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Tartare St Jacques, melfor, concombre, coriandre

Lors d’une escapade (professionnelle malheureusement) en Alsace, j’ai eu l’occasion de goûter un excellent, incroyable, mémorable carpaccio de Saint Jacques au restaurant. Je me suis juré de le refaire dès que possible et ce ne fut pas long, car à peine quelques jours après, ayant de la coriandre à finir je me suis décidée à tester la recette! J’avais presque encore le goût de l’originale dans la bouche, et même si je n’ai pas réussi à imiter l’assaisonnement à la perfection, cette version est tout bonnement délicieuse elle aussi.
J’ai reçu il y a quelques jours la dernière Eat Your Box, qui contenait du Melfor. J’ai donc sauté sur l’occasion! Ce vinaigre très doux me paraissait convenir parfaitement, et en plus il est alsacien, il se prête donc parfaitement au jeu d’une recette découverte à Strasbourg…

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Tartare de saint Jacques aux concombres et à la coriandre

Type : sans gluten

Pour 2 personnes

  • 12 belles saint Jacques
  • 1/2 concombre
  • 1/2 oignon blanc frais
  • 4 tiges de coriandre fraiche
  • 1 c à c de Melfor
  • 1 filet d’huile d’olive
  • Fleur de sel, poivre

Coupez les noix en tout petits morceaux, arrosez-les d’huile d’olive et réservez au  frais.
Pelez et épépinez le concombre avant de le couper en tout petits dés. Salez légèrement, réservez au frais.
Après 30 mn, épongez le concombre et mélangez-le délicatement aux Saint Jacques.
Ajoutez la coriandre fraîche ciselée, 1  c à c de Melfor, poivrez.
Dressez dans des cercles à pâtisserie et déposez une pincée de fleur de sel.

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La petite Cour // Lille

Rien qu’à cause du nom, j’ai pas mal hésité avant de me rendre dans ce restaurant. Bah oui, La Petite Cour, c’est très alléchant, mais au mois de février je ne vais pas en profiter beaucoup de la cour! Et puis bon, à force de regarder la carte et les bons commentaires sur ce lieu, j’ai fini par me laisser tenter sans attendre les beaux jours.

Quelle riche idée ! Déjà en réservant, l’accueil au téléphone était adorable. Ensuite en arrivant sur place, le lieu m’a tout de suite séduite et j’ai su que je passerais forcément une bonne soirée.

Le bâtiment, ancien et préservé dans son jus, offre tout le charme des architectures du Vieux Lille : briques apparentes, belle hauteur sous plafond avec poutres apparentes et au fond, de beaux murs moulurés. La déco un rien kitch mais plutôt light ajoute une note d’humour sympathique : portraits anciens, fausse chouette empaillée, scooter doré accroché au mur…

La carte arrive, bien cachée dans une pochette de vinyle de Serge Lama.

En gros, La Petite Cour c’est du fromage et de la viande. Comprenez des spécialités fromagères comme le welsch, la tartiflette ou le croquant au maroilles, et un joli choix de viandes, de l’onglet au carré d’agneau.

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Justement, nous jetons notre dévolu sur les croquants au maroilles en entrée, puis sur l’onglet et le carré d’agneau pour le plat.
Un choix de vin sympathique accompagne tout ça et charmante attention pour les néophytes, chaque vin est sous titré avec les plats auxquels il s’accorde le mieux.

Avant d’attaquer, on nous apporte une petite assiette de rillettes et du pain pour accompagner l’apéritif, c’est offert et c’est bon!

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Le craquant aux maroilles arrive, sous forme d’une crêpe, un rien grasse mais très bonne, accompagnée d’une petite salade d’endives. Le pain est très bon également, ce qui ne gâche rien!

