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Spécialité de Belgique : Filet américain

Aujourd’hui, je vous propose une recette de chez moi ou presque! Le filet américain est, comme son nom ne l’indique pas, une recette belge, et par extension adoptée dans le nord de la France. Cette spécialité fait partie des incontournables de la gastronomie populaire de l’autre côté de la frontière, au même titre que les fameuses frites. D’ailleurs, il se déguste accompagné de frites maison et d’une bonne bière bien fraîche!
 
Le filet américain aurait été inventé en 1924 par un restaurateur nommé Albert Niels. Il était à l’époque réalisé à partir de viande de cheval, qui était abondante en Belgique. On faisait même frire les frites à la graisse de cheval en ce temps là. C’est une tradition encore perpétuée dans certaines friteries belges d’ailleurs. De nos jours, le filet américain est plus couramment composé avec du bœuf haché.
 
Si vous n’avez jamais goûté de filet américain, c’est un plat très proche du tartare français, mais il y a quelques nuances. La principale est qu’il contient de la mayonnaise. Cela lui donne une texture plus pâteuse, plus proche d’une sauce que le tartare français. Le filet américain est aussi relevé d’oignons finement hachés, de sauce Worcestershire et de câpres. On le sert idéalement accompagné de la bouteille de sauce Worcestershire, pour permettre à chacun d’ajuster l’assaisonnement. 
 
Ici dans le nord, tout le monde connait le filet américain, mais comme c’est censé être une spécialité du coin, je me demande si vous en consommez beaucoup dans les autres régions? Chez nous, on ne le consomme pas qu’au restaurant. Il constitue aussi une garniture de sandwich extrêmement populaire, le « pistolet à l’américain » comme on dit chez nos amis les belges (à ne pas confondre avec l’américain tout court, qui lui ne contient pas nécessairement de filet américain!). On trouve donc dans toutes les bonnes boulangeries des sandwiches au filet américain, et beaucoup de gens achètent des barquettes toutes faites au supermarché ou chez le boucher, qu’il ne reste plus qu’à tartiner sur du pain. 
C’est mon homme qui a décidé il y a quelques temps de se lancer dans la réalisation d’un vrai bon filet américain maison. Il a étudié et mixé de nombreuses recettes vues sur la toile, fait quelques tests et est arrivé à cette version qui nous a beaucoup plu. Ce n’est pas « la » recette classique de l’inventeur du filet américain, mais une version qui s’approche de nos goûts et de ce qu’on a pu goûter de meilleur ! Je doute notamment que la recette originale contienne de la sauce samouraï, mais elle donne un coup de fouet à l’ensemble qui est très sympa. A l’opposé de la barquette toute faite dans laquelle on a du mal à distinguer les ingrédients, celui-ci est un pur régal! 
 
Voici quelques infos si vous voulez vous lancer dans le filet américain. La viande doit être de première qualité et être préparée le plus tard possible avant le repas pour la garder bien fraîche. Les petits oignons au vinaigre et les câpres sont les petits secrets de fabrication qui vont donner du pep’s à l’ensemble. Ne prenez pas de mayonnaise toute faite pour cette recette mais une mayonnaise maison, c’est vraiment meilleur. Au passage, faites-en un peu plus et vous en aurez pour accompagner vos frites! 
 
 
P.S. : Pour un menu belge, complétez par cette délicieuse tarte au riz!
 
Spécialité de Belgique : Filet américain

Ingrédients

    Pour la mayonnaise
  • 2 jaunes d’œuf
  • 2 c. à s. de moutarde
  • 15 cl d’huile de tournesol
    Pour le reste de la recette
  • 500 g de steak haché de bœuf
  • 2 échalotes
  • 1/2 oignon
  • 3 cornichons
  • 4 petits oignons pickles
  • 3 c. a s. de ketchup
  • 1 c. a s. de sauce samouraï
  • 1 c. à s. de paprika
  • 1 c. à s. de persil plat haché
  • 1 c. à s. de ciboulette hachée
  • 1 c. à c. de sauce Worcestershire
  • 1 c. à s. de câpres
  • Quelques gouttes de Tabasco
  • Sel, poivre

Préparation

    Pour la mayonnaise
  1. Battez les 2 jaunes d’œufs avec les deux cuillers de moutarde. Ajoutez petit à petit 15 cl d'huile de tournesol tout en battant au fouet.
    Pour le tartare
  1. Taillez grossièrement l'oignon et l’échalote. Mettez la viande dans le mixeur avec la mayonnaise et mixez pour bien mélanger, puis ajoutez les autres ingrédients en mixant jusqu’à ce que tout soit mélangé. Réservez au frais jusqu'au service.

Recette du Sénégal : Yassa de pois chiches

Connaissez-vous le yassa? La version la plus célèbre de ce plat du Sénégal est le poulet yassa. C’est un plat vraiment délicieux, qui se compose de poulet mariné dans de la moutarde et du jus de citron, puis cuit lentement avec une belle quantité d’oignons caramélisés.



Par extension, on peut transformer beaucoup d’autres aliments en version « yassa », les « yassaïser » si vous préférez! Je devrais déposer un copyright pour ce terme, non? Il s’agit donc de cuisiner une viande ou un légume avec beaucoup d’oignons, de jus de citron, de l’ail, de la moutarde de Dijon et du piment.
 
Il y a quelque temps, j’ai reçu des épices à yassa de la part de l’Étal des épices, et j’ai eu envie d’essayer pour l’occasion de reproduire les saveurs acidulées et pimentées du yassa dans une recette aux pois chiches et au chou. 
 
