Archives par mot-clé : fromage

Spécialité d’Auvergne : la truffade

Quand mon homme a entendu parler au détour d’une conversation  de la truffade, il m’a immédiatement envoyé un message pour me demander de tester ce plat sur mon blog. J’ai d’abord été trompée par le nom de cette recette et j’ai été tentée de lui demander s’il croyait que j’avais un amant assez riche pour payer les truffes, mais après quelques vérifications, j’ai découvert que la truffade était un plat riche certes, mais pas un plat de riches.
Il m’a suffi de regarder quelques secondes les photos de fromage dégoulinant pour savoir que je serais conquise par cette recette. 
Parce que c’est ça, la truffade : du fromage dégoulinant sur des patates. Cette petite bombe calorique est à l’Auvergne ce que la tartiflette est à la Savoie : un emblème gastronomique qui tient vachement au corps.
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Comme toute recette (presque) vieille comme le monde, il y a autant de variantes que de personnes qui l’ont testée, mais j’ai essayé de compiler une version simple et qui satisfasse à peu près tout le monde. Certains utilisent du Salers, d’autres de la Tomme de cantal, d’autres enfin du Cantal tout court. Parfois on y ajoute du lard, parfois pas. L’ail, on en met souvent, sauf dans la région du Cantal ou on préfère sans…
Finalement, le seul ingrédient qui fasse l’unanimité c’est la pomme de terre, mais certains la coupent en rondelles, d’autres en cubes.

Bref vous l’aurez compris, j’aurai certainement tout faux dans ma recette pour une partie non négligeable des auvergnats, mais j’aurai au moins tout bon sur un élément : le goût.

Pour le fromage, j’ai porté mon choix sur le Cantal, non pas que je juge ce fromage meilleur que les autres, mais c’est le plus facile à trouver quand on ne vit pas en Auvergne.

Je n’ai pas mis de lardons car j’avais peur que le plat finisse par trop ressembler à une tartiflette, et j’ai mis une petite touche d’ail, juste parce que j’adore ça. Laissez moi vous dire que le résultat vaut le détour!

Cette recette conviendra parfaitement aux régimes végétariens et sans gluten (sans les mouillettes d’accompagnement).

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Truffade auvergnate

Pour 4 personnes

  • 800 g de pommes de terre
  • 400 g de cantal entre deux
  • 1 gousse d’ail
  • 75 g de beurre
  • Sel, poivre

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Dans une marmite, mélangez les pommes de terre préalablement coupées en tranches fines avec le beurre, l’ail haché et une pointe de sel.

Faites revenir à feu vif  pour 5-10 min puis baissez sur feu doux et laissez à couvert 25 à 30 minutes.

Quand les pommes de terre sont presque cuites, posez dessus la tomme coupée en fines tranches. Couvrez et laissez mijoter 10 à 15 minutes sans mélanger.
Remuez ensuite la truffade jusqu’à l’obtention de filaments, tout en écrasant grossièrement les pommes de terre pour garder de gros morceaux.
Salez et poivrez à votre goût et mangez avant que ça prenne!

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Mouillettes au sésame

Pour 4 mouillettes
  • 1 galette de blé
  • un peu de beurre mou
  • 1 c. à c. de graines de sésame
  • Sel, poivre
Coupez les bords de la galette pour qu’elle forme un grand carré. Tartinez la galette de blé. Tranchez-la en 4 mouillettes identiques.
Saupoudrez de graines de sésame, salez, poivrez.

Spécialité du Pays de Galles : Welsch rarebit

Le Welsch est un de mes péchés mignons, et serait dans mon top 10 des plats dont je pourrais me gaver jusqu’à mourir. C’est aussi une institution de la nuit lilloise, qu’on mange généralement ivre mort quand on a un petit creux après une soirée.

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Néanmoins quand je suis tombée sur un magnifique cheddar fermier (même pas jaune!) en faisant mes courses, je n’ai pu résister à le préparer maison. C’est très simple et rapide, à servir avec des frites et une bonne bière d’Abbaye.

