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Gratin de pâtes aux saucisses fumées et reblochon

Je n’ai jamais aimé les mois froids à proprement parler, mais ma consolation au froid est bien sûr la cuisine riche et réconfortante que l’on s’autorise à manger durant ces longs mois! Quand il fait vraiment frisquet, je ne pense qu’à me jeter sur mon canapé, enfiler mes pantoufles en laine, ajouter un gros pull ET une couverture, puis manger un bon gros plat bien chaud! Êtes-vous comme moi à ce sujet? Si oui, alors ce gratin de pâtes pourrait bien vous plaire!
 
Je ne connais pas de plat plus réconfortant que le gratin de pâtes. Connaissez-vous une seule personne qui n’aime pas ça? Même les enfants en redemandent! C’est un peu le plat qui vous garantit que tout le monde va manger son repas sans broncher!
 
 
Quand il s’agit de gratin de pâtes, quel genre de pâtes préférez-vous? Papillons? Torsades? Coquillettes? Je pense que sont toutes de bonnes options. Pour ce gratin aux saucisses, j’ai décidé de prendre des macaroni, mais vous pouvez bien sûr changer suivant ce que vous avez dans vos placards.
 
Côté fromage, le gratin de pâtes est souvent au gruyère, mais ici je l’ai enrichi avec du reblochon, autant se faire plaisir tant qu’il fait froid! Le reblochon se marie très bien avec les saucisses au passage.
 
J’ai fait une sorte de chapelure un peu originale, en écrasant des tortillas chips au fromage. Ce n’est certes pas très traditionnel, mais c’est très bon! Si vous n’en avez pas, une chapelure classique fera aussi bien l’affaire.
 
 
Enfin, parlons de la saucisse. Dans ce gratin, j’ai  mis de la saucisse fumée. Je voulais éviter quelque chose de trop épicé, comme du chorizo, pour que les petits puissent en manger aussi, notamment ma fille qui adore les saucisses!
 
Au final, vous pourriez tout à fait modifier ce gratin de pâtes, que ce soit en changeant les forme des pâtes, le type de saucisse ou encore le le fromage. je suis sûre que ça serait bon dans tous les cas! Le gratin de pâtes est un plat impossible à rater, ou presque.
 
  
 
 

Gratin de pâtes aux saucisses fumées et reblochon

 
  • 2 grosses saucisses fumées à cuire
  • 450 g de macaroni
  • 1 oignon
  • 80 g de gruyère râpé
  • 100 g de reblochon
  • 130 g de crème fraîche
  • 1 c. à s. d’herbes de Provence + 1 c. à c. 
  • 12 tortillas chips au fromage
 
Faites cuire les macaroni al dente à l’eau. égouttez-les et mélangez-les avec la crème fraîche, une cuiller à soupe d’herbes de Provence, le reblochon en dés, 50 g de gruyère râpé, du sel et du poivre.
 
Émincez l’oignon et coupez les saucisses en rondelles, faites revenir à la poêle 10 minutes environ, la saucisse doit être dorée.
 
Préchauffez le four  à 180°C.
 
Ajoutez les saucisses et les oignons aux pâtes, mélangez et mettez dans un plat.
 
Saupoudrez du gruyère restant, de la cuiller à café d’herbes de Provence restante, et des chips écrasées en petits morceaux.
 
Enfournez pour 15 minutes environ. 
 

Petits gratins de pommes de terre, reblochon et noix

A la maison, nous apprécions BEAUCOUP les repas au fromage, comme la fameuse raclette ou encore la tartiflette. On adore ça, surtout en hiver, mais pas seulement, le climat du nord nous faisant une excuse pour en manger toute l’année! Je fais donc régulièrement des gratins comme celui-ci. Ce n’est pas tout à fait une tartiflette à proprement parler, mais la préparation est assez proche, et le résultat tout aussi riche.
 
 
Ce qui vous sauvera niveau calories, c’est la quantité, car ici j’ai prévu une présentation en mini gratins, ce qui oblige à être un minimum raisonnable! Dans cette version, il n’y a pas de lardons, mais il y a du reblochon, des noix, et du jambon de Bayonne. Pour continuer dans les gratins hivernaux, vous pouvez aussi consulter ma recette du gratin d’endives et raclette.
 
Il s’agit d’une idée repas du soir simple et surtout rapide, ce qui est appréciable lorsque l’on rentre d’une journée de travail et que l’envie de cuisiner n’est pas vraiment à son maximum!
 
Le Reblochon, est un fromage AOP depuis 1958,  typiquement savoyard, fabriqué à partir du lait de vaches montagnardes Abondance, Tarine et Montbéliarde. Il existe deux types de reblochon, le Reblochon fermier (reconnaissable à sa pastille verte) fabriqué à la ferme à partir du lait d’un même troupeau, et le Reblochon laitier (avec une pastille rouge) issu d’un assemblage de laits de plusieurs troupeaux. Si vous en trouvez, privilégiez le reblochon fermier, qui donnera plus de goût au gratin.
 
Avec le froid qu’il fait, c’est le moment de vous faire plaisir!
 