 
L’Étal des épices est mon site de référence en matières d’épices. Elles n’ont tout simplement rien à voir avec ce qu’on peut trouver dans les grandes surface au niveau de la qualité. Leur mélange d’épices à yassa est  composé d’oignon rose, d’ail, de poivre noir, de piment doux, de gingembre, de laurier et de thym. Il sent divinement bon, on est dépaysés immédiatement rien qu’en mettant le nez dessus!
 
 
J’ai donc expérimenté cette version saine et pleine de légumes du yassa. Fondamentalement, c’est un simple plat de légumes à la moutarde et au citron. Mais au final, cela donne un plat vraiment original et réconfortant, parfait pour les jours où vous avez besoin d’un plat qui fait du bien!
 
Idéalement, la cuisson du yassa se commence à la poêle puis finit au four, mais comme ici cette version aux légumes demande moins de cuisson, je l’ai faite cuire uniquement à  la poêle.


  
P.S. : Si vous aimez les plats à base de pois chiches, essayez aussi cette salade e pois chiches et poivrons!
 
Recette du Sénégal : Yassa de pois chiches

Quantité ou nb de personnes: 4

Ingrédients

  • 1 grosse boite de pois chiches cuits
  • 4 petits oignons en rondelles
  • 150 g de chou blanc, coupé en morceaux
  • 4 carottes épluchées et tranchées
  • 2 piments rouges émincés
  • 10 cl de jus de citron
  • 30 cl de bouillon de légumes
  • 2 feuilles de laurier
  • 4 gousses d'ail hachées
  • 2 c. à s. de moutarde de Dijon
  • 2 c. à c. de sa sauce soja
  • 2 c. à s. d'huile végétale
  • 1 c. à s. d'épices yassa
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Mélangez les pois chiches, les rondelles d'oignons, le chou émincé, les carottes en rondelles et les piments émincés dans un grand plat allant au four. Mélangez les ingrédients restants séparément pour former la marinade, puis versez-la sur les légumes. Mélangez doucement.
  2. Couvrez le plat et laissez-le à reposer pendant 30 minutes ou plus.
  3. Faites cuire 1 h 20 environ à couvert, jusqu'à ce que les légumes soient très tendres et que le liquide s'évapore.
  4. Servez avec du riz , du couscous ou du millet.

Croque monsieur revisité à la truffe et purée aux noisettes

Avez-vous déjà goûté à la truffe? J’ai l’impression de m’embourgeoiser en vous disant que j’en consomme régulièrement, mais c’est pourtant vrai! Pourtant je ne suis pas riche! Je me régale principalement grâce à des produits aromatisés à la truffe, dont la saveur est intense, mais il m’est aussi arrivé  d’acheter de la truffe fraîche, ou plus pratique, de la truffe en bocal. En fait, bien que le prix au kilo de la truffe semble tout à fait rédhibitoire, il faut se rappeler qu’il n’en faut que très peu pour parfumer tout un plat!
 
La truffe est un champignon qui pousse dans des conditions bien particulières. Elle a besoin de sols calcaires et de la présence d’arbres comme le chêne ou le charme. On la trouve essentiellement en Provence, dans le Périgord et en Bourgogne, de novembre à mars.
 
La truffe ne se cueille pas comme un champignon classique. Elle doit être déterrée du sol, où elle se cache parfois jusqu’à un mètre de profondeur, c’est ce qui la rend si difficile à récolter! Pour réussir à les détecter sous la terre, vous savez sans doute que l’on fait appel à une truie ou à un chien ! Les truies sont douées pour trouver ces champignons car ils émettent des phéromones qui rappellent celles du porc! Mais quand elles les trouvent, elle sont bien tentées de tout engloutir! C’est pourquoi les trufficulteurs préfèrent souvent les services d’un chien. Avec de l’entraînement, il paraît que tous les chiens peuvent apprendre à reconnaître l’odeur de la truffe! Je vais peut-être en adopter un finalement !
 
 
Récemment, j’ai participé à un concours de recettes à la truffe. J’avais très envie de proposer une recette qui sorte la truffe de ses habituelles recettes de luxe. Je voulais au contraire la proposer dans un plat rustique, simple, voire même un repas de fast-food! J’ai pensé au croque-monsieur, un snack que j’adore car je le trouve terriblement réconfortant et gourmand! Bien sûr, je ne voulais pas simplement étaler de la truffe entre le jambon et le fromage, mais revisiter un peu ce classique.
 
A la base du croque-monsieur, il y a le pain de mie. J’en ai pris un bien moelleux chez mon boulanger. J’ai choisi le le rouler de le paner, et de le garnir d’un fromage qui change un peu, qui fonde bien, mais pas trop fort pour laisser la place à la truffe.
 
 
Pour le service, j’ai accompagné ce croque monsieur d’une salade assaisonnée d’une vinaigrette à la truffe, de deux condiments très parfumés, et d’une purée de topinambours à la noisette. Tout était très bon, mais la star, c’était indubitablement le croque monsieur, à la fois croustillant, fondant, et délicatement parfumé à la truffe! J’en aurais mangé trois fois plus si j’avais pu!
 
 
P.S. : S’ils vous reste de la truffe, surtout ne gâchez pas, et enchaînez avec ces pâtes à l’huile de truffe, crème au poivre et pecorino!
 
