cuisinées au Riesling et cuites dans une pâte feuilletée.

Côté desserts

Le strudel

Cette pâtisserie alsacienne est composée de pâte garnie d’un mélange de pommes hachées et de fruits secs et parfumée à la cannelle. Le strudel peut aussi être garni de fromage blanc ou avec des cerises à la place des pommes.
 

Source (vincent desjardins) @Flickr

Le mendiant d’Alsace

C’est une sorte de clafoutis rustique, fait à partir de pain rassis délayé de lait. Agrémenté de cerises noires, il embaume le kirsch et la cannelle. 

La Linzer Torte

D’origine autrichienne, la Linzer Torte est très répandue en Alsace. Composée d’une pâte sablée recouverte de confiture de fruits rouges, elle est reconnaissable à son aspect tressé sur le dessus.

La kaeskuche

Cette tarte au fromage blanc est un peu le cheesecake alsacien. C’est une tarte passée au four et à la texture assez légère.

Côté boissons

Le vin chaud

Il règne en maître sur les marchés de Noël avec ses effluves de cannelle et d’épices. Si vous venez en hiver, il est inévitable!
 
 

La bière

La bière d’Alsace, ou elsassbier, est une institution. L’Alsace est la première région brassicole de France. Parmi les plus célèbres et moins intéressantes il y a la Heineken et la Carlsberg, mais vous pouvez aussi trouver des bières plus originales comme la Licorne, que l’on trouve partout, la Fischer, ou mieux, des bières de brasseries artisanales, comme les bières de la brasserie Perle ou celles de la brasserie Bendorf.

Le kirsch

Côté boissons, le kirsch est un classique. Il est obtenu par fermentation puis distillation des cerises.

Le schnaps

Le schnaps ou eau de vie clôture souvent les bons repas. Il est réalisé à partir de framboise, prune, mirabelle, quetsche, kirsch, poire ou de marc de gewurtztraminer. 
 
Si vous êtes déjà allés en Allemagne, vous avez sans doute remarqué dans cette liste quelques points communs avec la cuisine de ce pays, ce qui n’est pas pour me déplaire car j’adore la cuisine allemande! Voilà, je reviendrai prochainement vous parler des spécialités que l’on peut ramener dans ses bagages en souvenir d’Alsace. Si vous êtes déjà allés en Alsace ou si vous y vivez, est-ce que j’ai oublié des plats emblématiques? N’hésitez pas à me l’indiquer pour que je les ajoute à la liste!

Brownie d’hiver aux marrons

 
L’hiver arrive et, plus important encore, les fêtes approchent! Tout doucement, avec la grande roue qui s’installe, les vendeurs de marrons et les odeurs de vin chaud, l’hiver se prépare à Lille et je soupçonne qu’il va surgir de nulle part et nous frapper de plein fouet. Même s’il fait encore globalement doux, nous allons vite nous retrouver gelés des oreilles aux orteils, j’en suis sûre! La solution au retour du froid est de se régaler avec ce brownie de saison inspiré par l’abondance de châtaignes en cette période de l’année.
 
 
Ce brownie sera parfait comme dessert avec un chocolat chaud, lors d’une journée sous la couette ou d’une soirée films sous la couette, dans tous les cas, vous avez compris le principe, il est destiné à un moment réconfortant et bien au chaud!
 
 
 
J’adore les châtaignes et j’ai longtemps hésité avant de les cuisiner avec du chocolat, car j’avais peur que le chocolat ne masque le goût de cette dernière. Mais finalement, je me suis lancée et je n’ai pas regretté. Les deux sauveurs se complètent et sont aussi présentes l’une que l’autre! C’est vraiment un concentré de douceur et de réconfort à chaque bouchée!
 
Pour un dessert de fêtes encore plus gourmand, ajoutez une petite crème anglaise.
 