  

Petits gratins de pommes de terre, reblochon et noix

 
  • 350 g de pommes de terre juste cuites mais un peu fermes
  • 15 cl de lait
  • 15 cl de crème + 2 c. à c.
  • 60 g de reblochon
  • 1 belle tranche de jambon de Bayonne
  • 10 g de cerneaux de noix
  • Sel, poivre
Préchauffez le four à 200°C.
 
Épluchez les pomme de terre et coupez-les en rondelles d’1/2 cm environ.
Mettez-les dans une casserole avec le lait et les 15 cl de crème, salez et poivrez.
Amenez à ébullition puis baissez le feu et faites cuire 5 minutes sans les abîmer.
 
Versez ce mélange dans 2 mini plats à gratin, déposez dessus le reblochon en tranches, le jambon émincé en tout petits dés, les noix grossièrement concassées, et finissez par les cuillers de crème restante, 
 
Mettez au four pour 15 minutes à gratiner.
 
Avec cette recette aux pommes de terre, je participe à Cuisinons de saison !
 
 
 

Crêpes façon manicotti

Les manicotti, vous en avez déjà entendu parler? Ce sont des pâtes italo-américaines, c’est à dire qu’elles ne sont pas traditionnelles dans la cuisine italienne. Elles ont été inventées aux Etats-Unis par les  émigrés italiens qui ont continué à perpétuer les traditions culinaires italiennes sur leur terre d’adoption et à les faire évoluer. 
 
Ce sont des pâtes en forme de tubes cannelés, dont le nom signifie « petite manche » mais aussi « mains cuites » en référence au fait que l’on se brûlerait les mains lors de leur fabrication. Si on trouve aujourd’hui sous ce nom de  de grosses pâtes tubulaires, habituellement striées, similaires au cannelloni et destinées à être farcies et cuites, la version traditionnelle des manicotti utilise plutôt des sortes de crêpes. Elles sont garnies d’une sauce et en sont couvertes avant d’être mises au four. Voilà ce qui m’a donné l’idée d’en proposer pour la chandeleur. 
 
 
Je dois dire que globalement, je suis une fan de pâtes farcies. Tortellini, raviolis, cannelloni… Dès lors qu’il  y a des pâtes et du fromage, je suis votre homme femme! Mais malgré cette obsession, je ne prends presque jamais le temps de faire des pâtes farcies à la maison, allez comprendre. Donc, j’ai profité de la Chandeleur pour assouvir mon envie de pâtes au passage, en me faisant des crêpes fourrées façon pâtes, et ça a été un succès. 
 
L’ensemble s’est révélé vraiment très bon. Avec des crêpes moelleuses, une sauce riche et parfumée, et la délicieuse combinaison de ricotta et de parmesan, ce plat fait un parfait repas de semaine pour utilsier les crêpes qu’il vous reste.
 
Le top, c’est d’avoir une sauce marinara de bonne qualité déjà prête d’avance. Si vous voulez la faire maison, c’est par ici! Sinon, cette recette peut être faite avec n’importe quelle sauce marinara ou sauce spaghetti toute prête. 
 
 
 

Crêpes façon manicotti

 
  • 6 crêpes
  • 40 cl de sauce marinara
  • 65 g de parmesan
  • 200 g de ricotta
  • 1 c.  à c. de poudre de basilic
  • 1 c. à c. d’origan
  • Sel, poivre
 
Dans le fond d’un plat allant au four, déposez la moitié de votre sauce marinara.
Mélangez les herbes, la ricotta et 40 g de parmesan.
Repartissez ce mélange dans les crêpes et roulez-les, puis mettez-les côté à côte dans le plat.
Couvrez du reste de la sauce marinara, du reste du parmesan parmesan et d’une pincée de basilic et d’origan supplémentaires.
 

Poêlée de chou, pomme et knack au cidre

Les plats mijotés sont parfaits quand il fait froid, et au moment où je vous écris, une épaisse couche de neige a recouvert mon jardin… Il semble que cette année nous allons avoir un « vrai » hiver, car cela faisait plusieurs années qu’on n’avait pas eu deux fois de la neige alors que nous sommes à peine mi-décembre! 
 
Parmi les plats mijotés, le chou aux pommes est un classique que l’on voit souvent accompagné de porc, mais aussi d’autres viandes. C’est absolument fantastique avec de la saucisse, comme je vous le propose aujourd’hui.
 
J’ai longtemps pensé que je n’aimais pas le chou et j’ai commencé à l’intégrer dans ma cuisine seulement il y a un an ou deux, mais plutôt en petites quantités, mélangé avec d’autres légumes. Avec cette recette, c’est la première fois que je mange une telle quantité de chou, et que j’adore ça! C’est un plat vraiment top, qui est à la fois bon au goût et bon pour vous, car le chou est un véritable « super aliment » à l’ancienne!
 
