Archives par mot-clé : France

Spécialité d’Équateur : bolon de verde

Avant cette coupe du monde, je n’avais jamais tente de cuisiner de la banane plantain. Une fois dans le magasin quand il a fallu en acheter, j’ai même réalisé que je confondais totalement la banane plantain avec la frécinette, cette toute petite banane dont je ne connais toujours pas la particularité d’ailleurs.

Grâce à l’Equateur qui joue aujourd’hui contre la France, je suis donc partie à la découverte de ce fruit qui se mange comme un légume…

J’ai d’abord été surprise par la solidité de la peau de la banane. Il faut presque une machette pour l’éplucher!

Ensuite, la plantain ressemble à sa cousine mais elle sent beaucoup moins fort et elle est beaucoup moins sucrée. Mais en commençant à la cuire a l’eau, elle dégage vite une odeur beaucoup plus forte et reconnaissable, comme notre banane classique.

La plantain m’a semblé aussi beaucoup plus dure que la banane, j’ai donc fait tout le mélange au mixeur pour obtenir une préparation homogène.

Au final, cette recette très simple à faire m’a beaucoup plu : le résultat est très proche d’une sorte de pomme dauphine, avec juste un arrière goût subtil de banane qui donne de l’originalité mais reste supportable même quand on n’est pas fan de sucre salé.

bolon-de-verde

Bolon de verde

Pour une vingtaine de bolones :

 

  • 3 bananes plantains
  • 1/2 boule de mozzarella
  • 1 c. à s. de beurre fondu
  • 4 c. à s. de lait
  • sel
  • huile

Enlevez la peau des bananes et cuisez-en 2 dans l’eau salée bouillante jusqu’à ce qu’elles soient tendres soit 20 à 30 minutes. 
Râpez finement la 3ème banane.
Lorsque les bananes sont cuites, égouttez-les et mixez-les jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Ajoutez un peu de lait pour que l’ensemble se mélange bien. Ajoutez la banane crue et le beurre, et mixez à nouveau la pâte, puis formez des boules de bananes à la main. 
Insérez dans chacune un morceau de mozzarella et faites frire les bolones dans l’huile, à la poêle jusqu’à ce qu’elles soient dorées sur toutes les faces.

Déposez sur un papier absorbant pour éponger l’excès d egras et mangez vite!
bolon-de-verde-2

Source :

http://dans-mon-assiette.blogspot.com/2009/03/escale-en-equateur-el-bolon-de-verde.html?m=1

Spécialité suisse : Croûtes appenzelloises

J’adore les recettes de tartines au four. On peut les faire avec des vieux bouts de pain, des vieux bouts de fromage et un peu tout ce qui passe, et hop! le résultat est invariablement bon!

Aussi quand j’ai vu cette recette très simple de croûtes à l’Appenzell, elle m’a semble parfaite à grignoter sur un plateau télé un soir de match Suisse – France! J’avoue, je manque totalement de patriotisme à vous proposer une recette suisse au lieu de soutenir la France aujourd’hui!
Mais une recette française viendra pour un prochain match je vous rassure.

L’Appenzell est un fromage (suisse donc, je vous le mets dans le mille) vachement bon et qui gagne à être connu. Il a un goût assez développé et je pense qu’on peut facilement l’utiliser à la place du comté dans de nombreuses recettes pour changer un peu.

Pour cette recette, j’ai utilisé des petites baguettes pré-cuites, mais un pain bis ou complet seront plus proches de la recette d’origine.
croute-appenzelloise-2

Croûtes appenzelloises

  • 2 mini baguettes précuites ou 4 tranches de pain bis
  • 2 c. à s. de crème fraîche
  • 2 c. à s. de moutarde a l’ancienne
  • 100 g d’Appenzell râpé
  • 200 g de poires au sirop
  • 4 tranches de poitrine fumée en tranches
  • 1 pincée d’herbes de Provence
  • Sel, poivre

Mélangez la crème et la moutarde et tartinez le pain.
Déposez l’Appenzell râpé sur toute la surface, puis l’équivalent d’une demi-poire par tartine, tranchée en lamelles assez fines, puis la poitrine fumée.
Mettez au four 10 à 15 minutes.

