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Quel poivre utiliser dans vos recettes?

Photo Tim Simpson @Flickr
 
Tout le monde connait le poivre. Vous en avez forcément chez vous, rangé dans le placard de votre cuisine avec les autres épices du quotidien. Le poivre que l’on a chez soi est généralement du poivre noir, en moulin ou déjà moulu. On l’utilise car il apporte du piquant et relève les plats. Mais le poivre a une histoire très riche à raconter, et peut vous apporter bien plus en cuisine! Les différents poivres cultivés dans le monde, ainsi que les différents stades de maturité auxquels on le cueille offrent des saveurs diversifiées qui permettent de sublimer des plats très différents. Je vous propose donc de découvrir les différentes variétés qui existent, et à quelle utilisation les réserver.
 
    
Photo Markus Grossalber @Flickr

Comment choisir un poivre?

On trouve le poivre noir moulu en grande surface pour le côté pratique, mais ce n’est vraiment pas l’idéal. Il est souvent issu de mélanges de poivres peu qualitatifs, et il perd rapidement ses qualités aromatiques. Si vous recherchez la qualité, achetez votre poivre de préférence en grains entiers et moulez-le au fur à mesure de vos besoins pour profiter de saveurs encore bien prononcées. Vous pourrez ainsi connaître l’origine et la variété du poivre que vous consommez.

Comment conserver du poivre

Le poivre que nous consommons au quotidien est du poivre séché. Qu’il soit noir, rouge vert ou blanc, conservez-le dans un pot bien fermé, au sec et à l’abri de la lumière.
 


Photo tokyofoodcast @Flickr

Comment utiliser le poivre?

 
Ne faites pas cuire le poivre, car la chaleur détruit sa saveur. Mettez plutôt quelques tours de moulin en fin de cuisson.

Vrai poivre ou faux poivre?

Il existe différentes espèces de poivriers qui appartiennent à la famille des pipéracées et qui sont considérés comme de « vrais poivres ». C’est le cas du piper nigrum, qui donne le poivre vert, blanc, rouge et noir, suivant la maturité des baies au moment de la récolte). C’est LE poivre par excellence! Le piper longum ou poivre long, le piper cubeba ou poivre cubebe, et enfin le piper bordonese ou poivre Voatsiperifery sont aussi généralement acceptés comme étant de vrais poivres, car ils sont de la famille des pipéracées. Il existe enfin de « faux poivres », des baies parfumées qui ressemblent au poivre, et s’utilisent de la même façon que du poivre, mais qui n’en sont pas dans le sens strict du terme. Ils n’en restent pas moins délicieux et très intéressants en cuisine, bien que le terme « faux poivre puisse sembler dévalorisant!
 
Parmi les faux poivres, on peut citer :
 


Photo Bob Richmond @Flickr

Les vrais poivres, ou piper nigrum



Le piper nigrum, est la variété la plus connue et la plus commune de poivre. certains puristes diront même que c’est le seul véritable poivre. Il donne naissance au poivre vert, blanc, rouge et enfin au poivre noir. Ces différentes couleurs correspondent au degré de maturité du poivre.
 

Le poivre vert



Pour obtenir du poivre vert, la baie est récoltée avant maturité, à 6 mois. Elle est ensuite séchée, lyophilisée ou encore conservée dans du sel ou en saumure ou même utilisée fraîche. Le poivre vert est frais avec des notes végétales. Il est moins piquant que le poivre noir.



Utilisation : Dans les sauces, ou sur les poissons et viandes comme les entrecôtes, ou le canard, et dans les plats de cuisine française ou thaï.

Le poivre noir



Le grain est récolté juste avant maturité et séché au soleil où il noircît (d’où sa couleur), fermente et se flétrit pour donner un poivre très aromatique.



Utilisation : sur les légumes, viandes blanches, poissons.
 

Le poivre blanc, ou mignonnette



La baie est récoltée mûre, quand l’écorce de la baie devient rouge. Cette enveloppe rouge est ensuite enlevée par trempage dans l’eau et la graine est séchée jusqu’à ce qu’elle blanchisse. Il est doux et subtil car débarrassé de son écorce.
 

Utilisation : Sur les grillades et marinades, ainsi que les viandes rouges, volailles, poissons ou salades.

Le poivre rouge



Les baies sont récoltées à maturité après 9 mois et séchées à l’abri du soleil afin de garder leur écorce bien rouge. Son goût est piquant et intense, un peu caramélisé.



Utilisation : Volailles, le canard et le porc.
 