 
Pour apporter ma petite touche à cette recette plutôt rustique, j’ai cuit le chou dans du cidre fermier Kerné, que j’ai eu la chance de recevoir grâce à Pierre du site  » Cuisine à l’Ouest« . Cette cidrerie artisanale est la plus ancienne du Finistère, puisqu’ils en produisent depuis 1947, en maintenant une méthode de fabrication artisanale. Les vergers se situent essentiellement dans la région du Sud Finistère. Ce fut une idée géniale, car le cidre parfume bien l’ensemble et renforce la saveur sucrée-salée du plat. 
On obtient un repas très savoureux, et je n’ai pas résisté à l’envie de saucer le plat avec du pain tant la sauce était bonne! J’espère que vous apprécierez cette recette autant que nous!
 
Le dernier avantage de ce plat est qu’il est très facile à faire. Préparez les ingrédients, mettez-les tous dans la poêle et patientez! Cuire tous les ingrédients dans la même poêle permet non seulement d’économiser de la vaisselle, mais cela signifie aussi que les oignons et le chou absorbent la saveur des saucisses. 
 
 

Poêlée de chou, pomme et knack au cidre 

 
  • 300 g de chou blanc émincé
  • 2 oignons
  • 1 gousse d’ail 
  • 1 knack d’Alsace
  • 250 g de pomme de terre
  • 1/2 pomme
  • 1 filet d’huile d’olive
  • 40 cl de cidre brut
  • 1/2 cube de bouillon de légumes
  • 50 cl d’eau
  • 1 c. à c. de thym
  • 1 feuille de laurier
  • Poivre
 
Épluchez et émincez l’oignon et écrasez la gousse d’ail. Mettez un filet d’huile d’olive dans une poêle à bords hauts, versez-y les 2 oignons et l’ail préalablement épluchés et hachés ainsi que la knack coupée en rondelles. Faites revenir 5 minutes en remuant de temps en temps.
 
Pendant ce temps, émincez le chou. Épluchez les pommes de terre, lavez-les et coupez-les en dés. Faites de même avec la pomme.
Ajoutez dans la poêle le thym et le laurier, le cidre, le chou, les pommes de terre, le demi-cube de bouillon de légumes, poivrez et recouvrez avec 50 cl d’eau. Montez le feu jusqu’à obtenir une ébullition.
Baissez alors le feu et laissez cuire 30 minutes environ à petit bouillon jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres.
 

Spécialité d’Inde : Aloo akbari ou curry de croquettes de pommes de terre

Aujourd’hui, je vous propose une recette indienne assez peu connue, je ne sais même pas si c’est une vraie recette indienne en fait, bien que le nom sonne tout à fait indien.
 
J’ai flashé sur cette recette su un blog américain, et quand j’ai voulu creuser un peu le sujet de ce aloo akbari en cherchant d’autres versions sur internet, il s’est avéré que toutes les recettes que je trouvé revenaient au même site, donc c’est à croire qu’il n’y a qu’elle qui a testé ce plat, elle dit l’avoir découvert dans un restaurant indien.
 
Pour la signification de son nom, en indien « aloo » signifie « Pommes de terre », comme dans le aloo gobi. « Akbari » indique que ce plat est fait à la façon de l’empereur moghol Akbar. C’est un terme utilisé dans d’autres recettes comme le poulet Akbari, mais pas associé à de la pomme de terre en général. Bref, je ne sais pas trop à quel point ce plat est authentique, mais la photo m’a semblé si appétissante que j’ai voulu essayer de faire ma propre version de ce plat. J’y ai modifié des éléments : je l’ai simplifiée un peu, et surtout, j’y ai intégré un mélange d’épices que j’adore et que je voulais vous faire découvrir : le panch phoron.
 
 
J’ai eu la chance de pouvoir tester ce délicieux mélange grâce à l’Étal des épices, un site qui propose une multitude d’épices qui font toute plus envie les unes que les autres!
 
Le panch phoron, aussi appelé « panch phora » est originaire d’Inde et plus particulièrement de la région du Bengale. Sa composition varie mais le plus souvent, il est composé de cinq épices : fenugrec, cumin, fenouil, graines de moutarde et nigelle. Pour l’utiliser, on le fait roussir dans de l’huile chaude jusqu’à ce que les graines commencent à sauter et deviennent bien croustillantes. Ensuite on les intègre telles qu’elles ou pilées au mortier à la recette en fin de cuisson.
 
Le panch phoron, trop méconnu à mon goût, change agréablement des plus célèbres curry ou garam masala. Sa saveur légèrement anisée s’accorde particulièrement bien avec les légumes. J’ai donc choisi d’ajouter ce mélange d’épices dans cette recette, et je dois dire que le résultat fut absolument délicieux. C’est l’un des meilleurs plats végétariens indiens que j’aie eu l’occasion de goûter et j’adorerais trouver ça dans un restaurant indien!
 
  

Curry de croquettes de pommes de terre

 
Pour 4  personnes
 
Pour les croquettes
 
  • 450 g de pommes de terre cuite
  • 1/2 c. à c.  de garam masala
  • 1/2 c. à c.  de poudre de chili rouge
  • 1 pincée de bicarbonate de soude 
  • 7 noix de cajou coupées en petits morceaux
  • 6 raisins secs hachés grossièrement
  • 1 à 2 c.à s. de maïzena
  • Huile pour friture.

