Aubergine violette comme une lasagne

Lors du Salon des Envies Culinaires, sur le joli stand de Fruits de la terre, l’un des produits les plus classiques que j’ai acheté était une aubergine. Classique oui, mais dans la forme, la demoiselle était ronde comme un ballon, et non pas jaune comme un citron, mais d’un très beau violet.  Il faut avouer que je ne mange jamais d’aubergine. Sa texture spongieuse et son gout insipide laissent généralement ma créativité pantoise. C’était donc ici une tentative presque inédite, et j’ai choisi de jouer la sécurité avec une recette aux saveurs classiques pour être sûre de la manger.

J’ai donc farci la bête comme une lasagne, avec sauce tomate, viande hachée et mozzarella. Le résultat était fameux, mais je fus grandement déçue par le rendement visuel. Au four, mon aubergine a perdu sa belle teinte! C’est donc sans regrets que nous l’avons engloutie.

Cette recette conviendra parfaitement aux régimes sans gluten.

Aubergine violette farcie comme une lasagne

 

Pour 2 personnes

  • 1 aubergine violette
  • 150 g de bœuf haché
  • 100g de chair à saucisse
  • 300g de sauce tomate
  • 1 boule de mozzarella
  • 1 gousse d’ail
  • 1 oignon
  • Sel, poivre
  • Herbes de Provence
  • Huile d’olive

 

Étape délicate : videz l’aubergine sans trop transformer l’intérieur en charpie.
Coupez en fines lamelles les plus gros bouts de chair obtenus.
Faites-les dorer dans de l’huile d’olive a la poêle sur chaque face.
Réservez. Faites revenir l’oignon, ajoutez les 2 viandes hachées et l’ail. Dès que l’ensemble est doré, ajoutez la sauce tomate, les épices, laissez chauffer une à 2 minutes et retirez du feu.
Remplissez l’aubergine en alternant 1 couche d’ aubergine, une de viande, une de lamelles de mozzarella.
Mettez le chapeau, passez au four 10mn et servez.

 

 

Wok de boeuf au sésame

Lorsque j’ai rencontré mon homme il y a 7 ans, notre premier rendez-vous dans un restaurant a eu lieu dans un restaurant chinois rue Solférino. Depuis, nous avons fait de nombreux restaurants gastronomiques, et de belles découvertes, mais le souvenir de ce restaurant à 3 sous restera à jamais gravé dans notre mémoire, et nous y pensons régulièrement avec tendresse, une petite larme à l’œil.

C’est pourquoi pour notre anniversaire, j’ai voulu cuisiner un repas aux accents chinois, inébranlable romantique devant l’éternel que je suis.

Mais nan je déconne, c’est juste qu’on adore se gaver de nems!

De ce côté là, je n’ai acheté que du tout prêt, par contre pour le plat, une petite improvisation bien sympathique et plutôt rapide, à refaire …

 

 

 

 

Wok de bœuf au sésame

 

– 2 sachets de nouilles au bœuf en sachet avec leurs sauces (soit environ 170g)

– 220g de bœuf charolais

– 2 c. à s. de sésame

– 2 c. à s. de sauce mild shoyu

– 1/3 de poivron rouge, jaune et vert (ou un poivron entier d’une unique couleur, mais ça sera moins joli)

– 2 c. à s. d’huile de sésame

– 1 c. à c. de pâte de curry

 

 

Préparez les nouilles en suivant les indications du paquet. Utilisez tout l’assaisonnement fourni. Égouttez les nouilles dès qu’elles commencent à ramollir (elles doivent rester encore légèrement croquantes). Conservez le bouillon obtenu.

Dans une poêle faites revenir le poivron émincé dans une cuiller à soupe d’huile de sésame. Dès qu’il commence à dorer, ajoutez les nouilles, la sauce mild shoyu, la pâte de curry, et quelques cuillers de bouillon.

Laissez cuire 5 à 10 minutes à feu vif, en ajoutant une louche de bouillon quand c’est nécessaire (comme un risotto).

Pendant ce temps, faites revenir le bœuf à feu vif dans une deuxième poêle avec une deuxième cuiller d’huile de sésame. Le bœuf ne doit pas être trop cuit pour rester tendre. En fin de cuisson, ajoutez les graines de sésame.

Versez sur les nouilles et servez immédiatement.

