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Que manger en Roumanie?

Photo Ștefan Jurcă @FLickr
 
Vous le savez-peut-être déjà, cet été j’ai eu la chance de découvrir la Roumanie. Comme j’aime le faire à chaque fois que je reviens d’un voyage, je vous propose aujourd’hui de découvrir les spécialités culinaires de ce joli pays! La Roumanie est un endroit où l’on se régale. La cuisine est un mélange d’influences de pays de l’est de et pays méditerranéens, ce qui donne une cuisine simple, peu chère mais très goûteuse et copieuse, bref, tout ce que j’aime! Voici un petit guide pour vous aider à manger de façon typique si vous vous rendez là-bas.
 
 
Photo Paul Chiorean @FLickr    
 

Les zacusca ou tartinades en tous genres

Dans la même veine que les mezze du Moyen-Orient, la plupart des entrées froides en Roumanie sont à base de légumes et délicieuses! Il existe une grande variété de dips destinés à être mangés avec du pain. La star est la zacusca de vinete, une purée d’aubergines qui pourra rappeler le baba ganoush. Vous trouverez cette salade d’aubergines grillées et de nombreuses autres à base de tomates et de poivrons dans les restaurants, les bars ou les supermarchés. Quand rien ne vous tente au resto, ou si vous êtes végétarien, une solution simple est de sauter la section «plats principaux» du menu et créer votre propre assiette en commandant un assortiment de ces salades avec du pain. 
 

Les soupes

Les soupes en Roumanie peuvent être considérées comme une entrée mais aussi comme un repas principal, car elles ont tendance à être copieuses et nourrissantes, et souvent accompagnées de croûtons. Servies dans des gros bols, certaines s’approchent d’ailleurs plus de la purée ou du ragoût que de la soupe! Vous en trouverez à base de toute sortes d’ingrédients : betteraves, pommes de terre, lard, bœuf, ou même tripes. La ciorba de fasole, ou soupe aux haricots blancs est une soupes très courante, ainsi que la crème de champignons. On trouve aussi le borş, une soupe légèrement aigre traditionnellement réalisée à base de son fermenté. 
 
Photo Ivana Sokolović @FLickr

Les grillades et la viande

Les roumains sont friands de grillades. Il y a un grand choix dans ce domaine, notamment des grillades de porc et de bœuf, ou encore le mici, des sortes de saucisses de viande hachée aromatisée qui rappellent d’aspect le mexicanos mais est assez différent au niveau du goût. 
 
Photo @joefoodie @FLickr

Les champignons

Les champignons sous toutes leurs formes sont très présents en Roumanie, avis aux amateurs! Dans un ragoût crémeux, légèrement sautés, cuits avec d’autres légumes, farcis de fromage, ils sont proposés à toutes les sauces!
 

La polenta

La polenta, ou mamaliga, est un accompagnement fréquent. Elle est traditionnellement servie avec des couches de fromage et de crème, c’est un peu riche mais délicieux! J’en ai aussi vu nature, aux champignons, aux herbes… 

Ragoûts

On trouve de nombreux ragoûts à base de viande, mais aussi aux légumes, comme les ragoûts de chou ou de champignons.
 

Les snacks

Les kebab sont très présents en Roumanie. Plus typiques, on trouve aussi également beaucoup de snacks salés en boulangerie. Vous trouverez de petits points chauds vendant des sortes de viennoiseries sucrées et salées à chaque coin de rue. Pour un prix dérisoire, vous pouvez y acheter des pain en forme de bretzel, des placinte, sortes de tartelettes avec différents garnitures,  et des feuilletés fourrés à la viande, à l’oignon, du chou…
 

Le fromage

Les fromages du coin que j’ai eu l’occasion de tester sont le telemea et le burduf. Attention, le burduf est traditionnellement conservé dans une panse ou une peau de mouton, ce qui peut en rebuter certains! Une autre version est contenue dans une boite en résine de pin. Pour les différencier, basez-vous sur le forme : ceux stockés dans une panse sont ronds, ceux stockés dans du bois de pin sont cylindriques.
Une spécialité au fromage que l’on trouve beaucoup en Roumanie est le cascaval pane, du fromage pané frit. C’est plutôt une entrée, mais accompagnez-le d’un ou deux dips, et vous obtiendrez un repas consistant!
 
