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Oeuf cocotte au saint nectaire, potiron et aux noix

Si comme moi, vous aimez les œufs, la petite recette que je vous propose aujourd’hui va vous plaire! Mais avant de parler de cuisine, j’ai envie de vous parler d’une initiative que j’ai découverte récemment et qui m’a beaucoup plu! J’aime les œufs voyez vous, mais j’aime aussi… Les poules! Sans elles, adieu les bons œufs frais, et j’aurais vraiment du mal à m’en passer, mais je suis horrifiée par les traitements que l’on fait subir à nos gentilles poulettes pondeuses dans industrie alimentaire.
 
Un geste simple est déjà de n’acheter que des œufs de poule achetés en plein air, mais cela ne résout pas tout malheureusement! Alors j’ai été enthousiasmée de découvrir une nouvelle marque d’œufs qui va plus loin! Il s’agit des œufs de marque Poulehouse. Ce sont des œufs bio issus de poules pondeuses qui ont été sauvées avant l’abattoir. Dans l’industrie classique, vers dix-huit mois, quand leur cycle de ponte commence à décliner, les poules partent en effet à l’abattoir.
 
 
Poulehouse propose donc de « sauver » ces poules pondeuses en leur permettant de vivre paisiblement jusqu’à leur fin de vie. Cette marque a signé des contrats avec quatre agriculteurs bio en Normandie, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire, et récupèrent donc leurs poules qui continueront à pondre des œufs à un rythme un peu ralenti et dans de bonnes conditions. Malheureusement je ne trouve pas encore ces œufs près de chez moi, mais je trouve l’initiative innovante et elle mérite d’être encouragée. Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? Vous connaissiez cette marque?
 
Revenons maintenant à notre recette! J’adore donc les œufs et j’adore les préparer en œuf cocotte, c’est tellement gourmand que j’ai du mal à réaliser que c’est un repas « léger ». Pourtant, servi avec une soupe, c’est vraiment idéal pour un repas du soir! Cette version contient trois de mes aliments préférés : du fromage, du potiron, et des noix! C’est un petit repas à la fois doux, réconfortant et rapide à faire, je peux vous dire que je l’ai adoré!
 
  
 P.S. : Si vous aimez les œufs cocotte, essayez aussi celui-ci, au coulommiers et cranberries!

Oeuf cocotte au saint nectaire, potiron et aux noix

 
Pour 2 cocottes
 
  • 2 œufs
  • 1/2 oignon
  • 20 cl de crème liquide entière
  • 2 pincées de de paprika
  • 1 pincée de graines de moutarde
  • 1 pincée d’aneth
  • 60 g de saint nectaire
  • 100 g de potiron
  • 20 g de noix
  • Sel poivre
 
Coupez le potiron en petits cubes et placez-les dans un saladier en verre allant au micro-ondes. Recouvrez d’eau et placez dans le micro-ondes 8 à 10 mn puissance 900 watts , jusqu’à ce que le potiron soit tendre.  Égouttez, salez, poivrez, écrasez grossièrement et réservez.
 
Salez et poivrez le fond du ramequin.
Versez la crème mélangez-y le potiron écrasé, les épices, la moitié du saint nectaire émincé en petits dés, mélangez bien. Ajoutez délicatement l’œuf et enfin le reste du fromage et les noix émincées grossièrement.
Préparez un bain-marie chaud et préchauffez le four à 180°C.
Enfournez pour 8 à 10 minutes. Le blanc doit être coagulé mais le jaune encore coulant.
 
 

 

Avec cette recette au potiron, je participe à Cuisinons de saison !
 

Hot-dogs à la française

A la maison, autant en semaine nous mangeons pas mal de légumes et de repas plutôt équilibrés, autant le week-end nous aimons nous faire plaisir avec des repas un peu plus riches ! C’est pour nous l’occasion de nous régaler avec burgers, hot-dogs et pizzas en tous genres, qu’on cuisine ensemble avec mon homme. Que voulez-vous, on adore ça et on se dit que si c’est fait maison, ça ne peut pas vraiment nous faire (trop) de mal !

Le hot-dog est une spécialité américaine qui est aujourd’hui, avec le hamburger, un des snacks les plus consommés dans le monde. Sa recette varie d’un coin du globe à l’autre en fonction des habitudes alimentaires de chaque pays. Il est par exemple préparé avec du chou en Allemagne ou avec de la sauce rémoulade au Danemark. Je ne sais pas s’il existe une version française officielle, mais je connais beaucoup de gens qui utilisent de la baguette, et qui ajoutent de la salade et du fromage fondu.

