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Blanquette de veau

Il est rare que je vous propose des classiques de la gastronomie française, mais en voilà un! En fait, les classiques m’intimident car j’ai toujours l’impression que je vais les rater, ou tout au moins, ne pas réussir à égaler la cuisine de ma maman. Qu’y a t-il de meilleur que la cuisine d’une maman, hein? Je suis sûre que même ceux dont la maman cuisine très mal ont un souvenir agréable et nostalgique de la cuisine de leur maman… Ne serait-ce que parce qu’elle nous rappelle beaucoup de souvenirs et qu’il suffit d’en manger une bouchée pour retomber en enfance!
 
En ce qui me concerne, en plus, il s’avère que ma maman cuisine très bien, donc rivaliser avec elle, c’est compliqué.
 
Mais s’il y a bien un plat qu’elle cuisinait et que je n’aimais pas trop, c’est la blanquette de veau. Je pense que ma maman faisait une blanquette de veau assez citronnée, trop pour mes papilles d’enfant en tout cas, au point que je dis depuis 30 ans que je n’aime pas ce plat.
 
 
Mais l’an dernier, j’ai pris un cours en ligne d’accord mets et vins et il y avait un cours sur les accords possibles avec la blanquette. En bonne élève studieuse, j’ai donc voulu cuisiner cette fameuse blanquette et l’associer à l’un des vins de mon cours pour voir comment le vin peut sublimer le plat et vice versa…
 
Alors je me suis lancée et j’ai réalisé ce classique! Il était moins compliqué qu’il n’y paraissait, bien qu’il faille un peu prévoir de temps pour la cuisson. Ce n’est pas un plat qui demande une grande dextérité, juste de la patience…
 
Au final, l’ensemble était parfaitement réussi : mon accord mets vins était divin, et la recette était elle aussi tout à fait divine! Je crois que l’élève a surpassé le maître pour cette fois, car j’ai trouvé cette recette meilleure que celle de ma maman, j’espère qu’elle ne m’en voudra pas car c’est une exception… Je n’ai toujours pas réussi à refaire un aussi bon gâteau au chocolat que celui qu’elle nous préparait quand on était enfants, et sa charlotte aux marrons reste inimitable! Mais côté blanquette, j’ai trouvé mon bonheur avec cette recette et je vous la recommande chaudement!
 
 
Comme beaucoup d’anciennes recettes traditionnelles, l’origine de la blanquette de veau n’est pas vraiment claire. Certains historiens pensent que la blanquette serait l’évolution d’une recette classique du moyen âge appelée brouet de poulet. D’autres versions attribuent la paternité de blanquette à Vincent La Chapelle, un cuisinier français qui a été le chef de Louis XV. Cela n’a pas grande importance, tant qu’elle est bonne!
 
A propos des ingrédients, les pièces de veau les plus utilisées pour la blanquette sont l’épaule ou la poitrine. C’est de l’épaule que j’ai utilisée, je vous recommande de la prendre chez le boucher pour une qualité au top. La sauce est préparée en faisant une liaison entre un jaune d’œuf et le bouillon et en incorporant de la crème fraîche. La blanquette est généralement servie avec des carottes, des champignons et des petits oignons. Elle est traditionnellement accompagnée de riz mais peut également être servie avec des pâtes ou des pommes de terre.
 
Et pour que mon cours d’accords mets/vins vous profite, servez votre blanquette sur du riz, accompagnée d’une salade et d’un pouilly fuissé, d’un vin blanc maçonnais, d’un val de Loire cépage chenin ou encore d’un pinot gris d’Alsace
 
  
 
Blanquette de veau

Quantité ou nb de personnes: Pour 2 personnes

Ingrédients

  • 400 g d'épaule de veau
  • 20 g de beurre
  • 70 g de carottes
  • 1 petit oignon
  • 70 g de blancs de poireaux
  • 1 clou de girofle
    Pour le bouquet garni
  • Un petit tronçon de blanc de poireaux
  • 25 g de céleri branche
  • 1 feuille de laurier
  • Des queues de persil
    Pour la sauce
  • 15 g de beurre
  • 15 g de farine
  • 25 cl de bouillon prélevé dans le plat de blanquette
  • 5 cl de crème épaisse
  • 1 jaune d’œuf
    Garniture
  • 75 g de champignons de Paris
  • 10 g de beurre
  • 1 c. à c. de jus de citron
  • 6 petits oignons
  • 1 c. à c. de sucre
  • Sel, poivre
    Pour le riz pilaf
  • 200 g de riz basmati ou long
  • 30 cl de bouillon prélevé dans le plat de blanquette
  • 1 oignon
  • 10 g de beurre
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Parez et détaillez la viande en forme de cubes. Faites-les revenir dans 20 g de beurre 2 à 3 minutes, salez et poivrez généreusement, ajoutez 1 cuiller à soupe de farine. Mettez dans une casserole d'eau froide et amenez à ébullition. En attendant que vienne l'ébullition, préparez les légumes.
  2. Épluchez l'oignon et la carotte. Coupez la carotte en bâtonnets, tronçonnez le poireau en conservant un tronçon pour votre bouquet garni. 
  3. Réalisez un bouquet garni en liant ensemble un tronçon de poireau, des queues de persil, le thym, le laurier, le céleri. Piquez l'oignon coupé en deux avec le clou de girofle.
  4. A la première ébullition, écumez, ajoutez la garniture aromatique (oignon, bouquet garni, carotte, poireau), puis laissez frémir jusqu’au terme de la cuisson, soit 40 à 50 minutes.
  5. Préparez la garniture à l'ancienne. Coupez les champignons en biais. Épluchez les oignons blancs. Pochez-les dans une casserole avec le jus de citron, le fond blanc, le beurre et le sel à ébullition.
  6. Préparez le riz pilaf. Ciselez l'oignon finement. Faites-le suer dans le beurre. Ajoutez le riz et nacrez-le. 
  7. Passez au chinois une partie du bouillon de cuisson. Versez en 30 centilitres sur le riz. Ajoutez le bouquet garni que vous aurez repris dans la garniture.
  8. Couvrez et faites cuire 18 minutes à couvert à feu très doux. Retirez le couvercle et le bouquet garni, égrenez le riz et ajoutez une noisette de beurre, vérifiez l'assaisonnement.
  9. Décantez la viande et gardez-la à part. Passez au chinois le restant du bouillon.
  10. Réaliser le roux blanc en mettant dans une casserole le beurre puis la farine quand le beurre est fondu, et laissez cuire 8 à 10 minutes  sans coloration  puis laissez-le refroidir. Ajoutez le fond blanc de cuisson sur le roux pour obtenir un velouté. Mélangez le jaune d'œuf avec crème, et versez sur le velouté pour obtenir une sauce suprême. Vérifiez la liaison et goûtez l'assaisonnement. Versez cette sauce sur la viande, en la couvrant totalement, .
  11. Tassez le riz dans des ramequin, puis déposez-le délicatement dans les assiettes, déposez ensuite la blanquette, et décorez avec un peu de cerfeuil.

