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Voyage gourmand à Budapest : Que manger ?

Photo Frank Schmidt@Flickr
 
Cette année, j’ai eu la chance de retourner à Budapest pour la deuxième fois! C’est assez rare que j’aille deux fois au même endroit, mais la dernière fois, j’étais enceinte de 5 mois ce qui avait limité un peu certaines activités! Il y avait la fatigue, la difficulté à faire de trop longues marches, et le fait que j’étais restreinte sur de nombreuses catégories d’aliments et l’alcool bien sûr. La seconde fois, j’ai donc bien apprécié les spécialités locales, et j’en ai profité pour vous rédiger ce petit guide gourmand de Budapest! Très consistante, calorique et copieuse, la cuisine hongroise peut surtout être délicieuse. 
     
 

Le paprika

Le paprika est emblématique de la cuisine hongroise. Il est présent dans beaucoup de plats, ce qui explique que la cuisine hongroise puisse sembler relevée, mais il existe du paprika doux. Vous pourrez notamment essayer le poulet au paprika, ou paprikàscsirke, présent sur toutes les cartes des restaurants. Il est généralement servi avec des sortes de petits gnocchis, nommés galuskas ou tarhonyas.

Les soupes

Tout au long de l’année, le repas hongrois commence par une soupe. Elles sont donc courantes dans les repas hongrois, et permettent un repas à prix raisonnable, car  elles sont consistantes et servies avec du pain. Extrêmement variées, elles sont plus ou moins épaisses, plus ou moins garnies, et rappellent souvent des ragoûts plus que des soupes. La plus célèbre est le goulasch, qui contient de la viande, des poivrons, des oignons, des pommes de terre et du paprika. On le sert dans un petit chaudron ou dans un pain creusé, ce qui devient carrément copieux si vous mangez le bol en pain quand vous avez fini la soupe. Vous pourrez aussi goûter le bableves, aux haricots secs, le magyaros gombaleves, aux champignons, ou le halászlé, au poisson.

Les crêpes farcies

 
Les crêpes farcies, ou Hortobágyi palacsinta sont des crêpes farcies avec de la viande, des oignons, de la sauce et des champignons. Officiellement ce sont des entrées, mais assez copieuses. Si vous avez un petit appétit, elles vous suffiront en plat.

Les poissons

 
On trouve peu de poissons d’eau de mer sur les cartes des restaurants, mais on peut apprécier les poissons d’eau douce en provenance du Danube comme la carpe, le sandre ou le poisson chat. Les poissons sont en général servis frits ou panés, plus rarement grillés, et sont accompagnés de sauce tartare et de pommes de terres. Parmi les spécialités à base de poisson, il y a le halászlé, une sorte de bouillabaisse au paprika, et le racponty, plat de fêtes par excellence, composé de pommes de terre, carpe marinée, paprika, oignons et tomates, cuits au four avec de la crème fraîche et du bacon fumé.
 
Photo Roger Hsu@Flickr
 

La viande

 
Que ce soit à la ville ou à la campagne, la viande est principalement servie en sauce ou en ragoût. Vous pourrez tester le ragoût hongrois au paprika, oignons et crème fraîche, nommé pörkölt. Il peut être réalisé à base de différentes viandes, notamment du veau, et est souvent accompagné de pâtes qui rappellent les spätzle. Vous aurez du mal à faire l’impasse sur l’incontournable escalope viennoise, que l’on trouve dans tous les pays de l’est et en Hongrie également. Vous pouvez aussi tester le paprikàscsirke, poulet au paprika dont j’ai parlé plus haut.
 
Photo snapboot@Flickr
 

De la charcuterie

 
Vous ne le saviez peut-être pas, mais le foie gras est une spécialité que la France partage avec la Hongrie! On le trouve dans les grands restaurants, parfois servi frit. Il est plutôt réalisé à partir de foie d’oie. Si vous aimez la charcuterie, vous trouverez aussi à la carte des bars à vins la hidegtál, une planche de charcuterie. Il existe aussi du saucisson au paprika.
 
Photo eossnap@Flickr
 

Les légumes

On trouve assez peu de spécialités aux légumes frais malheureusement. Les légumes consistent généralement en du chou et du concombre, servis marinés dans une préparation fermentée à base de vinaigre sucré.
 