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Ensuite arrivent les plats. Nous sommes déjà ravis de la quantité, car les assiettes dont jolies et très bien servies. En goûtant c’est le bonheur total : les meilleures viandes que j’aie mangé depuis un bon moment! Cuissons parfaites, viande tendre et goûteuse, sauces et accompagnements en accord… Absolument rien à redire, on lèche les assiettes!

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Enfin, le dessert, là ou le bât blesse chez beaucoup d’adresses de qualité.
Malheureusement, il ne manquait pas grand chose pour friser la perfection, mais un petit impair est arrivé sur la fin. De mon côté j’ai opté pour un muffin au chocolat blanc et coulis de fruits rouges, un peu trop sucré et lourd après une assiette copieuse, mais je suis une bonne mangeuse donc j’ai apprécié !
Mon homme se laisse tenter par le dessert du jour qui est accessoirement son pêché mignon : des profiteroles. Et là, c’est le drame, l’erreur diplomatique, l’accident de parcours, bref vous avez compris : les demoiselles étaient sèches et insipides, soupçonnées de délit de congélateur.

Quel dommage, avec des plats qui étaient limite les meilleurs que j’aie mange en 2014,   de n’avoir pas su tenir la distance sur les profiteroles! Pourquoi s’embarquer dans des classiques complexes comme ce dessert quand on n’a pas les compétences?
Dommage, car sans ce détail je n’aurais rien trouvé à redire!

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Mais j’avoue que le reste était tellement bon que même malgré ça, cela reste une très belle découverte que je recommande totalement !

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La Petite cour, 17 Rue du Curé Saint-Étienne à Lille. Tél : 03 20 51 52 81

Spécialité indienne : Gajjar Halwa ou « le » gateau aux carottes à l’indienne

 Lorsque j’ai vu cette recette dans le livre Bolly Cook, j’ai été ravie. Je gardais un vague souvenir d’un très bon gâteau à la carotte mangé un jour dans un restaurant indien, et j’ai donc espéré que je pourrais ici le refaire à la maison.
Bollycook - 50 recettes indiennes
Je n’ai pas été décue… Ce gâteau est juste une tuerie pour ceux qui aiment les saveurs épicées et exotiques, et il est encore meilleur que celui que j’avais mangé au restaurant! S’il n’était déjà publié, j’ajouterais sans doute ce gateau à mon top 10 des pâtisseries indétrônables.

Personnellement je n’avais pas de cardamome en poudre, mais de la cardamone encore en capsules. J’ai donc passé un peu de temps à dépiauter les capsules et j’ai utilisé les petites graines qui sont dedans.
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Gajjar halwa (gâteau de carottes indien)

Pour 4 personnes
  • 400 g de carottes épluchées te râpées
  • 150 g de sucre en poudre
  • 100 de ghee (vous devez pouvoir le remplacer par du beurre, mais la préparation du ghee est simple et tellement bonne que je vous recommande de le faire!)
  • 12 cl de lait
  • 1  c à c de cardamome en poudre
  • 1  c à c d’eau de rose
  • 2 c à s d’amandes effilées
  • 2 c à s de pistaches concassées
Faîtes revenir les carottes dans une grande poêle avec la moitié du ghee pendant environ 15 minutes, en remuant de temps en temps pour que les carottes ne brûlent pas.
Ajoutez alors le reste du ghee, le lait, le sucre, et la cardamome. Mélangez et laissez compoter 15 minutes de plus. Le liquide doit être bien évaporé.
Ajoutez alors l’eau de rose, et laissez 3 ou 4 minutes.
Étalez le mélange obtenu dans un plat à gratin (j’ai utilisé des cercles à pâtisserie : le résultat est joli mais pas mal de jus s’est échappé par en dessous).
Saupoudrez d’amandes et pistaches, et mettez au frais au moins une heure avant de servir.
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Spécialité indienne : Riz basmati aux épices indiennes

Je reviens aujourd’hui avec l’accompagnement pour le Rogan Josh que je vous ai proposé hier. Je voulais un accompagnement simple, à base de riz, mais qui change un peu par un mélange d’épices sympa. J’ai trouvé mon bonheur dans le joli livre Lassi, Cheese Nan, Tandoori et Cie, un joli petit livre carré qui fait la part belles aux recettes indiennes simples, et décline le Nan sous toutes les coutures, et même en version sucrée.