Pour réussir le Welsch, la première chose est de disposer d’assiettes qui vont au four, ou de plats individuels : il faut manger le Welsch à même le plat : si vous le serviez dans une assiette, il figerait instantanément au contact du plat froid.
Ensuite, il vous faut du vrai cheddar, c’est à dire en un seul bloc, surtout pas de cheddar pré découpé en tranchettes.
Au niveau du pain, l’idéal est un pain complet, qui a du goût et se tient bien à la cuisson.
Enfin lors de la cuisson à la poêle le fromage ne doit jamais bouillir, sinon il partir en petits grains et sera limite inmangeable.
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Welsch Rarebit

Pour 2 personnes

  • 400 g de cheddar
  • 2 tranches de pain complet
  • 2 tranches de jambon blanc
  • 1 c. à c. de moutarde
  • 8 cl de bière blonde
  • 2 œufs

Préchauffez le four à 180°C. Disposez les tartines dans les assiettes qui vont au four, avec une tranche de jambon sur chaque tartine. Coupez le cheddar en petit cubes. Faites fondre le cheddar dans une poêle sur feu très doux, sans cesser de remuer avec une cuillère en bois. Le fromage va d’abord faire des fils, puis quand la consistance sera plus fluide et homogène, ajoutez la bière.Le mélange va mousser, tout va bien…Continuez de remuer jusqu’à ce que la bière et le fromage soient bien mélangés.

Ajoutez la moutarde, mélangez, puis versez immédiatement dans  les 2 plats, et enfournez pour faire dorer et réchauffer les assiettes pendant 5 minutes environ.Pendant ce temps, préparez les œufs au plat.Sortez les assiettes du four. (Attention elles sont brûlantes, ne les posez pas directement sur votre table dans mettre un dessous de plat en dessous, et ne les prenez pas à pleines mains…)Disposez un œuf sur chaque plat, et dégustez immédiatement, avec une bière d’abbaye blonde (il faut bien finir la bouteille entamée pour la recette)!Vous pouvez ajouter quelques gouttes de Worcesterchire sauce au dessus du plat si vous aimez ça.

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Source
http://m.marmiton.org/recettes/recette_welsh-rarebit-anglais_41793.aspx

Saint Valentin : burgers roses pour elle et lui

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Quand on pense « Saint Valentin », on imagine souvent une soirée extrêmement romantique, dans un grand restaurant aux nappes blanches avec un orchestre qui joue de la musique classique, on encore à la maison, manger aux chandelles, avec une bonne bouteille de champ et du homard. Mais dans la pratique, j’avoue que je n’ai jamais rêvé qu’on inonde mon lit de pétales de roses, je n’aime pas qu’on m’offre des fleurs, et mon homme préfère un bon burger à une langoustine. Alors puisque la st Valentin c’est la fête des amoureux, elle doit aussi s’adapter à tous les types de couples, pour ne pas être qu’un diktat commercial qui met la pression à ceux qui n’ont pas le niveau.

C’est pourquoi je vous propose ce menu duo saint Valentin, duo parce que deux burgers, un version mec au bœuf, un version nana au saumon, parce que même dans ces moments là, on a le droit de ne pas avoir les mêmes goûts ( ou d’avoir très faim et de manger un de chaque).
Ayant oublié mon appareil photo lors d’un week-end, j’ai photographié avec mon téléphone, ce qui ne fait pas vraiment honneur aux plats, mais il étaient très bons et surtout très roses!
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Pour les pains roses

Je suis repartie de la recette maintes fois testée issue du livre de Big Fernand :
L ATELIER DU HAMBURGER DE BIG FERNAND
J’ai simplement ajouté du colorant alimentaire ( mélangez le directement dans le lait : si vous l’ajoutez plus tard vous aurez un mal de chien à l’incorporer de manière homogène dans la pâte)
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Le burger rose version bœuf

 