 
 
 
Brownie d’hiver aux marrons

Ingrédients

  • 200 g de chocolat noir
  • 85 g de beurre
  • 3 œufs
  • 70 g de cassonade
  • 80 g de farine de châtaigne
  • 80 g de crème de marrons
  • 150 g de marrons glacés

Préparation

  1. Préchauffez le four à 160°C.
  2. Faites fondre le chocolat noir et le beurre au micro-ondes.
  3. Ajoutez les œufs,  la cassonade, puis ajoutez la farine de châtaignes tamisée. Mélangez bien.
  4. Ajoutez ensuite la crème de marrons et mélangez à nouveau.
  5. Coupez les marrons glacés en morceaux, et réservez-en quelques-uns pour la décoration. Incorporez le reste à la pâte.
  6. Versez la préparation dans un moule recouvert de papier sulfurisé si besoin.
  7. Parsemez les morceaux de marrons glacés restants sur la pâte.
  8. Enfournez pour 20 minutes en surveillant la cuisson, le centre doit être encore un peu tremblotant.

Spécialité de la Réunion : Rougail saucisse

J’ai des envies de vacances en ce moment je crois, je me prends à fantasmer sur des destinations ensoleillées comme la belle île de la Réunion, pourtant l’hiver ne fait qu’arriver ici! Il va me falloir patienter encore un bon moment avant de revoir le soleil, et c’est pour ça que je vous propose un petit plat de cuisine des îles! Le rougail saucisse est un des plats traditionnels de l’île de la Réunion, sûrement le plus emblématique, à tester de toute urgence !
 
Il existe deux types de rougails. Le rougail « marmite », un plat cuisiné, et le rougail « pilon », sans cuisson, plutôt utilisé comme condiment ou accompagnements de plats.
 
 
Le rougail saucisse est un plat traditionnel (donc un rougail marmite) réunionnais réalisé à base de saucisses créoles. Je ne crois pas qu’on puisse trouver des saucisses vraiment identiques en métropole, j’ai donc choisi d’utiliser des saucisses de Montbéliard  et j’ai lu par la suite que l’on pouvait aussi faire un mélange de saucisses de Montbéliard et de saucisses de Toulouse. Celles-ci sont coupées en morceaux, accompagnées de riz et de rougail, un mélange de tomates coupées en petits dés, de gingembre, d’oignons et de piment. Sur l’île de la Réunion, le rougail saucisse est très souvent cuisiné et on l’apprécie car il est très simple à réaliser.
 
Pour un repas complet, on accompagne généralement le rougail saucisse de riz et de grains comme des lentilles ou des haricots blancs.
 
Selon les régions, certains ingrédients peuvent varier, comme la présence d’ail, de gingembre, de thym et même de curcuma ou du combava. J’ai eu bien du mal à savoir ce qui était plus légitime parmi tout ça mais ce qui est sûr c’est que cela me faisait bien envie! Après avoir lu de nombreuses recettes je suis tombée sur celle de mon amie Gridelle, et j’ai eu le déclic  Mais oui, comment ne pas lui faire confiance quand on voit la belle cuisine des îles qu’elle nous propose en permanence? C’est parti pour la recette, et je peux vous garantir que l’on s’est régalés!
 

  

P.S. : Pour une version moins orthodoxe, découvrez aussi mon rougail à la saucisse de Morteau!

 
Rougail saucisse réunionnais

Quantité ou nb de personnes: Pour 8 personnes

Ingrédients

  • 1 kg de saucisses fumées de type Montbéliard (soit 8)
  • 8 tomates
  • 4 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • 1 c. à c. de curcuma en poudre
  • 1,5 cm de gingembre frais
  • 1 c. à s. de thym
  • 1 piment oiseau entier
  • 3 c. à s. d'huile
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Faites  cuire les saucisses dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes. Videz la marmite, coupez les saucisses en tronçons de 1  cm et réservez.
  2. Dans la même marmite, faites chauffer de l’huile. Faites-y revenir les oignons préalablement émincés avec l'huile jusqu’à ce qu’ils commencent juste à colorer.
  3. Pendant ce temps, pilonnez ensemble piment, le gingembre et l'ail.
  4. Ajoutez ce broyat à l'oignon quand il commence à dorer et laissez dorer 2 minutes de plus.
  5. Ajoutez alors les saucisses et faites revenir avec les oignons. Au bout de 5 minutes, ajoutez les tomates coupées en petits morceaux ainsi que le curcuma et le thym.
  6. Mélangez bien et laissez mijoter à feu doux en retirant de temps en temps le couvercle pour éliminer l’excès d’eau, environ 15 minutes.
 