Photo Didriks @Flickr
 

Pour les végétariens

 
Les végétariens auront du mal à manger très typique, car par définition les plats typiques sont à la viande ou au poisson. Les soupes peuvent sembler une bonne option, comme le bableves, aux haricots secs ou le magyaros gombaleves ou le gombapaprikás aux champignons, mais la base risque d’être du bouillon de volaille ou de bœuf. Le főzelék, une sorte de soupe épaisse, est traditionnellement servie avec du lard, mais celui-ci peut être enlevé puisqu’il est généralement ajouté au moment du service. Vous pouvez chercher le rantott sajt, du fromage frit, ou le lángos, des sortes de beignets sans viande, mais notez que la friture est souvent faite dans une sorte de saindoux d’origine animale. Si vous en trouvez, les túrógombóc, des dumplings au cottage cheese, le tarhonya, sorte de couscous, le padlizsánkrém, sorte de salade d’aubergine écrasée, ou le Körözött, un dip de fromage, paprika et oignon sont de bonnes solutions. Les túrós tészta or mákos tészta sont des pâtes au pavot et au cottage cheese. Enfin, vous trouverez facilement des spätzle, des sortes de pâtes. Avec un peu de chance, la garniture sera végétarienne ou pourra être adaptée. 
 
Dans un genre plus moderne, le quartier juif regorge de spécialités de type falafel, houmous, labneh, servis en repas à table ou sur le pouce, et constituent une bonne alternative pour les végétariens. De même les food trucs, à défaut d’être typiques, ont souvent au moins une partie de leur carte végétarienne.
 
Photo julie corsi @Flickr

Les desserts

Il y a énormément de choix de ce côté là, mais ne vous attendez à rien de léger. Marquées par la période d’occupation autrichienne, les pâtisseries sont garnies de crème, mousse, avec des étages empilés et de bons gros glaçages. Si cela ne vous tente pas, essayez les túróspalacsinta, des crêpes au fromage blanc et aux raisins, les gundel palacsinta, des crêpes fourrées aux noisettes, écorces d’orange confites, et chocolat, ou enfin le rétes, sorte de version hongroise du strudel servi chaud.
 
Photo clubvino@Flickr
 

Les boissons

La bière est très consommée en Hongrie, notamment dans des bars à bière. On trouve aussi du vin hongrois, à déguster dans les borozó, caves à vins. Le plus connu est  le fameux Tokaj, un vin blanc qui peut rappeler notre Sauternes. Essayez également le Eger, ou le Villány. Côté digestifs, les hongrois ont une eau de vie d’abricot, le barackpálinka, et consomment aussi de l’unicum, une boisson amère traditionnelle, qui pourra rappeler le jagermeister.

 

Spécialité des Etats-Unis : Pigs in a blanket

Demain c’est le début de la coupe du monde! Je l’ai dit et je le redis chaque année, je ne suis pas une grande fan de football. D’accord, je ne suis pas fan du tout en fait. Mais si je suis honnête, je n’ai rien contre l’idée d’organiser une soirée match devant la télé entre amis… Uniquement pour la nourriture! J’aime tout ce que l’on peut manger devant un match! Que ce soient les pizzas, les petits trucs à grignoter, la bière… Je ne pourrais pas vous dire exactement pourquoi, mais je pense que cela a quelque chose à voir avec le fait que ce sont des petites bouchées qu’on picore avec les doigts affalé dans un canapé. C’est peut-être mon côté « grand enfant » ou flemmarde qui ressort!
 
Quoi qu’il en soit, chaque année, en période de matchs de foot, j’aime préparer des plats festifs qui se picorent devant la télé, quitte  à les manger devant autre chose qu’un match! Aujourd’hui, je vous propose donc des feuilletés à la saucisse. C’est le genre de petite gourmandise que tout le monde engloutit en 5 minutes quand j’en réalise. Je me souviens qu’enfant, je sautais au plafond de joie quand ma maman en réalisait, et maintenant que j’ai grandi bah… C’est pareil!
 
 
J’ai appelé cette recette « pigs in a blanket » car c’est le nom qu’elle porte aux États-Unis, et j’ai essayé de les préparer comme là-bas. Ce qui est rigolo c’est qu’en Angleterre, on dit « pigs in blankets », et alors c’est une autre spécialité : des saucisse enroulées dans du lard. Au final dans les deux cas ça reste des saucisses, mais ces petits « cochons »  sont enroulés dans une « couverture » différente suivant le pays!
 
Il m’est arrivé de faire des versions plus gastronomiques, avec des noix, des dés de pommes… Mais là, je voulais une version simple, basique et efficace, dans l’esprit d’une soirée décontractée quoi! Je les ai décorés avec des graines de sésame, mais des grains de pavot ou des herbes peuvent aussi convenir suivant ce que vous avez sous la main. 
 