 

On s’est régalés avec ce plat fait à partir de nouilles industrielles… Je suppose qu’on peut facilement décliner toutes les variétés de nouilles instantanées (légumes, poulet, porc, crabe…) avec ce qu’on a dans ses placards!

 

Le Bellerose // Lille

Le week-end dernier, pris d’une envie irrésistible et incontrôlable de burgers, mon homme et moi nous sommes rendus dans le Vieux-Lille, où se trouvent certaines de nos adresses préférées en la matière. 

Nous aurions aimé tester une nouvelle adresse, mais se décider à 19h un samedi soir à Lille rend le choix en restaurants plus que limité. Nous nous sommes donc déjà estimés heureux de ne pas finir chez Mc Do ou son cousin belge.

 

Nous nous sommes donc rendus dans le seul restaurant qui ait accepté de nous donner un table, sans regret car c’est une adresse que nous avons testé à plusieurs reprises et dont nous sommes plutôt fans : Le Bellerose.

 

 

 

Le lieu, qui frise la perfection, nous plonge immédiatement dans une ambiance new yorkaise. Bon bien sûr, vous me direz : Un resto de burgers, une déco américaine, y’a comme un lien de causse à effet. C’est pas faux.

Dit comme ça c’est une déco un peu convenue, mais dans la pratique, ils ont réussi à créer un lieu vraiment convivial, qui fait voyager sans tomber dans le cliché.

 

On a retrouvé la vraie ambiance des bars de Brooklyn de nos vacances de l’été dernier, avec son mur en ardoise, sa liste de 80 bières bières bouteilles, ses tables au look industriel, et non le New York de Valérie Damidot, avec un sticker de la statue de la liberté au mur et un pot à moutarde en forme de taxi jaune.

On se paye même un bon son rock à papa, ce qui n’enlève rien au charme du lieu, bien au contraire.

 

 

 

Côté repas, rien que du très simple, qui tient au corps la route. En entrée, nous nous sommes échauffés avec du garlic bread au brie et des onion rings (peut-être pas maison – il faudrait que j’en mange un seau complet pour être sûre – mais quand même très bons).

 

Ensuite, parlons-en puisque je sais bien que c’est le sujet que vous attendez tous, nous avons évidemment commandé des burgers. De toutes façons, au Bellerose, à part des burgers, on peut uniquement manger de la salade.

Genre. Les mecs ouvrent un restau de burgers, qui attire potentiellement une cible de monstres à la paroi intestinale totalement distendue, et là ils se disent « Mais si un client n’aime pas les burgers? » « Bin pour la peine, y se tapera de la salade »!

Non mais, autant carrément lui refuser une table quoi, plutôt que de lui proposer de la salade. Ça a beau être une Caesar, – ça fait américain – ça reste de la salade, c’est juste bon à décorer les burgers!

 

Durant notre repas, on a quand même vu une cliente qui en a commandé une. La maigrichonne jeune femme s’est avalé stoïquement sa verdure pendant que ses copines se gavaient de burgers, elle mériterait un 10/10 sur l’échelle de la maîtrise de soi. Vous imaginez même, y’avait Danse avec les stars sur TF1 et elle a choisi d’aller dans un restau de burgers manger une salade au lieu de rester chez elle. Ça me dépasse.

 

 

 

Bref. Comme de notre côté on n’est pas du genre à se laisser abattre, on a pris non pas un mais une trilogie de burgers.

 

La trilogie, pour notre plus grand bonheur, c’est :

– un cheese

– un ch’ti

– au choix, un poivre ou un chèvre miel

 

Dans une complémentarité parfaite, nous avons pris un de chaque.

Verdict, la viande est bonne, les burgers sont bons, mais ils manquaient un peu de pep’s au niveau du goût, au point que mon homme avait parfois du mal à savoir quel parfum il mangeait (bon, avec le ch’ti au maroilles le doute n’était pas permis).

Les frites, sans être mauvaises ne sortent pas du lot. Il faut vraiment envisager de monter une pétition Facebook pour interdire la frite surgelée dans les restos du nord – ne serait ce que pour la sauvegarde de notre patrimoine régional

 

 

 

Cette fois nous n’avions pas assez faim pour un petit dessert, mais je peux déjà dire de mémoire dire que leur cheese cake est très sympathique, et mérite de se rendre malade en se forçant après le burger.