Petits biscuits nuage

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de biscuits ces derniers temps. A la base, je manque de patience pour en préparer. La pâte est souvent rapide à faire, mais après, il faut façonner chaque biscuit séparément, et j’ai la flemme de le faire! Mais en ce moment, ma gourmandise l’emporte, et j’ai donc décidé de retrousser mes manches et de faire ces petits biscuits pour le goûter. Il faut dire qu’avec ces jolis emporte-pièces, il est difficile de résister!
 
 
Nous avons grignoté ces petits biscuits au goûter avec du chocolat chaud, et je les ai adorés! Cela me motive à en refaire dès que possible!
 
Vous aurez besoin d’un emporte-pièce nuage pour faire des biscuits. Si vous n’en avez pas, voici celui que j’ai commandé de mon côté :
 
Vous pouvez également utiliser un autre emporte-pièce de votre choix, cela fonctionnera tout aussi bien!
 
 
Assembler ces délicieux biscuits est assez simple. Ne les cuisez pas trop pour qu’ils restent assez clairs. Une fois que tous les biscuits sont bien refroidis, étalez un peu de glaçage dessus et attendez qu’il durcisse bien avant de les toucher! C’est le plus dur pour moi, l’impatiente en puissance : ne pas les tripoter à tous bouts de champs pour vérifier qu’ils sont secs, sinon gare aux traces de doigts!
 
  
 
P.S. : Si vous aime faire des biscuits, essayez aussi ces cookies au gingembre confit!
 
Petits biscuits nuage

Quantité ou nb de personnes: Pour 30 biscuits environ

Ingrédients

  • 125 g de farine de blé 
  • 125 g de poudre d'amande 
  • 125 g de sucre glace 
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1/2 c. à c. de cannelle en poudre
  • 125 g de beurre doux 
  • 1 petit œuf
  • 1 cl de rhum 
    Pour le glaçage royal
  • 1 blanc d'œuf
  • 150 g de sucre glace
  • Des feutres alimentaires (facultatif)

Préparation

  1. Mélangez tous les ingrédients secs de la pâte. Ajoutez le beurre en dés et mélangez jusqu'à obtenir une pâte sableuse. Ajoutez ensuite l’alcool et l'eau, puis étalez la pâte au rouleau. Découpez les biscuits à l'aide d'un emporte-pièces.
  2. Préchauffez le four à 180°C puis faites cuire 15 minutes environ, jusqu’à ce que les gâteaux soient un peu dorés. Laissez refroidir.
  3. Dans un bol, mélangez le jaune d’œuf et le sucre et battez au fouet jusqu’à ce que le sucre soit bien incorporé.
  4. Étalez ce mélange sur les biscuits puis laissez sécher totalement.
  5. Dessinez alors les visages sur les biscuits si vous le souhaitez.
 

Spécialité des Etats-Unis : Pigs in a blanket

Demain c’est le début de la coupe du monde! Je l’ai dit et je le redis chaque année, je ne suis pas une grande fan de football. D’accord, je ne suis pas fan du tout en fait. Mais si je suis honnête, je n’ai rien contre l’idée d’organiser une soirée match devant la télé entre amis… Uniquement pour la nourriture! J’aime tout ce que l’on peut manger devant un match! Que ce soient les pizzas, les petits trucs à grignoter, la bière… Je ne pourrais pas vous dire exactement pourquoi, mais je pense que cela a quelque chose à voir avec le fait que ce sont des petites bouchées qu’on picore avec les doigts affalé dans un canapé. C’est peut-être mon côté « grand enfant » ou flemmarde qui ressort!
 
Quoi qu’il en soit, chaque année, en période de matchs de foot, j’aime préparer des plats festifs qui se picorent devant la télé, quitte  à les manger devant autre chose qu’un match! Aujourd’hui, je vous propose donc des feuilletés à la saucisse. C’est le genre de petite gourmandise que tout le monde engloutit en 5 minutes quand j’en réalise. Je me souviens qu’enfant, je sautais au plafond de joie quand ma maman en réalisait, et maintenant que j’ai grandi bah… C’est pareil!
 