Pour la sauce

  • 1 c. à s. d’huile 
  • 1 oignon haché grossièrement
  • 30 g de noix de cajou
  • 3 gousses d’ail pelées et hachées
  • 1 c. à c. de gingembre frais haché
  • 25 cl d’eau
  • Sel

Épices à faire revenir

  • 1 c. à c. de curry noir ou jaune
  • 1 c. à c. de panch phoron 
  • 1 c. à c. de curcuma
  • 1 c. à s. de miel
  • Sel
 
La veille, faites cuire les pommes de terre et laissez -les refroidir complètement. 
 
Faites chauffer 25 cl d’eau et faites-y tremper les noix de cajou, l’oignon haché grossièrement, le gingembre et l’ail. Mettez de côté pendant 10 minutes environ, le temps de faire le reste de la recette.
 
Prenez les noix de cajou et les raisins secs prévus pour les croquettes et coupez-les en petits morceaux. Mélangez et réservez dans un bol.
 
Prenez les pommes de terre cuites et refroidies. Écrasez-les bien, à la fourchette ou à l’écrase purée, en vous assurant qu’il n’y a pas de grumeaux ou de gros morceaux.
 
Ajoutez le garam masala, la poudre de chili rouge, le bicarbonate de soude. Si les pommes de terre ne forment pas vraiment une pâte, commencez à ajouter la maïzena petit à petit pour aider à lier l’ensemble.
 
Formez 8 boules avec cette purée. Aplatissez-les au centre de votre paume. Prenez un peu de mélange au noix de cajou et aux raisins et placez-le au milieu de la pâte de pommes de terre. Ramenez les côtés de la pâte de pommes de terre au centre, pour enfermer les noix au milieu. Formez des boules aplaties, bien fermes et sans fissures. 
 
 
Faites chauffer l’huile dans la poêle, puis quand elle est chaude, réduire le feu à moyen-élevé. Faites cuire les croquettes, en les faisant par 2 ou 3 à la fois, dans l’huile chaude dans la casserole.
 
Ces croquettes sont très délicates, ne les retournez pas trop pour éviter de les casser. Faites-les frire sur chaque face, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
 
Sortez-les délicatement avec une cuillère et placez-les délicatement sur une assiette recouverte de papier absorbant. 
 
 
 
 Versez dans le mixeur le mélange aux oignons et cajou que vous avez laissé tremper pendant ce temps et mixez jusqu’à obtenir une pâte lisse. 
 
Faites chauffer 1 cuillère à soupe d’huile dans lune poêle antiadhésive. Ajoutez la poudre de curry, le curcuma, le panch phoron à l’huile chaude. Réduisez le feu et faites revenir les épices quelques secondes jusqu’à ce qu’elles crépitent.
 
Ajoutez alors le mélange aux noix de cajou et à l’oignon dans la poêle, ajoutez le miel et mélangez.
 
Couvrir la casserole avec le couvercle et laisser cuire à feu moyen-doux jusqu’à ce que le curry soit réduit et bien cuit, soit environ 10 minutes.
 
Servez ce mélange sur du riz blanc avec les croquettes de pommes de terre.
 
 
Source d’inspiration :

Cloud eggs façon mini pizzas

Marre des œufs brouillés ou des œufs au plat pour le brunch dominical? Je vous propose une manière originale et simple de vous renouveler ! Plus fun que les autres façons de cuisiner un œuf, le cloud egg est la recette idéale pour épater vos invités! Ces œufs très faciles à réaliser ressemblent réellement à des nuages bien moelleux et comestibles! Les œufs sont l’un des ingrédients les plus polyvalents et avec cette recette ils le prouvent une fois de plus.
Après le buddha bowl, l’avocado toast et le sweet potato toast, c’est d’ailleurs le nouveau chouchou des réseaux sociaux : on voit le cloud egg partout. Avec ses airs de nuages dont s’extrait un soleil, je me suis dit que cette recette nous apporterait un peu de soleil pour l’automne!
Concrètement pour réaliser des cloud eggs, il vous faut… des œufs. Pour le dire simplement, il s’agit ni plus ni moins d’un œuf au plat, avec le blanc en neige. Les nuages sont obtenus en battant les blancs d’œufs, puis en plaçant soigneusement un jaune au centre, et en faisant cuire au four jusqu’à ce que l’ensemble soit bien doré. Vos cloud eggs sont prêts ! Cette méthode de préparation apporte une texture et une légèreté en bouche assez sympa.
Libre à vous d’y ajouter d’autres ingrédients, comme du fromage ou du jambon. Moi je me suis amusée à les utiliser pour garnir des mini pizzas que je réalise avec des tortillas, pour un repas rapide et délicieux!
Je pense qu’il est assez difficile de rater cette recette, mais voici quand même quelques petits conseils. Soyez très prudents pendant que vous craquez vos œufs, parce que vous avez besoin des jaunes intacts. Les jaunes cassés risquent de couler à travers les nuages pendant la cuisson et ne vous donneront pas le même effet. Je préfère garder mes jaunes dans des bols individuels afin qu’ils ne tombent pas accidentellement ensemble quand je les verse sur le blanc d’œuf,  mais vous pouvez les rassembler dans un seul bol et les déverser un par un si vous vous sentez courageux.
Pour cette recette, j’ai utilisé une épice que je voulais vous faire découvrir, la nora, ou niora en catalan. C’est une des épices phares de la cuisine espagnole. C’est une variété de poivron concassé au goût particulier un peu sucré et fumé. Vous pouvez l’utiliser dans les sauces tomate, les œufs, les poissons, les légumes… Elle fait des merveilles notamment avec ces cloud eggs!
J’ai pu tester cette épice grâce à l’Etal des épices. Je n’en avais jamais entendu parler avant de la découvrir sur leur site internet! Il faut dire qu’il et rempli de trouvailles pour les amateurs d’épices comme moi, et la qualité est au rendez-vous!
  