 
Source d’inspiration :

Tian de potimarron et patates douces au parmesan

Un tian est un gratin constitué de légumes cuits dans un plat en terre cuite. Le mot «tian» fait d’ailleurs également référence à ce plat en lui-même. La recette du tian provençal classique est composée de légumes typiquement provençaux : oignons, tomates, aubergines, courgettes, placés alternativement. Une cuisson longue permet que les saveurs se mêlent, et cela donne quelque chose d’extra.
 
 
Le tian est un de mes plats de légumes favoris de longue date. Nourrissant et sain, facile à préparer et tellement beau à regarder, c’est un délicieux plat d’accompagnement! J’aime particulièrement le cuisiner en été, quand les légumes provençaux sont de saison, car j’évite d’acheter des aubergines ou des tomates en hiver. J’ai à cœur de respecter au mieux les saisons, et plus le temps passe plus j’y fais attention. Alors, le reste de l’année, ça signifie que je suis condamnée à être privée de tian? Je me suis demandé si je ne pouvais pas expérimenter une version aux légumes hivernaux. 
 
 
J’ai choisi d’utiliser des pommes de terre, du potimarron, de la patate douce cuites au four avec de la chapelure et du parmesan. Nettement moins léger que la version estivale, mais bien réconfortant non? Le résultat de cette version peu orthodoxe a été à la hauteur de mes attentes. Avec cette cuisson, les légumes sont bien tendres et acquièrent une saveur délicieuse!
 
Cette recette est un moyen savoureux et sain de cuisiner vos légumes d’automne. Si vous êtes en recherche d’un accompagnement pour votre prochain repas, lancez-vous! Vous allez adorer ce plat, je le garantis! 
 

  

P.S. : Si vous aimez la courge, essayez aussi ma crème de potimarron au bleu de Bresse!

 
 
Tian de potimarron et patates douces au parmesan

Quantité ou nb de personnes: Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 400 g de potimarron
  • 250 g de pommes de terre
  • 300 g de patates douces
  • 30 g de beurre
  • 1 gousse d'ail hachée finement
  • 40 g de chapelure
  • 30 g de parmesan râpé
  • 1 c. à s. de persil frais haché
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 375° C. Épluchez et coupez en tranches les légumes.
  2. Disposez les tranches en les faisant se chevaucher légèrement dans le fond d'un grand plat ou de petits plats individuels.
  3. Dans une poêle, faites fondre le beurre. Ajoutez l'ail, laissez cuire 2 à 3 minutes, en remuant souvent, jusqu'à ce que l'ail soit tendre et le beurre bien infusé avec goût d'ail. Ne laissez pas le beurre brûler.
  4. Brossez le dessus des légumes avec ce beurre à l'ail à l'aide d'un pinceau.
  5. Dans un petit bol, mélangez la chapelure et le parmesan.
  6. Saupoudrez le dessus des légumes de sel, de poivre et de chapelure au parmesan.
  7. Faites cuire à découvert 30 à 40 minutes ou jusqu'à ce que la courge soit tendre.
  8. Passez alors en mode grill, et prolongez de 5 à 10 minutes jusqu'à ce que les légumes soient légèrement dorés. Avant de servir, saupoudrez le persil sur le dessus.