Les autres poivres de la famille des pipéracées

Le poivre long



Ce poivre a des baies très longues, comme son nom l’indique. Il est très parfumé avec des notes sucrées et florales.
 
Utilisation : Dans les ragoûts, soupes et plats d’hiver

Le poivre cubebe



Le poivre cubèbe au grain très rond est aussi appelé poivre à queue. Il est cultivé en Indonésie.
 
Utilisation : sur les plats aux œufs, les légumes ou encore le melon

Le poivre Voatsiperifery



Ce poivre sauvage pousse en pleine forêt, notamment à Madagascar. Il a de petits grains noirs et fripés aromatiques, et il est très résineux. Découvrez-le ici
 
Utilisation : sur les viandes, les poissons, les pommes de terre

Les poivres d’appellation



Ce sont des vrais poivres, qu’ils soient noirs, blancs, verts ou rouges, produits dans une région particulière et qui développent grâce au terroir local une saveur particulière.

Le poivre de Penja



C’est un poivre d’exception qui pousse sur les terres volcaniques de Penja. La culture s’est étendue mais il reste assez rare, car il est récolté à la main deux fois par an. Il a un piquant prononcé, et des notes boisées et ambrées.



Utilisation : Avec vos viandes rouges, du foie gras poêlé, du poisson à chair ferme, des poêlées de légumes ou du fromage de chèvre. 

Le poivre de Tellicherry



Ce poivre à gros grains brun foncé a un nez épicé et boisé et une longue persistance en bouche avec des notes fraîches d’agrumes et résine. Découvrez-le ici
 
Utilisation : sur les viandes rouges, des poissons gras ou encore du chocolat.

Le poivre de Lampong

 
Venant d’Indonésie, ce poivre a un nez très agréable de brioche, notes de bois, de cuir et de girofle.


Utilisation : avec les viandes rouges, les marinades ou les chutneys.

Le poivre de Sarawak



Ce poivre issu du nord de l’île de Bornéo en Malaisie est puissant et piquant, avec des notes de fruits exotiques et de citron vert.



Utilisation : avec des magrets de canard, une pièce de bœuf, du poisson ou des fruits de mer. 
 


Photo Abdulla Al Muhairi @Flickr

Le poivre Karimunda

 
Le poivre Karimunda de la région du Kerala en Inde est une des plus anciennes variétés de poivre en Inde. Ses grains sont petits, ronds, et fripés et son piquant est vif mais équilibré.



Utilisation : sur une salade de fruits  ou des fruits poêlés, avec du chocolat, ou encore dans les cocktails.
 

Le poivre de Kampot



Produit au Sud du Cambodge, il a des notes florales et épicées.
 
Utilisation : Viandes, légumes et poissons fins côté salé, sur des fruits exotiques comme cette pavlova à l’ananas côté sucré.
 
 
Photo Gisela Francisco @Flickr
 
 

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Spécialité du Pakistan : moong dahl

Les soirs de semaine, la solution cuisine parfaite chez nous est souvent un dahl, c’est à dire un plat de lentilles aux épices indiennes. En début de semaine, nous sommes assez raisonnables dans notre façon de manger, et plus la semaine avance, plus on a envie de plats riches. Alors pour calmer le jeu et trouver un bon intermédiaire, le jeudi ou le vendredi, je propose un dahl ! C’est ultra gourmand, surtout servi avec un naan ou un rôti, mais cela reste très sain! Tout le monde y trouve son compte!
 
En Inde et au Pakistan, le dahl fait partie du repas quotidien. Il y a beaucoup de différentes sortes de lentilles qui sont couramment utilisées là-bas et qui donnent leurs nom à des plats de lentilles, comme les chana dahl, les toor dahl, les urad dahl, et plein d’autres. J’ai la chance d’en trouver une belle variété dans mon magasin asiatique favori. Le moong dahl est probablement la recette de dahl la plus populaire en Inde et au Pakistan. Il est généralement servi chaud avec du riz ou des chapati et de la menthe ou du chutney.
 
Comme il s’agit de cuisine de semaine, j’aime réaliser des dahls faciles avec pas trop d’ingrédients. Souvent quand on recherche des recettes indiennes authentiques sur des sites étrangers, on est effrayé par la longue liste d’ingrédients qu’elles nécessitent, mais en réalité ce ne sont que des pincées d’épices différentes à mettre, cela ne prend pas beaucoup de temps, et une fois que vous avez les épices, vous pouvez faire un grand nombre de plats sans avoir besoin d’en racheter.
 