Croque monsieur revisité à la truffe et purée aux noisettes

Quantité ou nb de personnes: 2

Ingrédients

    Pour la crème de raifort et pomme granny
  • 45  g de pomme golden
  • 20 g de raifort frais ou en purée
  • 40 g de crème fraîche
    Pour le chutney de légumes au curry
  • 200 g de betterave
  • 100 g de chou rouge
  • 200 g de potiron
  • 1 oignon rouge 
  • 2 gousses d'ail
  • 1 pomme golden
  • 20 cl d'eau
  • 10 cl de vinaigre de cidre
  • 100 g de sucre
  • 1/2 c. à c. de sel
  • 1 c. à c. de curry noir
    Pour la purée
  • 250 g de pommes de terre
  • 250 g de topinambour
  • 2 c. à s. d'huile de noisette (+ un filet pour la présentation à l'assiette) 
  • 10 cl de lait de noisettes tiède
  • 10 noisettes concassées
  • Sel, poivre
    Pour la salade truffée
  • 50 g de jeunes pousses d'épinard
  • 1 échalote
  • Les zestes d'un citron
  • 3 c. à s. de vinaigrette à la truffe
    Pour les croque monsieur (2 rouleaux)
  • 2 tranches de pain de mie 
  • 2 tranches de tomme de brebis (50 g)
  • 2 échalotes
  • 10 g de beurre 
  • 1/2 c. à c. d'huile 
  • 1 à 2 tranches fines de truffe coupée(s) en lamelle
  • 1 c. à s. de crème fraîche
  • 1 c. à s. de moutarde
  • 10 g de chapelure
  • 10 noix de cajou à la truffe
  • Huile de tournesol 
  • Sel, poivre

Préparation

    Pour la crème de raifort et pomme granny
  1. Coupez la pomme en dés très fins. Réduisez le raifort en purée si vous l'achetez frais et mélangez avec la crème, assaisonnez avec du sel.
    Pour le chutney de légumes au curry
  1. Épluchez et coupez en dés tous les légumes  Faites mariner tous les ingrédients dans un saladier pendant environ 2 heures.
  2. Versez dans une casserole à fond épais. Faites cuire à feu doux et à couvert jusqu’à obtention d’une consistance de marmelade soit 2 heures environ, en mettant de l'eau qund nécessaire pour que le mélange reste humide et n'attache pas. Quand il vous paraît suffisamment épais, mixez légèrement au mixeur plngeant pour homogénéiser l'ensemble, mais sans obtenir une purée trop lisse. Mettez en bocaux et réservez.
    Pour la purée
  1. Épluchez et couper les pommes de terre et le topinambour en dés.
  2. Mettez dans deux casseroles de l'eau froide et du gros sel et déposez-y les pommes de terre et les topinambours  Mettez à cuire, et prolongez pendant 20 à 25 minutes selon la taille des pommes de terre et des topinambours.
  3. Après cuisson, égouttez-les et mettez-les dans un saladier puis écrasez-les à la fourchette.
  4. Ajoutez l'huile, le sel, le poivre et mélangez.
  5. Incorporez doucement le lait de noisettes tiède. Remettez sur le feu et mélangez jusqu'à ce que la purée ait la bonne texture, soit quelques minutes.
  6. Concassez les noisettes.
  7. Au moment de servir, rajouter un filet d'huile de noisette et les noisettes en morceaux par dessus.
    Pour la salade truffée
  1. Émincez l'échalote. dans un saladier, mélangez l'échaote les pousses d'épinard, les zestes de citron et la sauce aux truffes. Disposez dans deux assiettes.
    Pour les croque monsieur (2 rouleaux)
  1. Enlevez les croûtes de votre pain de mie.
  2. Émincez les 2 échalotes  et faites les revenir 5 minutes environ à la poêle avec 5 g de beurre 1/2 c. à c. d'huile. Elles doivent être translucides mais ne pas brûler. 
  3. Avec un rouleau a pâtisserie, aplatissez les tranches de le pain de mie, posez-les sur du film transparent alimentaire. 
  4. Disposez sur chaque tranche de pain un peu de beurre puis déposez les tranches de fromage, la truffe coupée en fines lanières et enfin, les échalotes.
  5. Roulez en serrant bien dans le film pour former deux boudins et réserves au réfrigérateur 20 minutes minimum.
  6. Mélangez la moutarde et la crème fraîche dans un petit récipient. Mixez les noix de cajou avec la chapelure et déposez ce mélange dans une assiette creuse.
  7. A l'aide d'un pinceau, badigeonnez l'extérieur de chaque roulé d'une fine couche du mélange moutarde crème fraîche, y compris les extrémités, puis passez-les dans la chapelure.
  8. Faites  frire dans une huile chaude mais pas fumante. Retirez quand ceux ci sont dorés.
  9. Coupez les roulés en deux et disposez-les dans chaque assiette. Accompagnez de la purée de noisettes et d'une cuiller des deux condiments.

Radis noir au four

La dernière fois que j’ai eu un radis noir dans mon panier de légumes, ma maman me l’avait donné sans me dire que c’était. Il était tellement terreux que je ne savais même pas si j’avais à faire à une pomme de terre, une patate douce ou une betterave. Mais bon, j’aime tous les légumes racine, donc je ne pouvais pas être déçue. Après l’avoir lavé, bonne surprise! J’ai découvert un beau radis noir!

Les radis noirs ont une texture et un goût légèrement différents des roses. Ils ont une chair plus robuste et une saveur un peu plus piquante. J’aime beaucoup leur look avec leur peau grossière et leur chair blanche. Cela vous surprendra peut-être, mais les radis appartiennent à la famille de la moutarde ou du chou.

 

Je suppose que vous avez déjà goûté des radis noir crus coupés en tranches à l’apéritif ou en entrée, mais avez-vous déjà essayé de les faire cuire? J’ai hésité un moment avant de me lancer, car je n’avais jamais trop entendu parler de radis servis chauds, mais après quelques recherches, j’ai découvert que le radis noir pouvait tout à fait être cuit.

