Archives de catégorie : Soupes

Spécialité de Grèce : avgolemono

Connaissez-vous le jour du « Ὄχι »? Depuis la Libération du pays, le 28 octobre a été proclamé fête nationale en Grèce. Cet anniversaire commémore la résistance du peuple grec à l’invasion italo-allemande. Le 28 octobre 1940, le Premier ministre Ioannis Metaxàs répondit fermement « Ὄχι » (« non ») à un ultimatum du dictateur italien Mussolini qui le sommait de laisser ses troupes entrer dans son pays pour se rendre en Russie.
 
 
En fait, c’est la légende qui dit cela, et il semble qu’il n’ a pas tout à fait prononcé ce terme, mais quoi qu’il en soit, il s’est opposé à Mussolini et a déclenché la guerre italo-grecque.  Les Grecs résistèrent alors à l’invasion et parvinrent à repousser les Italiens. La Grèce célèbre donc l’acte de bravoure et l’esprit patriotique grecque que représente ce refus. Il y a ce jour-là en Grèce des défilés militaires et des cortèges religieux ont lieu un peu partout . 
 
Pour cette occasion, je vous propose une recette traditionnelle grecque. L’avgolemono est un plat grec au citron. Traditionnellement, il est cuisiné avec du citron et de l’orzo, des petites pâtes en forme de grains de riz. Aujourd’hui, beaucoup de gens choisissent de la réaliser avec du riz car il est plus facile à trouver que l’orzo. On trouve aussi beaucoup de recettes où l’on ajoute du poulet, pour en faire une soupe plus complète.
 
 
J’ai mis 3 cuillers à soupe de jus de citron, mais en fonction de votre amour du citron, vous pouvez en mettre plus. Si vous n’avez pas de citron et si vous avez du jus de citron sous la main, cela pourra faire l’affaire.
 
Cette recette est toute simple mais il est facile de la rater si on ne respecte pas la méthode. Rappelez-vous juste d’ajouter du bouillon chaud au mélange œuf / citron avant de l’ajouter à nouveau au reste du liquide. C’est ce qui évitera que les œufs ne caillent!
 
Cette recette sera délicieuse servie avec du bon pain frais. Trempez-le dans la soupe pendant que vous mangez pour vous régaler. 
 
 
 
Spécialité de Grèce : avgolemono

Ingrédients

  • 1 litre de bouillon de poulet
  • 75 g de pâtes orzo
  • 3 œufs
  • 3 c. à s. de jus de citron
  • Sel, poivre 

Préparation

  1. Dans une grande casserole, portez le bouillon à ébullition.
  2. Ajoutez l'orzo et faites cuire jusqu'à ce qu'il oit tendre mais encore al dente, soit environ 7 minutes.
  3. Assaisonnez avec le sel et le poivre et réduisez à feu doux, laissez mijoter.
  4. Pendant ce temps, dans un bol moyen, fouettez ensemble les œufs et le jus de citron jusqu'à obtenir une texture onctueuse.
  5. Versez environ 10 cl de bouillon chaud dans ce mélange œuf et citron, puis mélangez.
  6. Ajoutez ce mélange à la casserole frémissante. Remuez jusqu'à ce que la soupe épaississe et que les œufs cuisent, soit 1 à 2 minutes.
  7. Rectifiez l'assaisonnement et servez.
 
Source d’inspiration :

Spécialité portugaise : caldo verde

Le caldo verde est un potage que j’ai découvert lors d’un voyage à Porto. C’est l’une des soupes les plus populaires au Portugal. Originaire de la province du Minho au nord du pays, ce potage simple et plutôt rustique est réalisé à base de pommes de terre, de chou vert, d’huile d’olive portugaise et de chorizo, ou plutôt « chouriço » comme on dit là-bas. 
 
Il est servi lors de grands événements et des fêtes portugaises, et vous pouvez en trouver sur la plupart des menus de restaurant portugais. Simple à faire, bon marché, nutritif, délicieux et plus que réconfortant : je suis sûre que vous allez vraiment adorer le caldo verde! C’est l’une de ces recettes que vous serez vraiment contents de réaliser un jour où le temps sera horrible, pour profiter à fond de son côté réconfortant. 
 