Carbonnade de légumes d’hiver

Aujourd’hui 15 novembre, c’est la fête du Roi en Belgique aussi appelée parfois fête de la Dynastie. La fête du Roi est une fête célébrée depuis 1866 le jour de la Saint-Léopold (nom des deux premiers et du quatrième rois de Belgique) dans le calendrier germanique. 
 
 
La famille royale assiste à cette occasion à une célébration religieuse, mais depuis l’an 2000 les autorités civiles organisent aussi une cérémonie laïque au palais de la Nation.
 
Cette date a aussi été choisie comme jour de fête de la Communauté germanophone en Belgique. C’est un jour férié pour une grande partie des fonctionnaires de l’état.
 
A cette occasion, je vous propose une recette populaire en Belgique et dans le nord de la France, la carbonnade flamande. Le mot «carbonnade » est issu du mot « charbon ». 
C’est un plat composé de morceaux de viande de bœuf, de porc ou de cheval mijotés dans une sauce à la bière, idéalement une brune belge ou du Nord-Pas-de-Calais. C’est un peu la cousine du bœuf bourguignon où le vin est remplacé par de la bière.
 
Quand il fait plus froid comme en ce moment, c’est le temps idéal pour se réconforter avec de bons ragoûts et des épices d’automne. 
Ça tombe bien, la carbonnade est souvent préparée avec du pain d’épices et un peu de cassonade! C’est un plat mijoté délicieux, et comme beaucoup d’autre plats mijotés, il est encore meilleur quand il est préparé la veille. 
 
 
Ayant diminué ma consommation de viande, j’ai eu envie de décliner une carbonnade de légumes. J’ai utilisé des légumes racine et des champignons, et ce fut un délice! On réalise alors que ce qui fait ce plat, c’est bien sa sauce et sa texture, car j’ai eu autant de plaisir à le manger qu’une version à la viande!
 
La carbonnade est généralement servie avec de bonnes frites au gras de bœuf, mais si vous êtes végétarien, vous préférerez bien sûr un autre type de cuisson pour vos pommes de terre.  
 

P.S. : Si vous aimez la cuisine du nord, découvrez également mon feuilleté au maroilles!

 
Carbonnade de légumes d’hiver

Quantité ou nb de personnes: Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 650 g de carottes 
  • 1 panais
  • 1 navet
  • 1 rutabaga
  • 250 g de champignons de Paris
  • 20 g de vergeoise
  • 1 bouquet garni
  • 75 cl de bière brune belge
  • 2 oignons rouges
  • 4 échalotes
  • 5 tranches de pains d'épices
  • 30 g de beurre
  • 3 c. à s. de moutarde
  • 15 cl d'eau
  • 1 cube de bouillon
  • 3 gousses d'ail
  • 1 c. à s. d'huile
  • 3 cl vinaigre de cidre
  • 1 c. à s. de farine
  • Sel

Préparation

  1. Épluchez les légumes et coupez-les en cubes de 2 à 3 centimètres de côté.
  2. Découpez grossièrement les oignons et les échalotes.
  3. Faites fondre le beurre et l'huile et faites suer les oignons dedans 10 minutes pour les ramollir. Ajoutez l'ail et les champignons en saupoudrant la vergeoise dessus, sur feu au minimum et à couvert, et prolongez de 5 minutes.
  4. Déglacez avec le vinaigre et laissez-le s’évaporer, puis mettez les légumes dans la cocotte, remuez.
  5. Mettez le feu au minimum. Singez en ajoutant la farine puis ajoutez le bouquet garni et recouvrir de bière et d'eau. Ajoutez le cube de bouillon, salez très légèrement.
  6. Recouvrez délicatement toute la surface avec le pain d'épices couvert de moutarde'. Laissez mijoter à couvert 1 heure 30 sans remuer, tant que le pain d'épices n'est pas fondu.