L’an dernier lors de mon petit voyage au Danemark j’avais pu goûter des franske hotdog, ou hot-dog français, mais je n’ai pas bien compris pourquoi ils leurs donnaient ce nom : je n’en ai jamais vu de tels chez nous! Les saucisses semblaient fusionnées dans une sorte de pain cylindrique qui leur évoque peut-être notre baguette mais ne s’en approche franchement pas. Cela ne m’empêchera pas pour autant d’essayer d’en faire un jour ou l’autre!

En tout cas, aujourd’hui c’est « ma » version française que je vous propose de retrouver ici. J’ai choisi d’utiliser de la baguette, du fromage français (j’ai pris de la raclette, même s’il est dur de choisir dans ce domaine tant nous avons de choix en France!) et de la bonne moutarde à l’ancienne bien de chez nous! Voilà un snack pour agrémenter une soirée film en famille ou pour recevoir des amis lors d’une soirée conviviale!

Hot-dogs à la française

Pour 4 hot-dogs

  • 1 baguette
  • 4 tranches de fromage à raclette
  • 4 saucisses type knacks d’Alsace
  • 1 oignon rouge
  • 1 oignon blanc
  • 4 c. à s. de moutarde à l’ancienne

Préchauffez le four à 180°C.
Épluchez et émincez les oignons. Faites cuire les oignons émincés dans une poêle 10 minutes avec de l’huile et 1 cuiller à soupe d’eau puis ajoutez les saucisses. Faites-les dorer recto verso 5 minutes au total dans les oignons.
Coupez le pain en 4 tronçons. Tartinez le  pain de moutarde puis déposez les tranches de raclette coupées en 2. déposez enfin l’oignon et la saucisse.

Enfournez pour 10 minutes.

Happy new year!

Photo Jay Huang @Flickr
 
Voilà venu le moment de vous souhaiter une très bonne année ! Quels que soient vos souhaits, vos envies, j’espère que cette année sera  à la hauteur de vos rêves les plus fous! 
 
J’adore la tradition des résolutions, et vous? J’ai l’impression que tout le monde en prend, et malheureusement, tout le monde ou presque les brise au bout d’un mois. À tel point que quand je veux vraiment me tenir à une nouvelle habitude, je fais attention de ne pas la démarrer en janvier. J’ai par exemple arrêté de fumer il y a 5 ans maintenant en plein mois de juillet, et je n’ai pas repris ! 
 
Chaque année, nous sommes de retour à la case départ et motivés à prendre de nouvelles résolutions intenables, et je n’échappe pas à cette règle. Même si je ne les tiens jamais, j’aime en prendre encore et encore. J’aime me dire que tout est possible et que je peux devenir encore plus comme j’ai envie d’être !
 
Avant de me pencher sur mes résolutions 2018, j’avais envie de faire un bilan de celles que j’avais prises en 2017. J’avais lancé un grand nombre de projets en tous genres côté cuisine, comme par exemple cuisiner des menus issus de mes livres de cuisine ou essayer de faire mon bouillon maison.
 
Photo Nana B Agyei @Flickr
 
Globalement, j’ai pu tenir un bon nombre de ces résolutions mais pas toutes. Mon bouillon attend encore, mais je ne désespère pas de le faire ! J’ai aussi trop peu cuisiné de recettes issues de mes livres de cuisine, au quotidien je privilégie souvent des recettes de blogs ou issues de mon cerveau détraqué. Je n’ai pas réalisé mes cocktails favoris non plus, mais j’en ai improvisé et inventé pas mal à base de ce que j’avais sous la main, car je ne voulais pas augmenter encore mes stocks! 
 
Maintenant, passons à 2018. De manière générale, on voit toujours un peu les mêmes résolutions apparaître chez tout le monde. Faire plus de sport, arrêter de fumer… J’ai d’ailleurs vu un article qui publiait le top 6 des résolutions pour 2017 et il n’y avait rien de bien surprenant :
 
– Être une meilleure personne
– Perdre du poids
– Faire plus d’exercice
– Dépenser moins et mettre de l’argent de côté
– Améliorer sa santé
– Manger plus sainement
 
De mon côté, j’ai envie d’axer mes résolutions sur le bien-être, la simplification et le désencombrement. Ce mot est un peu long mais il représente bien mon idée!
 