LASSI CHEESE NAN TANDOORI ET CIE

J’ai préparé le riz comme indiqué dans le livre, mais j’y ai ajouté un peu de légumes, pour colorer et réveiller l’ensemble, comme j’avais déjà vu dans certains restaurants indiens. Cette préparation était simplement parfaite!
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Photo par mhchipmunk @Flickr
Cette recette très simple conviendra parfaitement aux régimes sans gluten, vegan et végétariens.

Riz basmati aux épices indiennes

– 240 g de riz basmati complet
– 3 belles carottes
– 4 têtes de chou fleur
– 3 capsules de cardamome
– 2 clous de girofle
– 1/2 bâton de cannelle
– 5 g de sel
Mettez le riz à tremper 10 minutes dans de l’eau.
pendant ce temps, éplucher et râpez les carottes. Nettoyez le chou fleur et coupez le en tout petits bouquets (vous devez obtenir des tronçons d’1/2 cm environ, pour que ça cuise très vite!)
Faites revenir les carottes et le chou fleur dans une poêle avec un peu d’huile.
Dans une casserole, déposez toutes les épices,  et faites les revenir quelques secondes dans de l’huile. Ajoutez alors le sel et l’eau, couvrez et amenez à ébullition.
Dès que l’eau bout, ajoutez le riz et faites cuire suivant les indications du paquet.
Dès qu’il est cuit, égouttez-le, enlevez les bouts de cannelle, de girofle et de cardamome puis mélangez avec les carottes et le chou fleur.
La seule partie pénible pour moi a été de retrouver les morceaux d’épices à la fin… Mais le résultat en vaut la chandelle!

Friterie le King // Lille

J’ai fait ce rêve, impénétrable et inavouable, qu’ont effleuré de nombreux esprits affamés sans jamais l’atteindre totalement, d’accomplir la quête du graal ch’ti, trouver à Lille une vraie bonne friterie.
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Entendons nous sur le terme, une bonne frite, ce n’est pas une frite Mc Do toute fine, ce n’est pas une frite de Kebab, à la coupe régulière et surgelée, c’est une frite coupée main, cuite fraîche, molle au cœur et croquante voire cramée pour les plus petites.
La vraie friterie du Nord, c’est celle qui propose des américains mexicanos, des poulycroc, des vol au vents frits et autres invention machiavéliques belges, c’est un choix dithyrambique de sauces aux dénominations improbables comme la Hannibal, la bourguy burger ou l’Andalouse.
La première étape de ma quête m’a menée dans le quartier de Saint Maurice, a la redécouverte du King. Le King a un atout de taille : son look. Déjà c’est une baraque, une vraie, garée sur un parking, et il en reste peu à Lille. Comble du kitch avec sa façade taggée aux coloris chamarés et totalement incompatibles, la baraque concourt grandement au plaisir de la visite.
Le choix est à la hauteur et teinté de choix bien flamands.
J’avais connu cette friterie dans une ancienne vie, et j’adorais à l’époque leur américain steak, aux petits oignons bien grillés.
Je me suis jetée dessus avec le même enthousiasme qu’Alf avant d’engloutir un chat domestique que Proust devant une Madeleine.
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Hélas, le résultat ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes attentes. Est-ce que j’avais embelli la chose dans mon souvenir ou le propriétaire a changé et n’a plus la même passion du graillon?
Toujours est-il que ma déception se résume en 3 points :
Frites : pas non plus des frites de Kebab, mais pas la frite jouissive de la friterie de quartier, loin de là, aussi bien en qualité qu’en quantité (normalement astronomique)
Steak : pas vraiment un steak haché, plutôt un burger avec 50% de viande, 50% d’on  ne sait quoi.
Oignons : bin y’en avait pas.
Bref, en 2014 j’aurai l’occasion de poursuivre la recherche ailleurs, et même si cette friterie n’est pas non plus mauvaise, j’espère pouvoir élever le niveau, même si nous ne sommes qu’à Lille et pas dans les Flandres profondes.
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Friterie Le King, rue du Buisson à Lille