Mangez chaud avec une salade.

croute-appenzelloise

Spécialité du Honduras : Pupusas

J’ai un peu honte de vous avouer que quand j’ai découvert que la France disputait un match avec le Honduras, je suis restée perplexe car je ne suis absolument pas capable de placer ce pays sur une carte, et donc encore moins de savoir ce qui se mange là-bas.

J’ai donc vite mené ma petite enquête et découvert une spécialité qui m’a tout de suite intriguée, les pupusas. Ces sortes de petites tortillas de farine de mais sont également très consommées au Salvador.

La texture de ces galettes est agréable, fine et aérienne. Le goût est plutôt neutre malgré la coriandre et le fromage, aussi n’hésitez pas à les proposer avec une sauce tomate ou sucrée-salée un peu relevée !

pupusas-2

Pupusas

 Type : végétarien, sans gluten
  • 270 g de maïzena
  • 37,5 cl d’eau chaude
  • 1 c à s de cumin
  • 170 g de mozzarella râpée
  • 1/2 bouquet de coriandre
  • Sel, poivre
pupusas

Mélangez la maïzena, l’eau chaude, le cumin, le sel et le poivre. La pâte doit avoir une texture fondante mais pas collante. Rectifiez avec un peu plus de maïzena si besoin pour obtenir une texture souple que vous pouvez travailler à la main.
Formez 12 boules puis aplatissez-les.
Étalez sur tout la surface de la mozzarella râpée  puis couvrez généreusement de coriandre.
Refermez les boules en repliant les bords vers le centre, puis aplatissez-les à nouveau, assez finement sinon le cœur ne cuira pas bien.
Mettez les pupusas à frire dans 2 cm d’huile, pendant 5 minutes sur chaque face et mangez chaud!

pupusas-3
Source :

http://www.food.com/recipe/pupusas-220460

Spécialité d’Angleterre : fish and chips

Quand mon homme m’a proposé de réaliser lui même un fish and chips pour mon blog, j’ai immédiatement couvert le sol de bave sauté de joie car ce plat est un de mes préférés, et j’avoue que les cuissons à la friteuse sont mon talon d’Achille culinaire. 
La faute à ma maman qui m’a toujours répété que j’allais mourir brûlée dans d’affreuses souffrances si j’approchais de trop près cet engin du diable. Du coup, je suis toujours en vie, mais incapable de manger des frites sans aide extérieure.
fish-and-chips

Bref, mon homme a donc entrepris la délicate mission de trouver une recette de fish and chips digne de ceux qu’on peut manger dans les vieux pubs poussiéreux de Londres. Après moultes hésitations, sur la présence d’eau gazeuse, de blanc d’œuf ou d’autres ingrédients fantaisistes, il s’est donc lancé dans la cuisson du fameux « fish » du fish and chips que je vais vous expliquer très bientôt (oui parce que les chips au cas où votre anglais vous ferait défaut, ce ne sont que des frites, et ça je ne vais pas vous expliquer comment en faire).

fish-and-chips2

Autant vous le dire tout de suite, la panure du fish était magique, incroyable, dorée et boursouflée à souhait et surtout grave bonne.

fish-and-chips5

Au final, quand on a la bonne recette, ce plat est simple à faire et à se taper le cul par terre, alors foncez !

The Fish and Chips

  • 2 filets de merlan soit 200g
  • 55 g de farine
  • 55 g de fécule de maïs
  • 1 c. à c. de baking powder
  • 75 ml de bière
  • 75 ml d’eau gazeuse
  • Sel et poivre