 
Comment réussir le caldo verde ? Cela passe avant tout par le choix du chou. Il ne s’agit pas de n’importe quel chou, mais d’un chou vert feuillu portugais. C’est une variété aux grandes feuilles plates qui ne forme pas une boule comme le chou vert, mais de grandes tiges. On le trouve chez tous les marchands de primeurs portugais, soit en tiges entières, soit déjà coupé et prêt à l’emploi pour la réalisation du caldo verde. Si comme moi vous n’avez pas la chance de trouver ce chou, vous pouvez lui substituer du chou vert frisé…. Ce n’est pas vraiment la même chose, mais c’est ce qu’il y a de plus approchant! Je vous recommande d’essayer de trouver aussi du vrai chouriço portugais, mais ce n’est pas facile si vous ne vivez pas près de la frontière. Il est moins gras et moins piquant que le chorizo espagnol. A défaut, vous pouvez lui substituer de la saucisse calabraise, de la saucisse fumée, du chorizo espagnol ou du pepperonni, mais ça ne sera bien sûr pas 100% comme au Portugal.
 
 
Je ne sais pas si j’ai trouvé la « vraie » recette de cette soupe, mais pour m’en approcher au maximum, j’ai fouillé sur des sites portugais dont j’ai traduit les recettes. Vous avais-je raconté qu’à l’époque ou j’ai visité le Portugal pour la première fois, j’étais tellement heureuse d’y aller que j’ai appris le portugais pendant les 4 mois précédant le voyage? A part demander 2 tickets de bus ou dire merci, je n’ai pas réussi à en tirer grand chose, mais cela m’aide quand même à comprendre les bases d’un menu au restaurant par exemple. 
 
Bref, cette soupe m’a bien plu et m’a semblé assez approchante de celle que j’avais mangée à Porto, mais il existe plein d’autres variantes, je ne sais pas laquelle est la plus authentique. 
 
Ce n’est pas une soupe compliquée et elle ne prend pas beaucoup de temps à faire. Je vous recommande de la réaliser la veille et de la réchauffer le lendemain, elle n’en sera que meilleure. Cette soupe est assez rassasiante pour que vous puissiez en faire un repas si vous la servez avec du pain frais. Accompagnez-la pourquoi pas, d’un bon verre de vinho verde portugais. Si vous avez envie d’un peu de Portugal pour vous garder au chaud durant les jours froids, lancez-vous! 
 
P.S. : Pour un menu à thème portugais, faites vous ce riz au lait en dessert! 
 
Spécialité portugaise : caldo verde

Ingrédients

  • 4 pommes de terre de taille moyenne
  • 1 cube de bouillon de poulet
  • 1 c. à s. d'huile
  • 1, 25 litre d'eau
  • 250 g de chou vert frisé coupé en lanières
  • 1 chouriço, saucisse calabraise ou saucisse fumée coupée en tranches
  • Sel

Préparation

  1. Dans une grand casserole, placez l'eau froide, les pommes de terre le bouillon de poulet, l’huile, et le sel et faites cuire 25 minutes.
  2. Écrasez l'ensemble au presse-purée.
  3. Puis fouetter tout dans le mélangeur
  4. Ajouter les tranches de saucisson et amenez à ébullition, prolongez de 10 minutes.
  5. Éteignez le feu et ajouter le chou émincé.
  6. Au moment de servir, ajoutez un filet d'huile d'olive ou des croûtons.
 
Source d’inspiration :
http://m.tudogostoso.com.br/receitas/9031-caldo-verde
 
 
 

Crème de potimarron au bleu de Bresse

Avez-vous déjà été obsédé par un aliment ou un plat? Personnellement je suis (entre autres) obsédée par la soupe au potiron de ma maman, celle qu’elle faisait quand j’étais petite et qui m’a semblé la meilleure soupe de tous les temps. Quand j’en fais, elle n’a jamais exactement le goût de la sienne, pourtant je suis sûre qu’elle ne mettait pas grand chose d’autre dedans que du potiron et de l’eau. Je persévère et fais régulièrement des soupes de potiron qui sans être mauvaises ne ressemblent pas à mon souvenir, je vous en ai d’ailleurs déjà proposé de la soupe de potiron par ici par exemple. Avec le temps, je pense que je préfère les soupes de potimarron au soupes de potiron, car la saveur du potimarron rappelle légèrement la châtaigne et la texture est plus dense. Peut-être que mon souvenir me trompe et que c’était une soupe de potimarron que faisait ma maman? Allez savoir! En tout cas, cela me motive à tester dès que je vois une nouvelle recette de soupe de potiron, de potimarron ou de courge, au cas où.
 