Bastide 48

Bastide 48, c’est ce beau bâtiment, juste à la sortie de Rihour, devant lequel je suis passée tous les jours pendant 5 ans (j’habitais à côté) sans jamais y entrer. La façade, le logo, tout me laissait à penser que je n’avais pas le look coco ni le portefeuille pour le lieu. Ce qui est en partie vrai, mais pas seulement. Parce que comme beaucoup d’autres endroits fashion, Bastide 48 se découpe en deux parties, une « gastro », et une « bistro ».
Si la partie « gastro » est à réserver aux occasions particulières, la partie bistrot et bien plus accessible, et nous avons donc décidé d’y accéder.
D’abord, il faut avouer que le lieu est très sympathique. Une belle maison, un beau parquet, des éclairages tamisés, bref l’endroit cosy comme on les aime quand on mange à deux un vendredi soir en amoureux.
Les serveurs étaient par contre plutôt balbutiants : ne connaissaient pas la carte des boissons, ne pouvaient pas donner de carte des boissons qui était en cours de réimpression, ne savaient pas trop quoi recommander, un qui prend la commande et un autre qui arrive deux minutes plus tard pour la demander sans savoir que l’autre est déjà venu… Loin d’être désagréables, mais loin du genre de service qu’on imagine avoir dans des lieux de ce style.
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Nous avons attaqué l’entrée avec une planche de charcuterie et fromage. Sur les conseils avisés de la serveuse, on n’en a pris qu’une pour deux, et même si on est des gros mangeurs, grand bien nous en a pris. L’assiette était chargée comme la langue de Miley Cirus un lendemain de cuite, et ceux qui nous connaissent savent qu’on ne peut pas laisser une miette d’un bout de fromage ou de charcuterie. Nous nous sommes donc fait un devoir de la finir malgré sa taille. J’étais mitigée sur cette planche. Même si elle est proposée pour l’apéritif, donc peut-être plus pour des gens qui ont besoin d’éponger que des gens en quête de cuisine fine, les produits étaient industriels, ce qui ne valorise pas la cuisine du lieu. La quantité est un bon point, mais j’aurais préféré une assiette deux fois plus petite, avec des charcuteries régionales coupées sur place et des fromages originaux qu’on ne trouve pas chez Carrefour. Forcément quand tu entres là dessus, tu pries pour que le reste du repas ne fasse pas trop cantine.
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Heureusement ce ne fut pas le cas. Mon homme prit un veau à cuisson lente, et moi un  cabillaud au chorizo. Bien que les cuissons soient perfectibles, l’ensemble était très bon et les accompagnements (purée, flan de courgette) et sauces étaient délicieux.
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La quantité était une fois de plus au rendez-vous : de mon côté j’avais deux pièces de cabillaud, au point que mon homme a du finir mon assiette! (oui il faut admettre qu’on n’est pas vraiment sortables dans un lieu chic)
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Enfin, les desserts, furent une vraie surprise : je pris une tatin à la poire, et mon homme des profiteroles, un de ses desserts favoris mais souvent malmené dans les restaurants français car sorti tout droit du congélateur. Et là, le bonheur absolu : des desserts excellents, des pâtes faites sur place, des goûts qui explosent, bref, un pur moment de bonheur.
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Au final, voilà vraiment ce qui me pousse à mettre ce restaurant dans mes coups de cœur : le repas n’a fait qu’aller crescendo en qualité, pour finir sur une apothéose sucrée. Et d’habitude, dans la plupart des restaurants c’est plutôt l’inverse. Et j’avoue que même si la charcuterie de l’entrée était trop basique, quand on finit sur une touche pareille, on paye son addition avec un grand sourire et on repart sur un petit nuage.
Bastide 48, 48 Rue de l’Hôpital Militaire à Lille. Tél : 03.20.86.50.81