Photo Jollof Malt @FLickr

Pour les végétariens

Bien que la cuisine roumaine soit en grande partie à base de viande, au moins quelques options végétariennes figurent dans les menus de la plupart des régions du pays. En effet, comme je l’expliquais ici, les orthodoxes pratiquement le jeune régulier (deux fois par semaine ou six semaines par an) et ne consomment alors ni viande ni poisson, ce qui fait que la plupart des établissements se sont adaptés à eux. Vous trouverez souvent une soupe, un ragoût de champignons, du fromage pané ou des dips apéritifs que vous pouvez cumuler pour les rendre assez consistants pour en faire un repas. Il y a toujours un grand choix de légumes pour les accompagnements aussi, parmi eux les champignons ont la part belle, ainsi que les légumes du soleil : tomates, poivrons, aubergines…

Vous trouverez peut-être aussi des kremzli, des pommes de terre coupées finement  un peu comme un rösti suisse, frites avec un œuf, ou le fasule batuta, une purée de haricots garnie d’une compotée d’oignons à la tomate.
 

Les desserts

Les desserts les plus sympas selon moi sont les crêpes, et les papanasi, des espèce de donuts servis avec du fromage blanc et une compotée de fruits rouges, assez bourratifs mais rigolos. Il y a ensuite des gâteaux plus classiques comme on en trouve beaucoup dans les pays de l’est.
 
 
Photo Ehud ELIA @FLickr
 

Les boissons

Les amateurs de bière seront ravis car il y a de nombreuses brasseries et micro brasseries là bas. La bière la plus célèbre à Bucarest sont la Ursus et la Zaganu (qui est produite dans la ville de Bucarest), mais ce ne sont pas mes favorites, les petites productions locales étant plus sympa! Il existe également un alcool de prune, le palinka, des vins roumains.

Toasts à la courge little Jack, chèvre et noix

Aujourd’hui c’est Thanksgiving! Bien que cette fête ne soit pas française, je suis sûre que vous la connaissez tous, car elle est ultra présente dans les séries télé et films américains!
 
Comme j’envie les américains de partager un tel moment de joie en famille! Nous en avons d’autres bien sûr dans les traditions françaises, mais toute occasion est bonne à prendre, non? Cette fête a l’air tellement géniale à mes yeux que j’ai fini il y a quelques années par décider de la célébrer moi aussi. Qui m’en empêche après tout?
 
 
Le menu typique de Thanksgiving aux États-Unis est souvent composé de ces plats, dont certains se rapprochent de ceux que l’on peut servir à Noël  :
 
  • De la dinde rôtie ou un pain de viande
  • De la sauce aux cranberries
  • De la purée de patates douces et des légumes rôtis
  • Du maïs grillé ou à la crème
  • Une tarte à la citrouille, aux pommes ou aux noix de pécan
Globalement, l’idée est de composer ce repas en mettant à l’honneur les produits des récoltes automnales comme les courges, les noix… Tout ce que j’aime quoi!
 
Au cas où il vous prendrait l’envie comme moi de célébrer Thanksgiving autour d’un petit apéritif festif, j’ai imaginé des petites tartines ou bruschettas qui reprennent les saveurs typiques de Thanksgiving. J’y ai combiné trois de mes ingrédients d’automne préférés : de la noix, de la courge et des cranberries, pour un ensemble automnal très réussi. J’ai ajouté du fromage de chèvre pour donner du caractère à l’ensemble.
 
 
Ces bruschettas ne sont pas seulement agréables à regarder mais elles sont également faciles à réaliser. La recette est simple mais si délicieuse qu’on pensera que vous avez travaillé durement pour la préparer! La seule partie un peu laborieuse consiste à couper les courges, et encore, La little Jack est une petite variété qui n’est pas trop coriace.
 
Parlons du goût de ces tartines… Il y a énormément de saveurs dans chaque bouchée. Il y a la douceur de la courge et des cranberries, le côté automnal de la muscade, le crémeux du fromage de chèvre, le pep’s de l’ail, le croquant des noix… On a là un mariage idéal!
 
La bruschetta est classiquement considérée comme un apéritif, mais vous pouvez bien sûr aussi servir ces tartines comme entrée avec une salade verte.
 
Même si je serai toujours une fan de la bruschetta traditionnelle aux tomates et au basilic, je suis maintenant également une grand fan de cette variante qui n’a absolument rien de traditionnel! J’espère qu’elle vous plaira!
 

   

P.S. : Si vous chez une idée pour l’apéro, essayez aussi mes cannelés potimarron comté!