 
Il y a quelques jours j’avais réalisé un délicieux potimarron farci inspirée de la recette de Carmen, mais la recette contenait une seconde partie, une soupe de potimarron à servir en accompagnement. Comme je suis gourmande et que je sentais que j’allais adorer cette soupe, j’ai choisi de la faire séparément et d’en faire une plus grosse quantité. J’ai été bien inspirée car cette soupe est un régal!
 
La saveur douce du potimarron combinée avec l’onctuosité du bleu de Bresse donnent un mélange absolument délicieux, un concentré d’automne! C’est une des meilleures soupes de potimarron que j’ai jamais goûtée.
 
J’ai utilisé du potimarron, mais vous pouvez sans doute décliner cette recette avec d’autres courges d’hiver. Vous pouvez également substituer le bleu de Bresse avec un autre bleu crémeux et savoureux comme le Roquefort ou le Gorgonzola.
 
J’ai servi simplement cette soupe avec du pain beurré, mais elle ferait également un bon accompagnement pour des croque-monsieur ou des œufs à la coque. 
 
Si vous avez l’intention de préparer cette soupe pour recevoir, vous pouvez la préparer la veille et la réchauffer à la casserole le lendemain sans souci.
 
  

Crème de potimarron au bleu de Bresse

 
  • 500 g de potimarron coupé en dés
  • 25 cl de bouillon de légumes
  • 20 cl de crème fraîche liquide
  • 75 g de Bleu de Bresse
  • 1/2 c. à c. de muscade
  • Sel, poivre
Faites cuire 20 minutes le potimarron dans de l’eau salée avec la muscade.
Égouttez les morceaux de potimarron en réservant l’eau de cuisson.
 
Remettez le potimarron dans la casserole  avec la crème fraîche liquide, le bleu de Bresse coupé en morceaux, le bouillon,  laissez chauffer puis mixez finement avec le mixer plongeant.
 
Portez à ébullition, baissez le feu et laissez 2 minutes supplémentaires. Si la crème est un peu épaisse, ajoutez un peu d’eau de cuisson pour délayer. Servez aussitôt.
 
 
Source d’inspiration : 
 

Velouté de petits pois, menthe, et Philadelphia

Je réalise que bien que je sois une très grande fan de petits pois, je vous propose assez rarement des recettes qui en contiennent sur ce blog! Je vous ai bien partagé mes mini cakes petits pois, menthe, feta, ma purée de petits pois ou mes crumbles de petits pois, haricots et chèvre, mais ça ne reflète pas à quel point je les adore, je devrais vous poster des recettes aux petits pois toutes les semaines!
 
 
Le petit pois a même été présent dans une de mes toutes premières recettes, bien avant ce blog, je dirais même LA recette qui a déclenché ma passion pour la cuisine. Je mangeais dans un restaurant italien un plat de pâtes farcies à la ricotta, au basilic et aux petits pois. Ce plat était divin. Je mangeais peu au restaurant à l’époque, budget étudiante oblige, et c’était vraiment une révélation pour moi! Arrivée chez moi, je me suis dit que je devais absolument reproduire le goût de cette recette, car je n’aurais pas les moyens d’aller au restaurant en remanger toutes les semaines, mais c’était tellement bon que je voulais profiter de ce goût encore et encore! J’ai donc expérimenté avec une autre variété de pâtes : j’ai mis du jambon fumé, de la crème, des petits pois, de l’huile d’olive, du basilic dans une casserole et… La magie a opéré! Le résultat était le même qu’au restaurant! J’étais tellement fière que j’avais invité ma meilleure amie à manger ce plat, c’était avec elle que je l’avais découvert au restaurant et elle avait trouvé ma version aussi bonne que celle du restaurant (ou en tout cas, elle a été assez gentille pour le dire!). J’étais tellement heureuse de cette réussite que c’est à ce moment que j’ai commencé à réaliser à quel point la cuisine pouvait être amusante et surtout délicieuse avec assez peu d’efforts! Ce fut le début de mon histoire d’amour avec la cuisine en quelques sortes!
 