 

Quelques petites disparations ( le Monster & Monster & Monster, qui donnait droit à une bière offerte quand on le finissait, mais aussi le choix d’avoir des potatoes à la place des frites) nous ont un peu déçus cependant et ont un peu baissé ma perception du lieu, que j’aurais encore mieux évalué 6 mois plus tôt.

 

Mais au final, le Bellerose, c’est une très bonne adresse, qu’on recommande chaudement, pour son ambiance, son excellente bière éponyme*, son rapport qualité prix.

 

Le bellerose // 8 Rue Royale à Lille. Tél : 03 20 40 15 46

 

*La Bellerose, pour ceux qui n’auraient pas compris.

 

 

 

 

 

 

Crumble bars à la prune et à la cannelle

Lors de mon voyage au Portugal, il y a (Bloody hell!!) déjà 6 ans, j’ai découvert que la cannelle était une des meilleures épices du monde, et qu’on pouvait en mettre dans presque tous les desserts. En fait, la cannelle, c’est un peu le curry du sucré : à condition d’en mettre suffisamment, on pourrait manger n’importe quoi et aimer ça.

Depuis, j’ai investi dans des moules à Pastéis de Nata (j’aime les accessoires très spécifiques, encombrant bien les placards et utilisables dans de très rares cas), je saupoudre gaiement tous mes riz au lait ( qu’on peut du coup appeler Arroz Doce pour faire plus portugais authentique) et mes tartes aux pommes, et je saute sur tous les desserts à la cannelle au restaurant.

 

Alors quand je tombe sur une recette sympa, je ne voudrais pas rater l’occasion de la rater.

 

 

 

Je n’ai pas été déçue pas ces crumble bars, un régal qu’un peut facilement décliner avec d’autres fruits suivant la saison. Mes prunes n’étaient pas franchement mures, mais comme la recette est sucrée ça ne s’est pas trop senti.

 

 

 

Crumble bars à la prune

  • 110 g de sucre blanc
  • 110 g de sucre brun
  • 1 c. à c. de levure chimique (1/2 sachet)
  • 350g de farine
  • 2 cuillers à café de cannelle
  • 1 pincée de 4 épices
  • 1 pincée de clou de girofle moulu
  • 1 pincée de sel
  • 225g de beurre doux
  • 1 œuf
  • 4 tasses de prunes émincées
  • 2 c. à s. de sucre
  • 3 c. à c. de fécule de maïs

Préchauffez le four à 190° et graissez un moule rectangulaire de 30 x 20 cm environ.
Dans un saladier, mélangez les tranches de prunes avec le sucre et la fécule de maïs et réservez.
Dans un bol moyen, battez ensemble le sucre brun et blanc, la levure, la farine, les épices et le sel.

Travaillez le beurre dans le mélange de farine avec les mains jusqu’à ce que la pâte devienne friable, puis incorporez l’œuf.
Déposez les deux tiers du mélange de pâte à crumble au fond du moule et appuyez fermement dessus pour le tasser. 

Déposez une couche uniforme de prunes. Saupoudrez le crumble restant sur le dessus et mettez au four à 190° pour 30 à 40 minutes jusqu’à ce que le crumble soit doré et les fruits en ébullition.

Retirez du four et laissez refroidir complètement avant de couper en tranches et de servir.

 

 


Source :
http://cakejournal.com/desserts/cinnamon-dessert-recipes/

La box meilleur pâtissier #1

J’aime beaucoup le principe des box, pour le plaisir de la découverte lorsqu’on ouvre le paquet, et parce que ça force à créer des repas qui changent de nos habitudes : Poulet aux vermicelles au chocolat, cassoulet a la liqueur de framboise… ça force l’imagination.
ensemble2

Je me suis donc laissée tenter par cette box hors série, inspirée de l’émission Le meilleur pâtissier, épisode 1, sur les gâteaux de voyage.
J’ai été un peu déçue car une partie de produits sont très classiques, comme par exemple les amandes en poudre, qui sont un basique du placard.
Cependant l’avantage c’est que je suis sûre que ces produits seront mangés, et l’accessoire est par contre plutôt orignal : des stylos plumes alimentaires, permettant d’écrire avec une sauce, un coulis…
ensemble3
La box contient :
  • des amandes en poudre : basique mais tellement bon
  • un carrousel à décorations pour gâteaux
  • une plaque de chocolat bio à 66% de cacao
  • de la confiture de figue : un de mes fruits préférés…
  • du coulis au caramel au beurre salé : pour mon pain perdu ça sera parfait!
  • du miel de tilleul
  • des colorants alimentaires.
Avec tout ça, on risque de manger pas mal de gâteaux prochainement!
ensemble