Mes résolutions 2018 seront moins précises et engageantes que les autres années, elles seront plutôt des lignes de conduite à appliquer au quotidien, de petits changements qui peuvent sembler simples mais me feront progresser sur la durée.
 
   Photo carrotmadman6 @Flickr
 

Être plus zen

Je ne suis pas stressée de nature mais ces dernières années, je me suis engagée dans beaucoup de choses, au point d’avoir un agenda de ministre. C’est stimulant mais je me rends compte que je ne sais plus vraiment me détendre et apprécier un moment de calme, je cherche toujours ce qu’il me reste à faire d’urgent. Voilà la tendance générale, le reste de mes résolutions étant culinaires puisque c’est de ça dont nous parlons sur ce blog !
 

Photo Masahiro Ihara @ Flickr

Cuisiner de saison

Je veux plus encore m’appliquer à respecter les saisons des produits et à en découvrir que je cuisine peu comme les choux en hiver ou les aubergines l’été.
 

Remplacer les produits industriels

Quand c’est possible, je veux remplacer les produits industriels par du fait maison, notamment pour la moutarde, les sauces, les pâtes à tarte…
 

Gaspiller moins dans la cuisine 

Déterminer comment réutiliser les restes d’un repas dans un autre est devenu l’un de mes défis de cuisine préférés. J’ai pris le réflexe de vérifier le frigo pour voir ce qui doit être utilisé avant de planifier mes repas pour la semaine, et de réserver le début de semaine à l’utilisation des du week-end. J’espère faire mieux l’an prochain et ne plus jamais être amenée à jeter un produit parce que je l’ai oublié dans le fond du frigo.
 

Photo Paul Downey @Flickr

Déstocker mes placards

Je stocke des dizaines d’épices, de condiments, de farines spéciales que j’accumule et adore utiliser, mais j’en achète de nouvelles plus vite que je n’utilise ce que j’ai déjà et cela doit changer, sinon je vais devoir louer une deuxième maison juste pour y entreposer mes stocks.
 

Être plus engagée

Je déteste l’idée d’être moralisatrice, mais après avoir été plutôt observatrice ces dernières années, j’ai envie de croire qu’agir peut changer les choses, et ce même à l’échelle d’une seule personne. Si chacun accepte de faire de petits gestes alors le monde s’améliorera, peu importe si la portée de chaque geste pris individuellement semble ridicule. Je veux notamment apporter ma pierre à l’édifice de la réduction des déchets, du bien-être animal, de modes de consommation plus équitables, et aller vers une vie plus naturelle. Je n’ai pas de plan d’action, mais nous verrons bien dans un an où cette idée m’aura menée!
 

 

Voilà en gros ce à quoi j’ai pensé pour m’améliorer l’an prochain! Et toujours, m’amuser, explorer, découvrir, bref m’éclater, en cuisine comme dans la vie !
 
Et vous, vous envisagez des résolutions ? Vous avez déjà choisi lesquelles?
 
 
 
 
 

Saumon gravlax

Je risque sûrement une révolte de masse en disant cela, mais je n’aime pas tellement le saumon fumé. Dire que je ne l’aime pas serait exagéré, mais autant j’adore un bon pavé de saumon frais, autant je crois que l’abus de saumon fumé à une époque a fini par m’en lasser.
 
J’ai tendance à préférer maintenant le saumon gravlax. « Gravlax » est le nom d’une technique suédoise de conservation du saumon. Il s’utilise de la même façon que vous utiliseriez normalement du saumon fumé, par exemple dans un toast au saumon fumé ou un bagel. Très simplement, le gravlax est un saumon qui est conservé avec du sel et du sucre et parfumé avec la saveur de l’aneth frais et parfois d’autres aromates et épices. 
 
C’est une recette simple et peu chère, surtout en la faisant soi-même. De cette façon, vous pouvez contrôler les ingrédients et donner au saumon le parfum de votre choix. Vous pouvez jouer avec les herbes et les saveurs autant que vous le souhaitez, une fois que vous avez compris la méthode.
 
