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Spécialité des Philippines : abodong gulay

J’aime me torturer l’esprit à la recherche de cuisines du monde que je n’aurais pas encore testées… Et heureusement pour moi, il en reste beaucoup que je n’ai pas explorées! Qui sait, j’aurai peut-être l’occasion de visiter cet endroit en vrai un jour, mais en attendant, c’est culinairement que je l’ai découvert! C’est aux Philippines que je vous emmène avec cette spécialité délicieuse!
L’Adobong Gulay est un plat végétarien bien connu aux Philippines. Son nom vient du fait que ce plat est cuit « façon abodo ». La cuisson « adobo » est un style de préparation typiquement philippine qui consiste à cuire un aliment dans le vinaigre et la sauce soja.
Il existe de nombreuses recettes façon « adobo ». En fait, presque tous les ingrédients peuvent être cuits façon « adobo », qu’il s’agisse de viande ou de légumes. L’ adobo de poulet ou de porc sont parmi les plus célèbres, mais celui que je vous propose aujourd’hui est à base d’aubergines!
Dans la recette ci-dessous, j’ai utilisé un vinaigre blanc normal comme recommandé, mais vous pouvez utiliser n’importe quel vinaigre que vous aimez. Pour l’aubergine, j’ai utilisé de l’aubergine normale, mais normalement on fait ce plat avec de l’aubergine japonaise, si vous en trouvez, n’hésitez pas à la remplacer!
Nous avons servi ce plat sur du riz. Ce plat d’aubergines était vraiment délicieux le jour même mais aussi réchauffé… Il parait que c’est toujours le cas avec les « abodo », ils bonifient en les laissant reposer!
  
Avec cette recette, je participe au concours organisé sur le blog Les délices de Loulou!

Abodong gulay

  • 1 grand oignon émincé
  • 3 gousses d’ail émincées
  • 1 c. à c. de poivre kampot  en grains
  • 2 feuilles de laurier
  • 350 g de pommes de terre coupées en dés
  • 600 g d’aubergine coupée en dés
  • 6 cl de sauce de soja
  • 6 cl de vinaigre blanc
  • 1 pincée de poivre noir
  • 1 pincee de sucre en poudre
  • 15 cl d’eau
  • 3 cuillères à soupe d’huile végétale

Dans une casserole, faites chauffer l’huile puis ajoutez le poivre en grains et les feuilles de laurier. Lorsque les feuilles de laurier commencent à brunir, ajoutez l’ail. Faites sauter jusqu’à ce que l’ail brunisse un peu. Ajoutez ensuite l’oignon et faites-le frire jusqu’à ce qu’il soit translucide. Ajoutez la pincée de poivre noir et le sucre, mélangez brièvement puis ajoutez la sauce de soja et le vinaigre.

Ajouter la pomme de terre et l’aubergine. Agitez brièvement puis  couvrez et laissez mijoter, environ 30 à 35 minutes pour que les pommes de terre et les aubergines soit cuits.

Ajoutez l’eau en cours de cuisson pour que l’ensemble reste humide et ne brûle pas.

 



Source d’inspiration :
https://recipes.sparkpeople.com/recipe-detail.asp?recipe=697861

Spécialité de Thaïlande : Tom kha taohu

J’ai découvert cette soupe de tofu et de coco dans un restaurant thaï il y a quelques années. J’étais dubitative car le fait de manger une soupe en entrée ne me laisse pas rêveuse, mais c’était au menu donc je ne l’ai pas refusée… Quelle surprise ce fut! Parfumée, goûteuse, cette soupe était une vraie révélation pour moi, et j’en aurais bien fait un plat complet tant c’était bon!
Les thaïlandais adorent leur nourriture (et nous aussi!) et elle semble être un élément central de leur culture. A tel point qu’on dit que les thaïlandais ne se disent pas «comment allez-vous?» pour se saluer. Au lieu de cela, ils demandent  « avez-vous déjà mangé? » Je ne suis jamais allée là-bas, donc je ne sais pas si c’est vrai, mais je crois que j’aimerais qu’on me dise bonjour comme ça!
 