Le meet people // Lille

Le Meet People, ce n’est pas à mes yeux qu’un restaurant, mais une épopée entière, presque une quête du Saint Graal, qui s’est terminée dimanche dernier…

Le Meet People, c’est un restaurant thaï qui a ouvert il y a quelques années rue de Gand.

Une jour, une collègue m’en parle, me propose de m’emmener un midi sans réservation. Que nenni, point de place dans le bâtiment. Nous partons ailleurs, mais l’enseigne me plaît (et de manière générale je suis prête a tuer pour un thaï) donc je me promets d’y revenir plus tard avec mon homme…

 

Une ou deux fois par la suite, lors de samedi soirs de la lose, nous avons erré rue de Gand a la recherche d’un resto, et jamais nous n’avons fini au Meet People, qui était plein à chaque fois.

 

 

 

L’an dernier, nous découvrons que ce resto livre à domicile via Commande Gourmande, et nous trouvons que cela tombe rudement bien : si on adore les thaï, on adore encore plus quand ils arrivent jusqu’à notre couenne sans qu’on ait à la bouger.

Nous avons donc immédiatement passé une commande, et quelques instants plus tard, Commande Gourmande nous rappelait : les cuisines du resto venaient de fermer, il fallait choisir un autre restaurant. Nous avons donc migré notre commande vers la table du Siam, et décidé qu’on recommanderait une autre fois.

Quelques mois plus tard, toujours impossible de manger dans ce lieu, 2 ou 3 tentatives n’avaient pas abouti, car le restaurant ne livre que dans une plage d’une heure, relativement tôt. A chaque fois, pris d’une faim et d’une flemme en même temps vers 21h20, on se jette sur commande gourmande, et le temps de mettre les articles au panier, pof, les commandes s’arrêtent à 21h30, trop tard.

 

 

 

Qu’ à cela ne tienne, l’acharnement nous guette, nous décidons donc d’attendre un jour ou nous aurons faim « tôt ».

 

Enfin, nous réussissons à passer une commande vers 20h un vendredi soir.

5 minutes plus tard, appel de commande gourmande : le restaurant a trop de travail en salle et refuse de nous livrer !

 

 

3 semaines plus tard, même blague un samedi soir : appel honteux de commande gourmande, qui propose de se rabattre sur la table du Siam (qui doit faire un chiffre exceptionnel grâce aux ventes ratées du Meet People d’ailleurs). On refuse, globalement blasés.

Le lendemain on se dit qu’on a le choix entre s’acharner à mort, ou boycotter définitivement cette enseigne. On fait un tour sur internet, les notes et les commentaires sont incendiaires : mauvaise gestion, des heures d’attente au resto… visiblement les malheureux qui mangent sur place ne sont pas mieux lotis que nous et finissent souvent par repartir avant même d’âtre servis.

A ce stade là ça s’appelle certainement de la connerie, mais nous repassons une commande. 

Miracle, cette fois le repas si souvent imaginé arrive chez nous!

 

Et… c’est délicieux! 

 

 

Quel dommage qu’un restaurant se mette en péril à ce point pour une mauvaise gestion, alors que la cuisine est excellente… On ne peut qu’espérer qu’un déclic aura lieu coté gestion, qu’ils arrêteront de proposer la livraison (s’ils ne sont pas capables d’honorer leurs clients sur place, pourquoi se compliquer encore la vie en s’ajoutant du boulot en plus?), et ce avant de fermer à cause de leur mauvaise réputation.

 

 

Côté cuisine : les entrées (nems, samossa, raviolis vapeurs en tous genre) étaient bonnes, accompagnées de sauces très agréables, les plats étaient excellents, un goût bien frais, et relevés à la perfection, du thaï exactement comme je l’aime. Les desserts, un peu moins intéressants en saveur, avaient le mérite d’inviter à la découverte malgré tout, là ou de nombreux restaurants se limitent à une boule de glace ou un beignet frit. Le flan coco était plutôt bon, l’autre truc avait un gout un peu indéfinissable, et une texture un peu étouffe chrétien, mais le fun était là.