Cloud eggs façon mini pizzas

 Pour 2 mini pizzas
  • 2 tortillas de mais
  • 2 œufs
  • 80 g de poivrons multicolores émincés
  • 1 oignon vert frais
  • 25 g de parmesan râpé
  • 4 c. à s. de pulpe de tomates
  • 1 pointe de pâte de piment
  • 4 pétales de tomates séchée
  • 1 gousse d’ail
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • 1/2 c. à c. de nora
  • Sel, poivre
  • Fleur de sel
Déposez les tortillas sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé.
Étalez la sauce tomate que vous aurez mélangée à a pâte de piment et à l’ail.
Faites revenir le poivron émincé 10 minutes dans l’huile avec le feu au minimum, déposez-le en cercle sur les bords de la tortilla.
Déposer les pétales de tomates séparés en 2 sur la tortilla, en évitant toujours le centre.
Préchauffez le four à 225 °C.
Séparez les blancs des jaunes, mettez les blancs d’œufs dans un bol et gardez les jaunes séparés pour faciliter le transfert.
Ajoutez une pincée de sel et de poivre aux blancs d’œufs puis à l’aide d’un batteur , battez les blancs d’œufs jusqu’à obtenir une neige ferme ( qui ne tombe pas en retournant le bol)
Déposez  les blancs d’œufs au centre des pizzas, pour former deux monticules puis faites un puits profond dans chaque monticule. Faites cuire au four pendant 3 minutes.
Retirez la plaque à pâtisserie du four et placez un jaune d’œuf à l’intérieur de chaque puits. Remettez la plaque au four et faites cuire les œufs 3 à 4 minutes supplémentaires ou jusqu’à ce que les jaunes aient atteint la cuisson que vous souhaitez.
Retirez les pizzas du four, couvrez-les avec de l’oignon vert émincé finement, le parmesan, la nora, de la fleur de sel et et servez-les immédiatement.

Ragoût de champignons, châtaignes et patate douce à la bière et maniguette

En ce moment, les jours froids, pluvieux et venteux se succèdent, et pour résister psychologiquement à de telles intempéries, j’ai décidé de préparer un bon gros ragoût de légumes pour le dîner.

Ce petit plat est assez proche des ragoûts à la viande, si ce n’est qu’il n’en contient pas. La méthode reste cependant assez proche des ragoûts classiques : l’ensemble est lentement mijoté dans une sauce épaisse et parfumée et toutes les saveurs se mêlent entre elles!

Quoi de plus chaleureux et savoureux qu’un ragoût? Celui-ci n’échappe pas à la règle. La bière apporte une saveur profonde, riche et complexe qui se marie bien avec la douceur des légumes de saison. C’est vraiment le genre de plat que l’on imagine manger bien au chaud dans un chalet après une journée de balade en forêt !

Cette recette de ragoût de légumes est copieuse, facile à faire et plutôt saine. Si vous voulez rendre la recette plus nourrissante, essayez de la servir avec de la purée ou des tranches de pain, mais ce n’est vraiment pas indispensable vu qu’elle contient des patates douces et des pommes de terre.

 

Pour toute personne préoccupée par l’alcool, je pense qu’entre l’ébullition et le long processus de cuisson, la majeure partie de l’alcool sera évaporée, surtout que la bière a une teneur en alcool relativement faible au départ. Je ne sais pas si on peut la remplacer par de la bière sans alcool mais si quelqu’un essaye, qu’il me donne son avis !

Si comme moi vous aimez la cuisine à la bière, vous aimerez aussi cette soupe à la bière, super originale!

Pour parfumer ce délicieux plat, j’ai utilisé de la maniguette,  une épice que j’ai pu tester récemment grâce à l’Etal des épices et dont je n’avais jamais entendu parler avant! Si cette épice est une totale découverte pour vous aussi, c’est une épice à la saveur poivrée et piquante, que l’on peut donc utiliser en substitution du poivre. Elle tient mieux la cuisson que le poivre donc se prête bien aux plats mijotés. Vous pourrez en savoir plus ou la commander par ici!

Pour découvrir le contenu de ma recette, suivez ce lien!

 

 

 

Avec cette recette aux champignons et à la châtaigne, je participe à Cuisinons de saison !
 