Le Tom Kha taohu est la variante végétarienne du tom kha gai,  une soupe traditionnelle thaïlandaise très populaire, connue pour ses arômes intenses et aromatiques et son bouillon riche et crémeux au lait de coco. Des morceaux de tofu et des champignons nagent dans un bouillon savoureux parfumé au galanga, au citron vert et à la citronnelle. Complétez avec une poignée de coriandre et vous obtenez une parfaite combinaison de sucré, salé et acide! C’est une soupe rapide et facile à faire, mais ses saveurs sont délicieusement complexes.
En Thaïlande, le Tom Kah taohu, tout comme le tom kha gai, est mangé plus comme un curry qu’une soupe, accompagné d’une assiette de riz.
Chez nous, il est toujours relégué à la catégorie «soupe» dans les livres de cuisine et sur les menus du restaurant. Mais malgré la présence de bouillon, vous pouvez donc le consommer comme là-bas, déposé sur du riz, pour en faire un plat plus complet. Vous pouvez même verser votre riz directement dans le bouillon, pourquoi pas!

Maintenant, un petit conseil pratique… Le galanga ressemble au gingembre. Il est d’ailleurs de la même famille, mais il a une saveur plus poivrée et piquante. Utilisez du galanga pour cette recette si vous en trouvez, ou remplacez-le par du gingembre.

Tom Kha taohu

  • 40 cl de lait de coco
  • 1 litre de bouillon de légumes
  • 500 g de tofu ferme, coupé en cubes
  • 2 tiges de citronnelle, coupées en morceaux
  • 1 c. à s. de galanga ou gingembre fraîchement râpé
  • 3 c. à s. de jus de citron vert frais
  • 2 c. à s. de pâte de curry
  • 3 c. à s. de sauce de soja
  • 1 c. à c. de sirop d’agave
  • 250 g de champignons tranchés
  • 4 c. à s. de coriandre fraîche hachée
  • Sel, poivre

Mettez tous les ingrédients dans une casserole sauf les champignons et la coriandre.
Faites cuire à feux doux 1 heure à couvert.
Ajoutez les champignons et laissez cuire 20 minutes supplémentaires.
Hors du feu, ajoutez la coriandre, du sel et du poivre et servez.

Source d’inspiration :
 http://www.lolaskitchenlab.com/slow-cooker-tom-kha-gai-thai-coconut-soup/

Lasagnes végétariennes ail et fines herbes

Il m’arrive souvent de manger des repas sans viande. Ce sont des repas économiques mais aussi sains car ils font la part belle aux légumes. Chez nous, on adore les légumes, donc cela ne nous pose aucun souci! Mais je ne suis pas un sainte ni un lapin, et je ne me satisfais pas que de légumes, souvent j’aime y associer du fromage pour le côté gourmand!
Les plats de pâtes et la gastronomie italienne se prêtant très bien à une cuisine sans viande, j’ai imaginé une recette de lasagnes végétariennes aux courgettes, brocolis et fromage frais. Le mélange de fromage frais et de fromage blanc remplace alors la bolognaise et j’ y ai associé 3 fromages différents pour obtenir des lasagnes vraiment savoureuses. Ce fut un délice!
Avant de les ajouter dans mes lasagnes, j’ai fait revenir mes légumes dans de l’huile d’olive avec un peu d’ail, du sel, du poivre, et j’ai déglacé au vin blanc, je trouve que ça donne du goût et du fondant aux légumes !
J’utilise des plaques de lasagnes sèches sans précuisson pour gagner du temps. J’ai entendu dire qu’on trouve maintenant des plaques de lasagnes fraîches au rayon pâtes fraîches des supermarchés. Elles permettraient de se rapprocher des pâtes fraîches maison au niveau du goût… Perso je n’ai pas essayé, mais je tenterai sûrement la prochaine fois! Et vous, vous avez déjà testé ? Si non, ça peut être l’occasion de vous régaler avec ces lasagnes!
  
P.S. : Si vous aimez les lasagnes, cette version de lasagnes blanches aux échalotes est sans doute ma meilleure réussite en la matière!