 
N’hésitez pas à être aventureux avec les sauces d’accompagnement. Souvent, on sert les saucisses feuilletées sans rien, ou avec de la moutarde. Ici, j’ai fait une sorte de mayonnaise retravaillée à la crème et à la moutarde, c’est tout simple mais super bon. N’hésitez pas à dégainer le ketchup, la sauce barbecue, ou même une sauce picalili pour proposer plusieurs choix à vos invités! 
 
Ah et sinon il faut que je vous prévienne. Comme à chaque fois que je fais des saucisses feuilletées, ces petites bouchées ont été englouties en moins de deux, alors doublez la recette si vous avez du monde à nourrir!
 
  
 
 
Spécialité des Etats-Unis : Pigs in a blanket

Quantité ou nb de personnes: 4

Ingrédients

    Pour les feuilletés
  • 25 saucisses cocktail 
  • 1 pâte feuilletée rectangulaire
  • 2 c. à s. de moutarde jaune américaine
  • 1 jaune d'oeuf
  • 1 c. à s. de graines de sésame
  • 1/2 c. à s. d'herbes de Provence
    Pour la sauce:
  • 2 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 2 c. à s. de mayonnaise
  • 2 c. à c. de moutarde à l'ancienne

Préparation

  1. Préchauffez le four à 180°C.
  2. Coupez chaque la pâte feuilletée en bandes d'environ 10 cm de large, puis coupez de fins triangles dans celles-ci, avec la base un peu moins larges que la longueur d'une saucisse.
  3. A l'aide d'un pinceau, couvrez les triangles de moutarde jaune.
  4. Roulez les saucisses dedans. Disposez les rouleaux sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé. 
  5. Délayez le jaune d’œuf dans une cuiller à café d'eau. A l'aide d'un pinceau, couvrez-les de jaune d’œuf. Saupoudrez des graines de sésame et des herbes de Provence par dessus.
  6. Enfournez et laissez cuire jusqu'à ce que les rouleaux soient gonflés et dorés soit environ 12 minutes.
  7. Pendant ce temps, mélangez les ingrédients de la sauce dans un petit bol.
  8. Servez les saucisses bien chaudes, avec la sauce. 

Fagots de haricots verts

Avez-vous déjà essayé de réaliser vous-mêmes vos fagots de haricots verts? J’en avais déjà vu dans des repas de fêtes en tous genre, j’ai toujours trouvé ça très joli, mais je n’en avais jamais fait maison, et honnêtement cela me semblait assez galère à réaliser, allez savoir pourquoi! 
 
Il faut savoir que même si j’aime tous les légumes, et particulièrement les légumes verts, je n’ai vraiment pas d’atomes crochus avec les haricots verts. Je trouve leur saveur et leur texture assez inintéressante. Les années de haricots verts en boîte à la cantine ne sont peut-être pas étrangères à ce rejet de ma part! Mais mon homme aimant ce légume, il m’en a réclamé, si bien que j’ai fini par me décider à lui servir des fagots de haricots verts. 
 
 
J’en ai trouvé au rayon surgelés de mon supermarché, mais je me suis dit qu’au final, ce n’étaient quand même que quelques haricots roulés dans du lard, c’était vraiment dommage d’acheter cela tout fait, moi qui aime privilégier le fait-maison! Il fallait donc que je dépasse mes craintes et que je me lance! C’est donc ce que j’ai fait!
 
 
La manipulation s’est avérée bien plus facile que je ne le pensais. En fait, je crois que j’avais peur que le lard ne tienne pas bien et que tous les haricots s’échappent, mais rien de tout ça ne s’est produit. Cela va vraiment très vite à faire et je dois avouer que moi-même, j’ai bien aimé les manger. D’abord, parce qu’en utilisant des haricots frais cuits convenablement, ça n’a rien à voir avec les haricots en boite, et en plus, parce  qu’il faut bien l’avouer, le bacon rend tout meilleur!
 
Ces fagots sont parfaits en toutes occasions : ils sont assez faciles à faire pour les servir lors d’un repas de semaine, et assez jolis pour impressionner vos invités en accompagnement d’un bon steak quand vous recevez! Avec une poêlée de pommes de terre, ils formeront le binôme parfait pour un plat à la fois classique mais ultra gourmand! Si vous craignez de manquer de temps, ils présentent aussi l’avantage de pouvoir être assemblés à l’avance et congelés.