Au final, j’ai beaucoup aimé le résultat et je le referai, que ce soit seul ou mélangé à d’autres légumes. C’est un accompagnement léger et très agréable! Il ne faut pas lésiner sur le sel, le poivre et les épices, car le goût du radis est relativement doux. Servez les avec une petite sauce au raifort, qui rappellera le petit goût piquant du radis!

 P.S. : S’il vous reste du radis noir, essayez cette salade à l’œuf et radis noir super simple! 

 

Radis noir au four

Quantité ou nb de personnes: 1 personne

Ingrédients

  • 125 g de radis noir 
  • 1 c. à s. d'huile d'olive
  • 1 c. à c. de vinaigre balsamique blanc
  • 1 pincée de piment d’Espelette
  • Les zestes d'1/2  citron
  • Sel, poivre
  • Fleur de sel
    Pour la sauce :
  • 1 c. à c. de purée de raifort
  • 1 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Lavez les radis sans les éplucher.
  2. A l'aide d'une mandoline, coupez-les en fines lamelles.
  3. Dans un bol, mettez les rondelles de radis et arrosez les de l'huile d'olive, du vinaigre balsamique, ajoutez les zestes de citron et le piment d’Espelette, salez et poivrez à votre convenance puis mélangez le tout à la main pour que l'huile recouvre l'ensemble des rondelles de radis.
  4. Faites chauffer votre four à 175°C.
  5. Disposez du papier sulfurisé sur la plaque du four et répartissez les rondelles en fines couches.
  6. Laissez cuire le tout pendant 20 à 30 minutes. Retournez les rondelles de radis à mi-cuisson.
  7. Servez en ajoutant de la fleur de sel si vous le souhaitez.

Les meilleures spécialités russes pour la coupe du monde

Photo insatiablemunch @Flickr
 
La coupe du monde en Russie approche à grand pas! Je ne suis toujours pas devenue amatrice de foot, mais à cette occasion, je vous propose un petit tour d’horizon rempli de recettes délicieuses! C’est un pays que j’ai eu la chance de visiter, et je suis tombée littéralement amoureuse de sa gastronomie, si bien que je ne résiste pas à l’occasion de vous en reparler. 
 
Seuls quelques plats de cuisine russe ont une renommée internationale, ce qui est vraiment dommage à mon goût. En tant qu’amatrice de plats réconfortants, la cuisine russe en regorge, merci les températures qui peuvent descendre jusqu’à -30 ° C pendant l’hiver à Moscou! Si comme moi vous aimez les plats simples et copieux, les pommes de terre, le pain et les champignons, vous allez vous régaler!  
 

Les blinis

Le blini est la version russe de la crêpe française et un aliment de base en Russie. Généralement faits avec du sarrasin pour les garnitures salées ou de la farine blanche pour les garnitures sucrées, ils ne ressemblent pas franchement à ce que nous appelons « blini » en France. En version salée, ils sont souvent accompagnés de saumon fumé, de champignons à la crème, de crème fraîche, ou de de confiture en version sucrée. Si vous avez gagné au loto, vous pouvez aussi y mettre du caviar. 
 

Les syrniki

Une autre délicieuse crêpe russe, à base de fromage frais ce qui en fait une version plus dense, consommée pour le petit déjeuner ou le dessert. Ils sont servis avec des confitures faites maison à partir de baies russes, bien que le lait concentré, le miel et la crème fraîche soient également servis comme accompagnement. 

Le bœuf Stroganoff 

Ce plat russe et copieux est servi sur les tables du monde entier. C’est un plat de bœuf dans une sauce au beurre, vin blanc, crème fraîche, champignons moutarde et oignons. Il n’y a pas plus plus savoureux et crémeux, j’en suis fan! Mangez-le avec du riz, des pommes de terre ou des nouilles. Ma version avec des pâtes est ici!
 
 

Le borscht

Cette célèbre soupe de betterave et de chou rouge est servie avec ou sans viande, pommes de terre, herbes comme l’aneth,  et une cuillerée de crème russe qui équilibre et adoucit le goût. Elle est servie froide et sa couleur est vraiment très jolie. Accompagnée d’un morceau de pain, ce plat est assez copieux pour servir de repas, bien qu’il soit généralement consommé en entrée.
 
 
 Photo liz west @Flickr

Le chou aigre-douce

Le chou est cuit dans du vinaigre de vin rouge, de la compote de pommes, du beurre et des oignons. On ajoute sur le dessus des pommes en dés, du sucre, des feuilles de laurier et des clous de girofle. La pomme et la compote de pommes équilibrent l’aigreur du vinaigre et complètent le croquant du chou. 
 

Les golubtsy

Il s’agit d’une sorte de chou farci au bœuf. Les Russes aiment ajouter de la crème sûre sur le dessus, ce qui fait ressortir les saveurs. 
 

La julienne de champignons Zhulien iz gribov

Avec un goût qui rappelle le  stroganoff, mais sans viande, ce plat aux champignons crémeux se retrouve sur presque tous les menus comme entrée chaude. Il est fait avec des champignons émincés, du fromage, de  la crème fraîche. 
 

Les knish

Ces beignets sont un peu un croisement de calzone et de samossas, farcis de purée de pommes de terre, de bœuf haché, d’oignons et de fromage et sont frits ou cuits au four. 
 

Les khinkali

Cela ressemble aux dumplings chinois, mais garnis de saveurs d’Europe de l’Est. Le secret de leur gourmandise est que la garniture est crue quand on la met dans les boulettes. De cette façon, lorsqu’elle cuit à l’intérieur du « ravioli », le jus parfumé de la cuisson reste à l’intérieur. 
 