Parlons du problème des épices! J’y suis totalement accro, et j’aime toutes les avoir dans mes placards pour être capable de cuisiner n’importe quel repas de cuisine du monde dans sa vraie version! Donc dès que je vois une recette où il me manque une épice, je l’achète en me disant qu’elle me resservira, ce qui est le cas, mais… Mes placards explosent! Heureusement que j’ai une grande cuisine, car J’ai 4 carrousels à épices, et j’ai en plus tout un placard haut de cuisine (3 étages!) rempli d’épices. Sans compter les quelques-unes que j’ai mises en déco parce que les emballages sont jolis. C’est un peu excessif vous ne trouvez pas? J’ai toujours été incapable de faire dans la demi-mesure!
 
Alors quand j’ai été contactée par l’Étal des épices, pour tester certains de leurs produits, j’ai su que j’allais être aux anges ! J’ai découvert sur leur site des épices que je ne connaissais pas (oui, il en existe encore!) ou que j’avais du mal à trouver comme le garam masala : c’est un basique de la cuisine indienne, mais pour autant on n’en trouve pas partout!
 
 
Le garam masala entre dans la composition de nombreux plats indiens, il s’agit d’un mélange d’épices comme la cardamome, le cumin, la coriandre, le piment de Jamaïque, le piment de Cayenne, le laurier, la cannelle, le poivre noir, le gingembre, le curcuma, la muscade, le girofle ainsi que la poudre de Chili. Il est bien sûr idéal dans les plats traditionnels indiens mais vous pouvez aussi au quotidien en saupoudrer un peu sur vos plats de légumes, ou en mettre dans du yaourt pour créer une marinade express aux saveurs indiennes.
 
J’ai donc profité de l’arrivée de ce délicieux mélange d’épices pour réaliser un dahl que je voulais tester depuis longtemps, le moong dahl! Ce dahl tient son nom de la variété de lentilles utilisées, des lentilles moong. Ce sont de petites lentilles, de la taille des lentilles corail, mais cassées comme des pois cassés et toutes jaunes.  Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez remplacer ces lentilles par une autre variété comme des lentilles corail, mais bien sûr, cela ne pourra pas s’appeler officiellement un moong dahl!
 
 

Moong dahl

 
Pour le dahl
 
  • 400 g de haricots moong
  • 200 g de pulpe de tomates
  • 1 petit oignon émincé
  • 1/2 c. à c. de coriandre en poudre
  • 1/2 c. à c. de curcuma en poudre
  • 1 feuille de laurier
  • 1 c. à c. de garam masala
  • 2 c. à s. de jus de citron
  • 1/2 c. à c. de pâte à l’ail
  • 1 piment vert long

Pour le mélange d’épices à la poêle

  • 5 grains de poivre noir
  • 3 clous de girofle
  • 2 gousses de cardamomes
  • 4 feuilles de curry
  • 2 gousses d’ail finement tranchées
  • 1/2 c. à c. de cumin
  • 2 piments rouges séchés
  • 2 c. à s. de feuilles de coriandre hachées fraîches
  • 45 g de ghee ou de beurre
  • 1 c. à s. d’huile végétale
  • Sel
 
Lavez et trempez vos lentilles moong dahl pendant 35 minutes. Mettez à cuire les lentilles moong Dal avec 1 litre d’eau, la  poudre de coriandre, la poudre de curcuma, la pâte d’ail, jusqu’à ébullition. Baissez alors le feu et laissez cuire pendant 12 minutes à feu doux.
 
Ajoutez alors les tomates en conserve, le piment haché vert, le garam masala, ajoutez la feuille de laurier, et faites cuire jusqu’à ce que le dal soit tendre et épais soit 20 à 25 minutes environ. Ajoutez plus d’eau si nécessaire, afin d’éviter le dessèchement. À la fin, versez le jus de citron, le sel et mélangez bien.
 
Faites chauffer l’huile dans une petite casserole, ajoutez l’oignon émincé et faites frire jusqu’à ce qu’il soit doré, ajoutez le maintenant au dahl.
 
Faire chauffer le ghee ou le beurre dans une autre casserole, Ajoutez le cumin, les clous de girofle, le poivre noir, la cardamome, les feuilles de curry, des piments rouges séchés, et l’ail , pilonnez le tout et faites sauter pendant 2 à 3 minutes à feu très faible.
 
Maintenant,  versez ce mélange sur le moong Dal.
 