 
Bref, je m’égare, mais le petit pois mérite quand même d’être à l’honneur plus souvent ici, et voici donc une recette simple et très sympa avec le printemps qui est là!
 
Vous pouvez utiliser des pois congelés tout au long de l’année, ou frais en saison. Il s’agit d’une soupe qui est aussi bonne consommée chaude que froide, ce qui fait que vous pouvez décider en fonction de la météo. S’il fait beau, vous la servez froide, façon gaspacho, et s’il fait froid, vous faites une version bien chaude! Vu la saison, je la fais plutôt froide en ce moment. La touche de menthe renforce le côté frais de la soupe. Elle est aussi délicieusement crémeuse avec l’ajout du creamcheese ou fromage Philadelphia. Pour un apéritif dînatoire, vous pouvez servir cette soupe en verrines ou en verres à shooters.
 
 
 
Velouté de petits pois, menthe, et Philadelphia

Ingrédients

  • 300 g de petits pois
  • 50 cl d'eau
  • 1 bouillon cube de légumes
  • 5 feuilles de methe
  • 1/2 c. à c. d'ail en poudre
  • 1 c. à s. d'huile de noix
  • 75 g de Philadelphia
  • 50 g de crème fraîche
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Faites cuire les petits pois avec l'eau et le cube de bouillon  pendant 10 minutes. Ajoutez ensuite les autres ingrédients et mixez.

Soupe de fèves aux flocons de soja toastés

 
 
Voilà longtemps que les flocons de soja toastés m’intriguaient, j’en avais repéré en boutique bio et je m’étais promis de les tester! Mais une fois que je les ai achetés, il me fallait encore trouver quoi faire avec! Ce produit étant assez nouveau, il existe assez peu de recettes qui en intègrent, j’ai donc passé un peu de temps à me documenter et à imaginer l’utilisation que je ferais de ces fameux flocons.
 
Tout d’abord, pour vous expliquer ce que sont ces flocons de soja, voici quelques infos! Le soja vous le savez est une légumineuse qui nous vient d’Asie. Le soja est réputé pour sa grande valeur nutritive. Il n’est pas forcément très populaire chez nous, car beaucoup d’entre nous n’aiment pas son goût, que ce soit en lait de soja, ou encore en tofu qui n’est autre qu’une pâte de soja fermenté. Cependant ici l’utilisation est très différente et pourrait vous plaire, même si vous pensez ne pas aimer le soja. En effet, il s’agit de petits flocons séchés et pré-cuits à la vapeur puis grillés, qui rappellent des flocons d’avoine et s’en rapprochent aussi dans les utilisations possibles.
Grâce à la phase de précuisson, les flocons de soja toastés nécessitent très peu de cuisson, ce qui permet de les ajouter à de nombreux plats. Vous pouvez par exemple les ajouter à des cakes, crêpes, ou en mélanger à votre muesli du matin. Ils s’intègrent aussi très bien dans les gratins, les pâtes à pain, ou dans les soupes, comme je vous propose de le faire aujourd’hui!
J’ai trouvé cette recette très sympa, les flocons ne dénaturent pas le goût de la soupe mais apportent une texture et une consistance qui est la bienvenue en hiver quand on a une grosse faim!
 
