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Découvrez une recette de chaque pays de la coupe du monde!

Photo Jorge Figueroa @Flickr

Que cela vous plaise ou non, vous n’êtes pas sans ignorer que très bientôt, démarrera la coupe du monde de football.

Personnellement cela me laisse totalement presque indifférente. Je suis plutôt embêtée que la plupart des bars se sentent obligés d’allumer des écrans de télévision à cette occasion, je trouve cela très désagréable quand on veut boire un verre. En fait, je trouve que cela donne à  n’importe quel bar aussi cosy soit-il une ambiance de PMU! Quoi qu’il en soit, je ne fréquente plus trop les bars depuis que j’ai un enfant, donc ce n’est plus vraiment mon problème!
 

Mais s’il y a une chose qui me plaît pendant la coupe du monde, c’est de m’amuser à cuisiner en fonction des pays qui jouent les matchs! J’avais partagé pas mal de recettes à l’époque de la dernière coupe du monde, et j’ai voulu remettre le couvert cette année, mais puisque j’ai déjà pas mal de choix sur ce blog, je vous ai directement fait un récapitulatif! Vous trouverez donc ci-dessous une idée de recette pour chaque pays qui va jouer, afin de vous aider si vous voulez cuisiner à thème vous aussi! J’ai choisi majoritairement des recettes qui se grignotent sur le pouce, plus quelques plats et desserts pour compléter.

Bon appétit, ou plutôt bons matchs!

Europe

 

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Allemagne : curry wurst
Angleterre : pigs in blancket
Belgique : stoemp
Croatie : strukli
Danemark : ristet hot-dog
Espagne : poivrons farcis au thon
France : saucisson en brioche
Islande : pyslur
Pologne : twarozek
Portugal : arroz doce
Russie : salade Olivier
Serbie : très prochainement!
Suède : gubbrora
Suisse : croûtes appenzelloises

Afrique

 

Egypte : très prochainement!
Maroc : tajine kefta oeuf
Nigeria : shuku shuku
Sénégal : yassa de pois chiches
Tunisie : tajine végétarien

Amérique du Sud

 

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Argentine : empanadas de humita
Brésil : pao de queijo
Colombie : palitos de queso
Uruguay : chivito
Pérou : papas a la huancaïna

Asie & Océanie

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Arabie Saoudite : œufs durs épicés
Australie : bacon and eggs pie
Corée du Sud : boulettes goji wanja jorim
Iran : naan berenji
Japon : onigiri

Amérique du Nord, centrale et Caraïbes

 

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Costa Rica : flan à la noix de coco
Mexique : panochas de maiz
Panama : très prochainement!

Spécialité de Belgique : Filet américain

Aujourd’hui, je vous propose une recette de chez moi ou presque! Le filet américain est, comme son nom ne l’indique pas, une recette belge, et par extension adoptée dans le nord de la France. Cette spécialité fait partie des incontournables de la gastronomie populaire de l’autre côté de la frontière, au même titre que les fameuses frites. D’ailleurs, il se déguste accompagné de frites maison et d’une bonne bière bien fraîche!
 
Le filet américain aurait été inventé en 1924 par un restaurateur nommé Albert Niels. Il était à l’époque réalisé à partir de viande de cheval, qui était abondante en Belgique. On faisait même frire les frites à la graisse de cheval en ce temps là. C’est une tradition encore perpétuée dans certaines friteries belges d’ailleurs. De nos jours, le filet américain est plus couramment composé avec du bœuf haché.
 
Si vous n’avez jamais goûté de filet américain, c’est un plat très proche du tartare français, mais il y a quelques nuances. La principale est qu’il contient de la mayonnaise. Cela lui donne une texture plus pâteuse, plus proche d’une sauce que le tartare français. Le filet américain est aussi relevé d’oignons finement hachés, de sauce Worcestershire et de câpres. On le sert idéalement accompagné de la bouteille de sauce Worcestershire, pour permettre à chacun d’ajuster l’assaisonnement. 
 
Ici dans le nord, tout le monde connait le filet américain, mais comme c’est censé être une spécialité du coin, je me demande si vous en consommez beaucoup dans les autres régions? Chez nous, on ne le consomme pas qu’au restaurant. Il constitue aussi une garniture de sandwich extrêmement populaire, le « pistolet à l’américain » comme on dit chez nos amis les belges (à ne pas confondre avec l’américain tout court, qui lui ne contient pas nécessairement de filet américain!). On trouve donc dans toutes les bonnes boulangeries des sandwiches au filet américain, et beaucoup de gens achètent des barquettes toutes faites au supermarché ou chez le boucher, qu’il ne reste plus qu’à tartiner sur du pain. 
C’est mon homme qui a décidé il y a quelques temps de se lancer dans la réalisation d’un vrai bon filet américain maison. Il a étudié et mixé de nombreuses recettes vues sur la toile, fait quelques tests et est arrivé à cette version qui nous a beaucoup plu. Ce n’est pas « la » recette classique de l’inventeur du filet américain, mais une version qui s’approche de nos goûts et de ce qu’on a pu goûter de meilleur ! Je doute notamment que la recette originale contienne de la sauce samouraï, mais elle donne un coup de fouet à l’ensemble qui est très sympa. A l’opposé de la barquette toute faite dans laquelle on a du mal à distinguer les ingrédients, celui-ci est un pur régal! 
 