Lasagnes végétariennes ail et fines herbes

Pour 2 petits plats individuels
  • 1 courgette
  • 1/2 brocoli
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 4 feuilles à lasagne
  • 175 g de fromage blanc
  • 175 g de fromage frais ail et fines herbes
  • 10 cl de lait
  • 4 c. à s. de gruyère râpé
  • 2 c. à s. de parmesan
  • 5 cl de vin blanc
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • Sel poivre
Épluchez et coupez en tout petits morceaux la courgette, puis le brocoli, l’oignon et l’ail.
Faites tout revenir 10 minutes à la poêle avec l’huile d’olive. Déglacez avec le vin blanc, prolongez jusqu’à de que tout le vin soit évaporé, salez, poivrez, et réservez.
Mélangez le fromage blanc et le fromage frais, salez et poivrez.
Dans 2 plats individuels, déposez une feuille de lasagne pour tapisser le fond du plat, couvrez avec le mélange de légumes puis le fromage blanc, le reste des feuilles de lasagne. Versez le lait, couvrez avec les deux fromages.
Préchauffez le four à 180°C et enfournez pour 20 minutes.

Huevos rancheros taco bowl

Une belle assiette de huevos rancheros est un peu un repas « joker » pour moi, un repas savoureux que je peux faire régulièrement sans jamais me lasser. Ma précédente version maison préférée dispose d’une sauce à l’avocat crémeux et haricots noirs épicés et elle est franchement trop bonne.
Aujourd’hui c’est une variante végétarienne que je vous propose. Elle constitue un petit déjeuner délicieux, copieux et sain qui se prêtera très bien à un repas du soir également!
C’est le genre de plat végétarien tellement varié et parfumé que même les mangeurs de viande peuvent l’apprécier.
Cette recette peut être faite en moins de 30 minutes, elle est donc parfaite un week-end de brunch « paresseux ». Si comme moi, vous avez toujours une boîte de haricots rouges et des galettes de blé au fond du placard pour les urgences tex-mex (oui, ce genre d’urgence existe), alors vous pouvez improviser ce plat n’importe quand sans faire de courses!
La recette fonctionne bien sûr avec des haricots secs, mais j’aime que mes brunchs ne me demandent pas trop d’anticipation ou de temps en cuisine!
Cette version est vraiment fun car elle est servie dans des bols faits de tortillas, une idée vue à droite à gauche sur Internet et que je n’avais jusqu’à maintenant pas eu l’occasion de tester. C’est finalement facile à faire, et le  résultat visuel est top! Même si certains sont d’abord perplexes sur la manière de manger ce plat sans en mettre partout, il suffit de se lancer et tout se passe bien!
 

 Huevos rancheros taco bowl

Pour les haricots
  • 400 g de pulpe de tomate
  • 1 c. à s. d’huile
  • 1 gousse d’ail
  • 1 oignon moyen
  • 1 poivron rouge
  • 1 boîte de 400 g de haricots rouges
  • 1/2 c. à c. de cumin
  • 1/2 c. à c. de paprika
  • Sel, poivre
Pour servir
  • 4 œufs
  • 4 tortillas de blé
  • 4 c. à s. de maïs, rincés et égouttés
  • 1 c. à s. de coriandre
  • 60 g de feta
  • 1/2 oignon rouge
Préchauffez le four à 180° C.
Hachez grossièrement l’oignon. Chauffez l’huile végétale dans une poêle à feu moyen et faites revenir l’oignon, l’ail et le poivron environ 5-10 minutes.
Versez la sauce tomate et les haricots, le cumin et le paprika. Laissez mijoter pendant 10 minutes et réservez au chaud.
Tapissez une feuille d’aluminium autour d’un bol qui est approximativement de la taille que vous voulez donner à votre bol de tortilla, de manière à modeler un bol en aluminium.
Micro-ondez les tortillas pendant 30 secondes. Mettez une tortilla dans le bol couvert d’aluminium, démoulez l’ensemble pour prendre la tortilla avec l’aluminium et recommencez pour chaque tortilla. mettez les tortillas maintenues par l’aluminium à cuire au four pendant 10 minutes ou jusqu’à coloration dorée en surveillant bien. Retirer les tortillas du bol d’aluminium et laissez-les refroidir.
Chauffez un peu d’huile végétale dans une poêle et faites cuire 4 œufs au plat.
Dans chaque bol déposez le mélange aux haricots rouges encore chaud, une cuiller de maïs, la feta, l’oignon rouge, un œuf, la coriandre fraîche hachée.

Gombolaya

Connaissez-vous le gombo ou okra?