Les khachapuri 

Mon coup de cœur en Russie! Il s’agit d’un pain fraîchement cuit au four rappelant la pizza en forme de bateau et rempli de fromage fondu. Une sorte de compromis indécent entre la fondue et  la pizza, puisque vous mangez petit à petit le bord du pain en le trempant dans le fromage.
 
Photo Stefan Krasowski @Flickr

Les klotski

Il s’agit de boulettes de pommes de terre cuites dans un bouillon de poulet. 
 

Les pelmeni 

Des boulettes de pâte minces, sans levain et farcies avec de la viande hachée, des oignons, des champignons et parfois du navet. Cela ressemble à une variante russe des dumplings chinois. 

Les kotlety

Encore une variété de boulettes russes, qui se distinguent des pelmeni par les herbes ajoutées à la garniture et par la finesse de la pâte. 

L’okroshka 

C’est une soupe froide faite de babeurre, de pommes de terre et d’oignons, garnie d’aneth. La qualité des pommes de terre et la fraîcheur du babeurre font tout le plat, qui est vraiment délicieux.

Les piroshki

On retrouve des garnitures et des herbes similaires aux boulettes, mais ici elles sont enrobées de pâte et cuites à la poêle ou au four, ce qui donne de petits chaussons. Les piroshki sont sympa servis à l’apéritif ou peuvent être grignotés sur le pouce à toute heure.
 
Photo leighklotz @Flickr

La salade russe ou salade olivier

Cette salade est célèbre bien qu’on ne la fasse pas tout à fait en France comme ils la font en Russie. Cependant, la version russe est plus fraîche et plus croustillante avec une légère touche de mayonnaise. Cela pourrait être dû à l’utilisation de concombres frais ou de cornichons russes croquants, bien que la base de pommes de terre coupées en dés, les pois, les œufs et la mayonnaise. À Moscou, cependant, on l’appelle la salade Olivier, du nom du chef Lucien Olivier qui a créé la recette «secrète» vers le milieu des années 1800. Ma version est consultable ici!
 
 

Les shashlik 

Ces viandes rôties et les brochettessont une forme de shish kebab, bien que la version russe soit servie avec des portions plus épaisses d’agneau, de bœuf, de poulet ou de saumon et servi avec un pain sans levain, des cornichons russes et une sauce tomate parfois épicée. 
 

La soupe Solyanka

Une soupe copieuse faite de gros morceaux de boeuf et / ou de porc, cuit pendant des heures à feu doux avec de l’ail, des tomates, des poivrons et des carottes.Ce plat était originaire de Géorgie mais peut maintenant être trouvé partout en Russie. C’est copieux et comme à la maison. 
 

Le zharkoye

C’est un ragoût de bœuf, pommes de terre, carottes, persil et céleri, légèrement épicé avec de l’ail, des clous de girofle et de l’aneth. Servi chaud avec de la crème sûre, c’est un aliment réconfortant et facile à cuisiner.

Le rassolnik 

C’est une soupe chaude salée à base de cornichons accompagnés d’orge, de pommes de terre et de viande, le tout dans un liquide à base de jus de concombres marinés.
 

Le sbiten 

Le sbiten est une boisson à base d’eau et de plantes, une des plus anciennes et des plus populaires dans la Russie médiévale, bien avant même le thé russe. Il existe des centaines de recettes pour le sbiten. Le sbiten vous réchauffe même en plein hiver.
 

La Sharlotka 

C’est un cake aux pommes très riches en pommes, et sans beurre, délicieux.
 
Photo Linda Hartley @Flickr
 

Le tula 

Ce pain d’épice à base de miel et rempli de confiture ou de lait condensé occupe une place assez importante dans la cuisine russe.
 
 
 

Le medovik

Ce gâteau au miel à l’aspect complexe consiste à alterner des couches (entre 5 et 15 couches) ultra fines de génoise au miel avec de la crème sucrée. 
Photo Edinburgh Blog @Flickr
 

Les chak-chak

Ce sont des petites boules ou bûches de pâte garnies de sirop de miel et frites. Ça en fait un dessert vraiment pas sain à l’instar des churros ou beignets, mais c’est un délice!
 
Si vous cherchez d’autres idées, regardez aussi mon article que manger en Russie,  dans mon placard russe et celui sur comment réaliser un menu russe.

Spécialité du Royaume-Uni : cheese onion pie

Durant l’hiver, j’ai une envie permanente d’aliments copieux et chauds qui remplissent bien le ventre. En fait, c’est comme si j’avais un besoin biologique de manger des aliments réconfortants. Avec le retour des beaux jours, cette envie va diminuer au profit des produits plus frais et légers. En mars, ce sont les derniers moments où je me fais plaisir avec des plats bien lourds, et la Saint Patrick est donc la dernière fête que je fais en mode « hivernal », quelques jours avant le printemps! 
 
Je sais que la majorité d’entre nous ne fête pas saint Patrick, ce n’est pas une fête traditionnelle chez nous. Mais je trouve qu’il n’y a pas besoin d’être irlandais pour faire la fête. Vous n’avez même pas besoin d’aimer la bière ou la couleur verte, encore que, ça aide. La Saint-Patrick est pour moi une occasion amusante de manger des spécialités  irlandaises… Et pourquoi pas pousser un peu plus loin le concept en portant du vert de la tête aux pieds, et en buvant de la bière d’origine irlandaise?
 
Je suis sûre que certains seront dubitatifs à l’idée de manger de nourriture irlandaise, car les britanniques sont moins réputés pour leur gastronomie que pour leur bière ou leur mauvais temps. Et pourtant! Il y a des spécialités délicieuses en Irlande comme dans le reste du Royaume-Uni. Avez-vous déjà goûté au colcannon par exemple? C’est un régal! 
 