Voici quelques infos si vous voulez vous lancer dans le filet américain. La viande doit être de première qualité et être préparée le plus tard possible avant le repas pour la garder bien fraîche. Les petits oignons au vinaigre et les câpres sont les petits secrets de fabrication qui vont donner du pep’s à l’ensemble. Ne prenez pas de mayonnaise toute faite pour cette recette mais une mayonnaise maison, c’est vraiment meilleur. Au passage, faites-en un peu plus et vous en aurez pour accompagner vos frites! 
 
 
P.S. : Pour un menu belge, complétez par cette délicieuse tarte au riz!
 
Spécialité de Belgique : Filet américain

Ingrédients

    Pour la mayonnaise
  • 2 jaunes d’œuf
  • 2 c. à s. de moutarde
  • 15 cl d’huile de tournesol
    Pour le reste de la recette
  • 500 g de steak haché de bœuf
  • 2 échalotes
  • 1/2 oignon
  • 3 cornichons
  • 4 petits oignons pickles
  • 3 c. a s. de ketchup
  • 1 c. a s. de sauce samouraï
  • 1 c. à s. de paprika
  • 1 c. à s. de persil plat haché
  • 1 c. à s. de ciboulette hachée
  • 1 c. à c. de sauce Worcestershire
  • 1 c. à s. de câpres
  • Quelques gouttes de Tabasco
  • Sel, poivre

Préparation

    Pour la mayonnaise
  1. Battez les 2 jaunes d’œufs avec les deux cuillers de moutarde. Ajoutez petit à petit 15 cl d'huile de tournesol tout en battant au fouet.
    Pour le tartare
  1. Taillez grossièrement l'oignon et l’échalote. Mettez la viande dans le mixeur avec la mayonnaise et mixez pour bien mélanger, puis ajoutez les autres ingrédients en mixant jusqu’à ce que tout soit mélangé. Réservez au frais jusqu'au service.

Spécialité de Belgique : tarte au riz

Bien que j’en sois une grande fan, la bière n’est pas la seule spécialité que nous devons à nos amis les belges. Cette semaine, je vous propose de (re)découvrir un de leurs desserts. Ceux qui ont eu la chance de visiter la Belgique ou comme moi de vivre à proximité, connaissent sans doute la tarte au riz, ou « dorêye » en wallon liégeois, une spécialité de la province de Liège, plus précisément de Verviers. Cette ville francophone aurait donné naissance à cette tarte suite à l’introduction du riz au XVII ème siècle. Elle a fait la renommée de la ville et est est même défendue par une confrérie nommée « Vervi-riz ». D’ailleurs, l’authentique tarte au riz est faite avec du riz rond provenant des rizières de Verviers.
 
 
La tarte au riz est une pâtisserie consistante et très nourrissante, mais surtout très bonne ! C’est une recette qui donne envie de se resservir, tant pour sa gourmandise que son onctuosité. On la trouve dans presque toutes les boulangeries belges.
 
 
J’ai trouvé cette recette sur le blog de Guy, qui vit dans le nord comme moi et propose donc souvent des spécialités du coin comme la galette au Maroilles ou le pain d’chien. La tarte au riz est normalement réalisée à base de pâte levée mais pour gagner du temps, j’en ai fait une version à la pâte brisée. J’ai aussi végétalisé cette tarte pour en faire une version plus légère. Elle s’est avérée délicieuse telle qu’elle, avec un goût de vanille hyper présent et une texture bien crémeuse. Si vous voulez la version à la pâte levée, et plus traditionnelle, regardez chez Guy!
 
  
 
Spécialité belge : tarte au riz

Quantité ou nb de personnes: 8

Ingrédients

  • 1 pâte brisée
  • 30 cl de lait d'avoine
  • 3 c. à s. rases de fécule de maïs, soit 12 g
  • 50 g de sucre roux
  • 1/2 c. à s. d'huile de tournesol
  • 1 gousse de vanille
  •  
  • Pour le riz au lait :
  • 60 cl de lait d'avoine
  • 90 g de riz à dessert
  • 110 g de sucre
  • 1 pincée de cannelle

Préparation

    Pour le riz au lait
  1. Dans une casserole, faites bouillir le lait. Ajoutez ensuite le riz et la gousse de vanille préalablement fendue et les grains de vanille. Faites cuire le riz en remuant régulièrement jusqu'à ce qu'il soit légèrement croquant au centre, "al dente" en somme. Ajoutez le sucre, faites cuire encore 3 à 4 minutes. Retirez la gousse de vanille ( ne la jetez pas), versez ensuite le tout dans un récipient et réservez au frais pendant minimum 3 heures.  
  2.  
    Pour la crème pâtissière
  1. Portez le lait végétal à ébullition dans une casserole avec le sucre, l'huile et la gousse de vanille récupérée du riz au lait. Placez la maïzena dans un saladier et ajoutez-y peu à peu le lait bouillant en battant au fouet. Ajoutez la pointe de curcuma pour jaunir légèrement la préparation. Replacez la préparation dans la casserole et laissez épaissir sur feu doux en comptant 2 minutes à partir de l'ébullition. Laissez refroidir 30 minutes avant utilisation. Couvrez la crème d'un film pendant qu'elle refroidit et remuez-la pour qu'elle ne fasse pas de croûte. Une fois froide, conservez-la au frigo.
  2.  
    Pour la tarte
  1. Préchauffez votre four à 180°C
  2. Disposez votre pâte brisée dans votre plat à tarte couvert de papier sulfurisé. Ajustez bien les bords de votre pâte au plat et coupez si nécessaire.
  3.  
  4. Faites cuire votre pâte à blanc 15 minutes.
  5.  
  6. Sortez votre riz au lait du frais et ajoutez la crème pâtissière, mélangez délicatement.
  7.  
  8. Versez ensuite l'appareil de riz au lait dans la tarte, égalisez.
  9.  
  10. Enfournez pour 20 minutes, la tarte doit être dorée. Conservez la tarte au réfrigérateur jusqu'au service et dégustez-la bien froide !
 