 
Toasts à la courge little Jack, chèvre et noix

Ingrédients

  • 12 rondelles de baguettes
  • 165 g de courge little Jack
  • 120 g de chèvre coupé en 12 rondelles
  • 12 cerneaux de noix
  • 12 cranberries
  • 12 graines de courge
  • 1 c. à s. de miel
  • 1 pincée de muscade
  • 1 c. à c. de sauge
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Faites cuire les courges 20 minutes dans de l'eau bouillante salée.
  2. Laissez tiédir puis ouvrez les little Jack et prélevez la chair.
  3. Écrasez la chair en purée à l’aide d'une fourchette. Salez, poivrez, ajoutez la muscade.
  4. Tartinez ce mélange sur les tranches de pain.
  5. Posez par dessus les rondelles de chèvre, les noix concassées grossièrement, les cranberry coupées ne morceaux, les graines de courge.
  6. Salez, poivrez, saupoudrez la sauge et ajoutez un filet de miel par dessus.
  7. Préchauffez le four à 200°C.
  8. Enfournez pour 5 à 10 minutes jusqu’à ce que le formage soit fondu.
 

Tian de potimarron et patates douces au parmesan

Un tian est un gratin constitué de légumes cuits dans un plat en terre cuite. Le mot «tian» fait d’ailleurs également référence à ce plat en lui-même. La recette du tian provençal classique est composée de légumes typiquement provençaux : oignons, tomates, aubergines, courgettes, placés alternativement. Une cuisson longue permet que les saveurs se mêlent, et cela donne quelque chose d’extra.
 
 
Le tian est un de mes plats de légumes favoris de longue date. Nourrissant et sain, facile à préparer et tellement beau à regarder, c’est un délicieux plat d’accompagnement! J’aime particulièrement le cuisiner en été, quand les légumes provençaux sont de saison, car j’évite d’acheter des aubergines ou des tomates en hiver. J’ai à cœur de respecter au mieux les saisons, et plus le temps passe plus j’y fais attention. Alors, le reste de l’année, ça signifie que je suis condamnée à être privée de tian? Je me suis demandé si je ne pouvais pas expérimenter une version aux légumes hivernaux. 
 
 
J’ai choisi d’utiliser des pommes de terre, du potimarron, de la patate douce cuites au four avec de la chapelure et du parmesan. Nettement moins léger que la version estivale, mais bien réconfortant non? Le résultat de cette version peu orthodoxe a été à la hauteur de mes attentes. Avec cette cuisson, les légumes sont bien tendres et acquièrent une saveur délicieuse!
 
Cette recette est un moyen savoureux et sain de cuisiner vos légumes d’automne. Si vous êtes en recherche d’un accompagnement pour votre prochain repas, lancez-vous! Vous allez adorer ce plat, je le garantis! 
 

  

P.S. : Si vous aimez la courge, essayez aussi ma crème de potimarron au bleu de Bresse!

 
 
Tian de potimarron et patates douces au parmesan

Quantité ou nb de personnes: Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 400 g de potimarron
  • 250 g de pommes de terre
  • 300 g de patates douces
  • 30 g de beurre
  • 1 gousse d'ail hachée finement
  • 40 g de chapelure
  • 30 g de parmesan râpé
  • 1 c. à s. de persil frais haché
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 375° C. Épluchez et coupez en tranches les légumes.
  2. Disposez les tranches en les faisant se chevaucher légèrement dans le fond d'un grand plat ou de petits plats individuels.
  3. Dans une poêle, faites fondre le beurre. Ajoutez l'ail, laissez cuire 2 à 3 minutes, en remuant souvent, jusqu'à ce que l'ail soit tendre et le beurre bien infusé avec goût d'ail. Ne laissez pas le beurre brûler.
  4. Brossez le dessus des légumes avec ce beurre à l'ail à l'aide d'un pinceau.
  5. Dans un petit bol, mélangez la chapelure et le parmesan.
  6. Saupoudrez le dessus des légumes de sel, de poivre et de chapelure au parmesan.
  7. Faites cuire à découvert 30 à 40 minutes ou jusqu'à ce que la courge soit tendre.
  8. Passez alors en mode grill, et prolongez de 5 à 10 minutes jusqu'à ce que les légumes soient légèrement dorés. Avant de servir, saupoudrez le persil sur le dessus.

Purée de potiron au miel et épices

Bien que j’aime les purées de pommes de terre ordinaires, j’aime aussi essayer différentes versions de purées de légumes, comme cette purée au chou et lardons et cette purée de petits pois que j’ai préparées dans le passé. Chaque année, lorsque la ronde des courges recommence sur les étals des primeurs, je prévois de la purée de potiron au menu. La purée de potiron est vraiment une recette que j’adore. Elle a une texture et une saveur plus délicate que la purée de pommes de terre ou de patates douces. 
 
 
Cette variante utilise un mélange de pommes de terre et de citrouille comme base, et pour un côté vraiment automnal j’ai ajouté beaucoup d’herbes et d’épices supplémentaires comme de la noix de muscade et de la cannelle. Cette délicieuse purée est aussi bien parfumée grâce à l’oignon. J’ajoute juste assez de beurre pour obtenir une texture onctueuse et crémeuse. Il y a encore un ingrédient secret dans cette recette qui ajoute une saveur légèrement sucrée, c’est le miel. 
 