 
Soupe de fèves aux flocons de soja toastés

Ingrédients

  • 1 poireau
  • 1 oignon
  • 1 gousse d'ail
  • 350 g de fèves
  • 1 cube de bouillon aux légumes
  • 50 cl d'eau
  • 20 g de beurre
  • 1 c à s. d'huile végétale
  • 30 g de flocons de soja toastés
  • 1 pincée de romarin
  • 1 pincée de sauge
  • 1 pincée de marjolaine
  • 2 c. à s. de crème fraîche épaisse

Préparation

  1. Faites revenir le poireau émincé, l'oignon et l'ail dans le beurre et l'huile dans une poêle pendant 3 minutes.
  2. Ajoutez alors les fèves et les flocons de soja toastés. Prolongez la cuisson durant 1 minute, puis allongez d'eau, ajoutez le bouillon cube et les herbes.
  3. Laissez mijoter 30 minutes.
  4. Mixez, ajoutez la crème , et décorez avec quelques flocons de soja pour le service.

Velouté au topinambour et au bleu

Après les repas riches de Noël, est venu le temps de l’accalmie pour le foie et l’estomac! En cette période, j’ai souvent de grosses envies de légumes, et qui dit légumes dit soupes, surtout en hiver!

L’hiver est la saison idéale pour se régaler de légumes racines en tous genres, et parmi eux, j’ai une passion pour un petit oublié, le topinambour! J’adore son petit goût qui rappelle celui de l’artichaut!Le topinambour est d’ailleurs aussi appelé artichaut de Jérusalem.

Le topinambour est originaire d’Amérique du nord. Ce légume rustique est très bon pour la santé, il est notamment riche en vitamines minéraux et fibres et petit bonus, il est peu calorique!

Par sa texture et ses modes de préparation, le topinambour se substitue facilement à la pomme de terre dans les recettes, ce qui les allège au passage.

Dans cette soupe, le topinambour apporte sa texture extra et son bon petit goût, que j’ai eu envie de relever avec un peu de bleu de Bresse, un fromage que j’adore. C’est je pense, une belle façon de faire découvrir ce légume à ceux qui ne le connaîtraient pas.
Pour les plus gourmands, ce velouté sera parfait accompagné de belles tranches de pain de campagne, et pourquoi pas complété avec quelques brisures de noix.

 

P.S. : Si vous aimez le topinambour, ça tombe bien, j’ai aussi une belle recette de purée de topinambour à la truffe à vous proposer!

Velouté au topinambour et au bleu

  • 300 g de topinambours
  • 200 g de pommes de terre
  • 75 cl d’eau
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 65 g de bleu de Bresse
  • 85 g de baguette
  • 15 g de cerneaux de noix
  • 15 g de beurre
  • 2 c. à s. d’huile
  • 1 c. à s. d’ail haché
  • Sel

Dans une grande casserole, faites cuire 30 minutes départ eau froide les topinambours, avec le sel et le cube de bouillon.

Lorsque les topinambours sont tendres, ajoutez le bleu de Bresse et mixez.

Faites revenir le pain coupé en dés avec l’ail et les cerneaux de noix dans le beurre et l’huile une à deux minutes pour les dorer légèrement, et déposez-en un peu sur chaque bol de soupe.

Avec cette recette aux topinambours, je participe à Cuisinons de saison !
 
 

 

 

Soupe de chou-fleur à la tomate

J’espère que vous avez tous survécu au retour du froid et au rythme de fou de ces derniers mois et des fêtes (ce n’est pas que chez moi, hein, rassurez-moi?) sans trop de stress. A cette date, vous avez sans doute à peu près réussi à ranger tous vos cadeaux de Noël et repris une vie normale. Je n’ai pas encore commencé à ranger les décos de Noël de mon côté. Il va falloir que je me dépêche un peu!
 
À propos de ma fille, elle nous mène la vie dure ces derniers temps et ne mange pas grand chose. J’ai cru un moment qu’elle était malade tellement elle faisait des difficultés à tous les repas, au point de ne rien manger du tout certains soirs et d’aller au lit le ventre vide… Jusqu’au jour où j’ai vu son appétit se raviver comme par magie devant un bol de saucisson à l’ail! Voilà juste que la demoiselle commence à faire des caprices! Rien ne l’intéresse à part le saucisson, les chips et les tartines de fromage! Je dois bien évidemment lui faire la leçon, mais je ne peux m’empêcher de remarquer qu’elle a de qui tenir!
 