Gratin de poireaux et maroilles

Le poireau est de saison, et je réalise que je le cuisine trop rarement alors qu’il est délicieux! Ce membre de la famille des oignons aurait d’abord été cultivé par les anciens Égyptiens, avant que les anciens Grecs et les Romains l’adoptent à leur tour. On pensait en ce temps là que le poireau avait une action sur la voix! On dit d’ailleurs que le célèbre empereur Néron mangeait tous les jours de la soupe de poireaux pour améliorer son discours.
 
 
De mon côté je n’ai rien remarqué, mais comme je n’ai pas prévu de faire La nouvelle star, ce n’est pas bien grave. Cela ne l’empêche pas de me régaler!
 
J’ai choisi de vous préparer le poireau dans une recette aux accents ch’ti bien chargée en Maroilles. En tant que grande fan de fromage, je peux manger n’importe quoi tant que c’est couvert de fromage, et j’adore l’utiliser de nombreuses manières. Je pense notamment que le fromage est un must dans les gratins. Vous ne pouvez pas vous tromper en mettant des tonnes de fromage sur un gratin! Ne soyez donc pas intimidés par la dose très généreuse lorsque vous ajoutez du fromage dans ces plats. Ce gratin est léger et délicieux, avec un bon goût prononcé de Maroilles. Si vous avez du Maroilles au frigo, vous êtes à deux doigts de créer une recette vraiment alléchante!
 
 
Les pommes de terre et les poireaux se marient à merveille avec le Maroilles pour former un gratin facile et nutritif, parfaite pour un dîner en semaine. J’adore le mélange de poireaux et de pommes de terre, et ce gratin est vraiment un plat d’hiver réconfortant. 
 
Ce gratin cuit au four est un plat merveilleux à réaliser quand on veut finir des restes de poireaux ou de pommes de terre cuites. Il est si savoureux que vous pouvez même persuader les enfants ou les poireaux de manger ce légume d’hiver sain.
Vous pouvez le conserver dans un contenant hermétique pendant 2 jours au frigo, e le réchauffer au four avant de le manger si vous le souhaitez. Vous pouvez utiliser d’autres fromages ou ajouter des herbes ou des épices pour changer sa saveur.
 
 
 
 
Gratin de poireaux et maroilles

Quantité ou nb de personnes: Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 1 gros poireau (350 g)
  • 200 g de Maroilles
  • 600 g de pommes de terre
  • 1/2 oignon
  • 6 cl de crème fraîche
  • 4 cl de lait
  • 1/2 c. à c. de muscade
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Faites cuire les pommes de terre à l'eau départ eau froide, jusqu’à ce qu’elles soient cuites mais encore fermes. 
  2. Épluchez le poireau et émincez-le.  Faites-le cuire 15 minutes à l'eau bouillante.
  3. Émincez l'oignon. Coupez le Maroilles en tranches.
  4. Préchauffez le four à 180°C.
  5. Mettez dans un plat les pommes de terre en rondelles puis l'oignon émincé puis le poireau.
  6. Dans un bol, délayez la crème dans le lait, ajoutez du sel, du poivre, de la muscade et versez sur les poireaux.
  7. Déposez par dessus les tranches de Maroilles.
  8. Enfournez pour 15 minutes environ, jusqu’à ce que le fromage gratine.
 

Saumon glacé au sirop d’érable

A l’approche des mois d’hiver, après une longue journée de travail, je suis sûre que la dernière chose que vous voulez faire en arrivant chez vous est de cuisiner. C’est pourquoi je vous propose un repas délicieux à préparer en moins 30 minutes! Le saumon glacé à l’érable, c’est LE repas qui convient à toutes les situations :  il est parfait pour un souper en semaine comme pour un repas romantique le week-end par exemple. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de 20 minutes pour faire ce repas sain et gourmand. Ce que j’aime vraiment avec le saumon, c’est qu’il donne tout de suite un côté festif à un repas tout simple.
 