 
Avec tout ça, vous transformez une simple purée de pommes de terre ennuyeuse en un plat sucré salé aux saveurs de l’automne! 
 
J’ai adoré sa texture moelleuse et crémeuse, et même si j’ai trouvé qu’elle se suffisait à elle même, elle sera surtout parfaite en accompagnement, avec une viande rôtie ou une poêlée de tofu, et des légumes sautés par exemple.
 
 
 
Purée de potiron au miel et épices

Ingrédients

  • 1,2 kg de potiron
  • 600 g de pommes de terre
  • 30 g de beurre + 1 c. à c. d'huile
  • 1 c. à s. de miel
  • 1 pincée de cannelle
  • 1 pincée de muscade
  • 1 oignon émincé finement
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Faites cuire les pommes de terre épluchées et coupées en dés à l'eau, départ eau froide. Comptez environ 20 minutes après ébullition. Écrasez à la fourchette ou au presse purée.
  2. Épluchez puis découpez le potiron en cubes. Faites cuire le potiron à l'eau, départ eau froide, comptez 20 minutes après ébullition. 
  3. Faire fondre le beurre avec l'huile dans une grande poêle anti adhésive. Faites-y revenir l'oignon à feu très doux pendant 5 minutes. Ajoutez-y le potiron.
  4. Laissez cuire à feu doux 2 minutes puis mixez dans la casserole à l'aide d'un mixeur plongeant. Ajoutez la pomme de terre écrasée, les épices, le sel, le poivre, le miel. Laissez chauffer quelques minutes et servez.

Cake aux pommes et caramel au beurre salé

Dans nos supermarchés modernes, les pommes ne disparaissent jamais. Quel que soit le moment de l’année, vous trouverez toujours des pommes. Cela signifie-t-il qu’il n’y a plus de saison pour les pommes? Je ne pense pas! Toutes les pommes n’apparaissent pas en magasin toute l’année. Vous trouverez généralement des variétés bien connues telles que la Granny Smith, la Gala ou la Golden, mais d’autres n’apparaissent que pendant une courte période ou ne sont disponibles qu’en allant directement à la ferme.
 
 
Personnellement, j’aime consommer les pommes quand elles sont à leur apogée. Cela offre déjà une période large, d’environ début septembre jusqu’à mars. 
 
Dernièrement, avec le changement de saison, les nuits tombent plus tôt, le temps est plus frais, c’est le moment de redécouvrir les bons gâteaux aux pommes bien parfumés! Celui-ci a un petit goût de nostalgie des vacances car il est parfumé au caramel au beurre salé. Cela vous rappellera sans doute vos passages en Bretagne, pour ceux qui ont eu la chance de s’y rendre!
 
 
Ce cake aux pommes et au caramel au beurre salé est dense et humide. Le gâteau est merveilleusement parfumé grâce aux pommes et rehaussé de la sauce au caramel au beurre salé.  Il n’y a pas beaucoup de mariages aussi réussi que celui des pommes et du caramel je trouve!
 
Tous ceux qui ont pu goûter ce cake l’ont adoré. N’hésitez pas à le tester! Pour ceux qui comme moi ont peur de rater le caramel au beurre salé maison, dans cette recette, vous pouvez en utiliser du « tout fait ». Sinon, réalisez d’abord votre caramel au beurre salé avec votre recette habituelle et utilisez-le dans la recette.
 
 
P.S. : Si vous aimez le caramel au beurre salé, découvrez aussi mon xx!
 
 
Cake aux pommes et caramel au beurre salé

Ingrédients

  • 150 g de farine
  • 70 g de sucre
  • 2 œufs
  • 50 g de beurre
  • 10 cl de crème liquide 30% de matières grasses
  • 100 g de caramel au beurre salé
  • 1 sachet de levure
  • 2 pommes golden
  • 50 g de caramel au beurre salé liquide

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 180°C.
  2. Fouettez les œufs et le sucre. Quand le mélange devient blanc, ajoutez la crème liquide, le beurre fondu et le caramel, mélangez le tout. Ajoutez la farine, la levure et mélangez à nouveau.
  3. Versez le tout dans un moule à cake beurré et enfournez pour 40 minutes.

Carbonnade de légumes d’hiver

Aujourd’hui 15 novembre, c’est la fête du Roi en Belgique aussi appelée parfois fête de la Dynastie. La fête du Roi est une fête célébrée depuis 1866 le jour de la Saint-Léopold (nom des deux premiers et du quatrième rois de Belgique) dans le calendrier germanique. 
 