Alors ça y est, j’entre dans la phase où l’on feinte et on essaye toutes les fourberies possibles et imaginables pour faire manger des légumes aux enfants, alors qu’elle aimait tellement ça il y a quelques mois. C’est une des raisons qui m’a fait flasher sur cette soupe quand je l’ai vue sur le blog d’Irisa, Cuisine et couleurs : une soupe blanchâtre, ça n’est pas appétissant pour un enfant, mais une soupe rose, ça passe tout de suite mieux non?  Je parie que vous pourriez convaincre vos enfants de manger ça, surtout les petites filles!
 
 
Cette soupe est très simple à faire, elle est délicieuse et elle contient plein de bonnes choses, notamment le chou-fleur. Que demander de plus? Jusqu’à récemment je n’avais pas une passion dévorante pour le chou-fleur, sans vraiment le détester je ne lui trouvais pas beaucoup d’intérêt. Mais avec le temps, j’ai vraiment appris à l’apprécier. On peut faire tellement de choses avec, comme des mini cakes ou du chou-fleur rôti au four.
 
Je sais qu’il y a d’autres amateurs de chou-fleur et que parfois on ne finit pas tout en une seule recette, alors la solution peut être de le finir dans une soupe comme celle-ci.
 
Cette soupe a une consistance épaisse, presque crémeuse comme une purée, et son goût est subtilement adouci grâce à l’ajout de tomates. Je n’ai pas mis de feta comme dans la version d’Irisa, simplement parce que je n’en avais pas et je voulais faire cette soupe tout de suite. Vous pouvez la garnir de feuilles de coriandre et d’une cuillerée de crème supplémentaire pour ajouter de la couleur et une saveur encore plus riche. Servez-la avec de bonnes tartines de beurre demi sel et vous avez un repas !
 
Si vous ne connaissez pas le blog d’Irisa, c’est le moment d’aller le découvrir, il regorge de belles recettes colorées, il porte bien son nom!
 
  

Soupe de chou-fleur à la tomate

 
  • 25 cl de lait
  • 600 g  de chou fleur
  • 1/2 cube de bouillon
  • 5 cl d’eau
  • 60 g de pulpe de tomate
  • 2 c. à s. de concentré de tomates
  • 1 c. à c. de paprika
  • 1 gousse d’ail
  • 1 pincée de sucre
  • Sel, poivre
 
 
Faites cuire le chou-fleur à l’eau bouillante avec une pincée de sel.
 
Égouttez-le et mettez-le dans une casserole avec le lait, le cube de bouillon délayé dans l’eau, le paprika, la gousse d’ail hachée, la pulpe de tomates, le concentré de tomates, le sucre. Portez à ébullition dans une casserole et baissez le feu, laissez cuire 10 minutes.
 
Mixez finement et servez avec un peu de paprika supplémentaire.
 
 
Source d’inspiration :
Avec cette recette au chou-fleur, je participe à Cuisinons de saison !
 