 
 
Fagots de haricots verts

Quantité ou nb de personnes: Pour 8 fagots

Ingrédients

  • 400 g de haricots verts extra-fin frais
  • 2 cubes de bouillon de poulet dégraissés
  • 8 tranches de lard fumé
  • 1 c. à c. d'ail en poudre
  • 1 c à s. d'huile végétale
  • Poivre

Préparation

  1. Faites chauffer 1 litre d'eau avec les cubes de bouillon, du sel, du poivre, et l'ail.
  2. Pendant ce temps, nettoyez les haricots verts, en prenant soin de les couper à la même taille!
  3. Faites cuire les haricots verts dans ce bouillon. Ils doivent être cuits, mais rester un peu croquants, soit environ 10 minutes.
  4. Égouttez et laissez refroidir un peu les haricots.
  5. Prenez une tranche de lard et quelques haricots, et enroulez le lard autour des haricots, de manière à façonner des petits fagots.
  6. Lorsque tous les fagots sont réalisés, faites chauffer dans une poêle une cuiller d'huile, et faites revenir les fagots très délicatement, afin de cuire le lard.

P.S. : Si vous cherchez quoi servir avec ces fagots, essayez ce boeuf au poivre sarawak!

 
Source d’inspiration : 

Purée au chou et aux lardons

Voilà un moment que je ne vous avais pas proposé de purée! C’est pourtant l’un de mes plats favoris! Cette purée vous rappellera peut-être le colcannon irlandais, que j’avais déjà proposé par le passé, et adoré! En effet, elle contient du chou, qui est un des ingrédients phares du colcannon. La recette étant un peu différente mais néanmoins délicieuse, j’ai décidé de vous la partager également! 
 
 
J’aime la combinaison des pommes de terre, du chou et des lardons. Pendant les mois les plus froids de l’automne et de l’hiver, ce sont des aliments vraiment réconfortants! J’aime servir la purée avec des oeufs au plat, mais vous pouvez aussi l’accompagner d’une viande, ou juste la consommer telle quelle puisqu’elle contient déjà des lardons.
 
Puisque la saint-Patrick approche, vous pourriez également servir cette purée accompagnée de ces boulettes irlandaises et d’un irish bannock, pour vous faire un menu à thème. Je sais que tout le monde ne célèbre pas la saint Patrick en France, mais je trouve que toutes les occasions sont bonnes pour faire un repas à thème et pour partager un moment convivial!
 
 
  

Purée au chou et aux lardons

 
  • 400 g de chou blanc
  • 800 g de pommes de terre
  • 1 cube de bouillon saveur pot-au-feu
  • 1,25 l d’eau 
  • 1 pincée de gros sel
  • 100 g de lardons
  • 10 cl de lait
  • 50 g de beurre
  • Sel, poivre
 
Effeuillez le chou et émincez-le en lamelles fines.
Faites-le cuire dans de l’eau 30 minutes avec le cube de bouillon et une pincée de gros sel.
Pendant ce temps, faites cuire les pommes de terre à l’eau.
Une fois que le chou est cuit, égouttez-le.
 
Poêlez les lardons sans matière grasse.
 
Mélangez le chou avec les pommes de terre. Écrasez le tout avec un presse-purée en y ajoutant le beurre et le lait.
 
Salez, poivrez, déposez la lardons par dessus.
 

Petits gratins de pommes de terre, reblochon et noix

A la maison, nous apprécions BEAUCOUP les repas au fromage, comme la fameuse raclette ou encore la tartiflette. On adore ça, surtout en hiver, mais pas seulement, le climat du nord nous faisant une excuse pour en manger toute l’année! Je fais donc régulièrement des gratins comme celui-ci. Ce n’est pas tout à fait une tartiflette à proprement parler, mais la préparation est assez proche, et le résultat tout aussi riche.
 
 
Ce qui vous sauvera niveau calories, c’est la quantité, car ici j’ai prévu une présentation en mini gratins, ce qui oblige à être un minimum raisonnable! Dans cette version, il n’y a pas de lardons, mais il y a du reblochon, des noix, et du jambon de Bayonne. Pour continuer dans les gratins hivernaux, vous pouvez aussi consulter ma recette du gratin d’endives et raclette.
 
Il s’agit d’une idée repas du soir simple et surtout rapide, ce qui est appréciable lorsque l’on rentre d’une journée de travail et que l’envie de cuisiner n’est pas vraiment à son maximum!
 
Le Reblochon, est un fromage AOP depuis 1958,  typiquement savoyard, fabriqué à partir du lait de vaches montagnardes Abondance, Tarine et Montbéliarde. Il existe deux types de reblochon, le Reblochon fermier (reconnaissable à sa pastille verte) fabriqué à la ferme à partir du lait d’un même troupeau, et le Reblochon laitier (avec une pastille rouge) issu d’un assemblage de laits de plusieurs troupeaux. Si vous en trouvez, privilégiez le reblochon fermier, qui donnera plus de goût au gratin.
 