 Mettez de côté 2 cuillers à soupe de la farine pour plus tard. Dans un grand bol, mélangez la farine restante, la maïzena et la levure chimique.
Assaisonnez légèrement avec une petite pincée de sel et de poivre.
Ajoutez la bière et l’eau tout en mélangeant jusqu’à ce que vous ayez une épaisse pâte lisse. 
Placez la pâte dans le réfrigérateur et laissez la reposer 30 minutes. 
Après 30 minutes, posez les filets de poisson sur une feuille de papier absorbant et séchez-les bien. 
Assaisonnez-les avec un peu de sel.
Chauffez l’huile à 180°C dans une friteuse. 
Versez les 2 cuillers à soupe de farine restante dans un bol peu profond. 
Trempez chaque filet de poisson dans la farine, secouez pour enlever tout excès, puis trempez les filets dans la pâte et déposez-les immédiatement dans l’huile chaude.
Laissez frire pendant environ 8 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit dorée et croustillante, en retournant les filets de temps en temps.
Une fois cuits, retirez les filets de l’huile chaude, égouttez-les sur du papier absorbant, et servez immédiatement avec des frites et une sauce tartare maison.

 

fish-and-chips4

Sauce Tartare

  • 4 cornichons
  • 2 échalotes
  • 4 c. à s. de mayonnaise
  • 1 c. à c. de moutarde de Dijon
  • 1 c. à c. de câpres
  • 1 filet de jus de citron
  • Quelques feuilles de persil

Pour réaliser la sauce tartare, émincez finement les cornichons et les échalotes. Mélangez ensemble tous les ingrédients et assaisonnez. 

 

fish-and-chips3

Tartare St Jacques, melfor, concombre, coriandre

Lors d’une escapade (professionnelle malheureusement) en Alsace, j’ai eu l’occasion de goûter un excellent, incroyable, mémorable carpaccio de Saint Jacques au restaurant. Je me suis juré de le refaire dès que possible et ce ne fut pas long, car à peine quelques jours après, ayant de la coriandre à finir je me suis décidée à tester la recette! J’avais presque encore le goût de l’originale dans la bouche, et même si je n’ai pas réussi à imiter l’assaisonnement à la perfection, cette version est tout bonnement délicieuse elle aussi.
J’ai reçu il y a quelques jours la dernière Eat Your Box, qui contenait du Melfor. J’ai donc sauté sur l’occasion! Ce vinaigre très doux me paraissait convenir parfaitement, et en plus il est alsacien, il se prête donc parfaitement au jeu d’une recette découverte à Strasbourg…

 tartare-saint-jacques

Tartare de saint Jacques aux concombres et à la coriandre

Type : sans gluten

Pour 2 personnes

  • 12 belles saint Jacques
  • 1/2 concombre
  • 1/2 oignon blanc frais
  • 4 tiges de coriandre fraiche
  • 1 c à c de Melfor
  • 1 filet d’huile d’olive
  • Fleur de sel, poivre

Coupez les noix en tout petits morceaux, arrosez-les d’huile d’olive et réservez au  frais.
Pelez et épépinez le concombre avant de le couper en tout petits dés. Salez légèrement, réservez au frais.
Après 30 mn, épongez le concombre et mélangez-le délicatement aux Saint Jacques.
Ajoutez la coriandre fraîche ciselée, 1  c à c de Melfor, poivrez.
Dressez dans des cercles à pâtisserie et déposez une pincée de fleur de sel.