Je me fais donc plaisir à choisir des plats nourrissants et qui évoquent la gastronomie d’outre-Manche, que j’adore. Cette tourte au fromage et aux oignons peut sembler un peu bizarre au premier abord, mais c’est un plat britannique classique, je dirais même un pilier des tables familiales et des pubs au Royaume-Uni. 
 
Imaginez : une garniture crémeuse faite à partir d’oignons émincés revenus dans du beurre puis mélangés avec une quantité généreuse de cheddar, le tout niché dans une pâte bien croustillante. Les oignons, le fromage et la moutarde sont de très bons amis et ils fonctionnent merveilleusement bien ensemble dans cette tarte.
 
 
Il n’y a pas de complexité particulière pour cette recette, si vous vous sentez flemmards vous pouvez même remplacer la pâte maison par une pâte toute faite. J’aime faciliter le retrait de mes tourtes du moule en utilisant une feuille de papier cuisson plus grande que le moule, de façon à ce que le papier dépasse. Lorsque la tourte a refroidi un peu, il suffit de tirer sur le papier cuisson pour soulever la tarte et la déposer sur un plat de service.
 
Au cours des dernières années, j’ai publié plusieurs recettes pour la saint Patrick, aussi si vous chez des idées, regardez mon irish bannock ou mon irish champ.
 
  

Cheese onion pie

 
Pour 2 plats individuels
 
  • 12g  de beurre non salé
  • 1 oignon émincé
  • 1 c. à s. de crème fraîche
  • 200 g de cheddar râpé
  • 1 œuf
  • 1 pincée de sel
  • 2 c. à s. de ciboulette ciselée

Pour la pâte

  • 175 g de farine
  • 60 g de beurre
  • 6 cl de lait

Pour la dorure

  • 1 jaune d’œuf battu
 
Commencez par préparer la pâte. Tamisez la farine dans un grand bol. Faites un puits au centre. Faites fondre le beurre et le lait dans une casserole à feu moyen-vif jusqu’à ce que l’ensemble arrive à ébullition. Versez ce mélange dans le puits que vous avez  fait dans la farine. Mélangez rapidement, jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Divisez la pâte en quatre boules, avec deux un peu plus grandes que les deux autres. Étalez les plus grandes boules de pâte dans deux moules à gratin individuels graissé. Étalez les deux autres pâtes sur un plan de travail et réservez les.
 
Préchauffez le four à 180° C.
 
Faites fondre le beurre dans une poêle et faites-y revenir l’oignon émincé à feu doux jusqu’à ce qu’il ramollisse mais sans le laisser brûler, puis laissez refroidir. Mélangez l’oignon dans un bol avec le fromage râpé, l’œuf, la crème, la ciboulette, le sel, et mélangez. Versez ce mélange dans les moules.
 
Avec un peu d’eau, humidifiez les bords des pâtes et couvrez-les avec les deux pâtes restantes, soudez bien les bords ensemble en appuyant.
 
A l’aide d’un pinceau, recouvrez le dessus de jaune d’œuf, et faites un trou au milieu de chaque gratin.
 
Faites cuire au four pendant 40 à 50 minutes jusqu’à obtenir une coloration dorée et que le fromage bouillonne hors du trou.
 
Laissez tiédir quelques minutes avant de servir.
 

Chorizo pané

Le chorizo est une de mes charcuteries préférées et je trouve qu’il appelle à des recettes plus gourmandes les unes que les autres. Je l’avais notamment utilisé dans la composition d’une panure pour réaliser des Babybel panés, un recette tout à fait indécente mais très bonne!

Ici c’est une recette tout aussi riche que je vous propose, puisqu’il s’agit de chorizo pané et frit!

 

Alors oui c’est extrêmement gras, mais en petite quantité façon tapas à l’apéro c’est vraiment délicieux!

Tout de suite, permettez-moi de souligner que vous n’avez PAS besoin d’une FRITEUSE! C’est une bonne nouvelle car je sais que nous sommes nombreux à ne pas aimer déballer la friteuse et embaumer toute la maison !

Ce petit tapas est délicieux et se marie parfaitement avec une bonne bière.

Si vous voulez accompagner cette petite douceur, tentez une sauce miel moutarde, elle se mariera parfaitement avec le côté piquant du chorizo !

Chorizo pané

  • 150 g de chorizo fort
  • 30 g de farine
  • 1 œuf
  • 40 g de chapelure
  • Huile

Mettez la farine dans une assiette, l’œuf battu dans une autre et la chapelure dans une troisième.

Coupez le chorizo en tranches, passez-les tour à tour dans la farine, puis dans l’œuf battu et dans la chapelure. Réservez au frais jusqu’au moment du service.

Faites chauffer une poêle avec une belle quantité d’huile (elle doit napper tout le fond de votre poêle).

Poêlez les rondelles de chorizo dans l’huile, réservez-les sur du papier absorbant et dégustez chaud ou tiède.

Source d’inspiration :
http://saveurpassion.over-blog.com/article-chorizo-pane-a-l-aperitif-101804333.html

Oeuf cocotte au saint nectaire, potiron et aux noix

Si comme moi, vous aimez les œufs, la petite recette que je vous propose aujourd’hui va vous plaire! Mais avant de parler de cuisine, j’ai envie de vous parler d’une initiative que j’ai découverte récemment et qui m’a beaucoup plu! J’aime les œufs voyez vous, mais j’aime aussi… Les poules! Sans elles, adieu les bons œufs frais, et j’aurais vraiment du mal à m’en passer, mais je suis horrifiée par les traitements que l’on fait subir à nos gentilles poulettes pondeuses dans industrie alimentaire.
 