Ce légume exotique ressemble à un long piment poilu en apparence. Originaire d’Égypte avant de se développer aux États-Unis et en Europe, le gombo contient un liquide gélatineux qui peut dérouter au premier abord, mais qui est très intéressant pour donner de la consistance à des jus ou bouillons!

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J’en ai trouvé dans une épicerie asiatique et je n’ai pas pu résister à la tentation d’en acheter sans savoir quoi en faire au premier abord.
Pour découvrir ce légume, j’ai choisi de le cuisiner dans un plat mijoté inspiré du jambalaya au chorizo.
Ce plat se sert accompagné de riz basmati pour un repas complet, et c’est un régal !
Pour une version végétarienne de ce plat, utilisez du chorizo végétal ou supprimez-le totalement du plat!

 

P.S. : Si vous adorez comme moi le chorizo dans les ragoûts, en voici un autre super bon ici!

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Gombolaya

  • 100 g de chorizo
  • 150 g de poivron multicolore
  • 600 g d’okras
  • ½ oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 37,5 cl d’eau
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 400 g de pulpe de tomate
  • ½ c. à c. paprika
  • ¼ c. à c. de piment de cayenne
  • 200 g de riz basmati
  • Sel, poivre

Pour servir 

  • 2 c. à s. de coriandre fraîche

Faites revenir le chorizo coupé en rondelles dans une poêle profonde. Laissez le jusqu’à ce qu’il soit bien doré.

Émincez le poivron, les okras, l’oignon, émincez l’ail. Ajoutez tout dans la poêle, faites cuire 5 minutes, puis ajoutez la pulpe de tomates, le bouillon de volaille et le riz .

Ajoutez les épices et mélangez bien.

Couvrez et cuisez à feu moyen pour 15 minutes.

Ajoutez la coriandre et mangez tout de suite.
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Source d’inspiration : http://www.theveggiegirl.com/2014/03/04/vegan-crockpot-jambalaya/

Purée de petits pois, scones aux pommes de terre et sauce pistache

La semaine dernière je vous ai parlé du superbe livre de Cléa, Recevoir en bio, que j’ai eu la chance de recevoir grâce au site Natura Sense.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette boutique en ligne, Natura Sense propose plein de produits qui tournent autour du bien-être et de la santé par l’alimentation. Vous y trouverez notamment des extracteurs de jus, des robots… Et une super sélection de livres qui tournent autour du bio, de l’alimentation bien-être, de la déshydratation des aliments… De quoi apprendre à mieux s’alimenter et préparer ses produits !
J’avais choisi ce livre de Cléa parce qu’au-delà du fait qu’il est très graphique et visuellement réussi, il aborde un thème qui me tient à cœur. Quand on essaye d’avoir une alimentation saine, et aussi de réduire sa consommation de viande et de poisson, cela peut sembler difficile de préparer un repas en accord avec ces principes quand on reçoit, surtout pour les fêtes traditionnelles, comme Noël où tout le monde attend la dinde farcie à table!
Après avoir lu le livre de Cléa et parcouru les recettes, je dois dire que c’est mission accomplie. Franchement, même un carnivore endurci ne remarquerait pas forcément l’absence de viande à table tant ses menus font diversion par diverses techniques !
Il me tardait donc de tester une recette de son livre pour découvrir si en plus d’avoir des idées attirantes, celles-ci étaient bonnes à manger…
J’ai choisi une recette avec des ingrédients simples, comme beaucoup dans ce livre je vous rassure, à base d’un légume que j’adore : les petits pois !
J’ai adapté un ou deux détail de sa recette pour la rendre plus simple à réaliser et ajouter ma petite touche, mais je n’ai pas modifié les proportions.
Résultat des courses : comme je l’espérais, mon homme s’est régalé ! Pas à un seul instant il n’a suggéré que le repas manquait d’un bout de viande ou d’un œuf pour accompagner. Pas une fois il n’a reconnu les ingrédients « pour végétariens » comme la crème de soja ou la pâte de noix… Il n’a pas trouvé la purée plus fade que celles que je fais souvent au beurre ou à la crème fraîche, au contraire, il a adoré et en a redemandé!
On a eu un vrai coup de cœur pour la sauce à la pistache, originale, facile à faire et délicieuse ! Vous pouvez être sûrs que je la déclinerai dans d’autres recettes dès que possible ! Les scones étaient bien moelleux et gonflés, avec un petit goût de pois chiche très agréable.
Par rapport à la recette de base, J’ai remplacé cristaux d’huile de basilic de la purée par de la menthe séchée, et la purée d’amandes par de la purée de noix qui apporte du pep’s je trouve !
   