tartare-saint-jacques2

A la recherche des œufs brouillés parfaits #4

Alors que j’étais arrivée au bout de mes tests sur les œufs brouillés proposés par Food52 (3 recettes effectuées en respectant scrupuleusement tous les moindres détails des consignes, pour vous offrir les meilleurs œufs brouillés de France, non du monde, non de l’univers intergalactique tout entier), j’avoue que je restais un peu sur ma faim.
Les œufs 1 étaient canon, les œufs 2 d’une réalisation rapide et fun et les 3 encore plus rapides, mais au final, au niveau du goût, seuls les premiers étaient vraiment conformes à ma vision de l’œuf brouillé, sans pour autant être incroyables non plus. Après vous me direz, ce ne sont que des œufs, avec du sel, du poivre, éventuellement de la crème, ça laisse peu de variables d’ajustements pour en faire de meilleurs que d’autres.
Et puis, oh suspense insoutenable, alors que je triais de vieux magasines de cuisine lus et relus 20 fois que je ne me résigne jamais à jeter au cas où j’aurais un jour besoin d’une huitième de recette de pot-au-feu, je tombe sur une recette… d’œufs brouillés. La technique pas à pas, dans la rubrique « La leçon d’Adrienne », tirée d’un Cuisine et vins de France de 2005 (oui oui!). Dubitative, incrédule, et surtout affamée et n’ayant rien prévu pour le repas, je me lance immédiatement dans la réalisation de cette recette.
Quelle galère, le bain marie! Surtout quand on a des casseroles Tefal avec des poignées amovibles, qu’on pense que c’est une bonne idée d’enlever la poignée de la petite casserole pour qu’elle rentre dans la grande… Jusque là tout va bien mais on rigole moins quand on essaye de rattraper la casserole, qui vogue d’un bout à l’autre en évitant le manche qui essaye de s’accrocher, une véritable pêche aux canards en direct!
Et là, la surprise, la révélation, le don du ciel : ces œufs sont certes un peu pénibles à faire, mais ils sont tellement bons!! je suis retournée dans la cuisine finir les bords de la casserole avec les doigts ( casserole trop petite pour que ma tête passe dedans, sinon j’aurais léché directement!)
Des 4 méthodes testées jusqu’à maintenant, je ne sais pas si cette méthode est la plus officielle, je suis peut-être la seule à découvrir ça alors que la France entière la connaissait déjà depuis longtemps?
Toujours est-il que jusqu’à nouvel ordre j’ai adopté cette recette comme étant « mon » secret de fabrication, et j’entretiendrai la légende de la recette héritée d’un grand oncle américain que je n’ai pas le doit de divulguer (sauf à vous, bien entendu!)
Avis aux amatrices, n’hésitez pas à tester et dites moi si vous avez mieux!
  oeuf-brouille

Oeufs brouillés

Pour 2 personnes

  • 4 oeufs
  • 30 g de beurre
  • 10 cl de crème liquide
  • Sel, poivre

oeuf-brouille2Cassez les œufs dans un bol, salez, poivrez, fouettez légèrement.

Faîtes chauffer une casserole à fond épais. Mettez y à fondre la moitié du beurre en le faisant tourner dans la casserole pour qu’il se répartisse bien partout.

En parallèle, faîtes chauffer une deuxième casserole (plus grande que la première) à demi remplie d’eau. Quand le beurre est bien fondu, déposez la casserole de beurre dans la casserole d’eau pour obtenir un bain marie.

Versez alors les œufs battus et mélangez sans cesse avec une cuiller en bois, pendant environ 6 minutes, pour obtenir un mélange très crémeux.

Lorsque la consistance idéale des œufs brouillés est atteinte, retirez la casserole du bain marie et ajoutez le reste de beurre puis la crème, sans cesser de remuer.

Servez immédiatement.

 

oeuf-brouille3

La petite Cour // Lille

Rien qu’à cause du nom, j’ai pas mal hésité avant de me rendre dans ce restaurant. Bah oui, La Petite Cour, c’est très alléchant, mais au mois de février je ne vais pas en profiter beaucoup de la cour! Et puis bon, à force de regarder la carte et les bons commentaires sur ce lieu, j’ai fini par me laisser tenter sans attendre les beaux jours.

Quelle riche idée ! Déjà en réservant, l’accueil au téléphone était adorable. Ensuite en arrivant sur place, le lieu m’a tout de suite séduite et j’ai su que je passerais forcément une bonne soirée.

Le bâtiment, ancien et préservé dans son jus, offre tout le charme des architectures du Vieux Lille : briques apparentes, belle hauteur sous plafond avec poutres apparentes et au fond, de beaux murs moulurés. La déco un rien kitch mais plutôt light ajoute une note d’humour sympathique : portraits anciens, fausse chouette empaillée, scooter doré accroché au mur…

La carte arrive, bien cachée dans une pochette de vinyle de Serge Lama.

En gros, La Petite Cour c’est du fromage et de la viande. Comprenez des spécialités fromagères comme le welsch, la tartiflette ou le croquant au maroilles, et un joli choix de viandes, de l’onglet au carré d’agneau.