Source d’inspiration :
http://guy59600.over-blog.com/2015/03/tarte-au-riz.html

Les changements dans mon mode de vie en 2018

Photo Chris Phan @ Flickr
 
Je vous avais parlé début janvier de mon envie d’avoir un mode de vie plus engagé en 2018. Loin e moi l’idée de me prendre au sérieux ou de trop dramatiser, mais on est tous d’accord pour dire que la situation de notre planète part sérieusement en cacahuète, non? Nous consommons énormément, parfois en dépit du bons sens, de notre environnement, ou même de notre santé, moi la première! Mais j’ai vraiment envie d’essayer de faire une différence là-dessus à mon niveau. Je sais que ce ne sont pas les actions d’une personne qui peuvent changer la face du monde, mais je me dis que si chacun consent à des petits efforts, alors on peut y arriver! Donc je m’atèle à la tâche! Je dois dire que tout cela a déjà pris des formes assez concrètes dans ma vie au bout de 3 mois! Je voulais donc vous faire un petit bilan de ce que j’ai mis en place pour un nouveau mode de vie plus sain, plus éthique et plus écologique!
 
    
Photo jbloom@Flickr

J’ai réduit mes déchets alimentaires

Le gaspillage alimentaire est un désastre pour l’environnement, ce n’est pas la peine de le préciser. Je ne gâchais déjà pas trop par le passé, du moins quand je me compare à d’autres personnes de mon entourage. Cela est dû au fait que je préfère faire de petites courses au fur et à mesure plutôt qu’un gros plein mensuel, donc je mage les aliments très vite après les avoir achetées. Mais cette année j’ai quand même renforcé mes actions pour l’imiter ce que je jette, et notamment :

  • Je congèle mes légumes dès que j’ai un doute sur ma capacité à les cuisiner dans les temps.
  • Je congèle les parties secondaires des légumes (ex. trognon du chou-fleur) pour les utiliser dans des recettes si je n’en ai pas besoin tout de suite.
  • Lorsque j’achète quelque chose que je vais consommer rapidement, je me sers en priorité dans le bac des produits « zéro gâchis » de mon magasin, pour éviter que le magasin ne les jette à la fin de la journée.
  • Lorsque je compose mes menus, je regarde tous les petits restes ou produits congelés que je peux réutiliser, et je les intègre en priorité à mes plats, plutôt que de toujours acheter de nouveaux produits.
 

Photo Paul Downey @Flickr

J’ai réduit ma consommation de plastique et mes autres déchets

 

Qu’ils sont pénibles ces horribles sacs plastiques qui envahissent nos océans! Bien que leur consommation diminue depuis qu’ils sont payants dans les supermarchés, il y a des millions de sacs plastiques dans la nature, dont la dégradation peut prendre jusqu’à 400 ans. J’essaye de limiter ma consommation de plastique, mais aussi d’autres déchets que l’on jette régulièrement quand c’est possible.

  • Basique mais à ne pas oublier : j’amène mes propres sacs cabas pour les courses.
  • Je filtre l’eau de mon robinet et je fais moi-même mon eau gazeuse pour ne pas acheter de boisson en bouteille plastique.
  • J’ai des bouteilles d’eau réutilisables à glisser dans mon sac à main, mon sac de piscine et sur mon bureau au travail.
  • Je ne consomme pas de plats préparés, je fais les miens et j’amène de vrais couverts au bureau pour ne pas en utiliser en plastique.
  • Je fais mes courses en vrac dès que possible, avec des contenants réutilisables (bocaux, sacs en tissu). En plus d’être écolo, c’est très agréable de jouer à la marchande en remplissant soi-même ses contenants je trouve!
  • Petit plus, même si ce n’est pas en plastique : je suis passée à la bière en bouteille consignée, ce qui est facile pour moi avec la proximité de la Belgique! Je ramène aussi mes bocaux et contenants à ma boutique vrac qui les propose à d’autres clients, et je rends mes boîtes à œufs vides à la ferme qui me les vend.