 
La famille royale assiste à cette occasion à une célébration religieuse, mais depuis l’an 2000 les autorités civiles organisent aussi une cérémonie laïque au palais de la Nation.
 
Cette date a aussi été choisie comme jour de fête de la Communauté germanophone en Belgique. C’est un jour férié pour une grande partie des fonctionnaires de l’état.
 
A cette occasion, je vous propose une recette populaire en Belgique et dans le nord de la France, la carbonnade flamande. Le mot «carbonnade » est issu du mot « charbon ». 
C’est un plat composé de morceaux de viande de bœuf, de porc ou de cheval mijotés dans une sauce à la bière, idéalement une brune belge ou du Nord-Pas-de-Calais. C’est un peu la cousine du bœuf bourguignon où le vin est remplacé par de la bière.
 
Quand il fait plus froid comme en ce moment, c’est le temps idéal pour se réconforter avec de bons ragoûts et des épices d’automne. 
Ça tombe bien, la carbonnade est souvent préparée avec du pain d’épices et un peu de cassonade! C’est un plat mijoté délicieux, et comme beaucoup d’autre plats mijotés, il est encore meilleur quand il est préparé la veille. 
 
 
Ayant diminué ma consommation de viande, j’ai eu envie de décliner une carbonnade de légumes. J’ai utilisé des légumes racine et des champignons, et ce fut un délice! On réalise alors que ce qui fait ce plat, c’est bien sa sauce et sa texture, car j’ai eu autant de plaisir à le manger qu’une version à la viande!
 
La carbonnade est généralement servie avec de bonnes frites au gras de bœuf, mais si vous êtes végétarien, vous préférerez bien sûr un autre type de cuisson pour vos pommes de terre.  
 

P.S. : Si vous aimez la cuisine du nord, découvrez également mon feuilleté au maroilles!

 
Carbonnade de légumes d’hiver

Quantité ou nb de personnes: Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 650 g de carottes 
  • 1 panais
  • 1 navet
  • 1 rutabaga
  • 250 g de champignons de Paris
  • 20 g de vergeoise
  • 1 bouquet garni
  • 75 cl de bière brune belge
  • 2 oignons rouges
  • 4 échalotes
  • 5 tranches de pains d'épices
  • 30 g de beurre
  • 3 c. à s. de moutarde
  • 15 cl d'eau
  • 1 cube de bouillon
  • 3 gousses d'ail
  • 1 c. à s. d'huile
  • 3 cl vinaigre de cidre
  • 1 c. à s. de farine
  • Sel

Préparation

  1. Épluchez les légumes et coupez-les en cubes de 2 à 3 centimètres de côté.
  2. Découpez grossièrement les oignons et les échalotes.
  3. Faites fondre le beurre et l'huile et faites suer les oignons dedans 10 minutes pour les ramollir. Ajoutez l'ail et les champignons en saupoudrant la vergeoise dessus, sur feu au minimum et à couvert, et prolongez de 5 minutes.
  4. Déglacez avec le vinaigre et laissez-le s’évaporer, puis mettez les légumes dans la cocotte, remuez.
  5. Mettez le feu au minimum. Singez en ajoutant la farine puis ajoutez le bouquet garni et recouvrir de bière et d'eau. Ajoutez le cube de bouillon, salez très légèrement.
  6. Recouvrez délicatement toute la surface avec le pain d'épices couvert de moutarde'. Laissez mijoter à couvert 1 heure 30 sans remuer, tant que le pain d'épices n'est pas fondu.

Pommes de terre rissolées à l’ail

Y a-t-il un aliment qui a plus de succès que les pommes de terre? Sérieusement, à la maison, quand je dis, « On mange des patates! », ma fille saute au plafond et mon homme fait la danse de la joie! A croire que le reste du temps, tout ce que je cuisine est sans intérêt! C’est drôle finalement, de passer son temps à inventer des recettes pour manger varié et original, et d’avoir un succès bien plus fort avec des patates, ou des « pôtates » comme on dit chez nous, dans ch’nord. (En vrai, ceci est juste un cliché, personne de mon entourage ne parle avec cet accent hein!)
 
Il parait que dans le nord, nous sommes de gros consommateurs de pommes de terre, mais franchement je n’en cuisine pas très souvent… Pas assez au goût des habitants de cette maison en tout cas! Mon homme me dit même parfois qu’à cause de ce blog, il n’ a pas le droit de manger des pâtes et des patates comme tout le monde, mais c’est faux, et cette recette en est la preuve! On mange parfois des pommes de terre à la maison, et c’est la régalade à chaque fois!
 