 

 

 

Si le resto était fiable, et un peu moins cher ( comment les chinois peuvent-ils vendre des plats à base des mêmes ingrédients que les thaï en étant 70% moins chers?) , cela pourrait devenir un rituel des soirs de flemme, mais en ayant mis un an à réussir à y manger, je pense que nous continuerons ailleurs notre quête du meilleur thaï de Lille.

 

Meet People // 21 Rue de Gand à  Lille. Tél : 03 20 51 62 54

 

Salon des envies culinaires 2013 // Lille

Tous les ans, le retour du Salon des Envies Culinaires me laisse dubitative. Faut-il y aller ou ne pas? Certes, c’est culinaire, certes il y a « envie » dans le titre pour faire rêver, mais au final, c’est un peu toujours la même rengaine, et payer pour avoir le droit d’aller acheter sur des stands, je ne comprends pas bien le principe.
Quoi qu’il en soit, cette année, j’étais disponible le premier soir du salon, où une nocturne gratuite est organisée. Dans ces conditions, je ne pouvais résister à l’attrait du syndrome « free food ». C’est donc avec une joie finalement non feinte que je suis allée au salon.

 

Le premier constat, c’est que cette visite n’a pas contredit mon avis initial : j’aurais été vraiment défrisée d’avoir payé 6 euros pour entrer : une surface globale pas énorme ( 20 ou 30 stands au maximum? ), peu d’activités ludiques pour varier des stands de commerçants, et la majorité des stands en eux mêmes m’ont semblé être exactement ceux des années précédentes.


Il y a d’abord les 4 stands qui vendent du nougat pseudo traditionnel à la coupe, le stand de bonbons qui aurait plus sa place dans les braderies de villages, les 8 stands de saucissons artisanaux qui vendent tous exactement les mêmes saucissons au même prix, ce qui bien que je sois naïve, finit par me faire douter de leur fabrication locale, et enfin, les stands qui auraient plus leur place sur le salon de la « ménagère pratique » que des « envies culinaires » : des vendeurs tout droit sortis du télé-shopping, avec casque micro, qui vous alpaguent pour vous démontrer comment couper des carottes en petits cubes avec un faux alligator made in china, ou vendent des tourniquets à placer dans les placards pour accéder aux boites de conserve du fond, produit certainement best seller vitrine magique 1989.

 

Bref, à part tout ça, soleil dans l’ombre, j’ai quand même visité 4 stands qui à eux seuls ont amplement justifié ma visite.

 

Nam.art :


Un photographe semi pro qui présentait de très jolies planches créatives qu’il a réalisées en collaboration avec une illustratrice : à chaque jour de la semaine correspond un principe gourmand : un pique-nique dan le vieux Lille, un repas à la table de Marc Meurin, un brunch typiquement anglais… Sur chacun de ces thèmes il a réalisé de très jolies planches, mixant photos de plats très pro, photos conviviales des amis qui mangent les plats, faites au Pola, illustrations graphiques, et commentaires façon journal de bord…
Monsieur a collaboré au blog de Thomas Boursier (Lauréat du meilleur pâtissier en 2012) consultable ici,pour lequel il a réalisé les jolies photos, et dispose d’un site pour son activité de photographe :  http://nam-art.fr.

 

Fromulus :


Deux énergumènes hauts en couleur, typiques de notre patrimoine régional, sortes de Cousteau de la bière, qui font découvrir la Fromulus, bière de Steenvoerde. La bière est légère au goût et facile d’abord, une bière de tous les jours avec le plaisir de surprendre avec un nom totalement inconnu. La bière est venue un peu partout dans le nord, encore peu à Lille, où seule une adresse la distribue ( et par le plus grand des hasards cette adresse est à 2 pas de chez moi !)

 

Vendue à Lille à la Boucherie de l’Octroi – 309 rue pierre Legrand – Lille

 

 

 

Sylvain Pottier, charcutier traiteur :


Impossible de dire pourquoi monsieur Pottier est venu se perdre sur ce salon : sa charcuterie est à 50 minutes de Lille, donc je doute qu’il réussisse à augmenter sa clientèle grâce au salon, et il ne vend pas sa cochonnaille sur internet non plus. Mais si lui ne retirera sans doute pas grand chose de son passage, il apportera au moins un bonheur sans fin à tous ceux qui gouteront sa charcuterie : il réalise du saucisson sec, à l’ail et du chorizo maison, à se damner.