Décorer par des feuilles de coriandre hachées fraîches et servez avec du riz, des chapati et de la menthe.
 
 
Source d’inspiration :
http://pak-taste.blogspot.co.uk/2012/02/moong-dal-recipe.html
 
 
Avec cette recette aux lentilles, je participe à Cuisinons de saison !
 

Power bowl d’automne

Vous arrive-t-il parfois de manquer de temps et de grincer des dents à l’idée de préparer le dîner? Moi je plaide coupable! Si je ne prends pas le temps de planifier ce que je compte faire et de préparer un peu à l’avance, ça peut virer à la panique totale! L’automne semble d’ailleurs être une période inhabituellement chargée pour nous cette année, et je suis donc constamment en recherche de solutions rapides et faciles qui me permettent de manger sainement.
J’ai remarqué que plus je suis speed, plus c’est important pour moi de manger des aliments sains et nutritifs pour garder de l’énergie, un esprit clair et un système immunitaire au top, sauf quand je décide de boire de la bière et de me faire livrer des pizzas. Mais regardons les choses en face, il y a des jours où j’ai envie de mettre mon costume de Bree Van Kamp et de préparer des plats magiques qui vont époustoufler toute la maison… Et il y a d’autres jours où j’officialise le fait que j’ai une flemme incontrôlable, et dans ce cas, je mérite un bon repas tout en ne faisant pas grand chose! Oui je suis exigeante, ce n’est pas parce que j’ai la flemme que je ne veux pas me régaler!
Donc, pour ces jours où vous aussi vous vous  sentez raplapla en cuisine, mais où vous voulez manger quelque chose de sain et gourmand, je vous recommande d’essayer un power bowl. Sérieusement, les power bowls sont top parce que non seulement vous mangez des choses bonnes pour vous, mais en plus c’est ultra facile à faire! Nos amis américains les appellent power bowl ou encore buddha bowl, nourrish bowl… Mais peu importe que leur nom soit branché, ils sont faciles à assembler et constituent un excellent moyen de préparer un repas nutritif avec un minimum d’effort. Voici la recette d’un de mes favoris du moment! Ce bol à base de quinoa, de patates douces et de choux de Bruxelles est une solution rapide et saine, et en prime, végétalienne!
Pour aller au plus vite, j’aime cuisiner d’avance les céréales et de légumes rôtis au début de la semaine quand je suis pleine d’énergie : les patates douces, le quinoa, les choux de Bruxelles. De cette façon, le lendemain quand j’ai la flemme, je mets tout cela dans un bol, je réchauffe, je garnis de ma sauce ultra rapide et j’obtiens un repas sain et délicieux en moins de 5 minutes! Merveilleux n’est-ce pas?
La petite sauce est une de mes favorites, je l’utilise dans de nombreux plats. Elle est à base de tahin et de citron, c’est un régal!
Ce bol a toutes les saveurs que j’aime, et il est sain puisqu’il est à base de quinoa et d’ingrédients frais et de saison. Saviez-vous que le quinoa est une véritable bombe nutritive? Il contient une teneur élevée en protéines végétales et de nombreuses vitamines, minéraux et antioxydants. Avec 100 g de quinoa, plus d’un tiers de la quantité quotidienne recommandée de magnésium et de fer est couverte. Comme le quinoa est sans gluten, il constitue également une excellente alternative pour toutes les personnes intolérantes au gluten.
Pour parfumer ce bol, j’ai utilisé du piment de Jamaïque, un nouveau produit que je viens de recevoir grâce à L’étal des épices. L’étal des épices, c’est un site internet qui propose des épices et des herbes de super qualité. On y trouve un large choix et notamment des produits parfois difficiles à trouver dans les magasins habituels, qui permettent de renouveler la cuisine!
 
P.S. : Si comme moi vous adorez la patate douce, vous aimerez aussi ces sweet potato toast.