Burgers, bagels, le B // Lille

le-b-burgers-and-bagelsToujours avide d’expériences burgeristiques, je me devais d’essayer cette nouvelle adresse dans le paysage Gantois. (enfin, Lillois, mais rue de Gand quoi).

Le B, c’est tout au début de la rue de Gand, un peu avant le Meet People, dont j’ai déjà parlé ici, et dont les propriétaires sont apparemment les mêmes.
Le B, c’est avant tout une très jolie adresse, une salle toute petite, à la déco discrète et de goût, et au style Vieux Lille qu’on aime tant.
Inutile de préciser qu’il faut réserver, ce qui vaut pour tout restau à Lille, à fortiori le samedi, à fortiori quand il y a des bons burgers, à fortiori quand c’est das le Vieux Lille, à fortiori quand c’est nouveau, et à fortiori quand c’est rue de Gand. Bref, réservez.
La carte est résolument orientée burgers et bagels, comme le nom du restaurant l’indique, mais on y trouve aussi quelques pièces de viande plutôt alléchantes, et de la salade Caesar. (je ne reviendrai pas sur la salade Caesar mais si vous avez suivi, vous savez ce que j’en pense)
Je prends un burger breakfast, et mon homme un montagnard XXL, pour lequel il oublia de préciser le XXL, ce qu’il regretta amèrement par la suite, étant un véritable trou sans fond.
Peu ou pas d’à côté proposés sur la carte pour faire une entrée collective (exemple onion rings à partager, cheesy bread), ce qui fut une mini déception car c’est une des choses que j’aime beaucoup dans les restaurants de style américain. Nous commandons un apéro bière. La Grimbergen m’aparrait comme un choix un peu restreint pour uenv ille comme Lille, m’enfin c’est pas non plus de la 1664.
Nous attaquons alors les plats. Mon breakfast est totalement fameux. L’œuf coule dessus, le pain maison est très bon, et le clou du spectacle figure dans le cheddar, qui est du vrai cheddar, goûtu et épais, ce qui en se trouve quasiment jamais dans les burgers lillois.
Mon homme a trouvé son burger un peu sec, il faut dire que le pain est d’un format colossal, visiblement fait par un boulanger local. Moi avec l’œuf coulant, je n’ai pas eu ce problème.
Déception cependant sur les frites. J’avais été alléchée sur internet par leurs frites de patates douces, souvent critiquées car écœurantes mais quand on aime la patate douce comme c’est mon cas, c’est dur à trouver donc précieux. Malheureusement, à force de critiques, le restaurant a arrêté d’en faire, et proposait donc des frites tout à fait banales, dans des quantités bien moins fournies que ne le laissaient imaginer les photos sur leur site.
La déception continue alors, car les frites sont visiblement maison, mais bien trop grasses et a peine cuites!
C’est d’autant plus dommage qu’elles sont servies avec une délicieuse mayonnaise maison, détail qui a son importance car peu de restaurants se donnent de la peine à ce niveau.
J’en viens à me dire que la cuisson à la friteuse est la kryptonite du cuistot des lieux, et si les frites de patate douce étaient aussi mal cuisinées, je comprends que personne ne les ait aimées. Mais ce n’était alors pas l’ingrédient qu’il fallait changer, mais la technique.
Enfin, nous prenons les desserts. Étant à 4 restaurant (détail que j’avais occulté auparavant pour faciliter le scénario), j’ai pu goûter 3 desserts (y’a toujours un rabat joie qui n’a plus faim) :
un cheese cake
un moelleux poire caramel( dessert du jour)
une tarte tatin
Et l’apothéose se produit alors : les desserts sont excellents, il n’y a pas d’autre manière de le dire…
Côté accueil, la serveuse était charmante et disposée à la boutade, ce qui n’énlève rien au plaisir de la soirée.
Bref, si le cuistot pouvait faire un stage dans une friterie, on attendrait à mon sens la perfection, et le top 3 lillois.
Le B, Burgers and Bagels, 11 Rue de Gand à Lille. Tél : 03.28.52.60.93