 
J’ai appelé cette recette « pigs in a blanket » car c’est le nom qu’elle porte aux États-Unis, et j’ai essayé de les préparer comme là-bas. Ce qui est rigolo c’est qu’en Angleterre, on dit « pigs in blankets », et alors c’est une autre spécialité : des saucisse enroulées dans du lard. Au final dans les deux cas ça reste des saucisses, mais ces petits « cochons »  sont enroulés dans une « couverture » différente suivant le pays!
 
Il m’est arrivé de faire des versions plus gastronomiques, avec des noix, des dés de pommes… Mais là, je voulais une version simple, basique et efficace, dans l’esprit d’une soirée décontractée quoi! Je les ai décorés avec des graines de sésame, mais des grains de pavot ou des herbes peuvent aussi convenir suivant ce que vous avez sous la main. 
 
 
N’hésitez pas à être aventureux avec les sauces d’accompagnement. Souvent, on sert les saucisses feuilletées sans rien, ou avec de la moutarde. Ici, j’ai fait une sorte de mayonnaise retravaillée à la crème et à la moutarde, c’est tout simple mais super bon. N’hésitez pas à dégainer le ketchup, la sauce barbecue, ou même une sauce picalili pour proposer plusieurs choix à vos invités! 
 
Ah et sinon il faut que je vous prévienne. Comme à chaque fois que je fais des saucisses feuilletées, ces petites bouchées ont été englouties en moins de deux, alors doublez la recette si vous avez du monde à nourrir!
 
  
 
 
Spécialité des Etats-Unis : Pigs in a blanket

Quantité ou nb de personnes: 4

Ingrédients

    Pour les feuilletés
  • 25 saucisses cocktail 
  • 1 pâte feuilletée rectangulaire
  • 2 c. à s. de moutarde jaune américaine
  • 1 jaune d'oeuf
  • 1 c. à s. de graines de sésame
  • 1/2 c. à s. d'herbes de Provence
    Pour la sauce:
  • 2 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 2 c. à s. de mayonnaise
  • 2 c. à c. de moutarde à l'ancienne

Préparation

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Coupez chaque la pâte feuilletée en bandes d'environ 10 cm de large, puis coupez de fins triangles dans celles-ci, avec la base un peu moins larges que la longueur d'une saucisse.
  3. A l'aide d'un pinceau, couvrez les triangles de moutarde jaune.
  4. Roulez les saucisses dedans. Disposez les rouleaux sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé. 
  5. Délayez le jaune d’œuf dans une cuiller à café d'eau. A l'aide d'un pinceau, couvrez-les de jaune d’œuf. Saupoudrez des graines de sésame et des herbes de Provence par dessus.
  6. Enfournez et laissez cuire jusqu'à ce que les rouleaux soient gonflés et dorés soit environ 12 minutes.
  7. Pendant ce temps, mélangez les ingrédients de la sauce dans un petit bol.
  8. Servez les saucisses bien chaudes, avec la sauce. 

Spécialité du Royaume-Uni : cheese onion pie

Durant l’hiver, j’ai une envie permanente d’aliments copieux et chauds qui remplissent bien le ventre. En fait, c’est comme si j’avais un besoin biologique de manger des aliments réconfortants. Avec le retour des beaux jours, cette envie va diminuer au profit des produits plus frais et légers. En mars, ce sont les derniers moments où je me fais plaisir avec des plats bien lourds, et la Saint Patrick est donc la dernière fête que je fais en mode « hivernal », quelques jours avant le printemps! 
 
Je sais que la majorité d’entre nous ne fête pas saint Patrick, ce n’est pas une fête traditionnelle chez nous. Mais je trouve qu’il n’y a pas besoin d’être irlandais pour faire la fête. Vous n’avez même pas besoin d’aimer la bière ou la couleur verte, encore que, ça aide. La Saint-Patrick est pour moi une occasion amusante de manger des spécialités  irlandaises… Et pourquoi pas pousser un peu plus loin le concept en portant du vert de la tête aux pieds, et en buvant de la bière d’origine irlandaise?
 
Je suis sûre que certains seront dubitatifs à l’idée de manger de nourriture irlandaise, car les britanniques sont moins réputés pour leur gastronomie que pour leur bière ou leur mauvais temps. Et pourtant! Il y a des spécialités délicieuses en Irlande comme dans le reste du Royaume-Uni. Avez-vous déjà goûté au colcannon par exemple? C’est un régal! 
 
Je me fais donc plaisir à choisir des plats nourrissants et qui évoquent la gastronomie d’outre-Manche, que j’adore. Cette tourte au fromage et aux oignons peut sembler un peu bizarre au premier abord, mais c’est un plat britannique classique, je dirais même un pilier des tables familiales et des pubs au Royaume-Uni. 
 
Imaginez : une garniture crémeuse faite à partir d’oignons émincés revenus dans du beurre puis mélangés avec une quantité généreuse de cheddar, le tout niché dans une pâte bien croustillante. Les oignons, le fromage et la moutarde sont de très bons amis et ils fonctionnent merveilleusement bien ensemble dans cette tarte.
 
 
Il n’y a pas de complexité particulière pour cette recette, si vous vous sentez flemmards vous pouvez même remplacer la pâte maison par une pâte toute faite. J’aime faciliter le retrait de mes tourtes du moule en utilisant une feuille de papier cuisson plus grande que le moule, de façon à ce que le papier dépasse. Lorsque la tourte a refroidi un peu, il suffit de tirer sur le papier cuisson pour soulever la tarte et la déposer sur un plat de service.
 
Au cours des dernières années, j’ai publié plusieurs recettes pour la saint Patrick, aussi si vous chez des idées, regardez mon irish bannock ou mon irish champ.
 