Avec le froid qu’il fait, c’est le moment de vous faire plaisir!
 
  

Petits gratins de pommes de terre, reblochon et noix

 
  • 350 g de pommes de terre juste cuites mais un peu fermes
  • 15 cl de lait
  • 15 cl de crème + 2 c. à c.
  • 60 g de reblochon
  • 1 belle tranche de jambon de Bayonne
  • 10 g de cerneaux de noix
  • Sel, poivre
Préchauffez le four à 200°C.
 
Épluchez les pomme de terre et coupez-les en rondelles d’1/2 cm environ.
Mettez-les dans une casserole avec le lait et les 15 cl de crème, salez et poivrez.
Amenez à ébullition puis baissez le feu et faites cuire 5 minutes sans les abîmer.
 
Versez ce mélange dans 2 mini plats à gratin, déposez dessus le reblochon en tranches, le jambon émincé en tout petits dés, les noix grossièrement concassées, et finissez par les cuillers de crème restante, 
 
Mettez au four pour 15 minutes à gratiner.
 
Avec cette recette aux pommes de terre, je participe à Cuisinons de saison !
 
 
 

Que cuisiner en février?

Voici mon petit récapitulatif mensuel des fruits et légumes  qui sont de saison chaque mois, accompagné de mes meilleures recettes (selon moi) à essayer si vous voulez manger de saison ce mois-ci!
 
L’hiver se poursuit tranquillement, c’est une période où il y a peu de choix mais certains produits sont vraiment délicieux et très réconfortants, alors il y a de quoi se faire plaisir quand même!
 

🥝 Côté fruits : 

 
Ananas : Pavlova ananas poivre, trop bonne et plutôt légère!
 
Banane : Banana bread au Nutella, plutôt indécent!
 
Citron : Risotto au citron, pour changer des desserts!
 
Clémentine : Pudding chocolat clémentine, qui tient bien au corps!
 
Grenade : salade feta grenade, super bonne!
 
 
Mangue : Grilled cheese à la mangue
 

🍠 Côté légumes : 

Carotte : Crèmes dessert carotte coco et spéculoos
 
Chou : Boulettes de viande au chou rouge
 
Citrouille : Porridge citrouille cannelle, super réconfortant
 
 
Endive : tatin d’endives au maroilles, bien ch’ti quoi!
 
Poireau : Galettes lentilles poireau bien sympathiques
 
Pommes de terre : Pommes de terre sarladaises, classiques mais divines!
 

🧀Autres plaisirs du moment : 

– Les crêpes de la Chandeleur
– Les beignets de carnaval
– Les douceurs de saint Valentin
– Et toujours, le fromage fondu hivernal!
 
Et vous, vous aimez manger quoi en février?

Comment organiser une crêpes party?

Photo Pug Girl@Flickr
 
La chandeleur approche! Que diriez-vous d’organiser une crêpes-party en famille ou entre amis ? C’est ma façon préférée de déguster des crêpes puisque chacun met ce qu’il veut dessus comme il en a envie, sans compter que c’est assez peu de travail. On commence avec des crêpes salées puis on ramène des garnitures sucrées pour finir de s’exploser le ventre… Si ça vous tente, suivez mes conseils et idées pour faire de ce moment festif un repas complet, savoureux et qui plaira à tout le monde !
 

La pâte à crêpes

Il existe de nombreuses recettes. De mon côté, je n’aime pas passer trop de temps à cette étape. Je fais donc une recette neutre que j’utilise de l’entrée au dessert. Si vous avez du courage, vous pouvez faire deux pâtes différentes, par exemple une au sarrasin type galette bretonne pour le plat, et une sucrée au rhum en dessert.
 

La réalisation des crêpes

La meilleure solution est l’appareil multi-crêpes. Ça vous évite de cuire les crêpes à l’avance et c’est très ludique pour les enfants. Comptez une plaque par personne. Si vous n’avez pas d’appareil adapté, cuisez à l’avance de petites crêpes et réservez-les au chaud, pour cela je les mets dans un four à 35°C avec un bol d’eau chaude.
 
 Photo torbakhopper@Flickr

Côté salé :

L’idéal est de proposer un assortiment qui comprend des protéines, des produits laitiers et surtout, des légumes. Voici ce que je mets en général à disposition sur ma table, que vous pouvez compléter suivant vos goûts.
 