  • 1 bun rose
  • 1 steak haché
  • 1 petite tranche de brie
  • 1 cuiller à soupe de crème épaisse
  • quelques feuilles de chicorée rouge
  • 2 tranches de salami
  • 1/2 petit oignon rouge
  • 2 cuillers à café de moutarde rose ( la mienne était parfumée au cassis, mais il en existe au pinot, etc à vous de voir ce que vous trouverez en magasin)
Émincez l’oignon rouge.Mettez le steak à cuire suivant votre goût
Pendant ce temps, mettez le bun ouvert en deux, mie vers le haut au four pour le réchauffer à 200°C 5 minutes environ ( sauf si vous venez de le cuire et qu’il est encore tout chaud bien sur!)
Dans un petit bol, mettez le brie, une cuiller de crème, passez 2 minutes au micro-ondes et mélangez jusqu’à ne plus avoir de grumeaux en remettant au micro-ondes si besoin. Poivrez le mélange.
Tartinez de moutarde chaque face du bun. déposez une tranche de salami sur chaque face. posez le steak sur la face inférieure. sur le steak déposez le brie fondu, puis les oignons rouge et la salade.
refermez et mangez tout de suite!
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Le burger rose version saumon

 

  • 1 bun rose
  • 1 pavé de saumon
  • 1 petite tranche de chèvre
  • 2 cuillers à soupe de crème épaisse
  • 2 cuillers à soupe de lait de coco
  • 1 pincée de gingembre
  • quelques feuilles de coriandre fraîche
  • 1/2 cuiller à café de citron vert
  • quelques feuilles de chicorée rouge
  • 1/4 de betterave
Mixez la betterave avec le lait de coco, la crème, les épices et le jus de citron. Salez et poivrez le mélange.
Mettez le saumon à cuire suivant votre goût
Pendant ce temps, mettez le bun ouvert en deux, mie vers le haut au four pour le réchauffer à 200°C 5 minutes environ ( sauf si vous venez de le cuire et qu’il est encore tout chaud bien sur!)
Tartinez de mélange à la betterave chaque face du bun. Posez le pavé de saumon sur la face inférieure. Sur le saumon déposez le chèvre, puis la salade.
Refermez et mangez tout de suite!
Pour accompagner le tout, vous pouvez faire un coleslaw rose, à base de chou et carottes :
– 100 g de chou blanc râpé
– 100 g de betterave râpée
– 1 cuiller à café de mayonnaise
– 1 cuiller à café de moutarde
– 1 cuiller à café de fromage blanc
– 1 cuiller à soupe de vinaigre de cidre
– sel, poivre
Voilà, vous ne serez certainement pas très sexy en mangeant un burger pour la saint Valentin, mais je vous garantis que vous vous régalerez avec une de ces recettes, ou les deux!

Comment organiser une chandeleur (vraiment) originale?

Décidément, le début d’année est rempli d’occasions de se faire péter la panse et de ne pas perdre les kilos facilement accumulés pendant les fêtes de fin d’année.
Alors vous allez me dire, la Chandeleur, « ce n’est que du lait, des œufs et de la farine, rien de bien méchant! »
Mais pour ceux qui comme moi mangent leur crêpe avec plus de Nutella que de crêpe, et qui s’enfilent 3 ou 4 crêpes salées avant d’en manger le double en dessert, bah franchement ce n’est pas une sinécure!
Soyons honnêtes, il est loin le temps où on regardait émerveillés notre maman faire sauter les crêpes dans la cuisine. Maintenant on a un crêpe party, les crêpes ne sautent plus et on les fait à table devant soi. La confiture et le sucre se sont faits accompagner au fil des années de toutes innovations que nos chers industriels ont bien voulu inventer pour nous : la pâte de spéculoos, la pâte de pain d’épices, la pâte au chocolat Crunchy, le beurre de cacahuètes, le sucre pétillant, le caramel au beurre salé à tartiner, et dernier né du début d’année, le fruit à tartiner (qui attention n’a rien mais alors rien à voir avec de la confiture. Bin non, parce que ce n’est pas de la confiture, mais du fruit avec du sucre. Bin oui.)
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Et au final, je n’ai aucune foutue idée de ce qu’on fête à la chandeleur, à part l’enfilage massif de calories (les crêpes) accompagnées d’autres calories (les trucs qu’on met dessus) et arrosé de calories (un petit cidre?)
Mais il faut bien le dire, ce qui compte, c’est que c’est trop bon et en plus super convivial!
Pour ceux qui voudraient déculpabiliser ou juste changer du trio classique sucre – confiture – Nutella, voici mes petites idées pour des crêpes ultra fun et trop bonnes!