 
Si vous aimez le saumon, j’espère vraiment que vous aurez l’occasion de faire cette recette. Ce saumon glacé au sirop d’érable et à la sauce soja est si simple et bon qu’il serait dommage de passer à côté! Vraiment, cette recette est fabuleuse car le saumon est à la fois un peu sucré et épicé, grâce au sirop d’érable, à la sauce soja et au poivre. C’est l’une de mes meilleures recettes de saumon en fait! La seule contrainte, c’est de ne pas rater la cuisson, j’entends par là, de ne pas trop cuire le saumon.
 
 
Si vous ne cuisinez jamais de saumon, et que vous êtes en quête de repas sains, je vous recommande de l’incorporer dans votre alimentation. Vous le savez peut-être déjà, mais c’est une merveilleuse source de gras sain, d’oméga-3 et de protéines.
 
Pour un repas complet, servez-le avec des frites de patates douces et des légumes, ou un beau coleslaw si vous voulez faire léger!
 
J’adore le sirop d’érable, et si comme moi il ne vous laisse pas de marbre, vous pouvez aussi découvrir ma recette de  riz au lait au sirop d’érable ou encore de pouding au sirop d’érable.
 
  
 
Saumon glacé au sirop d’érable

Quantité ou nb de personnes: Pour 2 personnes 

Ingrédients

  • 2 filets de saumon soit 300 g
  • 3 cl de sirop d'érable
  • 1 c. à s. de sauce de soja
  • 1 gousse d'ail émincée
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée d'ail semoule
  • Poivre

Préparation

  1. Dans un petit bol, mélangez le sirop d'érable, la sauce de soja, l'ail, le sel, l'ail semoule et le poivre.
  2. Placez le saumon dans un plat de cuisson, et badigeonnez-le avec le mélange de sirop d'érable. Couvrez le plat et laissez mariner le saumon au réfrigérateur 30 minutes, en retournant une fois le saumon à mi-parcours.
  3. Préchauffez le four à 200°C. Placez le plat de cuisson dans le four préchauffé, et mettez le saumon à cuire à découvert 20 minutes, ou jusqu'à ce qu'il se défasse facilement à la fourchette.
 
Source d’inspiration : 
http://autumnearthsong.com/2012/03/03/ostara-recipes-2012/
 

Toasts au smalec et raifort

Avez-vous déjà entendu parler du smalec? Moi franchement le no ne me disait rien, et je dois dire que l’aspect au premier abord ne m’a pas inspirée non plus! C’est une sorte de saindoux polonais, à base principalement de gras de porc assaisonné. On y ajoute souvent de la poitrine fraîche en petits morceaux. On peut l’acheter en bocal en Pologne comme on achèterait une terrine de campagne, et j’ai eu l’occasion d’en avoir un bocal.
 
 
J’étais un peu perplexe devant ce pot de gras, je ne m’imaginais pas le manger comme ça et j’ai donc un peu enquêté pour trouver quoi en faire.  Il existe de nombreuses versions en Pologne, selon ce que l’on souhaite en faire : pour le cuisiner, pour servir en tartines en début de repas, avec une bière ou une vodka… C’est clairement une spécialité très riche, le genre à consommer plutôt l’hiver quand la période des maillots de bain est au plus loin!
 
 
Les polonais le consomment sur du pain de seigle avec un peu de sel et de poivre… Certains y ajoutent un cornichon. J’ai choisi donc d’en faire des toasts, et j’y ai ajouté un peu de raifort pour donner du goût à l’ensemble. C’est aussi un produit que l’on trouve facilement en Pologne. J’ai beaucoup aimé le smalec servi de cette façon, bien que ce soit plus « fade » qu’un bon pâté de campagne de chez nous à mon goût, une fois assaisonné et parfumé de cornichon et de raifort c’est très agréable.
 
Je vous partage donc ma façon de servir le smalec pour au cas où vous ramèneriez un pot d’un voyage en Pologne… Vous pouvez aussi faire votre smalec vous-même, ce n’est pas compliqué apparemment, mais je n’ai pas testé comme j’avais obtenu le mien tout fait!
Si ça vous intéresse, voici un lien vers une recette que j’ai repérée.
 