Photo Keng Susumpow@Flickr

J’ai réduit ma consommation de viande



La production de viande a un réel impact sur la planète et ralentir sa consommation de viande et de produits d’origine animale est un vrai geste écologique. Ceci plus d’autres raisons m’amène à essayer d’arrêter de consommer de la viande et du poisson. Je ne sais pas à quel point j’en suis capable car j’adore ça, je ne vais pas vous mentir! Je n’ai pas une volonté de fer en général, mais je n’en ai pas consommé depuis le début de l’année, je suis fière de moi, sans me mettre la pression pour ne plus jamais y toucher.  J’ai aussi globalement réduit tout ce qui est provenance animale :
 
  • Je n’achète plus de lait ni de crème, que j’ai remplacé par les laits et crèmes végétaux.
  • J’ai diminué ma consommation de beurre par 4 en le substituant quand je peux par de l’huile de coco et ses dérivés.
  • J’ai diminué ma consommation d’œufs par 2 en arrêtant d’en utiliser en pâtisserie.
  • Mon beurre et mes œufs viennent d’entreprises locales, bio et pour les œufs, garantissant que les poules sont élevées dans une volonté de respect du bien-être animal. Mais je sais que la seule garantie à ce niveau-là sera un jour, d’avoir mes propres poules!
  • Je ne prends plus de fromage en supermarché, seulement chez des fromagers et des petites exploitations, et je râpe moi même le gruyère et le parmesan pour limiter les emballages au passage. 

Photo Masahiro Ihara @ Flickr

Je mange local, de saison et un maximum bio

 
J’essaie autant que possible de délaisser les supermarchés et de faire mes courses en priorité localement, via le Court circuit, ou en boutique vrac, en boutique bio, et enfin chez les artisans et commerçants de mon quartier. Ce n’est pas toujours facile, je cours un peu plus à droite et à gauche, mais j’ai beaucoup plus de plaisir à consommer de cette façon. Je suis plus ou moins flexible suivant les types de produits :
 
  • Mes fruits et légumes sont bio et de saison, je n’ai pas acheté de tomates ou de courgettes depuis août dernier par exemple.
  • Quand je peux, je demande aux artisans si je peux amener mes propres boites pour éviter qu’ils me mettent des papiers d’emballage.
  • Je fais beaucoup de produits basiques maison : râper le fromage, cuire mes compotes, mixer ma chapelure… C’est autant d’emballages en moins ramenés à la maison! Prochaine étape, j’aimerais essayer les yaourts et laits végétaux maison.


Photo Kim @Flickr

Mes cosmétiques sont bio, naturels et cruelty-free

 
Cette fois on sort du domaine de la cuisine. Acheter des produits de beauté éthiques, c’est un geste simple et qui coûte de moins en moins, car les marques respectant ces critères se sont bien démocratisées ces dernières années. Mon budget beauté n’a pas augmenté depuis ce changement, au contraire! Mon but est de ne rien jeter donc je termine ce que j’ai d’abord, et au fur et à mesure je remplace mes produits par leur version plus respectable.
 
  • Je fais maison de nombreuses recettes de produits de beauté déodorant, gel douche, savon…
  • Je n’achète que ce que j’utilise vraiment, en évitant les produits d’impulsion qui ne me serviront pas.
  • Je choisis des produits avec moins d’emballage : savon, shampoing solide…
  • J’ai abandonné les lingettes et le coton démaquillant au profit de cotons lavables


Photo Abi Porter @Flickr

Mes produits ménagers sont réduits à leur plus simple appareil

 
Je vous en parlais dans cet article donc je ne vais pas trop m’étendre là dessus. Je remplace mes produits ménagers dans la mesure du possible par des produits basiques comme le bicarbonate, le savon noir, ou encore le vinaigre blanc.

Mes autres idées pour la suite



Tout ceci n’est qu’un début, et voici ce que je compte faire en plus très prochainement!
 
  • M’inscrire à la bibliothèque pour acheter moins de livres.
  • Consommer plus de produits d’occasion, que ce soit pour les produits culturels, la mode, la déco…
  • Remettre en état mon carré potager et y faire pousser mes légumes dès le printemps.
  • Acheter des pailles lavables.
  • Investir dans un mug et un gobelet pour ne plus utiliser de gobelets jetables au travail.
  • Supprimer l’essuie-tout dans ma cuisine au profit d’essuie-tout lavable.
  • Mettre un compost dans mon jardin.
Voilà où j’en suis, j’ai bien conscience de ne pas être parfaite et de pouvoir mieux faire, mais je suis contente des petits efforts et changements mis en place au quotidien. A l’inverse, je comprends que tout le monde n’adhère pas à ce genre de démarche et n’ait pas envie de changer ses habitudes! C’est juste un choix que je fais personnellement et qui m’apporte une grande satisfaction! Et vous, vous vous sentez concernés par ce sujet? Vous avez d’autres idées simples pour produire moins de déchets ou mieux respecter la planète?

Dans mon placard : produits belges

Photo Smabs Sputzer @Flickr
 
Aujourd’hui, je vous emmène pour un petit voyage à la frontière, pas loin de chez moi, du côté de la Belgique! La Belgique est un pays que j’adore, et je vais régulièrement y passer des après-midi ou même des petits week-ends. Il y a plein de belles villes à découvrir là-bas, à moins d’une heure de route pour nous les chanceux lillois! Je voulais donc vous parler des produits que j’ai couramment dans mes placards et qui me viennent de Belgique! J’en ramène certains de mes escapades, d’autres sont facilement trouvables dans tous les supermarchés du nord de la France. En connaissez vous d’autres qui font partie de vos classiques?
 