 
Le processus prend 1 à 3 jours, mais ne laissez pas cette durée vous intimider – les étapes sont simples et ne demandent quasiment aucun effort! Soyez patient et utilisez un couteau bien affûté pour faire une  découpe nette. J’ai fait d’assez grosses tranches mais vous pouvez les couper comme du saumon fumé si vous préférez. Sur le plan technique, le sel et le sucre absorbent l’humidité du poisson. Cela diminue le niveau d’humidité du poisson, ce qui le rend moins hospitalier à la vie microbienne. Le sel aide également à repousser les bactéries qui autrement accéléreraient la détérioration. Cela prolonge la durée de consommation du saumon, mais seulement pour une courte période – le gravlax doit quand même être consommé assez rapidement.
 
Il existe de nombreuses recettes de gravlax. Certains parfument le saumon avec des épices comme des baies de genévrier, tandis que d’autres le corsent avec du raifort. Ma version me vient du blog Cam et Drey bricolent, je l’avais repérée l’an dernier. J’apprécie le fait que cette recette reste simple, en aromatisant les filets de saumon frais uniquement avec du sel, du sucre, de l’aneth et de la vodka (ou mieux, de l’aquavit si vous en avez). L’idée est de laisser le saumon être la vedette du spectacle. L’aquavit est un alcool scandinave infusé de carvi, de zeste de citron, de fenouil et d’anis. Il donne une note fraîche et épicée au saumon, mais vous pouvez le remplacer par de la vodka, plus facile à trouver chez nous, ou du gin qui a aussi des saveurs de plantes marquées.
 
Une fois que vous avez appris cette technique simple, je vous encourage à expérimenter, en laissant votre propre signature personnelle sur cette recette. L’aneth est la saveur principale ici, soyez généreux car il se marie très bien avec le saumon. Le poivre est l’autre ingrédient principal, complété par un peu de baies roses. Si vous voulez ajouter encore plus de complexité au goût, les épices comme la graine de carvi, la graine de coriandre et la graine de fenouil sont toutes de bonnes options. Il n’y a pas vraiment de bonnes ou de mauvaises règles ici. Essayez les zestes de citron pour une note fraîche d’agrumes.
 
Au niveau de la texture, le gravlax se situe entre saumon frais et fumé. Légèrement salé, il se marie bien avec du yogourt assaisonné ou de la crème fraîche et un peu de concombre sur des toasts de pain noir. C’est un régal que vous pouvez préparer à l’avance et déguster en apéritif ou en entrée avec une salade. Chez nous, tout le monde l’a adoré et il n’a pas fait long feu! 
 
Si vous voulez manger votre gravlax de manière traditionnelle, accompagnez-le de la sauce moutarde-aneth sucrée qui est généralement servie sur le saumon.
 
  
 

Saumon gravlax

 
Pour 6 personnes
 
  • 300 g de saumon entier
  • 1 c. à s. de sel
  • 1 c. à c. de sucre
  • 3 c. à s. d’aneth frais ciselé
  • 8 baies roses
  • 10 grains de poivre concassés
  • 3 cl de vodka ou aquavit

Pour la sauce moutarde

  • 5 cl de moutarde douce
  • 1 c. à c. de vinaigre de vin rouge
  • 1 pincée de sel
  • 1 c. à c. de sucre
  • Poivre
 
 
Écrasez et mélangez le poivre, le sucre, les baies roses et le sel.
 
Prélevez les filets de saumon sans en ôter la peau. 
Enlevez toutes les petites arêtes avec soin, et essuyez le saumon sans le laver. 
 
Dans un récipient plat mais suffisamment large, disposez du film alimentaire puis posez  les filets dessus.
 
Saupoudrez le mélange sel et sucre, baies et aneth abondamment dessus. Versez la vodka.
 
Retournez les filets et faites de même de l’autre côté, refermez le film alimentaire.
 
Laisser mariner au frais pendant 24 h au minimum, 72 h si possible, en retournant à mi parcours. 
 
Pour servir, coupez des tranches fines en biais, en vous arrêtant juste avant la peau. 
 
Faites la sauce d’accompagnement en mélangeant les ingrédients de la sauce et servez-la avec le saumon.
 
 
Source d’inspiration : 

Spécialité d’Inde : Aloo akbari ou curry de croquettes de pommes de terre

Aujourd’hui, je vous propose une recette indienne assez peu connue, je ne sais même pas si c’est une vraie recette indienne en fait, bien que le nom sonne tout à fait indien.
 