 
 
Toasts au smalec et raifort

Quantité ou nb de personnes: Pour 6 toasts

Ingrédients

  • 6 tranches de pain de seigle
  • 6 c. à c. de raifort
  • 6 c. à c. de smalec (avec le gras blanc)
  • 2 cornichons aigre douce
  • Poivre

Préparation

  1. Tartinez votre pain avec du gras blanc de smalec.
  2. Passez ce pain à la poêle  quelques minutes pour le dorer.
  3. Tartinez-le de raifort et de smalec, puis déposez des rondelles de cornichons.
  4. Mangez tout de suite.
Source : Box Kitchen trotter

Crème de potimarron au bleu de Bresse

Avez-vous déjà été obsédé par un aliment ou un plat? Personnellement je suis (entre autres) obsédée par la soupe au potiron de ma maman, celle qu’elle faisait quand j’étais petite et qui m’a semblé la meilleure soupe de tous les temps. Quand j’en fais, elle n’a jamais exactement le goût de la sienne, pourtant je suis sûre qu’elle ne mettait pas grand chose d’autre dedans que du potiron et de l’eau. Je persévère et fais régulièrement des soupes de potiron qui sans être mauvaises ne ressemblent pas à mon souvenir, je vous en ai d’ailleurs déjà proposé de la soupe de potiron par ici par exemple. Avec le temps, je pense que je préfère les soupes de potimarron au soupes de potiron, car la saveur du potimarron rappelle légèrement la châtaigne et la texture est plus dense. Peut-être que mon souvenir me trompe et que c’était une soupe de potimarron que faisait ma maman? Allez savoir! En tout cas, cela me motive à tester dès que je vois une nouvelle recette de soupe de potiron, de potimarron ou de courge, au cas où.
 
 
Il y a quelques jours j’avais réalisé un délicieux potimarron farci inspirée de la recette de Carmen, mais la recette contenait une seconde partie, une soupe de potimarron à servir en accompagnement. Comme je suis gourmande et que je sentais que j’allais adorer cette soupe, j’ai choisi de la faire séparément et d’en faire une plus grosse quantité. J’ai été bien inspirée car cette soupe est un régal!
 
La saveur douce du potimarron combinée avec l’onctuosité du bleu de Bresse donnent un mélange absolument délicieux, un concentré d’automne! C’est une des meilleures soupes de potimarron que j’ai jamais goûtée.
 
J’ai utilisé du potimarron, mais vous pouvez sans doute décliner cette recette avec d’autres courges d’hiver. Vous pouvez également substituer le bleu de Bresse avec un autre bleu crémeux et savoureux comme le Roquefort ou le Gorgonzola.
 
J’ai servi simplement cette soupe avec du pain beurré, mais elle ferait également un bon accompagnement pour des croque-monsieur ou des œufs à la coque. 
 
Si vous avez l’intention de préparer cette soupe pour recevoir, vous pouvez la préparer la veille et la réchauffer à la casserole le lendemain sans souci.
 
  

Crème de potimarron au bleu de Bresse

 
  • 500 g de potimarron coupé en dés
  • 25 cl de bouillon de légumes
  • 20 cl de crème fraîche liquide
  • 75 g de Bleu de Bresse
  • 1/2 c. à c. de muscade
  • Sel, poivre
Faites cuire 20 minutes le potimarron dans de l’eau salée avec la muscade.
Égouttez les morceaux de potimarron en réservant l’eau de cuisson.
 
Remettez le potimarron dans la casserole  avec la crème fraîche liquide, le bleu de Bresse coupé en morceaux, le bouillon,  laissez chauffer puis mixez finement avec le mixer plongeant.
 
Portez à ébullition, baissez le feu et laissez 2 minutes supplémentaires. Si la crème est un peu épaisse, ajoutez un peu d’eau de cuisson pour délayer. Servez aussitôt.
 
 
Source d’inspiration :