De la bière !

A la maison, nous sommes amateurs de bière e dans ce registre, nos favoris sont de l’autre côté de la frontière, car nos amis belges sont vraiment très doués dans ce domaine. Il y a bien sûr les célèbres bières trappistes comme la Chimay bleue ou la Trappe, mais aussi des bières un peu moins connues comme la Gouden Carolus, la scotch CTS, la houppe de Namur… Une liste complète serait impossible à faire, surtout que je fais en sorte d’en acheter des différentes à chaque fois!
 

Du fromage

Je ne suis pas experte dans ce domaine, mais dans le nord de la France nous trouvons régulièrement du fromage belge chez nos fromagers. Parmi eux, il y en a qui sont à la bière ou réalisés par les mêmes moines que ceux qui font les bières d’abbayes (ils ont tout compris quoi!), comme notamment du Chimay, du Leffe, du Maredsous, qui existe même en fromage à tartiner un peu comme le Philadelphia!
 
Photo Lou Stejskal @Flickr

Du sucre

Les belges ont des choix de sucres un peu différents des nôtres, et on trouve là-bas très facilement des sucres gourmands comme le sucre perlé ou sucre candi. C’est aussi le pays de la cassonade, à ne pas confondre avec ce que nous appelons cassonade en France. Leur cassonade a une texture différente, poudreuse et humide, avec parfois de gros morceaux, et elle très parfumée, c’est un délice! Enfant, je la mangeais au goûter, saupoudrée sur une tartine grillée couverte de beurre un peu fondant. J’ai grandi avec la cassonade Graeffe, qui est de couleur caramel, et désormais j’achète aussi la Candico brune. C’est aussi un régal sur les crêpes!
 
 Photo Allagash Brewing@Flickr
 

Des pâtes à tartiner

Les belges ont des pâtes à tartiner différentes des nôtres, et j’aime les alterner quand j’ai l’occasion d’en acheter! Il y a notamment les marques Meli, Côte d’or ou Kwatta. Je ne peux pas dire qu’elles soient meilleures ou moins bonnes que les marques qu’on trouve chez nous, c’est juste pour le plaisir de varier! En Belgique, on  consomme aussi des vermicelles de chocolat saupoudrés sur des tartines.
 
Photo Imbecillsallad@Flickr

Du chocolat

Le fameux Côte d’or est belge, on le trouve bien sûr en France, mais en Belgique il est moins cher et on trouve des parfums en plus. J’aime aussi prendre des parfums typiques, comme le Dolfin au spéculoos ou au cuberdon. Connaissez-vous les cuberdons d’ailleurs? C’est un de mes bonbons préférés et pourtant je ne suis pas très branchée bonbons!
 
Photo _molins@Flickr

Du sirop de Liège

J’adore ce sirop typique, qui permet de réaliser des recettes aussi bien sucrées que salées, je vous en proposais d’ailleurs une ici.
 
 
Voilà, il existe des dizaines d’autres spécialités en Belgique et je n’hésiterai pas à vous en reparler, ici je voulais juste faire un tour de ces produits qui sont en permanence ou presque dans mes placards et qui font partie de mon quotidien!

Découvrez une recette de chaque pays que j’ai visité!

Comme vous l’avez sûrement remarqué, je suis fan de voyages et  j’aime ramener des souvenirs culinaires de chaque pays visités! J’aime aussi essayer à mon retour de voyage, de cuisiner des recettes du pays que je viens de visiter, pour prolonger mes souvenirs! Aujourd’hui, je me suis amusée à récapituler les pays que j’ai visités, et j’y ai associé une recette testée… Et approuvée! Ci-dessous j’ai mis une petite carte des pays que j’ai eu la chance de parcourir jusqu’à maintenant, en espérant qu’il y en ait plein d’autres!



 

 

 Russie


Salade Olivier : Je n’ai pas goûté cette recette là-bas mais elle me semble authentique!

 Danemark 


 Ristet hot-dog : Un des snacks dont je me suis quasiment exclusivement nourrie pendant mes vacances au Danemark, j’adore!

Principauté de Monaco 

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 Barbagiuan : Sur place, j’avais détesté car je m’attendais à une spécialité sucrée, mais maintenant j’adore!

Luxembourg


 Gromperekichelcher : Le nom est intrigant mais ce sont simplement de délicieuses galettes de pommes de terre que l’on trempe dans la compote de pommes!

Andorre

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 Trinxat :Je n’ai pas mangé typique là-bas car je n’y ai fait qu’un court passage, mais j’ai trouvé cette recette suite à des recherches faites à mon retour.

Chine

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 Salade de concombres écrasés :Simple et super bonne!

République Tchèque

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 Tartinade à l’ail :Si vous aimez BEAUCOUP l’ail, vous adorerez!

Ecosse

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 Scottish stovies : En fan de ragoûts, ça ma régalée!

Angleterre

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 Fish and chips : Un de mes plats fétiches depuis toujours!

Belgique

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 Stoemp : Ou l’histoire d’un coup de foudre culinaire à Bruxelles!

Pays-Bas

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 Kaasvlinders : Ils pourraient devenir un classique de vos apéros!