La pâte à crêpes facile et rapide :

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Photo par fred_v @Flickr

 Les idées à tartiner :

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Pour varier la mise en forme :

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Si vous avez des restes du Nouvel an Chinois à finir

Si vous espérez encore garder la ligne

Pour varier en salé

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Breakfast crêpe
Crêpes à la fondue de champignons et st jacques
Crêpes Madame
Crêpes panées à la viande hachée
Crêpes salées façon hot dog

Pour varier en sucré

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Enfin, pour ceux qui ne veulent rien avoir à faire,

une sélection de crêperies lilloises :

La petite flambée, rue du curé St Étienne
La meilleure crêperie de Lille selon beaucoup, pensez à réserver!

La régalade, 38 rue de Paris
Ouvert même l’après-midi pour le goûter!

Le Triskell, 7 rue des primeurs
Le plus breton des lillois

Et ne vous gavez pas trop, bande de petits fous!

 

Spécialité des Etats-Unis : Le Philly Cheese Steak

Le Philly cheese steak, c’est une spécialité de Philadelphia comme son nom l’indique, au fromage et au steak comme son nom l’indique également. Nous avions découvert ce sandwich qui nous faisait bien fantasmer dans Man Vs Food, et en attendant d’avoir l’occasion de le goûter dans son lieu de naissance, nous avons voulu le préparer maison.

Alors n’ayant jamais goûté le vrai, je ne peux pas vous garantir la ressemblance avec la recette originale, je peux seulement vous garantir que c’est très bon et très riche, même si mon bec à fromage regrette que le fromage ne ressorte pas assez en goût. je en sais pas si ça vient du choix du fromage, ou de la manière dont il est préparé (fondu dans la sauce), mais dès que j’aurai le temps, je tenterai une recette au gout fromager plus intense. en attendant, les viandards pourront toujours se régaler de cette version.
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Philly Cheese steak

Pour 2 sandwiches
  • 300 g de bœuf à fondue coupé en fines tranches
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • 100 g de champignons blancs, tranchés finement
  • 1 petit oignon, émincé
  • 30 ml de bouillon de poulet
  • 1 c. à s. de sauce Worcestershire
  • 125 g de mozzarella râpée
  • 2 faluches
  • Laitue iceberg, émincée au goût
  • Sel et poivre

 

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Placer la grille au centre du four. Préchauffer le four en position gril.
Dans une grande poêle anti-adhésive à feu vif, dorer la viande dans l’huile en l’effritant à la cuillère de bois. Saler et poivrer. Réserver sur une assiette.
Dans la même poêle, dorer les champignons et l’oignon. Ajouter de l’huile au besoin. Saler et poivrer.

Remettre la viande dans la poêle. Ajouter le bouillon, la sauce et bien mélanger. Rectifier l’assaisonnement. Parsemer avec le fromage et le laisser fondre. Retirer la poêle du feu.
Ouvrir les pains et les déposer à plat sur la plaque de cuisson. Griller les pains au four de chaque côté.
Déposer chaque pain sur une assiette. Garnir de laitue et y répartir le mélange de viande. Napper de jus de cuisson.
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Source:

Tartines de roquefort, noix et tahoon cress

Le tahoon cress, c’est une des herbes follles que j’ai ramenées du salon des envies culinaires. Cette herbe a un goût magique, défini comme rappelant la noix, le champignon, la truffe, avec des accents forestiers.
Le gout est très prononcé, et donne presque une saveur fumée au bois de hêtre à tout ce qu’elle touche.
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Pour mon premier test, je voulais préparer quelque chose de simple, mais le gout du tahoon cress étant costaud, je me suis permis de l’associer avec un fromage plutôt fort en gout, et l’accord était plutôt pas mal!
Je réessaierai dès que j’en aurai l’occasion, car cette herbe m’a définitivement conquise!
Cette recette conviendra parfaitement aux régimes végétariens.
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Tartine de roquefort, noix et tahoon cress