  

Cheese onion pie

 
Pour 2 plats individuels
 
  • 12g  de beurre non salé
  • 1 oignon émincé
  • 1 c. à s. de crème fraîche
  • 200 g de cheddar râpé
  • 1 œuf
  • 1 pincée de sel
  • 2 c. à s. de ciboulette ciselée

Pour la pâte

  • 175 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 6 cl de lait

Pour la dorure

  • 1 jaune d’œuf battu
 
Commencez par préparer la pâte. Tamisez la farine dans un grand bol. Faites un puits au centre. Faites fondre le beurre et le lait dans une casserole à feu moyen-vif jusqu’à ce que l’ensemble arrive à ébullition. Versez ce mélange dans le puits que vous avez  fait dans la farine. Mélangez rapidement, jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Divisez la pâte en quatre boules, avec deux un peu plus grandes que les deux autres. Étalez les plus grandes boules de pâte dans deux moules à gratin individuels graissé. Étalez les deux autres pâtes sur un plan de travail et réservez les.
 
Préchauffez le four à 180° C.
 
Faites fondre le beurre dans une poêle et faites-y revenir l’oignon émincé à feu doux jusqu’à ce qu’il ramollisse mais sans le laisser brûler, puis laissez refroidir. Mélangez l’oignon dans un bol avec le fromage râpé, l’œuf, la crème, la ciboulette, le sel, et mélangez. Versez ce mélange dans les moules.
 
Avec un peu d’eau, humidifiez les bords des pâtes et couvrez-les avec les deux pâtes restantes, soudez bien les bords ensemble en appuyant.
 
A l’aide d’un pinceau, recouvrez le dessus de jaune d’œuf, et faites un trou au milieu de chaque gratin.
 
Faites cuire au four pendant 40 à 50 minutes jusqu’à obtenir une coloration dorée et que le fromage bouillonne hors du trou.
 
Laissez tiédir quelques minutes avant de servir.
 

Galette feuilletée au maroilles

Pour les amateurs de fromage, voici une très bonne recette que j’ai réalisée un soir pour un repas rapide mais gourmand! 
Cette galette puante fromagère délicieuse, je l’ai trouvée chez Guy du blog Guy59600. Dès que je l’ai vue, j’ai su qu’il fallait absolument que j’essaye cette recette composée principalement de Maroilles fondu entre deux pâtes feuilletées (le rêve, quoi). En effet, j’adore ce fromage et toutes les occasions sont bonnes pour en mettre dans ma cuisine! Je me suis donc lancée en suivant la recette de Guy. J’y ai juste ajouté la compotée d’oignons parce que j’adore ça! Non seulement cette recette est très facile et rapide à réaliser, mais surtout elle est délicieuse ! Moi qui suis une grande fan de fromage, j’ai adoré! La texture est vraiment fondante, le goût du maroilles bien présent et adouci légèrement par la crème et les oignons…
 
 
Nous avons dégusté cette galette à trois, mais suivant la taille de vos estomacs, elle peut aussi convenir pour 4 (notamment si vous avez des enfants dans le tas) ou à deux (si vous êtes du genre estomac infini comme moi). Honnêtement, si on n’avait été que deux à table, on l’aurait finie quand même tant elle était bonne! Ensuite tout dépend si vous la servez en entrée ou en plat. Pour moi c’était un plat, mais en entrée, faites de plus petites parts car c’est quand même bourratif.
 
J’ai accompagné cette galette d’une salade verte, cela apporte un peu de fraîcheur et de vitamines, ça ne fait pas de mal car c’est un repas bien riche!
 
En ce qui concerne le maroilles, prenez garde à la quantité lorsque vous l’achèterez. Le maroilles se divise en quarts, et en supermarché quand vous pensez acheter un fromage entier, c’est souvent en réalité un « quart ». Comme pour la recette il faut un demi,  ce n’est pas la moitié d’un fromage, mais 2 fromages qu’il vous faut – vous devez atteindre 360 g! Chez le fromager, c’est plus simple, puisqu’ils ont des fromages entiers et vous en coupent un demi à la demande.
 
 
 
P.S. : Si vous aimez le maroilles, découvrez aussi ma tatin d’endives au maroillesX

Galette feuilletée au maroilles

 
Pour 4 personnes
 
  • 2 pâtes feuilletées
  • 1/2 maroilles
  • 2. c. à s. de crème fraiche
  • 3 oignons pas trop gros
  • 20 g de beurre
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • 2 cl de lait pour la dorure
  • Poivre
Coupez l’oignon en rondelles, faites cuire 10 minutes à feu doux casserole avec du beurre et de l’huile.
 
Étalez la pâte feuilletée pour obtenir deux cercles de 180 , poser un cercle sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposez l’oignon. découper des lamelles de maroilles et mettre dessus jusqu’à 1 cm du bord , ajouter un peu de crème fraîche , poivrer , badigeonner le tour du disque avec de l’eau , poser le deuxième disque , bien appuyer pour souder les deux disques , badigeonner avec du lait , mettre au frais pour environ 20 mn , au bout de ce temps préchauffer le four  200° , reprendre la galette repasser du jaune d’œuf dessus , faire des stries , mettre a cuire pour environ 20 bonnes minutes , surveiller la cuisson car tout dépend des fours.
 