6 cocktails provoquant un bonheur presque parfait!

 Un cocktail magique n’est pas, à mon sens, un cocktail complexe à réaliser, avec des dégradés de huit couleurs et des sculptures de fruits au dessus.  Celui là, on se le garde à boire au View bar de Shanghaï ou au Mariott de Varsovie, et on laisse à leurs talentueux barmans le plaisir de nous faire mouiller la culotte fondre sur nos chaises.

 

Là, je vous parle plutôt du cocktail simple, voire simplissime pour certains, au point qu’on les boit au quotidien presque aussi facilement qu’une bière, et qu’ils deviennent nos petites madeleines (d’alcoolos).

Cette sélection est très personnelle, et elle sera amenée à bouger dans le temps, au fil des découvertes et des envies.

1 – Le mojito basilic

 

Mojito made with rum, lime, sugar, mint, club soda, served in a tall glass.

Le mojito, qui est récemment devenu un sport national en France, est une passion depuis plusieurs années chez nous. Les bars à mojito fleurissent de partout, avec leurs recettes de mojito fraise, framboise, leurs french mojito avec même pas de rhum, j’en passe et des meilleures. Une variante qui a conquis mon cœur est le mojito basilic, tellement plus frais que frais qu’il en deviendrait presque plus mojito que le mojito classique. Une autre variante sympa est le mojito concombre, mais je ne l’ai pas retenu ici car j’ai déjà un autre cocktail au concombre dans ma liste (oui, j’aime pouvoir boire en ayant l’impression d’être au potager)


=>6 cl de rhum blanc
=>eau gazeuse Citron/Citron Vert
=>5 cl de sucre de canne liquide
=>1/2 cuillère de sucre roux
=>1/2 citron vert
=> 7 feuilles de basilic
=>glace pilée ou glaçons

Couper une rondelle de citron vert et la déposer au fond du verre à cocktail.
Mettre des glaçons dans un torchon propre, et les piler avec un marteau.
Couper les feuilles de basilic en petits morceaux et les mélanger à la glace pilée.
Remplir le verre de glace pilée/basilic aux 2/3.
Ajouter les 5 cl de rhum, 5 cl de sucre de canne liquide et le jus du reste de citron vert, puis compléter avec l’eau gazeuse.
Saupoudrer de sucre roux.

Photo par TheCulinaryGeek @Flickr

2 – La vodka caramel

Une petite douceur dont je ne me lasse pas, à noyer de glace pilée pour plus de plaisir.

2 cl de sirop au caramel Monin

4cl de vodka

Glace pilée à outrance

Mélanger- boire

3 – La poire vanille

Une association magique testée dans de nombreux cocktails. A la maison, je le bois en version on ne peut plus simple, et c’est un régal. Glace pilée exigée ici aussi.

2 cl de sirop de vanille

4 cl de vodka

6 cl de jus de poire

Mélanger- boire

4 – L’absolut Pears cranberry

Découvert dans un petit bar de Stockholm, ce mélange est simplement divin et tellement simple à réaliser, si ce n’est la grande difficulté à trouver la fameuse absolut Pears en France. On peut toujours remplacer l’absolut Pears  par de la absolut normale et du jus de poire, mais ça n’a alors plus vraiment le même goût qu’en suède.