– du pain aux noix
– 100 g de roquefort
– 80 g de crème légère
– une barquette de tahoon cress frais
– quelques noix
– sel, poivre
Mélanger à la fourchette le roquefort et les noix, saler poivrer.
tartiner sur les tranches de pain. couvrir de noix en petits morceaux et de tahoon cress.
Régalez vous pour l’apéro avec de petits bouts de pain, ou en plat avec une bonne soupe, sur une grosse tranche de pain épaisse!
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L’éclair de génie // Paris

Alors que la mode ne semble pas encore développée à Lille (on préfère la bière et le fromage), à Paris pullulent les pâtisseries spécialisés dans les éclairs. Parfums décalés et décos stylées, voire personnalisées pour les entreprises, voilà grosso modo leur credo.
Apparemment ça cartonne, et ma grand mère est une inconditionnelle de la bestiole crémue. Voilà pourquoi je m’étais promis de tester une de ces enseignes lors de mon prochain passage à Paris, et c’est maintenant chose faite.
J’ai jeté mon dévolu sur l’Éclair de Génie, dont le joli nom m’inspirait beaucoup.
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J’arrive à la boutique essoufflée et les pieds couverts d’oignon après une journée de shopping Parisien effréné, peu avant 19h.
Point de file d’attente interminable dans la rue, je m’aventure donc dans la boutique.
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Premier constat, le contraste entre le genre que veut se donner la boutique et ce qu’elle est réellement :
La décoration se veut branchée, mais malheureusement elle est surtout froide et sans goût. La phrase pourrait d’ailleurs s’appliquer aussi à la clientèle.
Un couple de clients au look très pègre russe, goûte et divague en anglais approximatif pendant près de 10 minutes, immobilisant la seule vendeuse apparemment disponible pendant ce temps.
Un ou deux clients s’en vont lassés avant leur tour. Je persévère, voyant que je deviens finalement la prochaine sur la liste.
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Une dame peu aimable au look revêche entre alors dans la boutique, me passe devant sans gêne et commande à ma place à peine la vendeuse libérée.
C’est là qu’arrive mon deuxième constat : je n’aime pas ces boutiques ou la file d’attente est incompréhensible.
Je veux dire en toute logique, le dernier qui entre, est plus près de la porte et doit être le dernier à être servi. Sinon, on explique les choses ou on les rend explicites avec des panneaux fléchés par exemple.
Ici, le comptoir de service est près de la porte, mais la caisse est tout au fond, à l’autre bout. On ne sait pas vraiment s’il faut attendre à l’un ou à l’autre. On peut acheter au comptoir ou dans un grand frigo, sans savoir qui passe devant en caisse. Et la dame mal-aimable qui m’est passée devant était près de la porte, donc ostensiblement entrée après moi dans la boutique, mais on l’a servie avant. Faut il donc se positionner à l’extrême de la boutique pour être servi, et ensuite couper et déranger tous ceux qui attendent derrière nous pour rejoindre le comptoir de paiement situé à l’opposé?
Enfin bref, je finis par être servie.
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La moitié des éclairs manquant à l’appel, mais il est près de 19h, donc ça semble normal.
Je choisis un chocolat grand cru et un praliné noisette.
Je suis la vendeuse en caisse, et paye.
Mes éclairs sont sur le comptoir, dans leur boite, et la vendeuse me regarde d’un ait éthéré, semble se demander pourquoi je ne pars pas, et après plusieurs secondes d’un silence gênant, me demande :
Vous voulez peut-être un sachet?
Comme s’il y avait une chance que je lui réponde : non merci, pour le transport je préfère me les caler sous les aisselles.
Non mais, ça vend des éclairs à 6€ pièce, ça porte des gants noirs pour faire le service et se donne un air de Mme Doutbfire de luxe en tenue de soubrette, et ca ne pense pas à filer un sachet aux clients?
Ils ont pas ca dans leur formation à la vente de pâtisserie qui se veut prestigieuse?
Cet épisode me conforte dans ma première idée. Ça a presque le prix du luxe, ça a presque la déco du luxe, mais on est loin d’être dans une boutique de luxe.
Espérons que le gout rattrapera l’expérience boutique…
A la maison, je déballe mes pâtisseries. Elles sont globalement très jolies, mais l’absence de système de fixation fait qu’elles se sont retournées et qu’une grande partie des décos se sont cassé la figure. Pas défaitiste, je recolle moi même les petits machins et je passe à la dégustation.
A mon sens, les fourrages sont goûteux, l’éclair au chocolat a un bon gout bien prononcé de chocolat de qualité…
Deux bémols cependant : la pâte à choux n’est pas exceptionnelle, elle manque de fraîcheur, peut être parce que j’ai fait l’achat en fin de journée?
Enfin, l’éclair est trop petit pour qu’on puisse bien l’apprécier. Un gabarit d’éclair de boulangerie de quartier conviendrait mieux, et justifierait mieux le prix.
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Au final, l’ensemble était loin d’être d’être mauvais, mais n’a pas déclenché l’orgasme pâtissier que j’attendais. Une adresse à réserver aux soirées où on reçoit un grand nombre de personnes et où on n’a pas le temps de cuisiner, la variété des parfums et la jolie déco des éclairs étant un vrai atout pour surprendre ses invités.
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Par contre, pour mes petits plaisirs solitaires, je continuerai à chercher mieux ailleurs.
L’éclair de génie, 14 rue Pavée, Paris. Tél : 01.42.77.85.11