IMG_20140215_214628

Justement, nous jetons notre dévolu sur les croquants au maroilles en entrée, puis sur l’onglet et le carré d’agneau pour le plat.
Un choix de vin sympathique accompagne tout ça et charmante attention pour les néophytes, chaque vin est sous titré avec les plats auxquels il s’accorde le mieux.

Avant d’attaquer, on nous apporte une petite assiette de rillettes et du pain pour accompagner l’apéritif, c’est offert et c’est bon!

IMG_20140215_215824

Le craquant aux maroilles arrive, sous forme d’une crêpe, un rien grasse mais très bonne, accompagnée d’une petite salade d’endives. Le pain est très bon également, ce qui ne gâche rien!

IMG_20140215_222518

Ensuite arrivent les plats. Nous sommes déjà ravis de la quantité, car les assiettes dont jolies et très bien servies. En goûtant c’est le bonheur total : les meilleures viandes que j’aie mangé depuis un bon moment! Cuissons parfaites, viande tendre et goûteuse, sauces et accompagnements en accord… Absolument rien à redire, on lèche les assiettes!

IMG_20140215_222543

Enfin, le dessert, là ou le bât blesse chez beaucoup d’adresses de qualité.
Malheureusement, il ne manquait pas grand chose pour friser la perfection, mais un petit impair est arrivé sur la fin. De mon côté j’ai opté pour un muffin au chocolat blanc et coulis de fruits rouges, un peu trop sucré et lourd après une assiette copieuse, mais je suis une bonne mangeuse donc j’ai apprécié !
Mon homme se laisse tenter par le dessert du jour qui est accessoirement son pêché mignon : des profiteroles. Et là, c’est le drame, l’erreur diplomatique, l’accident de parcours, bref vous avez compris : les demoiselles étaient sèches et insipides, soupçonnées de délit de congélateur.

Quel dommage, avec des plats qui étaient limite les meilleurs que j’aie mange en 2014,   de n’avoir pas su tenir la distance sur les profiteroles! Pourquoi s’embarquer dans des classiques complexes comme ce dessert quand on n’a pas les compétences?
Dommage, car sans ce détail je n’aurais rien trouvé à redire!

IMG_20140215_230253

Mais j’avoue que le reste était tellement bon que même malgré ça, cela reste une très belle découverte que je recommande totalement !

IMG_20140215_230301
La Petite cour, 17 Rue du Curé Saint-Étienne à Lille. Tél : 03 20 51 52 81

Baguette à l’ail

baguette-ail
Pour la fête des boulangers, j’avais envie de vous proposer une recette sympathique tournant autour du pain, et j’ai longuement hésité sur la préparation que j’allais faire. Je ne voulais pas d’une recette qui oblige à avoir une machine à pain, (même si j’adore la mienne quand elle me fait des pains tout chauds le dimanche), pour ne pas frustrer celles ou ceux qui n’en ont pas, mais je voulais quelque chose d’original et qui ait le niveau (ou presque) d’une vraie préparation de boulanger…
C’est alors que j’ai eu un flash en pensant à l’un des produits que je préfère chez mon boulanger préféré (qui est aussi un très bon ami, mais cette préparation est objectivement excellente même sans faire entrer l’amitié dans la balance!)…
Cette recette démoniaque n’est autre qu’une baguette tartinée généreusement de beurre et d’ail et repassée quelques instants au four. A déguster à l’apéritif, un peu chaud, avec le beurre bien fondant et le pain qui croustille… C’est une véritable catastrophe pour l’aspect calorique mais une franche réussite sur l’échelle du bonheur (qui est bien plus importante vous l’admettrez)
Par rapport à la recette de mon ami boulanger, j’ai ajouté du persil, surtout pour la couleur, mais si vous n’en avez pas, vous pouvez vous en passer.
Attention en préparant cette recette à vraiment mixer l’ail et ne pas vous contenter de l’émincer finement : les morceaux trop gros d’ail se sentent et apportent un goût moins agréable. Utilisez un presse-ail, un hachoir ou ce que vous voulez mais l’ail doit être réellement mixé!
A part ce détail, cette recette est inratable et incroyablement bonne, faîtes moi confiance!
baguette-ail2