 

 

Spécialité du Pakistan : moong dahl

Les soirs de semaine, la solution cuisine parfaite chez nous est souvent un dahl, c’est à dire un plat de lentilles aux épices indiennes. En début de semaine, nous sommes assez raisonnables dans notre façon de manger, et plus la semaine avance, plus on a envie de plats riches. Alors pour calmer le jeu et trouver un bon intermédiaire, le jeudi ou le vendredi, je propose un dahl ! C’est ultra gourmand, surtout servi avec un naan ou un rôti, mais cela reste très sain! Tout le monde y trouve son compte!
 
En Inde et au Pakistan, le dahl fait partie du repas quotidien. Il y a beaucoup de différentes sortes de lentilles qui sont couramment utilisées là-bas et qui donnent leurs nom à des plats de lentilles, comme les chana dahl, les toor dahl, les urad dahl, et plein d’autres. J’ai la chance d’en trouver une belle variété dans mon magasin asiatique favori. Le moong dahl est probablement la recette de dahl la plus populaire en Inde et au Pakistan. Il est généralement servi chaud avec du riz ou des chapati et de la menthe ou du chutney.
 
Comme il s’agit de cuisine de semaine, j’aime réaliser des dahls faciles avec pas trop d’ingrédients. Souvent quand on recherche des recettes indiennes authentiques sur des sites étrangers, on est effrayé par la longue liste d’ingrédients qu’elles nécessitent, mais en réalité ce ne sont que des pincées d’épices différentes à mettre, cela ne prend pas beaucoup de temps, et une fois que vous avez les épices, vous pouvez faire un grand nombre de plats sans avoir besoin d’en racheter.
 
Parlons du problème des épices! J’y suis totalement accro, et j’aime toutes les avoir dans mes placards pour être capable de cuisiner n’importe quel repas de cuisine du monde dans sa vraie version! Donc dès que je vois une recette où il me manque une épice, je l’achète en me disant qu’elle me resservira, ce qui est le cas, mais… Mes placards explosent! Heureusement que j’ai une grande cuisine, car J’ai 4 carrousels à épices, et j’ai en plus tout un placard haut de cuisine (3 étages!) rempli d’épices. Sans compter les quelques-unes que j’ai mises en déco parce que les emballages sont jolis. C’est un peu excessif vous ne trouvez pas? J’ai toujours été incapable de faire dans la demi-mesure!
 
Alors quand j’ai été contactée par l’Étal des épices, pour tester certains de leurs produits, j’ai su que j’allais être aux anges ! J’ai découvert sur leur site des épices que je ne connaissais pas (oui, il en existe encore!) ou que j’avais du mal à trouver comme le garam masala : c’est un basique de la cuisine indienne, mais pour autant on n’en trouve pas partout!
 
 
Le garam masala entre dans la composition de nombreux plats indiens, il s’agit d’un mélange d’épices comme la cardamome, le cumin, la coriandre, le piment de Jamaïque, le piment de Cayenne, le laurier, la cannelle, le poivre noir, le gingembre, le curcuma, la muscade, le girofle ainsi que la poudre de Chili. Il est bien sûr idéal dans les plats traditionnels indiens mais vous pouvez aussi au quotidien en saupoudrer un peu sur vos plats de légumes, ou en mettre dans du yaourt pour créer une marinade express aux saveurs indiennes.
 
J’ai donc profité de l’arrivée de ce délicieux mélange d’épices pour réaliser un dahl que je voulais tester depuis longtemps, le moong dahl! Ce dahl tient son nom de la variété de lentilles utilisées, des lentilles moong. Ce sont de petites lentilles, de la taille des lentilles corail, mais cassées comme des pois cassés et toutes jaunes.  Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez remplacer ces lentilles par une autre variété comme des lentilles corail, mais bien sûr, cela ne pourra pas s’appeler officiellement un moong dahl!
 
 

Moong dahl

 
Pour le dahl
 
  • 400 g de haricots moong
  • 200 g de pulpe de tomates
  • 1 petit oignon émincé
  • 1/2 c. à c. de coriandre en poudre
  • 1/2 c. à c. de curcuma en poudre
  • 1 feuille de laurier
  • 1 c. à c. de garam masala
  • 2 c. à s. de jus de citron
  • 1/2 c. à c. de pâte à l’ail
  • 1 piment vert long

Pour le mélange d’épices à la poêle

  • 5 grains de poivre noir
  • 3 clous de girofle
  • 2 gousses de cardamomes
  • 4 feuilles de curry
  • 2 gousses d’ail finement tranchées
  • 1/2 c. à c. de cumin
  • 2 piments rouges séchés
  • 2 c. à s. de feuilles de coriandre hachées fraîches
  • 45 g de ghee ou de beurre
  • 1 c. à s. d’huile végétale
  • Sel
 
Lavez et trempez vos lentilles moong dahl pendant 35 minutes. Mettez à cuire les lentilles moong Dal avec 1 litre d’eau, la  poudre de coriandre, la poudre de curcuma, la pâte d’ail, jusqu’à ébullition. Baissez alors le feu et laissez cuire pendant 12 minutes à feu doux.
 
Ajoutez alors les tomates en conserve, le piment haché vert, le garam masala, ajoutez la feuille de laurier, et faites cuire jusqu’à ce que le dal soit tendre et épais soit 20 à 25 minutes environ. Ajoutez plus d’eau si nécessaire, afin d’éviter le dessèchement. À la fin, versez le jus de citron, le sel et mélangez bien.
 