J’aime bien sûr changer de variante à chaque fois, comme avec ces muffins de pommes de terre ou ces pommes de terre rôties au romarin. Aujourd’hui, ce sont de simples, mais délicieuses, pommes de terre rissolées que je vous propose.
 
 
Nous adorons la saveur de l’ail chez nous, et l’ail rôti rend ces pommes de terre fantastiques! L’arôme de l’ail qui se répandait dans la cuisine pendant la cuisson aurait fait fuir une armée de vampires mais quand on aime ça, c’est un délice! Il y a également un bon goût de beurre. Un peu de sel et des herbes de Provence complètent le tout. 
 
Cette recette peut se faire avec n’importe quelle variété de pommes de terre à sauter. Si vous prenez une variété jeune à la peau fine, vous pouvez en prime vous épargner la peine de les éplucher. Vous pouvez simplement enlever les petites imperfections des pommes de terre et bien les laver avec une brosse pour préparer ce plat. Ces pommes de terre prennent environ une heure à cuire. Je les démarre donc en général avant de préparer le reste de mon repas.
 
Ces pommes de terre sautées constituent un excellent plat d’accompagnement pour le déjeuner ou le dîner, à servir avec des steaks, du poulet grillé ou du poisson.
 
Assaisonnez ces pommes de terre à votre goût et servez-les bien chaudes. Si vous les conservez dans leur casserole couverte, elles resteront chaudes pendant un bon quart d’heure après que vous ayez coupé le feu.
  
 
 
Pommes de terre rissolées à l’ail

Ingrédients

  • 15 g de beurre
  • 1 c. à s. d'herbes de Provence
  • 1 gousse d'ail
  • 4 c. à s. d'huile d'olive
  • 600 g de pomme de terres
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Nettoyez les pommes de terre, séchez-les puis découpez-les en morceaux. 
  2. Mettez les pommes de terre dans un saladier, ajoutez 2 cuillers à soupe d'huile, les herbes et mélangez bien.
  3. Mettez dans une poêle avec 1 cuiller à soupe d'huile et laissez cuire pendant 20 minutes à feu moyen, puis prolongez de 15 minutes à feu doux. Ajoutez alors le beurre et laissez cuire encore 15 minutes.
  4. 5 minutes avant la fin, ajoutez l'ail, remettez 1 cuiller à soupe  d'huile, salez et poivrez.
 

Crumble pommes coings noisettes

Je réalise que je ne vous ai jamais posté de recette au coing! En fait, jusqu’à l’an dernier, je n’en avais même jamais vu en supermarché, mais peut-être était-ce simplement que je n’avais pas assez cherché! Ce fruit que je ne connaissais qu’en confitures ne m’intéressait pas plus que ça, et je n’imaginais même pas que l’on puisse en faire autre chose.
 
À première vue, le coing a vraiment un look bizarre. Il est déformé, tout bossu et couvert de taches de rousseur. Le coing a une forme un peu hybride entre la pomme et poire,ce qui est un bon indice pour imaginer le goût de ce fruit. À maturité, les coings sont très parfumés, avec une peau lisse et dorée, mais leur chair dure et amère fait qu’ils sont utilisés presque exclusivement pour la cuisson, plutôt que de les manger crus. Les coings contiennent un niveau élevé de pectine, ce qui les rend parfaits pour la fabrication de gelées, de confitures et de chutneys. C’est un fruit un peu oublié ces derniers temps. Cependant, avec une cuisson douce et longue, le coing peut être un ajout délicieux dans de nombreux plats, aussi bien sucrés que salés.
 
Quand j’ai vu que que le coing était de saison, et que j’en ai trouvé dans ma boutique bio, je me suis laissée tenter et j’en ai acheté une petite quantité pour voir ce que ça donnait! J’ai décidé d’en faire un crumble automnal, tout simple, comme on le ferait avec de la pomme. Grand bien m’en a pris! Le résultat fut délicieux. La texture du coing est vraiment originale et agréable, un peu veloutée comme de la poire, et son parfum rappelle un mélange de pommes et de poires que l’on aurait sucré au miel, c’est un pur régal!
 
Si vous trouvez des coings, ne les boudez pas et jetez-les dans votre panier!
 
 
 
Crumble pommes coings noisettes

Ingrédients

    Pour le crumble
  • 120 g de farine
  • 30 g de flocons d'avoine
  • 150 g de sucre poudre
  • 125 g de beurre à température ambiante
  • 30 g de noisettes concassées
  • 1/4 de c. à c. de cannelle
    Pour les fruits
  • 350 g de coing
  • 500 g de pommes
  • 1 c. à s. de miel liquide

Préparation

  1. Mettez les coings entiers dans une casserole d'eau bouillante, et faites cuire 15 minutes puis laissez refroidir. Épluchez et coupez en dés en supprimant le trognon.
  2. Préparez la pâte à crumble en mélangeant la farine, les flocons d'avoine, le sucre, les noisettes.
  3. Ajouter le beurre et sablez du bout des doigts.
  4. Réservez ce mélange.
  5. Préchauffez le four à 180°C.
  6. Épluchez et coupez les pommes pour obtenir des dés de la même grosseur que ceux de coing.
  7. Dans un plat beurré, disposez les cubes de fruits. Déposez la cuiller de miel par dessus en fin filet.
  8. Recouvrez de crumble et enfournez pour environ 20 à 30 minutes.