  • Du salami
  • Du gruyère râpé
  • De la mozzarella
  • Des herbes de Provence
  • Des olives noires hachées
  • De la crème fraîche
  • Du reblochon ou de la raclette
  • Du jambon cru
  • Du jambon blanc
  • Des pommes de terre cuites
  • Des knacks coupées en rondelles
  • Du chorizo
  • Du chèvre
  • Des champignons boîte
  • Des oignons émincés
Suivant vos goûts, vous pouvez ajouter du saumon fumé, des lardons cuits, des épinards hachés, du bleu, des œufs de caille…
 

Côté sucré :

On pense très souvent au sucre, à la confiture, ou à la pâte à tartiner. Le top, c’est d’y ajouter quelques fruits de saison coupés en dés pour équilibrer le tout. Voici la liste de mes ingrédients favoris :
 
 Photo Abi Porter@Flickr
 
  • Du coulis de chocolat
  • De la pâte à tartiner
  • Du sucre
  • De la confiture
  • De la cassonade
  • Des rondelles de banane
  • Des dés de poire
  • De la sauce chocolat
  • De la crème de marrons
  • De la crème chantilly
  • Des mini smarties
  • Des mini schamallows
 Suivant vos goûts et ce que vous avez sous la main, vous pouvez ajouter du sirop d’érable, de la confiture de lait, des fruits secs, une boule de glace…
 
Photo jenn.b@Flickr

Pour accompagner :

J’aime proposer un gros plat de salade pour ajouter une touche de verdure et de fraîcheur au plat. En boisson, j’aime bien accompagner ce genre de repas de bière ou de cidre, mais du vin peut être sympa aussi, bien qu’il soit difficile de l’accorder vu le nombre d’ingrédients différents. Pensez à prévoir aussi du Champomy ou du jus de pomme pour ceux qui ne boivent pas d’alcool.
 
Voilà, vous savez comment va se dérouler ma Chandeleur! Si vous aimez ce genre de repas, n’hésitez pas à organiser des crêpes-party à n’importe quel moment de l’année, pour le simple plaisir de se retrouver entre amis ou en famille!

Que manger en Normandie ?

Aujourd’hui, je vous propose (encore) de faire un petit tour d’horizon culinaire du côté de la Normandie, région phare de l’impressionnisme, terrain de jeu d’Arsène Lupin et mère de certains des meilleurs fromages français. La dernière fois, je vous ai fait découvrir les spécialités sympa à ramener de vacances, cette fois c’est au tour des spécialités à manger sur place, au restaurant notamment! C’est une région où j’ai eu la chance de me rendre plusieurs fois en vacances, notamment au mont Saint-Michel, à Honfleur et plus récemment à Étretat et Fécamp. J’ai donc profité de ces petits séjours pour noter tout ce que j’avais pu y goûter de bon et je vous partage cela aujourd’hui. Si vous prévoyez d’y passer un week-end ou des vacances, cette liste reprend les incontournables à goûter pendant que vous êtes sur place selon moi!
 
  
Photo Tom Head @ Flickr // Photo d’entête d’article Sebastien Letellier @ Flickr

Côté salé

 

Les produits tripiers et le boudin

Je n’en suis pas fan du tout mais pour ceux qui aiment, la Normandie est le paradis des produits tripiers avec notamment les tripes à la mode de Caen, l’andouille de Vire, l’andouillette d’Alençon… Les amateurs de boudin seront aussi ravis avec le boudin noir de Mortagne, le boudin blanc d’Essay ou d’Avranches et la tarte de boudin noir aux pommes.
 

L’escalope normande

Une escalope, de la crème fraîche, des champignons, du calvados et ou du cidre… Il n’en faut pas plus pour obtenir un plat tout simplement délicieux et incontournable!
 

L’omelette de la mère Poulard

Le Mont Saint-Michel cache, dit-on, l’une des meilleures omelettes qu’on puisse trouver. Concrètement, je l’ai goûtée et sa particularité est d’être mousseuse, je pense que les blancs sont battus en neige. En dehors de ça elle est bonne, mais surtout très surévaluée en prix, et le lieu était tellement bondé qu’on nous l’a servi littéralement froide. La serveuse est allée jusqu’à nous dire que ça se mangeait comme ça pour éviter d’avoir à les refaire… C’est marrant car la page d’accueil de leur site internet disait justement qu’elle se dégustait fumante… Allez, ça fait partie du folklore et je ne suis pas déçue de l’avoir goûtée !
 