 

Boucherie Charcuterie Traiteur Sylvain Pottier

50 rue Jean Jaurès – 59214 Quiévy

 

 

 

Fruits de la terre :


Basée à la Zamin de Lomme, cette entreprise alimente de nombreux restaurants du coin en fruits et légumes, mais surtout en bizarreries dont les grands chefs usent et abusent pour colorer leur cuisine et faire parler les curieux : des plantes rigolotes comme la Oyster Leaf, ou gout d’huitre, des fleurs culinaires, des légumes oubliés… je rêve depuis longtemps de tester ces produits qu’on voit souvent dans les émissions culinaires, mais j’étais jusqu’à maintenant bien incapable de m’en procurer…
hé bien Fruits de la terre utilise le réseau de ses clients restaurants comme points de relais où les particuliers peuvent donc se faire les livrer les mêmes produits! ils proposent également des paniers de fruits ou légumes, ou même d’épicerie… j’ai acheté quelques uns de leurs produits sur place, je ne tarderai pas à leur faire d’autres commandes, c’est sûr!

 

 

 

 

Ces 4 stands ont illuminé ma visite au salon des envies culinaires, et je ne peux que regretter que les organisateurs ne fassent pas preuve d’un peu plus de sélectivité, pour réussir à amener d’autres exposants de la même qualité…

 

Mais bon, si chaque année je me dis  que c’est la dernière fois que je fais un tour sur ce salon, cette année pour la première fois, je me dis que j’y retournerai!

Apple pie façon Jamie Oliver

Dans l’imagerie courante des films américains, il y a toujours une magnifique tourte qui refroidit sur un rebord de fenêtre, en laissant de la fumée s’échapper par les petits trous sur le dessus de la pâte… C’est une image qui m’a toujours fait saliver, comme si le simple fait d’ajouter de la pâte au dessus des fruits leur conférait une saveur incroyable et surtout inédite pour le commun des mortels (français). Bah oui, chez nous en général, on ne couvre pas nos tartes aux pommes d’une deuxième couche de pâte. De compote, de caramel, ok, de sucre glace, de crème pâtissière, d’accord également, mais une deuxième couche de pâte? Chez nous à la limite quand on met de la pâte au dessus, on n’en met pas en dessous, et on appelle ça une tatin. Mais l’apple pie, hé bien quand on y pense, la majorité  d’entre nous n’y a jamais goûté. 

Il fallait bien que j’y remédie un jour ou l’autre, et ce jour est enfin arrivé! Et oui, je confirme, l’apple pie et la tarte  aux pommes, ce n’est pas vraiment pareil 😉 La recette est issue de Version Originale de Jamie Oliver, et ma principale modification est d’avoir remplacé les pommes Braeburn par des Royal Gala, plus faciles à trouver en ce moment. Mais si vous tombez sur des Braeburn, n’hésitez pas à tester et dites moi ce que ça donne!!

 

 

L’apple pie façon Jamie Oliver

Pour la pâte

  • 225 g de farine
  • 140 g de beurre
  • 85 g de sucre
  • 1 zeste de citron
  • 2 jaunes d’œufs
  • Sel

Pour la garniture

  • 1 noix de beurre
  • 1 pomme golden, pelée et coupée en quartiers
  • 4 pommes Braeburn, pelées et coupées en 8
  • 3 cuillers a soupe de cassonade
  • Le zeste d’1/2 citron
  • 1/2 c. a c. de gingembre
  • 1 poignée de raisins secs
  • 1 jaune d’œuf dilué dans un peu d’eau
 

Mixez tous les ingrédients de la pâte ensemble.
Beurrée un moule a manqué.
Divisez la pâte en deux boules.
Étalez l’une des deux et déposez la dans le moule. Mettez le moule et l’autre boule au réfrigérateur.

 

Dans une poêle, mélangez les pommes, le sucre, le zeste, le gingembre, les raisins et une cuiller a soupe d’eau.
Laissez cuire a feu doux 5 minutes puis laissez refroidir.