Faites chauffer l’huile dans une petite casserole, ajoutez l’oignon émincé et faites frire jusqu’à ce qu’il soit doré, ajoutez le maintenant au dahl.
 
Faire chauffer le ghee ou le beurre dans une autre casserole, Ajoutez le cumin, les clous de girofle, le poivre noir, la cardamome, les feuilles de curry, des piments rouges séchés, et l’ail , pilonnez le tout et faites sauter pendant 2 à 3 minutes à feu très faible.
 
Maintenant,  versez ce mélange sur le moong Dal.
 
Décorer par des feuilles de coriandre hachées fraîches et servez avec du riz, des chapati et de la menthe.
 
 
Source d’inspiration :
http://pak-taste.blogspot.co.uk/2012/02/moong-dal-recipe.html
 
 
Avec cette recette aux lentilles, je participe à Cuisinons de saison !
 

Power bowl d’automne

Vous arrive-t-il parfois de manquer de temps et de grincer des dents à l’idée de préparer le dîner? Moi je plaide coupable! Si je ne prends pas le temps de planifier ce que je compte faire et de préparer un peu à l’avance, ça peut virer à la panique totale! L’automne semble d’ailleurs être une période inhabituellement chargée pour nous cette année, et je suis donc constamment en recherche de solutions rapides et faciles qui me permettent de manger sainement.
J’ai remarqué que plus je suis speed, plus c’est important pour moi de manger des aliments sains et nutritifs pour garder de l’énergie, un esprit clair et un système immunitaire au top, sauf quand je décide de boire de la bière et de me faire livrer des pizzas. Mais regardons les choses en face, il y a des jours où j’ai envie de mettre mon costume de Bree Van Kamp et de préparer des plats magiques qui vont époustoufler toute la maison… Et il y a d’autres jours où j’officialise le fait que j’ai une flemme incontrôlable, et dans ce cas, je mérite un bon repas tout en ne faisant pas grand chose! Oui je suis exigeante, ce n’est pas parce que j’ai la flemme que je ne veux pas me régaler!
Donc, pour ces jours où vous aussi vous vous  sentez raplapla en cuisine, mais où vous voulez manger quelque chose de sain et gourmand, je vous recommande d’essayer un power bowl. Sérieusement, les power bowls sont top parce que non seulement vous mangez des choses bonnes pour vous, mais en plus c’est ultra facile à faire! Nos amis américains les appellent power bowl ou encore buddha bowl, nourrish bowl… Mais peu importe que leur nom soit branché, ils sont faciles à assembler et constituent un excellent moyen de préparer un repas nutritif avec un minimum d’effort. Voici la recette d’un de mes favoris du moment! Ce bol à base de quinoa, de patates douces et de choux de Bruxelles est une solution rapide et saine, et en prime, végétalienne!
Pour aller au plus vite, j’aime cuisiner d’avance les céréales et de légumes rôtis au début de la semaine quand je suis pleine d’énergie : les patates douces, le quinoa, les choux de Bruxelles. De cette façon, le lendemain quand j’ai la flemme, je mets tout cela dans un bol, je réchauffe, je garnis de ma sauce ultra rapide et j’obtiens un repas sain et délicieux en moins de 5 minutes! Merveilleux n’est-ce pas?
La petite sauce est une de mes favorites, je l’utilise dans de nombreux plats. Elle est à base de tahin et de citron, c’est un régal!
Ce bol a toutes les saveurs que j’aime, et il est sain puisqu’il est à base de quinoa et d’ingrédients frais et de saison. Saviez-vous que le quinoa est une véritable bombe nutritive? Il contient une teneur élevée en protéines végétales et de nombreuses vitamines, minéraux et antioxydants. Avec 100 g de quinoa, plus d’un tiers de la quantité quotidienne recommandée de magnésium et de fer est couverte. Comme le quinoa est sans gluten, il constitue également une excellente alternative pour toutes les personnes intolérantes au gluten.
Pour parfumer ce bol, j’ai utilisé du piment de Jamaïque, un nouveau produit que je viens de recevoir grâce à L’étal des épices. L’étal des épices, c’est un site internet qui propose des épices et des herbes de super qualité. On y trouve un large choix et notamment des produits parfois difficiles à trouver dans les magasins habituels, qui permettent de renouveler la cuisine!
 
P.S. : Si comme moi vous adorez la patate douce, vous aimerez aussi ces sweet potato toast.