Allemagne

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 Curry wurst : Tellement bon à toute heure 🙂

Suède

kottbullar-3
 Kottbullar : A servir avec une gelée de cranberries!

Autriche

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 Wiener schnitzel : Est-ce autrichien, italien… Le débat est ouvert, mais c’est en Autriche que  j’ai mangé la plus grosse!

Pologne

szarlotka2
 Szarlotka : Un de mes plaisirs dans les salons de thé en vacances en Pologne!

Espagne

tapas-poivron-thon-2 Poivrons farcis au thon : Ha les tapas, quel bonheur!

Portugal

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 Arroz doce : C’est au Portugal qu’a débuté mon histoire d’amour avec la cannelle, quel régal!

Italie

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 Fiorentini : Dur de choisir une recette : tout est bon en Italie!

Etats-Unis

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 Corn-dogs : Moins connus que le burger, et tellement gourmands!

Chicons au sirop de Liège

Vous connaissez bien sûr tous les endives, mais savez-vous que dans le nord et en Belgique, on les appelle des chicons? Je ne sais pas si ce terme est connu en dehors de chez nous en fait! Ces chicons, ou endives si vous préférez, ont à la base une saison, mais elles sont cultivées comme une plante annuelle par forçage, ce qui fait qu’on en trouve tout le temps. Je n’ai jamais été une grande amie des endives car je les trouve trop amères. J’ai longtemps refusé catégoriquement d’en manger, jusqu’au jour où je n’ai pas eu le choix à un repas de famille et… j’ai adoré! La différence avec mes essais précédents, c’est que l’endive était préparée légèrement sucrée, et sans aucune amertume. Depuis, je mange donc de l’endive, à condition qu’elle soit préparée avec une notre sucrée.
 
Au cours de l’année passée j’ai pris le temps de me faire plusieurs petits week-ends en Belgique, car c’est un pays vraiment magnifique et à deux pas de chez moi. J’ai notamment (re) découvert Bruges, mais aussi Namur, Dinant, Blankenberge… Cela m’a donné encore plus envie d’y retourner pour voir d’autres jolies villes, et cela m’a aussi donné envie de découvrir encore plus la cuisine belge!
 
Je me suis fait une observation lors de ces passages en Belgique, si un belge passe par ici, qu’il n’hésite pas à me donner son avis sur la question. J’ai l’impression que les belges ne sont pas fiers de leur cuisine comme nous le sommes nous les français de la nôtre. Dans toutes ces villes, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des restaurants de gastronomie belge, que ce soit des restaurants chics ou de simples tavernes, comme nous avons en France nos brasseries. Les français peuvent avoir un égo démesuré côté cuisine j’en suis consciente, et chez nous les restaurants de spécialités française fleurissent sur tous les trottoirs, surtout si on compte les variantes de chaque région!

 

Par contre en Belgique, j’en ai vu beaucoup moins, et j’ai l’impression que les gens sont plus amateurs de cuisine du monde que de la cuisine de chez eux, partout en lisant les avis sur les sites de restaurants ou sur des blogs, j’ai vu les belges recommander des restos modernes type tepannyaki,  tapas… Ces endroits sont bondés, sans réservation on ne peut pas y aller!

 

Tout cela j’adore moi aussi, mais franchement, j’adore tout autant la cuisine belge authentique, comme le fameux stoemp! Je trouve que c’est une belle cuisine, et cela serait réducteur de la limiter aux frites comme certaines personnes mal renseignées le font… Bien que leurs frites soient absolument divines! Si vous êtes belges, dites-moi si vous aimez manger de la cuisine traditionnelle belge, et si vous fréquentez des restaurants typiquement belges, je suis preneuse d’adresses, j’irai avec plaisir!
 
 
Bref, je voulais juste faire ma déclaration d’amour aux belges et à leur cuisine que j’adore! J’ai mangé dans des restaurants délicieux là-bas, avec des chefs vraiment impressionnants d’inventivité, et j’ai aussi écumé les magasins de spécialités car j’adore ça. J’ai ramené de la bière (oups), mais aussi plein de gourmandises et notamment du sirop de Liège.
 
Il faut avoir que le sirop de Liège n’a pas grand chose d’un sirop car il n’est pas du tout liquide. Le sirop de Liège est une sorte de mélasse issue d’une cuisson longue de jus de pommes et/ou de poires, voire parfois de dattes. C’est une pâte brune très foncée, légèrement translucide, épaisse et totalement gélifiée. Cette dernière est, comme son nom l’indique, d’origine liégeoise, région dans laquelle on trouvait de nombreuses siroperies.
 
 
Les belges utilisent le sirop de Liège comme pâte à tartiner, en accompagnement de fromages et pour réaliser des sauces comme dans les boulets à la liégeoise, la carbonnade flamande ou le lapin à la liégeoise.
 
Dans un délicieux restaurant à Namur j’ai pu goûter des endives au sirop de Liège, et j’ai eu envie de re-tester l’expérience à la maison pour utiliser mon sirop. En faisant une rapide recherche sur internet j’ai trouvé mon bonheur chez… Barbara de Baba Kitchen! Mais oui forcément ma copinaute belge n’avait pas pu passer à côté de ce plat!
 