Tous les fruits de mer

Les huîtres, les moules de Barfleur, les Saint-Jacques de Grandcamp Maisy, la soupe de saumon du Mont Saint-Michel, les crevettes de Honfleur ou encore les demoiselles de Cherbourg, de petits homards cuits au court-bouillon, tout est ultra frais avec la proximité de la mer, c’est l’occasion de se faire plaisir!
 
Photo Paul Arps @ Flickr

Des plats au fromage

Les normands font de bons fromages, pourquoi se priver de les mettre à l’honneur en cuisine? Parmi les spécialités ayant comme ingrédient phare le fromage, vous pourrez notamment tester les œufs à la normande, la fondue normande, la salade normande ou la tarte au camembert.
 

De la cuisine au cidre

Il y a  du très bon cidre en Normandie et ca se voit en cuisine, puisqu’il est utilisé dans de nombreux plats dans les restaurants. Vous trouverez par exemple du veau au cidre, du filet mignon au cidre, des moules au cidre…

Côté desserts

 

La tarte normande

La tarte normande est une tarte aux pommes couverte d’un mélange d’œuf, de farine, de crème, de sucre, e d’une pointe de Calvados. Les quartiers de pommes se caramélisent pendant la cuisson, c’est un régal! J’ai aussi testé la tarte cauchoise, aux pommes également, elle est absolument divine!

Des desserts à la confiture de lait

La confiture de lait est très présente dans la cuisine locale. On trouve par exemple de délicieuses crêpes ou du pain perdu à la confiture de lait, pas léger mais tellement bon!
 

Côté boissons

 

Des cocktails à la Bénédictine

La Bénédictine est produite à Fécamp, d’ailleurs la Bénédictine (le lieu de production) se visite et c’est un lieu superbe. On peut goûter cette boisson telle quelle en digestif bien sûr, mais beaucoup de bars proposent des cocktails à base de cet alcool également.
 

Le trou normand

Pour les personnes qui n’ont jamais assisté à un mariage dans les années 90, le trou normand est une spécialité qui se déguste principalement au milieu d’un repas de famille qui s’éternise, pour aider à le digérer dans les meilleures conditions et être capable de manger encore plus. J’ai goûté de très bons trous normands dans des restaurants, revisités avec des fruits poêlés, c’était un régal.
 

Le cidre

Quitte à en mettre dans la cuisine, autant accompagner aussi le repas avec une bonne bolée de cidre, normand bien sûr!
 
 Photo Alex Brown @Flickr
 
Pour ceux qui sont déjà allés (ou vivent) en Normandie, j’ai oublié des spécialités incontournables à tester au restaurant? N’hésitez pas à me dire que qui vous plait dans la cuisine normande!
 
 
 
 

Que cuisiner en janvier?

Comme démarré le mois dernier, je vous propose de vous partager un petit récapitulatif des fruits et légumes  qui sont de saison chaque moise, ainsi que mes meilleures recettes à essayer si vous voulez manger de saison ce mois-ci!
 
Nous entrons dans l’hiver, la période où il y a le moins de choix mais ce n’est pas une raison pour ne pas manger de saison, il suffit juste de se creuser un peu la tête et on trouve de très bonnes recettes!
 

🥝 Côté fruits : 

 
Citron : Infusion citron, curcuma gingembre, pour se remettre en forme après les fêtes
 
Clémentine : Petites crèmes à la clémentine, ultra bonnes et faciles
 
Kiwi : Un fromage blanc kiwi quinoa, plutôt light après les excès de décembre!
 
Pommes : Gâteau pommes cidre
 
 
 
Poires : Poire au sirop prise dans une panna cotta, beau et bon à la fois!
 

🍠 Côté légumes : 

Betteraves : Petits shooters menthe betterave, un concentré de vitamines
 
Brocoli : Hachis parmentier brocoli et curcuma
 
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Chou-fleur : Chou-fleur au four au curcuma, tout simple et super bon!
 
Endives : Ce gratin d’endives, oranges et munster peut sembler bizarre mais j’ai adoré, et pourtant je ne suis pas fan d’endives!
  
Mâche : Salade d’automne au gorgonzola et figues
 
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Spécialité bourguignonne : œufs en meurette

Aujourd’hui on part en Bourgogne! L’œuf en meurette est un plat traditionnel de la cuisine bourguignonne, que l’on trouve aussi en Anjou et dans le Poitou. Je n’avais encore jamais réalisé ce grand classique de la cuisine de brasserie, ni même goûté, et à tort car c’est un pur délice! L’apparente simplicité de ce plat cache en fait un mariage délicieux : celui des œufs pochés avec une sauce aux arômes de vin et de lard. Comment ne pas aimer ?
 