4 cl d’absolut pears

10 cl de jus de cranberry (Oceanspray va très bien)

Mélanger- boire

5 – Le kir châtaigne

Selon moi, le sirop de châtaigne rend sa dignité à tout mauvais mousseux, et rien que pour ça, il faut lui dire merci.

1,5 cl de sirop de châtaigne

10 cl de mousseux, clairette, ou champagne (mais l’intérêt est plutôt de rendre buvable les mauvais mousseux, le bon champagne est bon sans rien)

Mélanger- boire

6 – Le pimm’s

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Découvert au Dog’s bar d’Édimbourg, après un repas au restaurant du même nom, ce cocktail tout frais me rappelle immédiatement l’ambiance cosy et chaleureuse de ce lieu, aménagé comme une vieille bibliothèque de grand mère Scottish dans un sous sol.

Le Pimm’s est assez dur à trouver en France. Il y a en aurait dans les Lafayette Gourmet ( le bon vieux Lafayette de Lille ne fait malheureusement pas ce rayon), chez Nicolas ( en ligne tout au moins, à vérifier en boutique) et (oh!) on en trouve actuellement à bas prix chez Cdiscount. (oui, oui).


– 4cl de Pimm’s
– de la limonade
– un concombre
– des fruits: fraises, pommes oranges, citrons…à ajuster suivant la saison
– de la menthe fraîche


Dans un grand verre, mettre des glaçons, le Pimm’s.
Ajouter une rondelle de concombre coupée en quarts, une fraise coupée en 4, une lamelle de pomme, une framboise, une mini tranche d’orange coupée en triangle isocèle et 4 ou 5 feuilles de menthe.
Arroser le tout de limonade et mettre une paille dans le verre.

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Photos par whitneyinchicago @Flickr

Les 5 (+1) manières de reconnaître un burger digne de ce nom au restaurant

408384716_52cde3b4f1_zPhoto  par pointnshoot  @Flickr
Aujourd’hui, je vous livre mes astuces pour reconnaître un vrai bon restaurant de burgers. C’est en gardant cela en tête que (j’évalue les restaurants cités sur ce blog d’ailleurs. Bon la plupart du temps, pour pourvoir évaluer le urger, il faut l’avoir devant soi, et dans ce cas le plus simple est encore de le goûter. Mais dans certaines brasseries où je buvais un verre, en me demandant s je ne resterais pas manger le simple fait de voir les burgers arriver à une table voisine m’a permis de changer de crèmerie pour manger et d’éviter un gros fail.
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Photo par dweekly @Flickr

1 – Le pain

Il est fait maison, ou par le boulanger du quartier. En tout cas, il n’a pas Harry’s gravé au milieu du bun.

2 – la viande

Le patty doit être composé sur place, donc sa forme ne doit pas être trop régulière ni trop plate. Idéalement, il est même plutôt épais, pour rester moelleux à cœur même en étant grillé sur les côtés

3 – le fromage

S’il est orange, tout carré comme les burgers Charal micro-ondables, c’est pas bon. Si ce n’est pas vraiment du fromage mais plutôt une sauce parfum fromage, fuyez, vous êtes chez Mc Do.

4 – les frites

Idéalement elles devraient être maison. Malheureusement beaucoup d’établissements proposant de très bons burgers n’ont pas encore compris cette règle. Certains s’en sortent mieux que d’autres en proposant des potatoes, qui à mon avis supportent mieux le surgelé que les frites classiques ( qui font tout de suite mc cain, mc do ou kebab).

5 – les légumes

Si vous avez 3 feuilles de salade, une rondelle de tomates et 3 morceaux d’oignons émincés, vous êtes dans un kekab. Si la salade n’est pas en sachet, que l’assaisonnement est maison, et qu’on vous ajoute quelques pickles marinés sur place ou un coleslaw maison, vous avez gagné.