 
Source d’inspiration :

Cloud eggs façon mini pizzas

Marre des œufs brouillés ou des œufs au plat pour le brunch dominical? Je vous propose une manière originale et simple de vous renouveler ! Plus fun que les autres façons de cuisiner un œuf, le cloud egg est la recette idéale pour épater vos invités! Ces œufs très faciles à réaliser ressemblent réellement à des nuages bien moelleux et comestibles! Les œufs sont l’un des ingrédients les plus polyvalents et avec cette recette ils le prouvent une fois de plus.
Après le buddha bowl, l’avocado toast et le sweet potato toast, c’est d’ailleurs le nouveau chouchou des réseaux sociaux : on voit le cloud egg partout. Avec ses airs de nuages dont s’extrait un soleil, je me suis dit que cette recette nous apporterait un peu de soleil pour l’automne!
Concrètement pour réaliser des cloud eggs, il vous faut… des œufs. Pour le dire simplement, il s’agit ni plus ni moins d’un œuf au plat, avec le blanc en neige. Les nuages sont obtenus en battant les blancs d’œufs, puis en plaçant soigneusement un jaune au centre, et en faisant cuire au four jusqu’à ce que l’ensemble soit bien doré. Vos cloud eggs sont prêts ! Cette méthode de préparation apporte une texture et une légèreté en bouche assez sympa.
Libre à vous d’y ajouter d’autres ingrédients, comme du fromage ou du jambon. Moi je me suis amusée à les utiliser pour garnir des mini pizzas que je réalise avec des tortillas, pour un repas rapide et délicieux!
Je pense qu’il est assez difficile de rater cette recette, mais voici quand même quelques petits conseils. Soyez très prudents pendant que vous craquez vos œufs, parce que vous avez besoin des jaunes intacts. Les jaunes cassés risquent de couler à travers les nuages pendant la cuisson et ne vous donneront pas le même effet. Je préfère garder mes jaunes dans des bols individuels afin qu’ils ne tombent pas accidentellement ensemble quand je les verse sur le blanc d’œuf,  mais vous pouvez les rassembler dans un seul bol et les déverser un par un si vous vous sentez courageux.
Pour cette recette, j’ai utilisé une épice que je voulais vous faire découvrir, la nora, ou niora en catalan. C’est une des épices phares de la cuisine espagnole. C’est une variété de poivron concassé au goût particulier un peu sucré et fumé. Vous pouvez l’utiliser dans les sauces tomate, les œufs, les poissons, les légumes… Elle fait des merveilles notamment avec ces cloud eggs!
J’ai pu tester cette épice grâce à l’Etal des épices. Je n’en avais jamais entendu parler avant de la découvrir sur leur site internet! Il faut dire qu’il et rempli de trouvailles pour les amateurs d’épices comme moi, et la qualité est au rendez-vous!
  

Cloud eggs façon mini pizzas

 Pour 2 mini pizzas
  • 2 tortillas de mais
  • 2 œufs
  • 80 g de poivrons multicolores émincés
  • 1 oignon vert frais
  • 25 g de parmesan râpé
  • 4 c. à s. de pulpe de tomates
  • 1 pointe de pâte de piment
  • 4 pétales de tomates séchée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • 1/2 c. à c. de nora
  • Sel, poivre
  • Fleur de sel
Déposez les tortillas sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé.
Étalez la sauce tomate que vous aurez mélangée à a pâte de piment et à l’ail.
Faites revenir le poivron émincé 10 minutes dans l’huile avec le feu au minimum, déposez-le en cercle sur les bords de la tortilla.
Déposer les pétales de tomates séparés en 2 sur la tortilla, en évitant toujours le centre.
Préchauffez le four à 225 °C.
Séparez les blancs des jaunes, mettez les blancs d’œufs dans un bol et gardez les jaunes séparés pour faciliter le transfert.
Ajoutez une pincée de sel et de poivre aux blancs d’œufs puis à l’aide d’un batteur , battez les blancs d’œufs jusqu’à obtenir une neige ferme ( qui ne tombe pas en retournant le bol)
Déposez  les blancs d’œufs au centre des pizzas, pour former deux monticules puis faites un puits profond dans chaque monticule. Faites cuire au four pendant 3 minutes.
Retirez la plaque à pâtisserie du four et placez un jaune d’œuf à l’intérieur de chaque puits. Remettez la plaque au four et faites cuire les œufs 3 à 4 minutes supplémentaires ou jusqu’à ce que les jaunes aient atteint la cuisson que vous souhaitez.
Retirez les pizzas du four, couvrez-les avec de l’oignon vert émincé finement, le parmesan, la nora, de la fleur de sel et et servez-les immédiatement.

Crèmes au riz à la vanille et figues poêlées

Le riz au lait à la vanille est le dessert réconfortant et régressif par excellence. Je pense qu’il fait retomber en enfance la majorité d’entre nous dès la première bouchée! Quand j’étais enfant, ma maman faisait de gros gâteaux de riz plutôt compacts qu’elle servait avec de la confiture. C’était très bon, et assez différent des riz au lait tout prêts que l’on peut trouver sous forme de yaourts dans le commerce, qui sont tellement crémeux qu’on a parfois l’impression de manger une crème à la vanille dans laquelle quelques grains de riz sont tombés par hasard.
 
Bien sûr, au niveau du goût rien ne vaut le fait maison et la recette de ma maman, mais je me suis souvent demandé comment obtenir un dessert aussi crémeux que ceux du commerce au niveau de la texture. Récemment, j’ai donc décidé de me lancer dans la réalisation de ce que j’appelle des crèmes au riz, et non du riz au lait, puisqu’il y a plus de crème que de riz!
 
 
J’ai profité d’avoir reçu une vanille de Papouasie Nouvelle Guinée magnifique de la part de David Vanille pour me lancer dans la réalisation de ces crèmes. Cette vanille est de la même espèce que celle de Tahiti (la vanille tahitensis), et David vanille l’importe chez un  petit producteur. C’est une vanille bien humide aux notes intenses et florales. Ses notes gourmandes peuvent faire merveille dans de nombreuses recettes je pense, et notamment dans les macérations.
 
Si vous ne connaissez pas David Vanille, n’hésitez pas à aller découvrir sa sélection de vanilles ( car il y en propose plein d’autres!) c’est par ici que ça se passe!
 