 

Sorte le moule du réfrigérateur, déposez
les pommes sur la pâte. Étalez la deuxième boule de pâte. Étalez du jaune d’œuf sur le bord des deux pâtes, puis posez la deuxième pâte sur les pommes, etc appuyez sur les bords pour la faire coller sur l’autre pâte.
Dorez la surface avec le reste du jaune d’œuf.
Faites quelques incisions sur le dessus et mettez au four pour 50 minutes.

Burgers morbier et reblochon

Après 5 ans passés en appartement en plein centre de Lille, nous avons choisi de déménager pour pouvoir profiter d’une maison avec jardin, dans le quartier de Fives. Quartier en plein devenir, ce que semble avoir compris Martine Aubry qui casse des bâtiments et des trottoirs à chaque coin de rue, mais pas encore Speed Burger. Doutent-ils de la rentabilité du déplacement ou ont-ils peur de se faire agresser dans notre beau quartier je ne sais pas, mais toujours est-ils qu’ils livrent tout Lille, à l’exception de chez nous. Inutile de dire qu’ils se privent d’un chiffre d’affaires substantiel, mon homme et moi étant des gros morfales amateurs éclairés de burgers précédemment abonnés quasi hebdomadairement à cette enseigne.

 

Pire, Speed Burger remue le couteau dans la plaie en nous envoyant régulièrement des e-mails avec des burgers plus alléchants que jamais, que nous n’aurons plus l’occasion de goûter.

 

A la réception du dernier e-mail, présentant les burgers fromagers le Morbier et le Reblochon, c’en était trop. La torture était telle qu’il fallait qu’on trouve une solution. Nous avons donc eu l’idée (brillante) de cuisiner nous mêmes lesdits burgers, en nous basant sur les ingrédients SpeedB. Le résultat a été à la hauteur de nos espérances…

 

Le morbier

Pour 1 burger

– 1 pain a burger classique au sésame

– 2 cuillers à soupe de sauce tartare

– une belle tranche de morbier, fine mais assez large pour couvrir le diamètre du pain

– 2 ou 3 petites feuilles de salade (feuille de chêne ou laitue iceberg)

– 1 pomme de terre moyenne 

– 1 steak haché 

 

Rincez et brossez la pomme de terre sans l’éplucher  Râpez la pomme de terre à l’aide d’un robot, ou de vos petits bras chétifs et d’une râpe si vous n’en avez pas.

Pressez la pomme de terre râpée obtenue dans de l’essuie-tout pour retirer un maximum de jus. Salez et poivrez.

 

Dans une poêle, faites chauffer un mélange de beurre et d’huile (soyez généreux sur la quantité). Déposez un rond à pâtisserie de X de diamètre et versez le mélange dedans. Pressez à fond avec une fourchette pour compacter l’ensemble et obtenir une galette. faites revenir à feu vif, quelques minutes sur chaque face, de manière à ce que la galette  soit dorée à l’extérieur mais encore molle à l’intérieur. Lancez la cuisson du steak haché.

 

Tartinez l’intérieur du couvercle du pain de sauce tartare, déposez le tranche de fromage, et passez au four ( fonction grill à 180°) ainsi que la tranche de pain du dessous, sans sauce.

 

Dès que le fromage a fondu, que le steak est cuit et la galette de pomme de terre dorée :

Tartinez le pain du bas de sauce tartare, ajoutez la salade, déposez la pomme paillasson, le steak, et refermez.

 

Mangez immédiatement.

 

 

 

 

Le reblochon  

Pour 1 burger

– 1 pain a burger classique au sésame

– 2 cuillers à soupe de sauce barbecue

– 1 cuiller à café de sauce au whisky

– deux belles tranches de reblochon, fines mais assez larges pour couvrir le diamètre du pain quand on les met côté à côte

– 2 ou 3 petites feuilles de salade (feuille de chêne ou laitue iceberg)

– 1 steak haché 

 

La sauce est une libre interprétation de la sauce Grill de SpeedBurger, aucun détail n’indiquant ce qu’elle contient et n’ayant pas eu l’occasion de la goûter.

 

Dans une tasse, mélangez la sauce barbecue et la sauce whisky, salez et poivrez.