Purée de petits pois, scones aux pommes de terre et sauce pistache

 
Pour les scones
  • 125 g de pommes de terre cuite en purée
  • 2 c. à s. d’huile d’olive
  • 40 ml de lait végétal
  • 2 œufs
  • 50 g de farine de pois chiche
  • 150 g de farine de blé
  • 2 c. à c. de levure chimique
  • 20 g de parmesan râpé
Pour la purée
  • 600 g de petits pois frais ou surgelés
  • 15 cl de crème liquide végétale
  • 2 c. à s. rases de purée de noix
  • 1 c. à c. de menthe séchée
  • Sel, poivre
 Pour la sauce
  • 1 yaourt de brebis ou soja
  • 2 c. à c. de purée de pistache
  • 2 c. à s. de pistaches broyées et torréfiées
  • Sel, poivre
Préparez les scones. A la fourchette, délayez la purée avec l’huile, le lait, les œufs. Dans un saladier, mélangez la farine, la levure, le parmesan et une pincée de sel. Ajoutez-y la préparation liquide et mélangez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Si la pâte colle, farinez légèrement.
Abaissez sur une épaisseur de 2 cm en un grand cercle, et coupez 8 parts triangulaires dedans.
Disposez sur une plaque de cuisson et faites cuire au four à 190°C pendant 18 minutes.
Pendant ce temps, faites cuire les petits pois 15 minutes dans de l’eau bouillante salée
Égouttez et mixez avec tous les autres ingrédients de la purée
Mélangez dans un petit bol les ingrédients de la sauce.
Servez la purée chaude avec deux scones tièdes par assiette et un peu de sauce.

Recevoir en bio avec Cléa!

Aujourd’hui je vais vous parler du livre Recevoir en bio de Cléa que j’ai eu la chance de pouvoir découvrir grâce à la boutique Natura sense! Natura sense est une boutique spécialisée dans la santé, le plaisir et la vitalité : vous y trouverez tout ce qu’il faut pour mieux vous alimenter, et notamment des extracteurs de jus, des déshydrateurs de qualité professionnelle, des robots, des germoirs.. Et pour compléter le tout, une catégorie livres avec plein d’ouvrages qui tournent autour de l’alimentation saine, bio, ou végétarienne!

Comme son titre l’indique, Recevoir en bio est un recueil de recettes bio, et comme son titre ne l’indique pas, végétariennes par la même occasion. Le leitmotiv de Cléa à travers ce livre : nous démontrer qu’il est possible de recevoir et d’organiser des fêtes, même les plus traditionnelles, en bio et végétarien… Sans déclencher les commentaires désobligeants des carnivores !

Ce livre est tout d’abord un très bel objet, au design vraiment soigné, frais et coloré. J’ai notamment adoré ses jolis titres aux couleurs pastels. Les photos de Myriam Gauthier-Moreau sont superbes et lumineuses, et la mise en page est très aboutie. Les sommaires sont clairs et facilitent l’accès aux recettes et aux ingrédients. Petite originalité du livre, des petites fiches sont intercalées à l’intérieur, en plus des recettes, et proposent des idées de cadeaux gourmands qui respectent eux aussi la ligne directrice du livre bien sûr !

Comme promis dans le titre du livre, les recettes sont vraiment destinées à recevoir. Elles sont classées par thème : réveillon chic, pique-nique, apéro dînatoire, printemps, Noël en famille, soirée entre amis… J’ai beaucoup aimé cette organisation peu commune et plutôt ludique!

Parlons maintenant des recettes! Elles capitalisent sur les techniques qui ont fait le succès du blog de Cléa et sur ses ingrédients fétiches : fromage de chèvre, purées d’oléagineux, mélange aux algues… Les recettes sont claires et ne nécessitent globalement pas des dizaines d’ingrédients. Comme beaucoup de recettes de fêtes, certaines demandent de la préparation et dans ce cas, on trouve des conseils pour s’organiser et faire à l’avance une partie des étapes de la recette.