Spécialité ch’ti : Soupe à la bière

Je pense vous avoir déjà parlé de ma passion pour la bière, qui dépasse bien sûr le simple cadre de la beuverie, bien que ce soit comme ça que nôtre relation à commencé à la base.
J’aime dénicher des bières peu connues de tous les horizons à la recherche de parfums vraiment originaux, et j’aime aussi beaucoup cuisiner la bière, notamment certaines variétés que je trouve peu intéressantes à boire telles quelles. J’avais par exemple tenté de le brownie à la bière et le pain à la bière avec succès!
J’ai été déroutée lors de mes vacances à Étretat par le maigre choix de bières disponibles dans les bars. Il me semble que le reste du monde a opéré le virage de la bière, c’est à dire pris conscience qu’il y a des amateurs pour cette boisson et qu’on peut la déguster comme un vin pour apprécier ses arômes et parfums divers. Mais j’oublie parfois que je vis dans le nord, une des région françaises de la bière et voisine de la Belgique ! À Étretat, il semble que la brasserie Pelforth ait la mainmise sur la ville, et la boisson la plus exotique que nous ayons pu trouver est une Leffe en canette de 33 cl à 5.80€. Je ne plaisante pas ! En dehors de ça, un seul bar (encore ouvert) a fait le pari des bières belges, mais il les vend presque un bras par canette de 33 cl (7.90€ pour être exacte)… Quand je pense qu’à Lille beaucoup de bars ont adopté le tarif unique de 5€ la pinte, j’ai préféré prendre mon mal en patience et boire de l’eau de mer (du vin/du cidre/des cocktails qui finalement n’étaient pas plus chers que la bière).
Tout ceci est d’autant plus fou qu’il y a une très belle production de bière locale en Normandie. J’en ai ramené pas mal, je vous en reparle prochainement, elles sont très bonnes et je reste donc perplexe, pourquoi les restaurateurs et tenanciers de bars ne mettent-ils pas à l’honneur ces produits locaux pour encourager les producteurs du coin? Je suis sûre que je ne suis pas la seule touriste qui aurait avec plaisir commandé une bière normande à siroter au bord de l’eau !
Bref, en rentrant de vacances, j’ai eu envie de renouer avec ma boisson fétiche, et la célèbre braderie de Lille m’a donné un prétexte tout trouvé car j’aime cuisiner ch’ti à cette occasion. Un rapide coup d’œil dans mon livre Eul cuisine ch’ti m’a donné la solution : une bonne soupe à la bière ! Bon Ok, je n’y ai pas mis une bière d’exception au contraire, mais les bonnes bières je préfère les boire que les cuisiner!
Ce n’est pas ma première tentative dans le domaine puisque j’avais mis au point une délicieuse soupe au welsch il y a quelques temps. Celle-ci est plus traditionnelle, moins fromagère, mais c’est un vrai régal rustique et réconfortant que je vous recommande !
 

 Soupe à la bière

  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 75 cl de bière blonde (Heineken par exemple)
  • 25 cl de bouillon de volaille
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1 jaune d’œuf

Pelez et émincez l’oignon en rondelles. Pelez et écrasez l’ail.

Dans une grande casserole, faites blondir l’oignon à feu moyen dans le beurre. Ajoutez alors l’ail et mélangez.

Ajoutez la farine, mélangez bien puis terminez comme un roux en ajoutant petit à petit le bouillon de volaille en mélangeant bien entre chaque ajout.

Faites de même avec la bière, une fois qu’elle est ajoutée laisse cuire 5 minutes à petits bouillons.

 

Dans un bol, battez l’œuf et la crème. Ajoutez ensuite une petite louche de bouillon et mélangez. Versez alors ce mélange dans la casserole.

Mélangez bien, salez et poivrez à votre goût et servez bien chaud.

 
Source : Eul cuisine ch’ti

Spécialité de Thaïlande : Tom kha taohu

J’ai découvert cette soupe de tofu et de coco dans un restaurant thaï il y a quelques années. J’étais dubitative car le fait de manger une soupe en entrée ne me laisse pas rêveuse, mais c’était au menu donc je ne l’ai pas refusée… Quelle surprise ce fut! Parfumée, goûteuse, cette soupe était une vraie révélation pour moi, et j’en aurais bien fait un plat complet tant c’était bon!
Les thaïlandais adorent leur nourriture (et nous aussi!) et elle semble être un élément central de leur culture. A tel point qu’on dit que les thaïlandais ne se disent pas «comment allez-vous?» pour se saluer. Au lieu de cela, ils demandent  « avez-vous déjà mangé? » Je ne suis jamais allée là-bas, donc je ne sais pas si c’est vrai, mais je crois que j’aimerais qu’on me dise bonjour comme ça!
 
Le Tom Kha taohu est la variante végétarienne du tom kha gai,  une soupe traditionnelle thaïlandaise très populaire, connue pour ses arômes intenses et aromatiques et son bouillon riche et crémeux au lait de coco. Des morceaux de tofu et des champignons nagent dans un bouillon savoureux parfumé au galanga, au citron vert et à la citronnelle. Complétez avec une poignée de coriandre et vous obtenez une parfaite combinaison de sucré, salé et acide! C’est une soupe rapide et facile à faire, mais ses saveurs sont délicieusement complexes.
En Thaïlande, le Tom Kah taohu, tout comme le tom kha gai, est mangé plus comme un curry qu’une soupe, accompagné d’une assiette de riz.
Chez nous, il est toujours relégué à la catégorie «soupe» dans les livres de cuisine et sur les menus du restaurant. Mais malgré la présence de bouillon, vous pouvez donc le consommer comme là-bas, déposé sur du riz, pour en faire un plat plus complet. Vous pouvez même verser votre riz directement dans le bouillon, pourquoi pas!