 

Tartinez l’intérieur du pain de ce mélange. Il ne faut pas en mettre beaucoup, de manière à garder deux bonnes cuillers à soupe du mélange pour la suite. Déposez le pain ouvert sur votre grille de four, déposez le fromage sur le pain du dessus, et faites dorer à 180°, fonction grill.

 

Avec la sauce restante, tartinez généreusement le steak haché sur les deux faces. 

 

Faites chauffer une poêle huilée. Lancez la cuisson du steak haché.

 

Dès que le fromage a fondu et  que le steak est cuit, ajoutez la salade, le steak, et refermez.

 

 

 

Les frites 

 

Ici, pour des raisons hypocrites évidentes d’équilibre alimentaire, nous avons choisi d’accompagner ces burgers de frites cuites à l’Actifry, ce miracle de la technologie qui nous permet de manger des frites sans jamais grossir. Si? Ah bon.

Notre secret pour qu’elles ressemblent le plus possible à des vraies frites :

Prendre des pommes de terre « à frites ». Les brosser sous l’eau mais ne pas les éplucher. Faire une coupe plutôt épaisse (frites au format friterie ou Speedburger plutôt que Mc Do). Doubler la quantité d’huile (2 cuillers à soupe au lieu d’une). Bah oui, quand même, vous pensiez quoi? Y’a pas de secret, plus y’a de gras plus c’est bon. Assaisonner et épicer généreusement.

 

 

VERDICT

 

Le Reblochon est excellent, et bien que nous ayons quelques craintes sur la sauce, son goût assez prononcé se marie parfaitement avec le fromage.  Un burger qui vaudrait bien un 7.5 ou même un 8 sur l’échelle du Burger. 

Mais la surprise vient surtout du Morbier. Dès qu’on mord dedans, c’est un festival, un feu d’artifices, un concert de Rammstein au Stade de France, bref, on en prend plein la vue, ou plutôt plein les papilles.  Le fromage a un fondant parfait, son goût explose en bouche, la pomme paillasson est  moelleuse et croustillante à la fois, la sauce tartare se fond parfaitement au mélange… Un burger qui de notre avis unanime, mérite de rejoindre notre panthéon des 3 meilleurs burgers qu’on ait jamais cuisiné nous mêmes.

Et dire que sans SpeedBurger, on n’aurait peut-être jamais pensé à mettre ce fromage (déjà un délice au naturel) dans un burger! Merci, ô merci!

 

La box de novembre // EatYourBox

Il est temps de vous faire faire un petit tour dans mes placards, pour vous présenter un sélection de produits : ce sont les produits de la box EatYourBox de novembre.

Cette sélection « Au coin du feu : des plats gourmands pour se tenir chaud » est totalement de circonstance vu le temps qu’il fait, et j’ai hâte de tester les produits et de vous composer quelques recettes avec !
guide
  global
La box contient :
  • De la farine aromatisée Francine: ici au curry, mais il en existe également aux légumes verts et à la tomate. Le curry est mon parfum préféré mais j’avoue ne pas vraiment voir la différence entre un cake à la farine au curry, et un cake à la farine normale que j’épicerais au curry.
Les légumes verts ou la tomate me semblent donc plus utiles.
farine
  • Du Lipifluid : ça a le gout du beurre, ça a les avantages du beurre, mais pas les inconvénients qu’ils disent. Déjà c’est un spray donc très pratique pour bien doser, et apparemment ça ne contient que des matières grasses végétales, donc c’est tout bon. Reste à voir si le goût suit!
lipifluid
  • Des biscuits Mc Vities,  et quelques chocolats Ragusa : ça mange pas de pain même si pour les chocolats  je les mangerai certainement sans les cuisiner. Ragusa est une marque suisse de chocolats que je n’ai jamais testée, donc je suis preneuse! Les Mc Vities finiront sûrement en base pour cheesecake!
mcvities
  • Du risotto « Pronto » de Gallo : le risotto est mon péché mignon, celui-ci nous promet de se préparer rapidement, je demande à voir si le résultat est aussi bon que celui qui cuit lentement!
risotto
  • Du café Illy : dans une jolie boite en fer, j’ai hâte de le tester!
  • Un arôme confiture de lait : je n’ai pas encore d’idée précise de ce que je vais en faire, mais ça risque d’être sympa…
cafeilly
  • Un gant et une manique

Recettes et voyages culinaires d'une gourmande aventurière

Suivez-moi!
Menu Title