J’ai donc testé bien vite cette recette et je lai beaucoup aimée. Avec le sirop de Liège, les endives développent associent un doux mélange de saveur sucrée et d’amertume tout en finesse. Ces chicons seront parfaits pour accompagner un repas de fête, par exemple pour accompagner un filet mignon maroilles, une volaille ou un pain de viande.
 
   

Chicons au sirop de Liège

 
Pour 4 à 6 personnes
 
  • 2 échalotes émincées
  • 2 c. à s. d’huile
  • 4 endives émincées
  • 2 c. à s. de sirop de Liège
 
Faites rissoler les échalotes dans de l’huile chaude, les chicons émincés et mélangez, laissez cuire une dizaine de minutes, salez, poivrez.
 
Ajoutez deux cuillers à soupe de sirop de Liège, remuez encore 2 minutes le temps que ça fonde. Quand ça commence à faire des bulles, stoppez la cuisson et servez.
 
 
 
Source d’inspiration :

Brownie au spéculoos

Je ne sais pas si c’est parce que je vis près de la Belgique, mais je suis fan de spéculoos. L’été il y a des parfums plus adaptés bien sûr mais dès le retour de l’automne, je me régale des saveurs épicées de ces petits biscuits.
Le spéculoos est un biscuit traditionnel, consommé lors de l’avent et plus particulièrement lors de la fête de saint Nicolas en Belgique, aux Pays-Bas, dans l’ouest de l’Allemagne et dans le nord de la France. Ce biscuit était traditionnellement en forme de saint Nicolas mais désormais, on en trouve avec d’autres formes tout au long de l’année, par exemple pour accompagner le café dans les brasseries et restaurants.
Le mélange est propre à chaque marque bien sûr, mais globalement les spéculoos contiennent de la cannelle, du gingembre, clous de girofle, cardamone, de la noix de muscade t du poivre. Normal que je les aime quoi!
Je dois avouer que je suis aussi ultra fan de la pâte de spéculoos, cette gourmandise et ultra addictive et dangereuse pour la ligne. Hé bien, ce gâteau est tout à fait démoniaque puisqu’il réunit à la fois des biscuits et de la pâte de spéculoos! C’est pour vous dire que le spéculoos est à 100% présent! Avec ce gâteau, vous pourrez donc liquider le vieux stock de spéculoos qui traîne au fond de votre placard et que personne ne veut finir… Le top quoi!

Ce gâteau embaume toute la maison d’une délicieuse et suave odeur d’épices et de chocolat lors de la cuisson, il y a de quoi avoir envie de se jeter dessus dès la sortie du four !
Au final, j’ai trouvé ce brownie super bon, on sent très bien le goût de spéculoos. Je tiens là une recette idéale pour les goûters d’hiver!


  
P.S. : Si vous êtes vous aussi fan de spéculoos, essayez aussi ce blondie au galak et spéculoos!!

 Brownie au spéculoos

  • 200 g de chocolat noir
  • 85 g de beurre
  • 85 g de cassonade
  • 95 g de farine
  • 3 œufs
  • 150 g de Spéculoos
  • 4 c. à s. de pâte de spéculoos

Préchauffez le four à 160°C.

Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes.
Ajoutez les œufs,  la cassonade, puis la farine. Mélangez bien.
Ajouter la pâte de spéculoos et mélangez à nouveau.
Casser les spéculoos en gros morceaux et incorporez-les à la pâte, tout en en réservant quelques-uns pour la décoration.
Verser la préparation dans un moule recouvert de papier sulfurisén.
Parsemer les morceaux de biscuits restants sur la pâte.

Enfournez pour 20 à 25 minutes, le gâteau doit être pris mais rester fondant.
 

Stoemp aux épinards frais

Le froid commence à arriver, du moins pour la moitié nord de la France, et avec lui l’envie de plats qui tiennent bien au corps! J’ai la chance de vivre près de la Belgique et de profiter donc de leur délicieuse cuisine assez souvent. Lors d’un week-end à Bruxelles, j’avais notamment pu manger sur la grand place un stoemp (prononcez « stoump ») délicieux. Je ne pense pas que le restaurant était fameux, c’est rarement le cas sur les places touristiques comme celle-ci, mais ce plat est tellement simple et rustique qu’il faudrait le faire exprès pour le rater!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce plat typiquement belge, il s’agit d’une sorte de purée composée de pommes de terre mélangées avec un ou plusieurs légumes. On trouve par exemple du stoemp aux carottes, aux poireaux, au chou… C’est un plat très facilement déclinable, il parait que l’on « stoempe » (transforme en purée) tout et n’importe quoi en Belgique!
C’est un plat très rustique mais tellement bon ! Chez moi, on a pour habitude de l’accompagner avec des saucisses, c’est comme cela qu’on me l’avait servi en Belgique et c’est délicieux, mais vous pouvez bien sûr changer l’accompagnement, essayez par exemple avec des œufs, du pain de viande ou des lardons!
Le stoemp que je vous propose aujourd’hui provient du blog Baba Kitchen. C’est un blog que j’aime lire très souvent, il regorge de bonnes idées, et notamment comme Barbara vit à Bruxelles, j’y fais souvent des trouvailles typiquement belges! Je dois dire que je n’ai pas été déçue avec ce stoemp. J’y ai retrouvé toute la saveur riche et rustique que j’aime dans ce plat!