Maintenant, un petit conseil pratique… Le galanga ressemble au gingembre. Il est d’ailleurs de la même famille, mais il a une saveur plus poivrée et piquante. Utilisez du galanga pour cette recette si vous en trouvez, ou remplacez-le par du gingembre.

Tom Kha taohu

  • 40 cl de lait de coco
  • 1 litre de bouillon de légumes
  • 500 g de tofu ferme, coupé en cubes
  • 2 tiges de citronnelle, coupées en morceaux
  • 1 c. à s. de galanga ou gingembre fraîchement râpé
  • 3 c. à s. de jus de citron vert frais
  • 2 c. à s. de pâte de curry
  • 3 c. à s. de sauce de soja
  • 1 c. à c. de sirop d’agave
  • 250 g de champignons tranchés
  • 4 c. à s. de coriandre fraîche hachée
  • Sel, poivre

Mettez tous les ingrédients dans une casserole sauf les champignons et la coriandre.
Faites cuire à feux doux 1 heure à couvert.
Ajoutez les champignons et laissez cuire 20 minutes supplémentaires.
Hors du feu, ajoutez la coriandre, du sel et du poivre et servez.

Source d’inspiration :
 http://www.lolaskitchenlab.com/slow-cooker-tom-kha-gai-thai-coconut-soup/

Soupe au welsch

Avis aux amateurs de cheddar et de bière! Vous savez sans doute que j’aime beaucoup la bière, et si j’aime la boire, j’aime aussi l’utiliser en cuisine!  Cela fait une excuse pour finir la bouteille pendant que le plat mijote!
Cette soupe est une super occasion de boire un gros bol de fromage fondu. Entre le cheddar et la bière, dans cette soupe, on retrouve vraiment le goût caractéristique du welsch, un de mes plats de brasserie préférés! Avec la Saint Patrick qui approche, c’est le moment idéal pour réaliser cette petite soupe!
La soupe à la bière est une spécialité régionale d’Alsace-Moselle qui existe depuis siècles. On la consomme également dans le Nord, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en République Thèque ou encore aux États-Unis.
A l’origine en Europe, elle était tout autant un plat du pauvre qu’un plat servi aux nobles ou au clergé. En effet, les abbayes la confectionnaient et la servaient en hiver à la façon d’un grog pour ses vertus hygiéniques et médicinale. Ici ce n’est pas une version particulièrement traditionnelle que je vous propose, mais simplement celle que j’aime faire!
Cette soupe est très riche, crémeuse et vraiment délicieuse. Si vous voulez en faire une version encore plus gourmande, ajoutez y des morceaux de lard revenus à la poêle… Régal assuré!
 

Soupe au welsch

  • 15 g de beurre
  • 1 oignon émincé
  • 2 gousses d’ail émincées
  • 4 c. à s. maïzena
  • 25 cl de bière pils (stella, 1664, Heineken)
  • 1 litre d’eau
  • 2 cubes de bouillon de volaille
  • 10 cl crème liquide
  • 280 g de cheddar
  • 1 c. à s. de moutarde en poudre ou de graines de moutarde
  • 1 c. à c. de Worcestershire Sauce
  • Sel

Commencez par faire fondre le beurre à feu moyen. Ajoutez l’oignon et l’ail et faites-les cuire 3 à 4 minutes. Ajoutez la farine dans la casserole et remuez.

Ajoutez alors la bière et le bouillon. Laissez la soupe chauffer jusqu’à avoir une ébullition légère. Baissez alors le feu à doux et ajoutez la crème liquide et le fromage. Laisser le fromage fondre complètement, puis ajoutez la moutarde en poudre ou en graines et la sauce Worcestershire.

Passez votre soupe au mixeur. Salez et poivrez si besoin.

 
Source d’inspiration :
http://www.keyingredient.com/recipes/590945713/beer-cheese-soup/