Puisque c’est l’automne, j’ai enrichi mes petites crèmes de miel, de figues et de noix. Grand bien m’en a pris car l’ensemble était tout simplement à tomber. Au niveau de la texture, ce simple dessert fait avec les ingrédients habituels du riz au lait dans des proportions un peu modifiées est tout simplement parfait! La texture est celle d’une crème assez liquide dans laquelle se mêlent de gros bouts de noix croquants, des figues fondantes rôties au miel, du riz bien moelleux, et bien sûr, cette vanille parfume le tout d’une manière subtile et forte à la fois… Si vous aimez la saveur de la vanille authentique, cette crème au riz addictive est faite pour vous. J’espère vous avoir donné envie de tester cette recette d’urgence!
 
 
P.S. : On n’y pense pas toujours, mais la vanille fait aussi des merveilles dans les recettes salées, comme dans cette  purée à la vanille.
 

Vous voulez commander des gousses de vanille? Un code promo rien que pour vous!

 
Pour ceux et celles qui auraient envie de tester les gousses de vanille de super qualité que j’utilise dans toutes mes recettes, je vous propose un code promo pour vous permettre d’en recevoir à tarif réduit! Il s’agit d’une réduction de 10%, valable lors de l’achat de 69€ sur le site  www.DavidVanille.com. Pour cela, saisissez le code VANILLE lors de la validation de votre commande!

Crèmes au riz à la vanille et figues poêlées

 
  • 50 g de riz arborio
  • 70 cl de lait entier
  • 30 cl de crème liquide + 10 cl en fin de cuisson
  • 40 g  de sucre
  • 1 gousse de vanille
  • 1 jaune d’œuf

Pour la poêlée de figues

  • 200 g de figues sèches
  • 30 g de miel liquide
  • 1 c. à s. d’eau
  • 40 g de beurre
  • 30 g de noix
  • 1 pincée de cannelle
 
Rincez le riz puis  mettez-le dans une casserole avec le lait froid,  les 30 cl de crème liquide, la gousse de vanille fendue et grattée et le sucre.
 
Allumez le feu et laissez cuire le riz tout doucement. Le lait doit à peine frémir pendant la cuisson.
 
La cuisson va durer 35 à 40 minutes, les grains de riz doivent être parfaitement moelleux et la crème et le lait doivent encore être présents dans la casserole. Ne vous inquiétez pas si le riz n’affleure pas la surface comme d’habitude, il y a volontairement plus de lait que de riz dans cette recette!
 
Dans un bol, mélangez les 10 cl de crème et le jaune d’œuf. Quand la cuisson du riz est terminée, versez ce mélange dans le riz au lait encore sur le feu.
 
Mélangez quelques minutes puis éteignez le feu et laissez refroidir.
 
Versez votre riz au lait  dans des ramequins et mettez au réfrigérateur.
 
Coupez les figues en quatre.
 
Dans une casserole, faîtes revenir les figues émincées dans le beurre avec le miel, les noix et une pincée de cannelle. Mélangez bien et laissez caraméliser quelques minutes.
 
Attendez que le riz au lait ait pris quelques heures puis déposez ce mélange délicatement sur chaque riz au lait. Le mélange va un peu s’enfoncer dans le riz au lait. Remettez au frais jusqu’à lendemain et servez frais.
 
 
 

Tempuras de carottes et oignons rouges, sauce miel, soja et gingembre

Je sais bien que la nourriture frite est riche et mauvaise pour la santé, mais personnellement j’ai du mal à admettre qu’il en va de même pour les tempuras! Ok ils sont frits, mais leur goût est tellement fin et leur pâte si aérienne que j’ai toujours l’impression de manger une recette saine. Sans compter que les tempuras sont souvent à base de légumes ou de fruits de mer, et qu’ils sont japonais! JA-PO-NAIS! Rien de malsain ne provient du Japon si? Bon ok, je fais preuve de mauvaise foi, mais il faut avoir que j’adore grignoter ces petites cochonneries croustillantes!

Allez, oubliez le cholestérol, jetez définitivement ce jean dans lequel vous ne rentrez plus depuis deux ans, zappez vos résolutions de nouvel an de ne plus jamais manger de gras, et goûtez ces délicieux tempuras!

En réalité, je ne mange pas souvent des tempuras, j’en commande seulement quand je dîne dans un bon restaurant japonais car je les préfère aux sushis, mais je n’en faisais jamais à la maison… Jusqu’à maintenant! J’ai finalement cédé et décidé d’en faire moi-même! Pour dire de faire bonne figure, j’en ai fait aux légumes, donc certainement parmi les plus légers que l’on puisse trouver.

Au restaurant, ils servent souvent un assortiment large de légumes, qui peut inclure des champignons, des aubergines, de la racine de lotus, ou encore des feuilles de shiso, (du moins c’est ce qu’il m’a semblé reconnaître). J’en ai aussi goûté avec un légume en forme d’éventail, mais j’ai eu beau chercher sur internet, je n’ai pas réussi à déterminer ce que c’était! En fait, je pense que tout légume peut devenir un délicieux tempura! Pour cette fournée, j’en ai réalisé à base de carottes et d’oignons, l’ensemble était très bon mais vous pouvez varier suivant ce que vous avez dans votre corbeille ou suivant la saison.

Il n’y a rien de compliqué à faire pour préparer des tempuras : il suffit de plonger des morceaux de légumes dans la pâte, puis les frire… C’est encore plus simple chez moi puisque comme j’aime le préciser, c’est mon homme qui est préposé à la friture.