Power bowl d’automne

  • 300 g de patates douces
  • 400 g de courge butternut
  • 6 choux de Bruxelles
  • 150 g de quinoa
  • 3 c. à c. de zaatar
  • 1/2 cube de bouillon de légumes
  • 30 g de tahin
  • 65 g de soja cuisine fluide
  • 1 c. à s. de citron
  • 1 c. à s. huile de pépin de courges
  • 3 c. à s. d’huile d’olive
  • 1 c. à s. d’herbes de Provence
  • 2 c. à c. de graines de grenade séchées
  • 2 c. à  c. de graines de courge
  • Piment Jamaïque
35 g de soja cuisine dans la sauce, le reste dans le quinoa
Épluchez et coupez la courge butternut et la patate douce en dés. Épluchez et coupez les choux de Bruxelles en deux.
Mélangez la courge butternut et la patate douce avec 2 cs d’huile et 2 cuillers à café de zaatar, idem avec les choux de Bruxelles mais avec 1 cs d’huile et 1 cs d’herbes de Provence.
Déposez de manière espacée sur une plaque et enfournez pour 30 minutes à 180°C.
Réalisez la sauce au tahin en mélangeant le tahin avec 35 g de crème au soja liquide, le jus de citron et la dernière cuiller à café de zaatar.
Faites cuire le quinoa à l’eau suivant les indications du paquet. Quand il est cuit, mélangez-le avec la crème de soja fluide restante et l’huile de pépins de courge. Donnez un bon tour de moulin de piment de Jamaïque.
Dans deux bols déposez le quinoa, puis posez par dessus les choux de bruxelles, la courge, la patate douce et la sauce au tahin Saupoudrez par dessus des graine de grenade et des graines de courge. Donnez un dernier tour de moulin de piment de Jamaïque.
Avec cette recette à la courge butternut, aux choux de Bruxelles et à la patate douce, je participe à Cuisinons de saison !

 

Tarch’tiflette au maroilles

Cette semaine je publie des recettes particulièrement gourmandes, vous ne trouvez pas? Bon ok, mes recettes sont assez riches, mais j’ai souvent de bonnes excuses, comme par exemple le climat du nord qui appelle à de la cuisine réconfortante et bien calorique. D’ailleurs, je crois que la recette que je vous propose aujourd’hui est bien adaptée à la météo tristement pluvieuse de ces derniers temps. Hé oui, les gants, les bonnets et les écharpes vont bientôt redevenir utiles, alors je sors l’artillerie lourde avec mes patates et mon fromage pour un bon plat riche et hivernal !

Pour changer de la tartiflette classique, je vous propose de faire un petit voyage dans le Nord. Comme toute bonne ch’ti qui se respecte, j’aime customiser la tartiflette de cette façon.

Le maroilles est une appellation d’origine désignant un fromage dont la production et la transformation s’effectuent dans la Thiérache française, une zone géographique commune aux départements du Nord et de l’Aisne. Ce fromage au lait de vache doit son nom au village de Maroilles où existait une abbaye dont la communauté achetait les fromages aux agriculteurs producteurs fermiers pour les revendre après affinage.

 

Si vous êtes à l’autre bout de la France, vous  avez peut-être entendu parler du maroilles pour la première fois en regardant le film « Bienvenue chez les ch’tis ». Le film met à l’honneur la pratique soit-disant habituelle qu’auraient les habitants de la région du Nord-Pas-de-Calais (Hauts-de-France maintenant) de tremper du maroilles dans leur café. Bizarrement je n’ai jamais vu personne de ma famille faire cela, sauf à l’occasion avec du camembert, et nous n’avons pourtant pas d’origine normande. Mais j’ai des amis qui m’ont dit que leurs parents ou grand-parents le faisaient donc ce n’est pas inventé bien que ce soit pas non plus super fréquent! À la parution du film, la consommation du maroilles aurait considérablement augmenté. En dehors de l’anecdote du petit-déjeuner, inutile de vous dire que par chez moi, du maroilles on en mange vraiment souvent, ce n’est pas une légende, en tout cas en ce qui me concerne.

Le maroilles, je le préfère cuit, pour la bonne odeur qu’il dégage dans la cuisine! Oui j’aime cette odeur, c’est peut-être bizarre mais c’est comme ça! Avec cette tarch’tiflette à ma façon, vous allez profiter à fond du goût de ce fromage dans un plat riche et réconfortant!

P.S. : S’il vous reste du maroilles, soit vous le trempez dans le café, soit vous essayez ma tatin d’endives au maroilles!

Tarch’tiflette au maroilles

Pour 10 personnes

  • 2 quarts de maroilles
  • 2,5 kg de pommes de terre
  • 4 oignons
  • 2 échalotes
  • 400 g de lardons fumés
  • 300 g de crème épaisse
  • 20 cl de bière
  • Sel, poivre

Préchauffez le four à 180° C.

Commencez par éplucher les pommes de terre, épluchez-les, lavez- les et coupez-les en gros dés.

Plongez les dans une casserole d’eau froide et faites-les cuire
10 minutes à compter de l’ébullition.

Épluchez les oignons et émincez-les. Dans une poêle, faîtes- les dorer avec les lardons.

Préchauffez le four à 180°C.

Coupez le maroilles en deux dans l’épaisseur puis en deux dan la largeur pour obtenir 8 gros morceaux avec de la croûte sur 3 faces..
Dans un saladier, mélangez  la crème fraîche, ajoutez les pommes de terre pré-cuites, les oignons et les lardons.

Mélangez bien et versez le tout plat à gratin.  Déposez le maroilles par dessus, donnez un tour de moulin à poivre et enfournez pour 25 minutes.

 

Avec cette recette à la pomme de terre, je participe à Cuisinons de saison !