6 – en bonus : les sauces maison

Rien de tel qu’une vraie mayonnaise ou sauce cocktail. Cela ne prend que quelques instants à préparer mais la plupart ne s’embêtent pas et posent la Bénédicta et le Heinz à même la table. Le pire c’est qu’on ne sait pas depuis combien de temps il sèche là (le bout rouge tout collé de ketchup donne parfois une idée) , ni qui a mis ses doigts dedans ( cf certains restaurants où la moutarde et à moitié à l’air libre). Vraiment, une sauce maison, à al fois dans le burger et pour accompagner les frites, c’est le détail qui fait la différence entre une bonne adresse et une adresse exceptionnelle.
La plupart des adresses de bons burgers ne respectent pas intégralité de ces points. Disons que si la moitié des points est remplie, (avec la priorité sur les premiers), vous pouvez vous régaler. Si vous trouverez une adresse qui cumule l’ensemble de ces remarques, vous avez tiré le gros lot : ne donnez cette adresse à personne!

Resto entre Mademoiselles

Alors que j’avais un resto-filles à organiser, j’ai tout de suite flashé sur le nom de ce restaurant, qui m’a semblé très à propos. Oui bon ce raisonnement peut sembler basique, comme si les restos pour hommes s’appelaient « cojones » ou « testostérone », m’enfin j’étais super à la bourre et dans ces cas là, on se raccroche à ce qu’on peut!
Donc bref, me voila partie un beau lundi pluvieux, chez Mademoiselle entre demoiselles.
Première chose à savoir, le resto a deux parties, une bar et une restaurant, mais comme c’était lundi et que le lundi est le dimanche du 21 ème siècle, le côté resto était fermé. 
Peu importe me dit-on, au final on mange la même chose des deux côté/s.
Me voila donc rassurée, et je découvre la carte, qui en effet propose les plats resto et bar à la fois.
Les plats resto, c’est une carte de produits frais, cuisine française légèrement fusion, calibrée un poil trop cher à mon goût. 
La carte bar, c’est un beau choix de burgers (nous y voilà), et des planches variées et alléchantes, de charcuteries, fromages, tapas et autres mezzes. Manque quelques explications sur la carte. Ça fait un plat, une entrée, un plateau apéro à partager? Et à combien? Bon, le serveur peut bien sûr renseigner mais personnellement, j’aime avoir toutes les infos sous les yeux. Bah oui, j’ai toujours peur de décevoir le serveur en lui posant des questions… Du genre, « c’est quoi vos planches? » Là il les explique, les vend avec amour, nous préconise sa préférée et la je réponds : « ok, merci, je vais plutôt prendre un burger ».
Bref, j’ai pris un burger.
Un british, mon choix de prédilection.
Il était bon et savoureux, cuisson un peu juste par rapport a ma demande mais ça ne m’a pas traumatisée.
mademoiselle

 

Seul reproche, grave même si ça ne m’a pas empêchée d’apprécier, le pain pas maison. La mayo non plus, mais ça c’est du luxe.

Par contre, les frites étaient excellentes. Cuisson au top, calibrage de la coupe idéal, elles étaient cuites avec les épluchures comme je les aime, rien à redire si ce n’est que du coup j’eusse souhaité en avoir plus.

En dessert, j’ai tenté le café gourmand, bon, sans excès. On pourrait être plus fin, on pourrait être plus léger, on pourrait être plus savoureux, m’enfin faut pas chipoter non plus.

Côté cadre, j’ai beaucoup apprécié le lieu, joli, simple, feutré mais pas coincé, délicat sans être trop girly.

Au final, une adresse sympa, que j’hésite encore à recommander aux burgurophiles à cause du pain, mais que je recommande tout de suite aux demoiselles (ou pas) qui aiment la cuisine fraîche et simple, dans une ambiance sympa.

Mademoiselle, 12 rue Thiers à Lille . Tél: 03.20.10.09.90