Power bowl d’automne

  • 300 g de patates douces
  • 400 g de courge butternut
  • 6 choux de Bruxelles
  • 150 g de quinoa
  • 3 c. à c. de zaatar
  • 1/2 cube de bouillon de légumes
  • 30 g de tahin
  • 65 g de soja cuisine fluide
  • 1 c. à s. de citron
  • 1 c. à s. huile de pépin de courges
  • 3 c. à s. d’huile d’olive
  • 1 c. à s. d’herbes de Provence
  • 2 c. à c. de graines de grenade séchées
  • 2 c. à  c. de graines de courge
  • Piment Jamaïque
35 g de soja cuisine dans la sauce, le reste dans le quinoa
Épluchez et coupez la courge butternut et la patate douce en dés. Épluchez et coupez les choux de Bruxelles en deux.
Mélangez la courge butternut et la patate douce avec 2 cs d’huile et 2 cuillers à café de zaatar, idem avec les choux de Bruxelles mais avec 1 cs d’huile et 1 cs d’herbes de Provence.
Déposez de manière espacée sur une plaque et enfournez pour 30 minutes à 180°C.
Réalisez la sauce au tahin en mélangeant le tahin avec 35 g de crème au soja liquide, le jus de citron et la dernière cuiller à café de zaatar.
Faites cuire le quinoa à l’eau suivant les indications du paquet. Quand il est cuit, mélangez-le avec la crème de soja fluide restante et l’huile de pépins de courge. Donnez un bon tour de moulin de piment de Jamaïque.
Dans deux bols déposez le quinoa, puis posez par dessus les choux de bruxelles, la courge, la patate douce et la sauce au tahin Saupoudrez par dessus des graine de grenade et des graines de courge. Donnez un dernier tour de moulin de piment de Jamaïque.
Avec cette recette à la courge butternut, aux choux de Bruxelles et à la patate douce, je participe à Cuisinons de saison !

 

Spécialité de Jamaïque : beef patties

Quand on pense à la Jamaïque, on pense à Bob Marley, au reggae, aux substances illicites… Mais connaissez-vous la cuisine jamaïcaine ?

Je crois que je n’avais jamais entendu parler d’une recette de là-bas avant de découvrir cette spécialité. Les beef patties sont des sortes de petits chaussons qui rappellent les empanadas d’Amérique du sud.

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Ils sont fourrés au bœuf, et leur pâte est joliment colorée grâce au curry qu’elle contient…

Si vous aimez les repas réconfortants, ces petits chausson sont une bonne manière de les renouveler! Si toutes les recettes de chaussons sont généralement bonnes et faciles à faire, là vous aurez la fierté d’avoir fait une recette d’un pays inédit!

– Ah t’as fourré du bœuf dans de la pâte?
– Non, j’ai fait une spécialité jamaïcaine moi d’abord!

Si vous voulez prendre de l’avance, la pâte se conserve au réfrigérateur jusqu’à 5 jours. Retirez-la du réfrigérateur quelques minutes avant de l’utiliser.

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P.S. : Pour un repas fun et complet, cette salade d’avocats et feta sera parfaite en accompagnement!

 

Beef patties

Pour 8 patties

Pour la pâte

  • 300 g de farine
  • 1/2 c. à c. de sel
  • 1/4 c. à c. de baking powder
  • 2 c. à s. de poudre de curry
  • 110 g de beurre
  • 15 cl d’eau glacée

Pour la garniture

  • 500 g de boeuf
  • 1 oignon haché finement
  • 3 échalotes hachées finement
  • 1 gousse d’ail hachée
  • 2 piments épépinés et hachés
  • 1 cuillère à café de thym séché
  • 5 cl d’huile végétale
  • 2 c. à c. de de curry
  • 1 c. à c. de sel
  • 1/2 c. à c. de poivre
  • 25 cl d’eau
  • 75 g de chapelure

Pour la dorure

  • 1 oeuf battu
  • 1 c. à c. d’eau

Mélangez la farine, le sel, la baking powder et le curry en poudre dans le bol d’un mixeur. Coupez le beurre en petits morceaux et ajoutez-le dans le bol. Mélangez rapidement jusqu’à ce que le mélange ressemble à un sable très grossier puis ajoutez l’eau progressivement toujours en mélangeant.

Avec les mains farinées, mélangez et pressez la pâte. Formez une boule, en saupoudrant de la farine dessus si besoin jusqu’à ce que la pâte ne colle plus. Couvrez de film alimentaire et mettez les deux boules dans le réfrigérateur pendant au moins 15minutes.

Mélangez le boeuf, l’oignon, les échalotes, l’ail, les piments et le thym dans un grand bol.

Dans une grande poêle, chauffez l’huile à feu vif jusqu’à ce qu’elle soit très chaude, et ajoutez le mélange de boeuf.

Faites frire jusqu’à ce que  la viande soit dorée et que l’humidité soit évaporée, soit  environ 8 minutes.

Ajoutez le curry, le sel et le poivre noir, en remuant de temps en temps sur feu vif, jusqu’à ce qu’une croûte se forme sur le fond de la casserole.

Ajoutez l’eau et remuez le mélange en raclant le fond pour intégrer la croûte dorée.