La meurette est une sauce au vin rouge (normal pour une région comme la Bourgogne !) qui contient des oignons, de l’ail, et des lardons ou des anchois. On y fait cuire des poissons, de la viande, des escargots, ou comme ici, des œufs. C’était en quelque sorte un plat du pauvre, réalisé avec les éléments qui constituaient le garde manger des paysans! De nombreux chefs ont sublimé au fil du temps cette recette, comme par exemple Bernard Loiseau qui en fait une version gastronomique et légère, mais ce n’est pas celle-ci que je vais vous proposer aujourd’hui! Celle que je vous propose est celle trouvée sur le blog La cuisine de Gut. Si vous me lisez régulièrement vous avez forcément entendu parler de ce super blog, car je ne me lasse pas de piocher dans ses belles recettes!
 
 
Cette recette a le mérite d’être assez simple et très savoureuse. Le seul point à bien maîtriser est la cuisson des œufs pochés. Je poche les œufs au micro-ondes car je suis une feignasse, mais je vous mets aussi la technique pour le faire de façon traditionnelle, c’est vous qui voyez! Dan ce second cas, le truc à connaitre pour les réussir est de faire tourner l’eau pour créer un tourbillon dans la casserole avec une cuillère juste avant de plonger les œufs.
 
 
P.S. : Je ne fais pas souvent de pain maison mais ces petites baguettes au vin rouge iraient super bien avec ces œufs, j’en suis sûre!
 

Oeufs en meurette

 
pour 2 personnes
 
  • 2 œufs frais
  • 150 g de champignons
  • 1/2 oignon rose
  • 1/2 échalote
  • 1 c. à c. de sucre
  • 100 g de lardons fumés
  • 25 g de beurre
  • 37.5 cl de litre de vin rouge
  • 1 c. à c. de farine
  • 1 gousse d’ail
  • 1 branche de thym
  • 1 feuille de Laurier
  • 1 c. à s. de persil frais ciselé
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • Vinaigre blanc
  • Pain et beurre pour le service
  • Gros sel
Épluchez l’oignon et émincez-le, puis mettez-les dans une casserole avec 1 cuiller à soupe d’eau, 1 cuiller à soupe d’huile d’olive et la cuiller de sucre.
 
Faites cuire les oignons à feu doux jusqu’à ce qu’ils soient caramélisés. Réservez.
 
Versez le vin dans une autre casserole. Ajoutez le bouquet de thym laurier et faites réduire de moitié à petits bouillons.
 
Faites revenir les lardons. Lorsqu’ils sont dorés, réservez-les. Gardez le gras.
 
Faites cuire les champignons épluchés et coupés en lamelles dans la graisse des lardons avec la gousse d’ail épluchée et réduite en purée. Dès qu’ils commencent à rendre de l’eau, arrêtez la cuisson.
 
Lorsque la cuisson du vin est terminée, retirez le bouquet garni et réservez. Faites un roux en laissant fondre le beurre et en ajoutant la farine. Délayez avec le vin, toujours sur le feu, en mélangeant bien. Réservez.
 
Méthode classique des œufs pochés :
 
 
Faites bouillir de l’eau dans une casserole, ajoutez un peu de gros sel puis ajoutez le vinaigre blanc.
 
Cassez un œuf dans une tasse, déposez-le délicatement dans l’eau bouillante, laissez cuire à petits bouillon, 3 à 4 minutes.
 
Retirez l’œuf avec une écumoire et déposez-le aussitôt dans de l’eau froide.
 
Déposez ensuite l’œuf sur du papier absorbant et recommencez l’opération pour chaque œuf.
 
Méthode au micro ondes :
 

Dans un ramequin allant au micro-ondes, mettez 4 cuillères à soupe d’eau, 1 pincée de gros sel et votre œuf (sans la coquille).

Passez le tout au micro-ondes à la puissance maxi pendant 45 secondes(ou 50-55 secondes si votre micro-ondes ne va pas au-delà de 900W).

 
Déposez ensuite l’œuf sur du papier absorbant et recommencez l’opération pour chaque œuf.
 
Une fois les œufs pochés prêts, disposez dans des plats individuels, un fond de lardons, puis des champignons. Arroser de sauce au vin, Ajouter les oignons.
 
Faites réchauffer au micro-ondes durant 1 minute 30.
 
Posez ensuite au centre un œuf poché, après l’avoir ébarbé en retirant le blanc qui dépasse.
Parsemez un peu de persil ciselé. Servez aussitôt
 
 
Source d’inspiration :
https://cuisinedegut.net/2017/09/13/œuf-poche-en-meurette