Blanquette de veau

Il est rare que je vous propose des classiques de la gastronomie française, mais en voilà un! En fait, les classiques m’intimident car j’ai toujours l’impression que je vais les rater, ou tout au moins, ne pas réussir à égaler la cuisine de ma maman. Qu’y a t-il de meilleur que la cuisine d’une maman, hein? Je suis sûre que même ceux dont la maman cuisine très mal ont un souvenir agréable et nostalgique de la cuisine de leur maman… Ne serait-ce que parce qu’elle nous rappelle beaucoup de souvenirs et qu’il suffit d’en manger une bouchée pour retomber en enfance!
 
En ce qui me concerne, en plus, il s’avère que ma maman cuisine très bien, donc rivaliser avec elle, c’est compliqué.
 
Mais s’il y a bien un plat qu’elle cuisinait et que je n’aimais pas trop, c’est la blanquette de veau. Je pense que ma maman faisait une blanquette de veau assez citronnée, trop pour mes papilles d’enfant en tout cas, au point que je dis depuis 30 ans que je n’aime pas ce plat.
 
 
Mais l’an dernier, j’ai pris un cours en ligne d’accord mets et vins et il y avait un cours sur les accords possibles avec la blanquette. En bonne élève studieuse, j’ai donc voulu cuisiner cette fameuse blanquette et l’associer à l’un des vins de mon cours pour voir comment le vin peut sublimer le plat et vice versa…
 
Alors je me suis lancée et j’ai réalisé ce classique! Il était moins compliqué qu’il n’y paraissait, bien qu’il faille un peu prévoir de temps pour la cuisson. Ce n’est pas un plat qui demande une grande dextérité, juste de la patience…
 
Au final, l’ensemble était parfaitement réussi : mon accord mets vins était divin, et la recette était elle aussi tout à fait divine! Je crois que l’élève a surpassé le maître pour cette fois, car j’ai trouvé cette recette meilleure que celle de ma maman, j’espère qu’elle ne m’en voudra pas car c’est une exception… Je n’ai toujours pas réussi à refaire un aussi bon gâteau au chocolat que celui qu’elle nous préparait quand on était enfants, et sa charlotte aux marrons reste inimitable! Mais côté blanquette, j’ai trouvé mon bonheur avec cette recette et je vous la recommande chaudement!
 
 
Comme beaucoup d’anciennes recettes traditionnelles, l’origine de la blanquette de veau n’est pas vraiment claire. Certains historiens pensent que la blanquette serait l’évolution d’une recette classique du moyen âge appelée brouet de poulet. D’autres versions attribuent la paternité de blanquette à Vincent La Chapelle, un cuisinier français qui a été le chef de Louis XV. Cela n’a pas grande importance, tant qu’elle est bonne!
 
A propos des ingrédients, les pièces de veau les plus utilisées pour la blanquette sont l’épaule ou la poitrine. C’est de l’épaule que j’ai utilisée, je vous recommande de la prendre chez le boucher pour une qualité au top. La sauce est préparée en faisant une liaison entre un jaune d’œuf et le bouillon et en incorporant de la crème fraîche. La blanquette est généralement servie avec des carottes, des champignons et des petits oignons. Elle est traditionnellement accompagnée de riz mais peut également être servie avec des pâtes ou des pommes de terre.
 
Et pour que mon cours d’accords mets/vins vous profite, servez votre blanquette sur du riz, accompagnée d’une salade et d’un pouilly fuissé, d’un vin blanc maçonnais, d’un val de Loire cépage chenin ou encore d’un pinot gris d’Alsace
 
  
 