Baguette à l’ail

  • 1 petite baguette précuite (de la taille d’une demi-baguette)
  • 25 g de beurre salé
  • 2 gousses d’ail dégermées
  • 1 c à s de persil frais émincé
Préchauffez le four à 200°C.
Fendez la baguette dans la longueur mais sans séparer totalement les deux moitiés.
Hachez les gousses d’ail avec le persil. 
Faites fondre légèrement le beurre (il faut juste qu’il soit mou). 
Mélangez le beurre, l’ail et le persil, pour former une pâte homogène. 
Étalez ce mélange sur chaque face du pain.
Mouillez légèrement l’extérieur du pain avec un peu d’eau et mettez au four pour une dizaine de minutes (vérifiez les instructions de votre pain précuit)

Spécialité provençale : mini pissaladière pour 2

Cette semaine démarre le festival de Cannes, avec son défilé de nibards dénudés stars renommées, ses films improbables incontournables, et un souvenir de José Garcia qui restera gravé dans les mémoires de toute une génération.
min-pissaladiere-oignon

Pour fêter cet événement, j’ai envisagé de vous proposer une recette typiquement canonisé. Oui mais… C’était sans compter sur le fait qu’il n’en existe apparemment pas. Après des recherches infructueuses sur internet, je tombe sur un article qui explique que la ville de cannes ne possède aucune spécialité gastronomique! J’ai encore du mal à y croire, et si un cannois a connaissance d’une recette qu’il se lève maintenant pour sauver la réputation de cette charmante ville!

Bref, noyée dans le chagrin et l’amertume, je me suis rabattue sur une spécialité de pas trop loin (Nice pour être précise), la pissaladière.

min-pissaladiere-oignon3

Ce choix n’est pas innocent car il faut savoir que je déteste les anchois, mais j’adore me lancer des défis en espérant qu’ils vont me faire changer d’avis sur un produit.

Du coup, me voilà avec cette recette très légèrement adaptée de la recette d’origine, principalement au niveau de son aspect.

J’avoue que cette recette m’a beaucoup plu, et j’envisage donc de décliner les anchois dans d’autres plats pour confirmer si je suis définitivement conquise par cet étrange poisson!

min-pissaladiere-oignon4

Mini pissaladières aux deux oignons

Pour deux mini pissaladières

  • 200 g de pâte à pain du boulanger
  • 2 oignons rouges
  • 1 oignon blanc
  • 100 g d’anchois à l’huile
  • 4 olives noires
  • 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 2 cuillers a soupe d’herbes de Provence
  • 5 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • poivre

Coupez les oignons en rondelles. Dans une grande poêle profonde, faites chauffer 5 cuillères à soupe d’huile d’olive.

Mettez les oignons dans la poêle, ajoutez du poivre, les herbes de Provence et le sucre en poudre.

Ne salez pas, les anchois sont déjà très salés.

Gardez 4 filets d’anchois et mettez le reste dans la poêle avec les oignons.

Les anchois vont fondre à la chaleur et se mélanger aux oignons. Ajoutez une cuillère à soupe de l’huile des anchois dans la préparation.

Faites revenir les oignons jusqu’à que leur couleur soit légèrement jaune. Il ne faut pas qu’ils reviennent de trop car ils vont encore cuire dans le four.

Étalez la pâte à pain sur une plaque de four huilée à l’huile d’olive.

Versez votre préparation sur la pâte et mettez des anchois et des olives pour la décoration.

Préchauffez votre four à 220°C et mettez la pissaladière.

Pour le temps de cuisson dès que la pâte à pain est cuite (voir aux bords de la pâte) vous pouvez sortir votre pissaladière.

Vous pouvez déguster votre pissaladière chaude, tiède ou froide, accompagnée d’une salade verte.

min-pissaladiere-oignon2

Source d’inspiration :
http://m.marmiton.org/recettes/recette_pissaladiere_20407.aspx

Les bases de la cuisine indienne : le garam massala et le ghee

Certains ingrédients de la cuisine indienne, qui composent la majorité des plats indiens, ne sont pas disponibles en France ( ou pas dans une qualité intéressante), c’est pourquoi avant d’attaquer votre repas indien, vous devrez vous attaquer à certains préparatifs maison.