Les premières recettes qui m’ont tapé dans l’œil immédiatement sont les crêpes de pois chiches à la coriandre et la linzertorte salée aux figes, noisettes et chèvre. Côté sucré, la brioche à l’orange confite et aux cranberries me fait de l’œil et la galette des rois poire noisettes a directement rejoint ma to-do list!

En conclusion, j’apprécie particulièrement le fait que ce livre associe le bio avec des recettes à la mode (comme les cookies in  a jar), des recettes gourmandes ( ce n’est pas parce qu’on est végétarien qu’on ne cuisine que des algues bouillies) tout en en limitant les mauvaises graisses et les excès de sucre.

Si avec tout ça je vous ai donné envie d’acheter ce livre, vous le trouverez ici chez Natura Sense, foncez-y vite, l’envoi est rapide et très soigné ! Et si vous êtes sensibles à l’idée d’une cuisine saine, goûteuse et vitaminée, vous y trouverez plein d’autres ouvrages canon !

Si ça ne vous suffit pas pour être conquis, alors rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir la première recette que j’ai testée et qui va achever de vous séduire !

Tofu poêlé à la dukkah

La dukkah est un mélange égyptien de noix, de graines et d’épices broyées grossièrement, traditionnellement servi avec un bol d’huile d’olive et des morceaux de pain pita.

La dukkah est également une parfaite « trempette » pour les œufs de caille durs, et elle fonctionne également très bien saupoudrée sur légumes grillés.

Je ne sais pas pourquoi mais après avoir réfléchi un instant, j’ai trouvé que la dukkah devrait très bien se marier avec du tofu, et c’est donc comme ça que j’ai voulu la tester.

Après avoir essayé, je confirme que c’est un fabuleux moyen de faire cuire le tofu!

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Je ne peux que vous recommander d’acheter votre tofu en boutique bio et d’éviter celui qu’on trouve en supermarché, la différence de goût est incroyable.

Ensuite, pas besoin de se compliquer la vie, il suffit de savoir poêler son tofu. J’ai appliqué une méthode découverte sur le blog Esther Kitchen, c’est vraiment très simple et ça fait toute la différence.

Même mon homme qui abhorre le tofu a admis que ce plat était mangeable, ce qui, venant de lui, correspond au compliment ultime que l’on peut faire à du tofu!
P.S. : J’ai peu de recettes au tofu à mon actif sur ce blog, mais ce chili végétarien vaut le détour!

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Tofu poêlé à la dukkah

Pour 2 personnes

  • 200 g de tofu fumé
  • 2 c. à s. de dukkah

Épongez 2 fois le tofu recto verso à l’aide papier absorbant.
Coupez-le en gros dés.

Dans une poêle,  déposez une feuille de papier sulfurisé et versez 1 goutte d’huile. Déposez le tofu, salez, poivrez.
Faites revenir le tofu a feu moyen jusqu’à ce qu’il soit doré, soit environ 5  minutes par face.

Trempez les dés chauds dans la dukkah versée dans une assiette et servez immédiatement.

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Colombo de potiron

Le colombo est un curry créole qui nous vient tout droit de la Martinique et de la Guadeloupe, mais ses origines sont plus lointaines, puisque ce plat s’inspire du curry Sri Lankais. Sur les îles, « Colombo » est devenu un terme générique pour désigner un ragoût de viande ou de fruits de mer.

Si le colombo est souvent au porc ou au poulet, j’ai été tout de suite interpellée quand j’ai vu cette super recette végétarienne sur le blog Ce soir on clape quoi? C’est un blog que j’apprécie beaucoup, j’y ai d’ailleurs pioché pas mal de recettes, allez vite le découvrir si vous ne le connaissez pas!

Comme j’adore le potiron, j’ai tout de suite eu envie de tester cette recette, par contre mon homme n’est pas fan de ce légume, donc j’ai hésité à lui faire goûter ce plat… Mais je me suis lancée et cette fois-ci, il a trouvé qu’avec tous les autres ingrédients, c’était délicieux ! C’est la première fois qu’il apprécie un plat au potiron, c’est pour dire! J’ai moi-même beaucoup aimé : le potiron se désintègre en partie pendant la cuisson, et il épaissit la sauce pour lui donner une texture parfaite!