Lors de la fabrication de tempuras, l’objectif est d’obtenir une panure croustillante et aérée qui n’absorbe pas trop l’huile pendant la friture. La clé du succès réside dans la pâte et dans la température de l’huile. Lorsque la pâte est trop liquide, les tempuras manquent de texture. Lorsque la pâte est trop épaisse, on la sent trop au contraire. Il faut donc trouver le bon dosage et ne pas trop mélanger la pâte pour arriver au bon résultat.

En ce qui concerne la température, d’abord il est important que les ingrédients qui composent la pâte soient froids, et que celle-ci soit froide avant d’être plongée dans l’huile chaude.
La température de l’huile doit être comprise entre 160 ° C à 180 ° C en fonction de la durée nécessaire pour cuire les ingrédients. Plus vos légumes sont épais et longs à cuire, plus la température doit être basse pur pouvoir prolonger la cuisson sans brûler la pâte, mais toujours en restant entre 160° et 180°C. Enfin, ne remplissez pas trop la friteuse, car les tempuras étant plongés froids dans l’huile, ils peuvent abaisser la température de l’huile s’ils sont trop nombreux.

La sauce que je vous propose n’a rien de traditionnel, elle est à base de mayonnaise, mais elle s’est très bien mariée avec les tempuras, nous l’avons adorée!

P.S. : Si vous aimez la cuisine japonaise, allez faire un tour sur ma recette de curry japonais au boeuf!

Tempuras de carottes et oignons rouges, sauce miel, soja et gingembre

  • 2 carottes
  • 1 oignon rouge
  • 100 g de farine
  • 1 jaune d’œuf
  • 10 cl d’eau glacée
  • 1/2 c. à c. d’estragon
  • 1/4 c. à c. de romarin
  • Huile de friture
  • Sel, poivre

Sauce

  • 3 grosses c. à s. bombées de mayonnaise
  • 1 c. à c. de sauce soja
  • 1 c. à c. de miel
  • 1 c. à c. rase d’ail semoule
  • 1 c. à c. rase de gingembre en poudre
  • Sel poivre

Préparez la sauce à l’avance en mélangeant tous les ingrédients, et réservez au frais.

Lavez et coupez la carotte et l’oignon rouge en rondelles d’environ 1/2 cm d’épaisseur.

Posez les rondelles sur du papier absorbant et saupoudrez de sel.
Posez par dessus un autre papier absorbant.

Dans un bol, battez le jaune d’œuf avec une fourchette.
Ajoutez 10 cl d’eau glacée et mélangez.

Ajoutez 100 g de farine petit à petit tout en mélangeant.
Salez, poivrez et mettre les herbes.

Faites chauffer de l’huile dans une poêle ou une friteuse.
Trempez les morceaux de légumes dans la préparation puis déposez-les dans l’huile chaude.

Retournez les beignets. Lorsqu’ils sont dorés, posez-les dans une assiette sur du papier absorbant.
Servez chaud avec la sauce.

Avec cette recette à la carotte, je participe à Cuisinons de saison !

Spécialité ch’ti : Soupe à la bière

Je pense vous avoir déjà parlé de ma passion pour la bière, qui dépasse bien sûr le simple cadre de la beuverie, bien que ce soit comme ça que nôtre relation à commencé à la base.
J’aime dénicher des bières peu connues de tous les horizons à la recherche de parfums vraiment originaux, et j’aime aussi beaucoup cuisiner la bière, notamment certaines variétés que je trouve peu intéressantes à boire telles quelles. J’avais par exemple tenté de le brownie à la bière et le pain à la bière avec succès!
J’ai été déroutée lors de mes vacances à Étretat par le maigre choix de bières disponibles dans les bars. Il me semble que le reste du monde a opéré le virage de la bière, c’est à dire pris conscience qu’il y a des amateurs pour cette boisson et qu’on peut la déguster comme un vin pour apprécier ses arômes et parfums divers. Mais j’oublie parfois que je vis dans le nord, une des région françaises de la bière et voisine de la Belgique ! À Étretat, il semble que la brasserie Pelforth ait la mainmise sur la ville, et la boisson la plus exotique que nous ayons pu trouver est une Leffe en canette de 33 cl à 5.80€. Je ne plaisante pas ! En dehors de ça, un seul bar (encore ouvert) a fait le pari des bières belges, mais il les vend presque un bras par canette de 33 cl (7.90€ pour être exacte)… Quand je pense qu’à Lille beaucoup de bars ont adopté le tarif unique de 5€ la pinte, j’ai préféré prendre mon mal en patience et boire de l’eau de mer (du vin/du cidre/des cocktails qui finalement n’étaient pas plus chers que la bière).
Tout ceci est d’autant plus fou qu’il y a une très belle production de bière locale en Normandie. J’en ai ramené pas mal, je vous en reparle prochainement, elles sont très bonnes et je reste donc perplexe, pourquoi les restaurateurs et tenanciers de bars ne mettent-ils pas à l’honneur ces produits locaux pour encourager les producteurs du coin? Je suis sûre que je ne suis pas la seule touriste qui aurait avec plaisir commandé une bière normande à siroter au bord de l’eau !
Bref, en rentrant de vacances, j’ai eu envie de renouer avec ma boisson fétiche, et la célèbre braderie de Lille m’a donné un prétexte tout trouvé car j’aime cuisiner ch’ti à cette occasion. Un rapide coup d’œil dans mon livre Eul cuisine ch’ti m’a donné la solution : une bonne soupe à la bière ! Bon Ok, je n’y ai pas mis une bière d’exception au contraire, mais les bonnes bières je préfère les boire que les cuisiner!
Ce n’est pas ma première tentative dans le domaine puisque j’avais mis au point une délicieuse soupe au welsch il y a quelques temps. Celle-ci est plus traditionnelle, moins fromagère, mais c’est un vrai régal rustique et réconfortant que je vous recommande !
 