Burgers morbier et reblochon

Après 5 ans passés en appartement en plein centre de Lille, nous avons choisi de déménager pour pouvoir profiter d’une maison avec jardin, dans le quartier de Fives. Quartier en plein devenir, ce que semble avoir compris Martine Aubry qui casse des bâtiments et des trottoirs à chaque coin de rue, mais pas encore Speed Burger. Doutent-ils de la rentabilité du déplacement ou ont-ils peur de se faire agresser dans notre beau quartier je ne sais pas, mais toujours est-ils qu’ils livrent tout Lille, à l’exception de chez nous. Inutile de dire qu’ils se privent d’un chiffre d’affaires substantiel, mon homme et moi étant des gros morfales amateurs éclairés de burgers précédemment abonnés quasi hebdomadairement à cette enseigne.

 

Pire, Speed Burger remue le couteau dans la plaie en nous envoyant régulièrement des e-mails avec des burgers plus alléchants que jamais, que nous n’aurons plus l’occasion de goûter.

 

A la réception du dernier e-mail, présentant les burgers fromagers le Morbier et le Reblochon, c’en était trop. La torture était telle qu’il fallait qu’on trouve une solution. Nous avons donc eu l’idée (brillante) de cuisiner nous mêmes lesdits burgers, en nous basant sur les ingrédients SpeedB. Le résultat a été à la hauteur de nos espérances…

 

Le morbier

Pour 1 burger

– 1 pain a burger classique au sésame

– 2 cuillers à soupe de sauce tartare

– une belle tranche de morbier, fine mais assez large pour couvrir le diamètre du pain

– 2 ou 3 petites feuilles de salade (feuille de chêne ou laitue iceberg)

– 1 pomme de terre moyenne 

– 1 steak haché 

 

Rincez et brossez la pomme de terre sans l’éplucher  Râpez la pomme de terre à l’aide d’un robot, ou de vos petits bras chétifs et d’une râpe si vous n’en avez pas.

Pressez la pomme de terre râpée obtenue dans de l’essuie-tout pour retirer un maximum de jus. Salez et poivrez.