Blanquette de veau

Quantité ou nb de personnes: Pour 2 personnes

Ingrédients

  • 400 g d'épaule de veau
  • 20 g de beurre
  • 70 g de carottes
  • 1 petit oignon
  • 70 g de blancs de poireaux
  • 1 clou de girofle
    Pour le bouquet garni
  • Un petit tronçon de blanc de poireaux
  • 25 g de céleri branche
  • 1 feuille de laurier
  • Des queues de persil
    Pour la sauce
  • 15 g de beurre
  • 15 g de farine
  • 25 cl de bouillon prélevé dans le plat de blanquette
  • 5 cl de crème épaisse
  • 1 jaune d’œuf
    Garniture
  • 75 g de champignons de Paris
  • 10 g de beurre
  • 1 c. à c. de jus de citron
  • 6 petits oignons
  • 1 c. à c. de sucre
  • Sel, poivre
    Pour le riz pilaf
  • 200 g de riz basmati ou long
  • 30 cl de bouillon prélevé dans le plat de blanquette
  • 1 oignon
  • 10 g de beurre
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Parez et détaillez la viande en forme de cubes. Faites-les revenir dans 20 g de beurre 2 à 3 minutes, salez et poivrez généreusement, ajoutez 1 cuiller à soupe de farine. Mettez dans une casserole d'eau froide et amenez à ébullition. En attendant que vienne l'ébullition, préparez les légumes.
  2. Épluchez l'oignon et la carotte. Coupez la carotte en bâtonnets, tronçonnez le poireau en conservant un tronçon pour votre bouquet garni. 
  3. Réalisez un bouquet garni en liant ensemble un tronçon de poireau, des queues de persil, le thym, le laurier, le céleri. Piquez l'oignon coupé en deux avec le clou de girofle.
  4. A la première ébullition, écumez, ajoutez la garniture aromatique (oignon, bouquet garni, carotte, poireau), puis laissez frémir jusqu’au terme de la cuisson, soit 40 à 50 minutes.
  5. Préparez la garniture à l'ancienne. Coupez les champignons en biais. Épluchez les oignons blancs. Pochez-les dans une casserole avec le jus de citron, le fond blanc, le beurre et le sel à ébullition.
  6. Préparez le riz pilaf. Ciselez l'oignon finement. Faites-le suer dans le beurre. Ajoutez le riz et nacrez-le. 
  7. Passez au chinois une partie du bouillon de cuisson. Versez en 30 centilitres sur le riz. Ajoutez le bouquet garni que vous aurez repris dans la garniture.
  8. Couvrez et faites cuire 18 minutes à couvert à feu très doux. Retirez le couvercle et le bouquet garni, égrenez le riz et ajoutez une noisette de beurre, vérifiez l'assaisonnement.
  9. Décantez la viande et gardez-la à part. Passez au chinois le restant du bouillon.
  10. Réaliser le roux blanc en mettant dans une casserole le beurre puis la farine quand le beurre est fondu, et laissez cuire 8 à 10 minutes  sans coloration  puis laissez-le refroidir. Ajoutez le fond blanc de cuisson sur le roux pour obtenir un velouté. Mélangez le jaune d'œuf avec crème, et versez sur le velouté pour obtenir une sauce suprême. Vérifiez la liaison et goûtez l'assaisonnement. Versez cette sauce sur la viande, en la couvrant totalement, .
  11. Tassez le riz dans des ramequin, puis déposez-le délicatement dans les assiettes, déposez ensuite la blanquette, et décorez avec un peu de cerfeuil.

Que manger en novembre?

Nous sommes en novembre! Halloween est derrière nous et maintenant Noël va approche  grands pas! Les rois et les reines de l’organisation commencent d’ailleurs déjà à s’avancer sur les cadeaux, les idées de déco… et les magasins sont déjà tous en mode festif! Mais avant de se ruer sur la dinde, le foie gras et le champagne, il nous reste deux petits mois à passer et autant en profiter pour manger de bonnes choses!
 
Voici mon récapitulatif des fruits et légumes de saison pour le mois à venir, pour vous inspirer si vous êtes en recherche d’idées pour manger de saison!
 

🥝 Côté fruits : 

 
Châtaigne : Coulants à la châtaigne
 
Coing : Crumble pommes, coings, noisette
 
Clémentine : Petites crèmes à la clémentine
 
Poire : Entremets caramel, spéculoos et poire
 
Pomme : yaourt à la pomme et au muesli
 
Raisin : Muffins au raisins secs et à l’avoine

🍠 Côté légumes : 

 
Betterave : Houmous à la betterave
 
Brocoli : Gratin de pâtes au brocoli et au fromage
 
Carotte : Dip carottes kiri
 
Chou : Caldo verde
 
Chou-fleur : Mini cakes au chou-fleur
 
Endive : Tarte perdue aux endives
 
 
Épinard : œufs cocotte au Stilton et épinards
 
 
Navet : navets sauce soja et saké
 
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Panais : Stoemp au panais, poireaux et saucisse

🧀Autres plaisirs du moment : 

– Les bredele
– Les légumes racine
– Les boissons chaudes
 
 
 
Et vous, vous aimez manger quoi en novembre?