Mélange d’épices antillais par excellence, la poudre de colombo est composée dans des proportions variables de curcuma, de coriandre, de fenugrec, de clou de girofle, de cumin, de graines de moutarde et d’ail. Comme je n’avais pas d’épices à colombo, j’ai choisir de composer moi même mon mélange, et ce fut parfait!

On en trouve bien sûr tout prêt dans le commerce, notamment au rayon exotique des supermarchés ou dans les épiceries du monde, mais rien ne vous empêche de préparer vous même votre mélange comme moi! Bien que ces épices ressemblent à du curry, résistez à la tentation de remplacer le mélange à colombo par du curry…. Sinon ça sera très bon, mais ça ne sera plus un colombo, mais un curry!


P.S. : Si comme moi vous ne vous lassez pas de manger du potiron tout l’hiver, jetez un œil à cette recette!

Colombo de potiron

  • 400 g de potiron
  • 20 cl de lait de coco
  • 1/2 c. à s. de purée de cacahuètes
  • 1 oignon jaune
  • 1 peu d’huile d’olive
  • 1 c. à s. de colombo en poudre (ou les épices ci-dessous pour le faire vous-même)
  • Sel, poivre

Pour la poudre de colombo

  • 1/2 c. à c. de coriandre sèche
  • 1/2 c. à c. de curcuma en poudre
  • 1/2 c. à c. de graines de moutarde
  • 5 graines de fenugrec
  • 1/4 c. à c. de graines de cumin
  • 1/4 c. à c. de poudre de gingembre
  • 1/2 c. à c. de paprika
  • 1 filament de safran en poudre

Si vous faites les épices vous-mêmes, pilez les épices qui ne sont pas moulues, puis mélangez l’ensemble des épices.

Épluchez et lavez l’oignon et le potiron. Coupez le potiron en petits cubes. Émincez finement l’oignon, faites-le revenir 2 minutes dans un peu d’huile. Ajoutez le potiron et faites-le cuire 5 minutes à feu vif en remuant de temps en temps avec 2 cuillères a soupe d’eau. Pendant ce temps, dans un bol, mettez les épices a colombo, le lait de coco, le sel et la purée de cacahuètes, mélangez bien puis versez ce mélange dans la sauteuse, et faites cuire 10 à 15 minutes supplémentaires à couvert.

Plantez la pointe d’un couteau dans un dé de potiron pour voir si cela est cuit.

Goûtez et rectifiez l’assaisonnement.

Source d’inspiration :
http://dlaclapeadonf.canalblog.com/archives/2016/05/20/33838396.html

Comment fêter Thanksgiving comme aux États-Unis?

Une fois par an, le quatrième jeudi de Novembre, alors que nous sommes tranquillement au travail, les familles américaines se réunissent pour manger de la dinde accompagnée de tarte à la citrouille. Oui, vous avez deviné, elles célèbrent la fête de Thanksgiving… Je ne sais pas vous, mais moi j’adore voir les épisodes de fin d’année des séries télévisées. Il me semble en les regardant que la fête de Thanksgiving est presque plus ancrée dans les traditions américaines que celle de Noël, mais c’est peut-être juste une impression! Pourtant, chez nous elle n’est pas pratiquée et même plutôt méconnue. Si vous vous posiez la question du but de cette journée, Thanksgiving était à l’origine une fête pour rendre grâce pour la récolte précédente.
Si comme moi vous êtes intrigués ou même si vous souhaitez l’organiser à votre manière, je vous propose de découvrir un repas de Thanksgiving plus en détail pour vous en inspirer!

Quelle est l’histoire de Thanksgiving?

Avant tout, on commence par une petite page historique!

En Amérique, Thanksgiving remonte aux années 1600, plus précisément à l’année 1621. Les Pèlerins – colons hollandais de la colonie de Plymouth (devenue aujourd’hui le Massachusetts) ont célébré la récolte passée… Tradition qu’ils avaient eux -mêmes ramené… d’Europe! Hé oui c’est une fête religieuse bien de chez nous qui a inspiré Thanksgiving, même si la pratique a totalement disparu en Europe et que le Thanksgiving américain est totalement laïc.

Cette tradition s’est alors répandue dans le pays et a été célébrée à des jours différents suivant les communautés jusqu’à l’année 1789. Alors qu’on s’occupait en France de prendre la Bastille, aux États-Unis, George Washington a déclaré la première Journée nationale officielle de Thanksgiving.