 

Dans une poêle, faites chauffer un mélange de beurre et d’huile (soyez généreux sur la quantité). Déposez un rond à pâtisserie de X de diamètre et versez le mélange dedans. Pressez à fond avec une fourchette pour compacter l’ensemble et obtenir une galette. faites revenir à feu vif, quelques minutes sur chaque face, de manière à ce que la galette  soit dorée à l’extérieur mais encore molle à l’intérieur. Lancez la cuisson du steak haché.

 

Tartinez l’intérieur du couvercle du pain de sauce tartare, déposez le tranche de fromage, et passez au four ( fonction grill à 180°) ainsi que la tranche de pain du dessous, sans sauce.

 

Dès que le fromage a fondu, que le steak est cuit et la galette de pomme de terre dorée :

Tartinez le pain du bas de sauce tartare, ajoutez la salade, déposez la pomme paillasson, le steak, et refermez.

 

Mangez immédiatement.

 

 

 

 

Le reblochon  

Pour 1 burger

– 1 pain a burger classique au sésame

– 2 cuillers à soupe de sauce barbecue

– 1 cuiller à café de sauce au whisky

– deux belles tranches de reblochon, fines mais assez larges pour couvrir le diamètre du pain quand on les met côté à côte

– 2 ou 3 petites feuilles de salade (feuille de chêne ou laitue iceberg)

– 1 steak haché 

 

La sauce est une libre interprétation de la sauce Grill de SpeedBurger, aucun détail n’indiquant ce qu’elle contient et n’ayant pas eu l’occasion de la goûter.

 

Dans une tasse, mélangez la sauce barbecue et la sauce whisky, salez et poivrez.

 

Tartinez l’intérieur du pain de ce mélange. Il ne faut pas en mettre beaucoup, de manière à garder deux bonnes cuillers à soupe du mélange pour la suite. Déposez le pain ouvert sur votre grille de four, déposez le fromage sur le pain du dessus, et faites dorer à 180°, fonction grill.

 

Avec la sauce restante, tartinez généreusement le steak haché sur les deux faces. 

 

Faites chauffer une poêle huilée. Lancez la cuisson du steak haché.

 

Dès que le fromage a fondu et  que le steak est cuit, ajoutez la salade, le steak, et refermez.

 

 

 

Les frites 

 

Ici, pour des raisons hypocrites évidentes d’équilibre alimentaire, nous avons choisi d’accompagner ces burgers de frites cuites à l’Actifry, ce miracle de la technologie qui nous permet de manger des frites sans jamais grossir. Si? Ah bon.

Notre secret pour qu’elles ressemblent le plus possible à des vraies frites :

Prendre des pommes de terre « à frites ». Les brosser sous l’eau mais ne pas les éplucher. Faire une coupe plutôt épaisse (frites au format friterie ou Speedburger plutôt que Mc Do). Doubler la quantité d’huile (2 cuillers à soupe au lieu d’une). Bah oui, quand même, vous pensiez quoi? Y’a pas de secret, plus y’a de gras plus c’est bon. Assaisonner et épicer généreusement.

 

 

VERDICT

 

Le Reblochon est excellent, et bien que nous ayons quelques craintes sur la sauce, son goût assez prononcé se marie parfaitement avec le fromage.  Un burger qui vaudrait bien un 7.5 ou même un 8 sur l’échelle du Burger. 

Mais la surprise vient surtout du Morbier. Dès qu’on mord dedans, c’est un festival, un feu d’artifices, un concert de Rammstein au Stade de France, bref, on en prend plein la vue, ou plutôt plein les papilles.  Le fromage a un fondant parfait, son goût explose en bouche, la pomme paillasson est  moelleuse et croustillante à la fois, la sauce tartare se fond parfaitement au mélange… Un burger qui de notre avis unanime, mérite de rejoindre notre panthéon des 3 meilleurs burgers qu’on ait jamais cuisiné nous mêmes.

Et dire que sans SpeedBurger, on n’aurait peut-être jamais pensé à mettre ce fromage (déjà un délice au naturel) dans un burger! Merci, ô merci!