Stoemp aux épinards frais

Pour 2 personnes
  • 1 oignon
  • 300 g d’épinards frais
  • 800 g de pommes de terre moyennes
  • 50 g de beurre
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 2 c. à s. d’huile
  • Sel, poivre
Épluchez les pommes de terre, coupez-les en gros morceaux, faites-les cuire dans de l’eau salée jusqu’à ce qu’elles soient cuites mais encore un peu fermes.
Emincez l’oignon. Dans une grande cocotte, faites rissoler l’oignon dans de l’huile à feu doux 5 à 10 minutes pour qu’il devienne fondant mais pas brun.
Ajoutez les épinards frais, couvrez et laisser étuver quelques minutes.
Ajouter les pommes de terre dans la casserole d’épinards, salez, poivrez, noix de muscade, ajoutez 5 cl du jus de cuisson, couvrez et laissez chauffer l’ensemble à nouveau.
Lorsque le liquide est évaporé et le mélange commence à attacher légèrement dans le fond de la cocotte, écrasez au presse purée grossièrement, il doit rester des morceaux.
Ajoutez le beurre et un peu d’eau de cuisson si besoin d’allonger la purée, couvrez à nouveau et laissez reposer 5 minutes avant de servir.
Source d’inspiration :
Avec cette recette aux épinards, je participe à Cuisinons de saison !

Spécialité ch’ti : Soupe à la bière

Je pense vous avoir déjà parlé de ma passion pour la bière, qui dépasse bien sûr le simple cadre de la beuverie, bien que ce soit comme ça que nôtre relation à commencé à la base.
J’aime dénicher des bières peu connues de tous les horizons à la recherche de parfums vraiment originaux, et j’aime aussi beaucoup cuisiner la bière, notamment certaines variétés que je trouve peu intéressantes à boire telles quelles. J’avais par exemple tenté de le brownie à la bière et le pain à la bière avec succès!
J’ai été déroutée lors de mes vacances à Étretat par le maigre choix de bières disponibles dans les bars. Il me semble que le reste du monde a opéré le virage de la bière, c’est à dire pris conscience qu’il y a des amateurs pour cette boisson et qu’on peut la déguster comme un vin pour apprécier ses arômes et parfums divers. Mais j’oublie parfois que je vis dans le nord, une des région françaises de la bière et voisine de la Belgique ! À Étretat, il semble que la brasserie Pelforth ait la mainmise sur la ville, et la boisson la plus exotique que nous ayons pu trouver est une Leffe en canette de 33 cl à 5.80€. Je ne plaisante pas ! En dehors de ça, un seul bar (encore ouvert) a fait le pari des bières belges, mais il les vend presque un bras par canette de 33 cl (7.90€ pour être exacte)… Quand je pense qu’à Lille beaucoup de bars ont adopté le tarif unique de 5€ la pinte, j’ai préféré prendre mon mal en patience et boire de l’eau de mer (du vin/du cidre/des cocktails qui finalement n’étaient pas plus chers que la bière).
Tout ceci est d’autant plus fou qu’il y a une très belle production de bière locale en Normandie. J’en ai ramené pas mal, je vous en reparle prochainement, elles sont très bonnes et je reste donc perplexe, pourquoi les restaurateurs et tenanciers de bars ne mettent-ils pas à l’honneur ces produits locaux pour encourager les producteurs du coin? Je suis sûre que je ne suis pas la seule touriste qui aurait avec plaisir commandé une bière normande à siroter au bord de l’eau !
Bref, en rentrant de vacances, j’ai eu envie de renouer avec ma boisson fétiche, et la célèbre braderie de Lille m’a donné un prétexte tout trouvé car j’aime cuisiner ch’ti à cette occasion. Un rapide coup d’œil dans mon livre Eul cuisine ch’ti m’a donné la solution : une bonne soupe à la bière ! Bon Ok, je n’y ai pas mis une bière d’exception au contraire, mais les bonnes bières je préfère les boire que les cuisiner!
Ce n’est pas ma première tentative dans le domaine puisque j’avais mis au point une délicieuse soupe au welsch il y a quelques temps. Celle-ci est plus traditionnelle, moins fromagère, mais c’est un vrai régal rustique et réconfortant que je vous recommande !
 

 Soupe à la bière

  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 75 cl de bière blonde (Heineken par exemple)
  • 25 cl de bouillon de volaille
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1 jaune d’œuf

Pelez et émincez l’oignon en rondelles. Pelez et écrasez l’ail.

Dans une grande casserole, faites blondir l’oignon à feu moyen dans le beurre. Ajoutez alors l’ail et mélangez.

Ajoutez la farine, mélangez bien puis terminez comme un roux en ajoutant petit à petit le bouillon de volaille en mélangeant bien entre chaque ajout.

Faites de même avec la bière, une fois qu’elle est ajoutée laisse cuire 5 minutes à petits bouillons.

 

Dans un bol, battez l’œuf et la crème. Ajoutez ensuite une petite louche de bouillon et mélangez. Versez alors ce mélange dans la casserole.

Mélangez bien, salez et poivrez à votre goût et servez bien chaud.

 
Source : Eul cuisine ch’ti