Ajoutez la chapelure et remuez. La consistance doit être comme un ragoût épais. Couvrez, laissez réduire le feu à très doux, et faites cuire pendant 5 à 10 minutes. Mettez de côté pour refroidir.

Préchauffez le four à 200°C. Coupez chaque morceau de la pâte en 8 morceaux. A l’aide d’un rouleau à pâtisserie sur une surface farinée, abaissez chaque morceau de pâte en forme de cercle.

Étalez une grosse cuiller du mélange à la viande refroidi sur un côté de la pâte, en laissant au moins 1 cm sur le bord extérieur. Avec votre doigt, étalez de l’eau autour de la frontière. Repliez l’autre côté de la pâte dessus et pincez les bords. Appuyez légèrement avec une fourchette farinée sur les bords.

Placez le chausson obtenu sur une plaque à four et répétez la manipulation avec le reste de la pâte.

Battez l’œuf avec l’eau. Badigeonnez chaque chausson avec la dorure à l’œuf et faites cuire au four pendant 15 à 20 minutes, ou jusqu’à ce que les chaussons commencent à prendre une couleur dorée.

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Source d’inspiration :
http://www.marthastewart.com/349211/beef-patties

Spécialité du Danemark : Spegesild ou toast au hareng mariné

Connaissez-vous la tradition danoise des smorrebrod?
Ce sont des tranches de pain de seigle beurrées sur lesquelles on ajoute de la charcuterie, du poisson, des condiments, du fromage ou une tartinade. Il s’agit d’un déjeuner traditionnel de la cuisine danoise que j’ai eu le plaisir de goûter lors de mes vacances là-bas.
Côté cuisine, on trouve de tout dans les restaurants danois. De la simple tranche de pain industrielle tartinée à la va-vite au pâté de foie jusqu’à la magnifique tranche de pain noir croustillante débordant de fruits de mer et de légumes bien frais qui vire à l’œuvre d’art sur pain…
Les prix en conséquence vont du simple au triple, voire plus!
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Mais je ne critique pas les petites tartines basiques à 3 sous, car c’est là que se trouve selon moi l’essence du smorrebrod : un repas simple, rapide et peu goûteux, accessible à tous dans un pays où tout est cher… Une aubaine pour les touristes comme pour les habitants qui peuvent donc s’offrir un petit resto dans leur budget!
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L’une des plus surprenantes que j’ai eu l’occasion de goûter est celle que je vous présente aujourd’hui. Le hareng en France on connaît, mais chez nous personne n’aurait l’idée de le servir cuisiné… sucré! Oui ce hareng est sucré, et pas qu’un peu, vraiment sucré! Mais passé l’effet de surprise, j’ai trouvé ça très bon, et je voulais vraiment vous faire découvrir cette curiosité!

Avec cette recette, je participe au concours de cuisine du monde organisé par Alison du blog Rappelle-toi des mets!

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P.S. : Cette recette est ma première recette danoise, mais si vous voulez faire un menu nordique, vous pouvez continuer votre repas avec des boulettes suédoises encore meilleures que celles d’Ikea!

 Spegesild ou toast au hareng mariné

Pour environ 32 toasts

  • 400 g de filets de hareng
  • 25 cl de vinaigre de vin
  • 25 cl d’eau
  • 115 g de sucre
  • 1 carotte
  • 2 feuilles de laurier
  • 6 cm de gingembre
  • 4 cm de raifort émincé
  • 2 c. à c. de graines de moutarde
  • 6 baies de poivre de Jamaïque
  • 1 pincée de coriandre

Pour le service

  • 1 oignon rouge coupé en fines tranches
  • 16 tranches de pain se seigle
  • aneth pour servir
Rincez les filets de hareng  plusieurs fois à l’eau claire. Mettez dans un plat rempli d’eau, couvrez et laissez au frigo pour la nuit. Le lendemain, videz l’eau et rincez à nouveau. Déposez le hareng dans un bocal en glissant des rondelles d’oignon rouge entre chaque.
Dans une casserole, faites bouillir le vinaigre, l’eau et le sucre pendant 10 minutes à découvert.
Ajoutez les autres ingrédients et prolongez de 10 minutes.
Versez ce mélange bouillant sur les harengs et les oignons rouges.
Réservez au réfrigérateur et laissez macérer au minimum une nuit et jusque 4 jours.
Servez sur le pain de seigle tartiné de beurre, avec quelques rondelles d’oignon et quelques pluches d’aneth.
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