Un geste simple est déjà de n’acheter que des œufs de poule achetés en plein air, mais cela ne résout pas tout malheureusement! Alors j’ai été enthousiasmée de découvrir une nouvelle marque d’œufs qui va plus loin! Il s’agit des œufs de marque Poulehouse. Ce sont des œufs bio issus de poules pondeuses qui ont été sauvées avant l’abattoir. Dans l’industrie classique, vers dix-huit mois, quand leur cycle de ponte commence à décliner, les poules partent en effet à l’abattoir.
 
 
Poulehouse propose donc de « sauver » ces poules pondeuses en leur permettant de vivre paisiblement jusqu’à leur fin de vie. Cette marque a signé des contrats avec quatre agriculteurs bio en Normandie, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire, et récupèrent donc leurs poules qui continueront à pondre des œufs à un rythme un peu ralenti et dans de bonnes conditions. Malheureusement je ne trouve pas encore ces œufs près de chez moi, mais je trouve l’initiative innovante et elle mérite d’être encouragée. Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? Vous connaissiez cette marque?
 
Revenons maintenant à notre recette! J’adore donc les œufs et j’adore les préparer en œuf cocotte, c’est tellement gourmand que j’ai du mal à réaliser que c’est un repas « léger ». Pourtant, servi avec une soupe, c’est vraiment idéal pour un repas du soir! Cette version contient trois de mes aliments préférés : du fromage, du potiron, et des noix! C’est un petit repas à la fois doux, réconfortant et rapide à faire, je peux vous dire que je l’ai adoré!
 
  
 P.S. : Si vous aimez les œufs cocotte, essayez aussi celui-ci, au coulommiers et cranberries!

Oeuf cocotte au saint nectaire, potiron et aux noix

 
Pour 2 cocottes
 
  • 2 œufs
  • 1/2 oignon
  • 20 cl de crème liquide entière
  • 2 pincées de de paprika
  • 1 pincée de graines de moutarde
  • 1 pincée d’aneth
  • 60 g de saint nectaire
  • 100 g de potiron
  • 20 g de noix
  • Sel poivre
 
Coupez le potiron en petits cubes et placez-les dans un saladier en verre allant au micro-ondes. Recouvrez d’eau et placez dans le micro-ondes 8 à 10 mn puissance 900 watts , jusqu’à ce que le potiron soit tendre.  Égouttez, salez, poivrez, écrasez grossièrement et réservez.
 
Salez et poivrez le fond du ramequin.
Versez la crème mélangez-y le potiron écrasé, les épices, la moitié du saint nectaire émincé en petits dés, mélangez bien. Ajoutez délicatement l’œuf et enfin le reste du fromage et les noix émincées grossièrement.
Préparez un bain-marie chaud et préchauffez le four à 180°C.
Enfournez pour 8 à 10 minutes. Le blanc doit être coagulé mais le jaune encore coulant.
 
 

 

Avec cette recette au potiron, je participe à Cuisinons de saison !
 

Hot-dogs à la française

A la maison, autant en semaine nous mangeons pas mal de légumes et de repas plutôt équilibrés, autant le week-end nous aimons nous faire plaisir avec des repas un peu plus riches ! C’est pour nous l’occasion de nous régaler avec burgers, hot-dogs et pizzas en tous genres, qu’on cuisine ensemble avec mon homme. Que voulez-vous, on adore ça et on se dit que si c’est fait maison, ça ne peut pas vraiment nous faire (trop) de mal !

Le hot-dog est une spécialité américaine qui est aujourd’hui, avec le hamburger, un des snacks les plus consommés dans le monde. Sa recette varie d’un coin du globe à l’autre en fonction des habitudes alimentaires de chaque pays. Il est par exemple préparé avec du chou en Allemagne ou avec de la sauce rémoulade au Danemark. Je ne sais pas s’il existe une version française officielle, mais je connais beaucoup de gens qui utilisent de la baguette, et qui ajoutent de la salade et du fromage fondu.

L’an dernier lors de mon petit voyage au Danemark j’avais pu goûter des franske hotdog, ou hot-dog français, mais je n’ai pas bien compris pourquoi ils leurs donnaient ce nom : je n’en ai jamais vu de tels chez nous! Les saucisses semblaient fusionnées dans une sorte de pain cylindrique qui leur évoque peut-être notre baguette mais ne s’en approche franchement pas. Cela ne m’empêchera pas pour autant d’essayer d’en faire un jour ou l’autre!

En tout cas, aujourd’hui c’est « ma » version française que je vous propose de retrouver ici. J’ai choisi d’utiliser de la baguette, du fromage français (j’ai pris de la raclette, même s’il est dur de choisir dans ce domaine tant nous avons de choix en France!) et de la bonne moutarde à l’ancienne bien de chez nous! Voilà un snack pour agrémenter une soirée film en famille ou pour recevoir des amis lors d’une soirée conviviale!

Hot-dogs à la française

Pour 4 hot-dogs

  • 1 baguette
  • 4 tranches de fromage à raclette
  • 4 saucisses type knacks d’Alsace
  • 1 oignon rouge
  • 1 oignon blanc
  • 4 c. à s. de moutarde à l’ancienne

Préchauffez le four à 180°C.
Épluchez et émincez les oignons. Faites cuire les oignons émincés dans une poêle 10 minutes avec de l’huile et 1 cuiller à soupe d’eau puis ajoutez les saucisses. Faites-les dorer recto verso 5 minutes au total dans les oignons.
Coupez le pain en 4 tronçons. Tartinez le  pain de moutarde puis déposez les tranches de raclette coupées en 2. déposez enfin l’oignon et la saucisse.