C’est le cas notamment du Garam Masala, du Ghee et du Paneer.
Qu’est ce que c’est que tout ça? Le Garam Masala, c’est un peu le « mélange indien » de Ducros, mais version authentique, où les épices ont été dosées et réduites en poudre par vous même.
Le Ghee, c’est le beurre indien, qui est en autres termes un beurre clarifié. Et le Paneer, c’est le fromage frais indien, une sorte de caillé qui s’utilise dans des plats comme nous mettrions de la crème liquide, mais cette préparation là je ne vous la détaillerai pas aujourd’hui, car je n’en avais pas besoin pour mon repas.
J’ai trouvé toutes ces explications dans le super livre « Bolly Cook », de Julie Schwob, acheté spécialement pour l’occasion et dont je suis ravie.
Bollycook - 50 recettes indiennes
De nombreuses techniques de base y sont expliquées, et les recettes sont classées par régions ce qui permet de comprendre un peu les habitudes alimentaires dans ce pays. Enfin, les recettes sont adaptées aux produits disponibles en France, mais gardent une touche authentique qui différencieront votre cuisine de celle faite habituellement en France avec des pots de sauce toutes prêtes ou des mélanges d’épice industriels.
3414375680_17b415d390_z
Photo par rajkumar1220 @Flickr

Le Garam Masala

Les masala sont des  mélanges d’épices indiens, que vous pourrez conserver dans une boite hermétique et utiliser dans vos préparations indiennes. Il en existe des centaines de variantes, le Garam Masala étant le plus connu.
Ingrédients
– 1 c à c de poivre noir en grains
– 2 c à c de graines de cumin
– 1 c à c de graines de cardamome sans l’enveloppe
– 1 c à c de clous de girofle
– 3 feuilles de laurier séchées
– 2 cm de bâton de cannelle
A l’aide d’un mortier, d’un moulin ou d’un mixeur, réduisez ce mélange en poudre.
Personnellement, mon mixeur n’a pas réussi à parfaitement moudre le mélange finement, il restait notamment de gros morceaux de feuilles de laurier.
J’ai ré-écrasé un peu à la main et j’ai finalement laissé les morceaux un peu plus gros. Ça ne m’a pas gênée dans les plats.
5414603050_7eed2e6cb6_z
Photo par ljguitar @Flickr

Le Ghee

Le Ghee est la matière grasse de base utilisée en Inde, un peu comme le beurre en France ou l’huile d’olive en Italie. C’est un beurre clarifié, qui reste donc liquide et qui développe un arôme assez différent du beurre!
Le beurre perd un peu de son poids lors de  sa transformation, aussi en fonction de la quantité de Ghee qu’il vous fait, prévoyez 5% de plus ( ex pour 100 g de Ghee, prévoyez 105 g de beurre – pour 475 g de Ghee, 500 g de beurre), voire même un peu plus car si vous n’êtes pas très doué vous perdrez encore un peu plus de matière ( ce qui fut mon cas!). Sinon vous pouvez carrément en faire beaucoup plus que nécessaire, le ghee se conserve parfaitement est c’est très bon! Dans ce cas mettez le dans un récipient hermétique et servez vous quand nécessaire, il ne rancit pas et n’a pas besoin d’être mis au frigo.
Ingrédients :
500g de beurre doux
Prenez du beurre de bonne qualité, idéalement bio
Coupez le beurre en dés.
déposez le dans une casserole et mettez la à chauffer à feu très doux.
Laissez le beurre fondre sans y toucher.
Quand il sera totalement fondu, une couche de petites bulles blanches épaisses viendra se placer à la surface. A l’aide d’une étamine ( ou dans mon cas d’une cuiller) venez ramasser très doucement l’écume blanche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que du beurre fondu bien transparent dans la casserole. Ce beurre fondu transparent, c’est le Ghee. Vous pouvez l’utiliser comme de l’huile, dans une préparation de gâteaux, une recette, ou pour faire revenir vos légumes dans une poêle.