 

La plupart des familles américaines suivent désormais les traditions initiées lors du premier Thanksgiving. Aujourd’hui l’un des plaisirs principaux de Thanksgiving et de ses préparatifs est de passer du temps en famille ou avec ses proches. Beaucoup de gens vivent loin des membres de leur famille et parcourent ce jour-là de longues distances pour être avec ceux qu’ils aiment. Thanksgiving est d’ailleurs le jour de l’année où il y a le plus déplacements aux États-Unis!

Voilà maintenant mon mode d’emploi pour organiser un Thanksgiving comme aux États-Unis chez vous!

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Photo woolennium @Flickr

Le repas

Thanksgiving fait la part belle aux aliments traditionnels américains. Si vous voulez réaliser votre propre menu de Thanksgiving, le plus classique est de servir une dinde farcie, pourquoi pas aux marrons avec des légumes de saison rôtis et de la purée de pommes de terre ou de patates douces. Vous pouvez accompagner l’ensemble d’une petite sauce aux cranberries pour donner un côté encore plus traditionnel à l’ensemble. Côté desserts, les tartes à la citrouille et celles aux noix de pécan sont en bonne position! La boisson qui accompagne ce repas est généralement du vin.

Si vous êtes végétarien, pas de souci : il y a des moyens d’adapter ce repas. Aux États-Unis certaines familles choisissent de servir une dinde végétarienne, qui est faite de tofu, mais personnellement je n’en ai jamais vu en France. Une autre solution est de préparer une courge farcie végétarienne, le reste du repas pouvant convenir sans aucun souci!

Côté décoration

La décoration est assez naturelle puisqu’il s’agit de mettre à l’honneur le fruit des récoltes : des nappes et serviettes dans des tons chauds et automnaux, du orange au jaune, des feuilles mortes aux belles couleurs éparpillées, des épis de blé ou de maïs disséminés dans des vases ou grands plats, quelques citrouilles ou coloquintes accompagnées de jolies bougies et le tour est joué!

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Photo HomeSpot HQ @Flickr

 

Quels rituels ?

Pas de vrai Thanksgiving sans le rituel de gratitude ou « Action de grâce ». Le principe, c’est de tous réfléchir à ce pour quoi on est reconnaissants vis à vis de l’année écoulée, et de faire un tour de table pour échanger sur cela dans la bonne humeur. Vous pouvez aussi demander à chacun d’écrire ce pour quoi il est reconnaissant sur des bouts de papier et de les mettre dans un vase, puis les tirer au sort de sorte que chacun lise le mot d’un autre.

Certaines familles comprennent le rituel de l’os de dinde dans cette journée. Vous connaissez certainement cette croyance. On récupère l’os en forme de « V » inversé qui se trouve attaché à la poitrine de la dinde. Après que la viande ait été enlevée et que l’os ait été nettoyé, deux personnes tirent chacun une sur une extrémité de l’os, fait un vœu, et tire. Celui qui obtient la plus grande partie de l’os cassé verra alors son souhait exaucé!

Que mettre en musique de fond?

La fête de Thanksgiving ne bénéficie pas de ses chants officiels contrairement à Noël. Mais vous pouvez facilement vous composer une playlist à partir de ce que vous avez! Des classiques américains type Sinatra peuvent tout à fait coller à l’esprit de Thanksgiving. Des musiques positives dont les paroles évoquent la reconnaissance et la joie de vivre sont aussi de circonstance, du genre « What a wonderful world » de Louis Armstrong. Des musiques typiquement américaines, du genre folk ou gospel peuvent compléter votre playlist.

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Photo @joefoodie @Flickr

Même si clairement fêter Thanksgiving n’a pas de sens chez nous, je trouve que toute excuse est bonne à prendre pour se réunir et profiter ensemble! Je me laisserai donc certainement tenter un jour ou l’autre pour m’essayer un repas typique de Thanksgiving! Je trouve cette fête d’ailleurs moins commerciale que d’autres puisqu’à part un bon repas tous ensemble, elle n’impose pas d’achat de cadeaux ou de décoration spécifique! Et vous, vous connaissez cette fête, et si oui, est-ce que vous aimeriez la fêter?