Enfournez pour 10 minutes.

Happy new year!

Photo Jay Huang @Flickr
 
Voilà venu le moment de vous souhaiter une très bonne année ! Quels que soient vos souhaits, vos envies, j’espère que cette année sera  à la hauteur de vos rêves les plus fous! 
 
J’adore la tradition des résolutions, et vous? J’ai l’impression que tout le monde en prend, et malheureusement, tout le monde ou presque les brise au bout d’un mois. À tel point que quand je veux vraiment me tenir à une nouvelle habitude, je fais attention de ne pas la démarrer en janvier. J’ai par exemple arrêté de fumer il y a 5 ans maintenant en plein mois de juillet, et je n’ai pas repris ! 
 
Chaque année, nous sommes de retour à la case départ et motivés à prendre de nouvelles résolutions intenables, et je n’échappe pas à cette règle. Même si je ne les tiens jamais, j’aime en prendre encore et encore. J’aime me dire que tout est possible et que je peux devenir encore plus comme j’ai envie d’être !
 
Avant de me pencher sur mes résolutions 2018, j’avais envie de faire un bilan de celles que j’avais prises en 2017. J’avais lancé un grand nombre de projets en tous genres côté cuisine, comme par exemple cuisiner des menus issus de mes livres de cuisine ou essayer de faire mon bouillon maison.
 
Photo Nana B Agyei @Flickr
 
Globalement, j’ai pu tenir un bon nombre de ces résolutions mais pas toutes. Mon bouillon attend encore, mais je ne désespère pas de le faire ! J’ai aussi trop peu cuisiné de recettes issues de mes livres de cuisine, au quotidien je privilégie souvent des recettes de blogs ou issues de mon cerveau détraqué. Je n’ai pas réalisé mes cocktails favoris non plus, mais j’en ai improvisé et inventé pas mal à base de ce que j’avais sous la main, car je ne voulais pas augmenter encore mes stocks! 
 
Maintenant, passons à 2018. De manière générale, on voit toujours un peu les mêmes résolutions apparaître chez tout le monde. Faire plus de sport, arrêter de fumer… J’ai d’ailleurs vu un article qui publiait le top 6 des résolutions pour 2017 et il n’y avait rien de bien surprenant :
 
– Être une meilleure personne
– Perdre du poids
– Faire plus d’exercice
– Dépenser moins et mettre de l’argent de côté
– Améliorer sa santé
– Manger plus sainement
 
De mon côté, j’ai envie d’axer mes résolutions sur le bien-être, la simplification et le désencombrement. Ce mot est un peu long mais il représente bien mon idée!
 
Mes résolutions 2018 seront moins précises et engageantes que les autres années, elles seront plutôt des lignes de conduite à appliquer au quotidien, de petits changements qui peuvent sembler simples mais me feront progresser sur la durée.
 
   Photo carrotmadman6 @Flickr
 

Être plus zen

Je ne suis pas stressée de nature mais ces dernières années, je me suis engagée dans beaucoup de choses, au point d’avoir un agenda de ministre. C’est stimulant mais je me rends compte que je ne sais plus vraiment me détendre et apprécier un moment de calme, je cherche toujours ce qu’il me reste à faire d’urgent. Voilà la tendance générale, le reste de mes résolutions étant culinaires puisque c’est de ça dont nous parlons sur ce blog !
 

Photo Masahiro Ihara @ Flickr

Cuisiner de saison

Je veux plus encore m’appliquer à respecter les saisons des produits et à en découvrir que je cuisine peu comme les choux en hiver ou les aubergines l’été.
 

Remplacer les produits industriels

Quand c’est possible, je veux remplacer les produits industriels par du fait maison, notamment pour la moutarde, les sauces, les pâtes à tarte…
 

Gaspiller moins dans la cuisine 

Déterminer comment réutiliser les restes d’un repas dans un autre est devenu l’un de mes défis de cuisine préférés. J’ai pris le réflexe de vérifier le frigo pour voir ce qui doit être utilisé avant de planifier mes repas pour la semaine, et de réserver le début de semaine à l’utilisation des du week-end. J’espère faire mieux l’an prochain et ne plus jamais être amenée à jeter un produit parce que je l’ai oublié dans le fond du frigo.
 

Photo Paul Downey @Flickr

Déstocker mes placards

Je stocke des dizaines d’épices, de condiments, de farines spéciales que j’accumule et adore utiliser, mais j’en achète de nouvelles plus vite que je n’utilise ce que j’ai déjà et cela doit changer, sinon je vais devoir louer une deuxième maison juste pour y entreposer mes stocks.
 

Être plus engagée

Je déteste l’idée d’être moralisatrice, mais après avoir été plutôt observatrice ces dernières années, j’ai envie de croire qu’agir peut changer les choses, et ce même à l’échelle d’une seule personne. Si chacun accepte de faire de petits gestes alors le monde s’améliorera, peu importe si la portée de chaque geste pris individuellement semble ridicule. Je veux notamment apporter ma pierre à l’édifice de la réduction des déchets, du bien-être animal, de modes de consommation plus équitables, et aller vers une vie plus naturelle. Je n’ai pas de plan d’action, mais nous verrons bien dans un an où cette idée m’aura menée!
 

 

Voilà en gros ce à quoi j’ai pensé pour m’améliorer l’an prochain! Et toujours, m’amuser, explorer, découvrir, bref m’éclater, en cuisine comme dans la vie !
 
Et vous, vous envisagez des résolutions ? Vous avez déjà choisi lesquelles?