 Soupe à la bière

  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 75 cl de bière blonde (Heineken par exemple)
  • 25 cl de bouillon de volaille
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1 jaune d’œuf

Pelez et émincez l’oignon en rondelles. Pelez et écrasez l’ail.

Dans une grande casserole, faites blondir l’oignon à feu moyen dans le beurre. Ajoutez alors l’ail et mélangez.

Ajoutez la farine, mélangez bien puis terminez comme un roux en ajoutant petit à petit le bouillon de volaille en mélangeant bien entre chaque ajout.

Faites de même avec la bière, une fois qu’elle est ajoutée laisse cuire 5 minutes à petits bouillons.

 

Dans un bol, battez l’œuf et la crème. Ajoutez ensuite une petite louche de bouillon et mélangez. Versez alors ce mélange dans la casserole.

Mélangez bien, salez et poivrez à votre goût et servez bien chaud.

 
Source : Eul cuisine ch’ti

Spécialité russe : gâteau au citron lymonik

Je ne sais pas vous, mais moi après un voyage, j’aime prolonger mon plaisir et mes souvenirs de toutes les façons possibles, notamment par la lecture, la musique, les films ou la gastronomie. Cette année vous le savez peut-être, je suis partie en Russie.
Côté lecture, je n’ai pas trouvé mon bonheur dans les classiques russes, trop coriaces pour moi qui dors en général après 2 pages d’un roman. Je me suis rabattue sur des livres jeunesse non pas russes, mais dont l’histoire prend place en Russie : L’étoile de Kostia et Il y avait un garçon de mon âge juste en dessous de chez nous. Le premier relate la vie d’adolescents vivant à Moscou à l’époque de Tchernobyl, le second relate l’histoire d’un petit garçon qui part en Russie à la recherche de son ami immigré parti précipitamment.
Côté musique, je me suis fait une compilation souvenir de tout ce que j’ai entendu là-bas dans les bars, restaurants… Je la partage juste en dessous, si vous l’écoutez vous serez surpris de constater qu’elle contient peu de chansons russes, car finalement j’en ai peu entendu là-bas. Par contre, j’ai remarqué que la pop rock rétro anglaise a beaucoup de succès en Russie, pour mon plus grand bonheur.
Côté films, je n’ai pas encore creusé la question, si vous connaissez des films russes ou se passant en Russie, je suis preneuse, car ma culture sur le sujet se limite au dessin animé Anastasia!
Côté gastronomie, je rentre de Russie avec mille souvenirs, ce pays prend je crois la place de celui où je me suis le plus régalée en voyage, détrônant les États-Unis et la Chine qui avaient pourtant placé la barre haut! J’ai investi dans un livre de cuisine russe (en anglais, faut pas charier) et je vous partagerai prochainement d’autres trouvailles.
Je commence avec une recette sucrée que j’adore, bien que je doute qu’elle soit extrêmement traditionnelle. Elle vient d’un livre de cuisine russe, mais je ne vais pas vous mentir, je n’en ai vu nulle-part dans les restaurants quand j’étais là-bas. Peut-être est-ce plutôt une recette que l’on cuisine en famille! Peu importe, car elle est délicieuse !
Par erreur, j’ai mis moins de sucre que dans la recette d’origine, mais c’était tellement délicieux et acidulé que je vous la partage telle je l’ai faite.
Si vous êtes vraiment un bec sucré, vous savez que vous pouvez aller jusqu’à 200 g de sucre, mais à mon goût ce n’est vraiment pas nécessaire !
Pour un menu russe, servez cette salade Olivier et ces belyachi!
 

Lymonik

  • 250 g de crème fraîche
  • 115  g de beurre fondu
  • 1/2 c. à c. de bicarbonate de soude
  • 200 g de farine
  • 2 petits citrons
  • 130 g de sucre
  • 1 jaune d’œuf
  • Sucre glace pour le service
Dans un bol moyen, mélangez la crème avec le bicarbonate de soude. Ajoutez le beurre fondu, remuez le tout ensemble. Commencez à ajouter de la farine 50 g  à la fois. Lorsque vous atteignez 150 g, jugez si la pâte ne colle pas sur vos mains. Si elle colle, ajoutez encore de la farine. Si elle ne colle pas, vous pouvez vous arrêter là. La pâte doit être molle et flexible, facile à travailler.
Mélangez bien la pâte. Coupez deux morceaux égaux, filmez-les et réservez-les au frais.
Coupez les citrons en petits morceaux en éliminant les pépins. À l’aide d’un robot culinaire, mixez les morceaux de citron en tout petits morceaux. Vous pouvez également couper le citron en petits morceaux avec un couteau. Si vous utilisez un robot, assurez-vous de ne pas trop mixer le citron, il doit garder de la matière, pas devenir une bouillie Ajoutez le sucre et mélangez.
Préchauffez le four à 175° C. Prenez la moitié de la pâte et étalez-la sur le fond de votre moule.
Versez le mélange au citron au milieu de la pâte et étalez-le uniformément.
Sur une surface propre, étalez la deuxième moitié de la pâte et la placez-la soigneusement sur la première, en couvrant bien la garniture au citron. Soudez les bords de la pâte du haut avec celle du bas en appuyant dessus.
Battez le jaune d’œuf et badigeonnez-le à l’aide d’un pinceau sur la pâte. À l’aide d’une fourchette, faites des stries sur la surface de la tarte.
Placez la tarte au four pendant environ 30 minutes ou jusqu’à ce qu’elle ait une belle couleur dorée.
Laissez tiédir avant de démouler, saupoudrez du sucre glace et servez tiède ou bien froid.
Source d’inspiration :