J’ai flashé sur cette recette su un blog américain, et quand j’ai voulu creuser un peu le sujet de ce aloo akbari en cherchant d’autres versions sur internet, il s’est avéré que toutes les recettes que je trouvé revenaient au même site, donc c’est à croire qu’il n’y a qu’elle qui a testé ce plat, elle dit l’avoir découvert dans un restaurant indien.
 
Pour la signification de son nom, en indien « aloo » signifie « Pommes de terre », comme dans le aloo gobi. « Akbari » indique que ce plat est fait à la façon de l’empereur moghol Akbar. C’est un terme utilisé dans d’autres recettes comme le poulet Akbari, mais pas associé à de la pomme de terre en général. Bref, je ne sais pas trop à quel point ce plat est authentique, mais la photo m’a semblé si appétissante que j’ai voulu essayer de faire ma propre version de ce plat. J’y ai modifié des éléments : je l’ai simplifiée un peu, et surtout, j’y ai intégré un mélange d’épices que j’adore et que je voulais vous faire découvrir : le panch phoron.
 
 
J’ai eu la chance de pouvoir tester ce délicieux mélange grâce à l’Étal des épices, un site qui propose une multitude d’épices qui font toute plus envie les unes que les autres!
 
Le panch phoron, aussi appelé « panch phora » est originaire d’Inde et plus particulièrement de la région du Bengale. Sa composition varie mais le plus souvent, il est composé de cinq épices : fenugrec, cumin, fenouil, graines de moutarde et nigelle. Pour l’utiliser, on le fait roussir dans de l’huile chaude jusqu’à ce que les graines commencent à sauter et deviennent bien croustillantes. Ensuite on les intègre telles qu’elles ou pilées au mortier à la recette en fin de cuisson.
 
Le panch phoron, trop méconnu à mon goût, change agréablement des plus célèbres curry ou garam masala. Sa saveur légèrement anisée s’accorde particulièrement bien avec les légumes. J’ai donc choisi d’ajouter ce mélange d’épices dans cette recette, et je dois dire que le résultat fut absolument délicieux. C’est l’un des meilleurs plats végétariens indiens que j’aie eu l’occasion de goûter et j’adorerais trouver ça dans un restaurant indien!
 
  

Curry de croquettes de pommes de terre

 
Pour 4  personnes
 
Pour les croquettes
 
  • 450 g de pommes de terre cuite
  • 1/2 c. à c.  de garam masala
  • 1/2 c. à c.  de poudre de chili rouge
  • 1 pincée de bicarbonate de soude 
  • 7 noix de cajou coupées en petits morceaux
  • 6 raisins secs hachés grossièrement
  • 1 à 2 c.à s. de maïzena
  • Huile pour friture.

Pour la sauce

  • 1 c. à s. d’huile 
  • 1 oignon haché grossièrement
  • 30 g de noix de cajou
  • 3 gousses d’ail pelées et hachées
  • 1 c. à c. de gingembre frais haché
  • 25 cl d’eau
  • Sel

Épices à faire revenir

  • 1 c. à c. de curry noir ou jaune
  • 1 c. à c. de panch phoron 
  • 1 c. à c. de curcuma
  • 1 c. à s. de miel
  • Sel
 
La veille, faites cuire les pommes de terre et laissez -les refroidir complètement. 
 
Faites chauffer 25 cl d’eau et faites-y tremper les noix de cajou, l’oignon haché grossièrement, le gingembre et l’ail. Mettez de côté pendant 10 minutes environ, le temps de faire le reste de la recette.
 
Prenez les noix de cajou et les raisins secs prévus pour les croquettes et coupez-les en petits morceaux. Mélangez et réservez dans un bol.
 
Prenez les pommes de terre cuites et refroidies. Écrasez-les bien, à la fourchette ou à l’écrase purée, en vous assurant qu’il n’y a pas de grumeaux ou de gros morceaux.
 
Ajoutez le garam masala, la poudre de chili rouge, le bicarbonate de soude. Si les pommes de terre ne forment pas vraiment une pâte, commencez à ajouter la maïzena petit à petit pour aider à lier l’ensemble.
 
Formez 8 boules avec cette purée. Aplatissez-les au centre de votre paume. Prenez un peu de mélange au noix de cajou et aux raisins et placez-le au milieu de la pâte de pommes de terre. Ramenez les côtés de la pâte de pommes de terre au centre, pour enfermer les noix au milieu. Formez des boules aplaties, bien fermes et sans fissures. 
 
 
Faites chauffer l’huile dans la poêle, puis quand elle est chaude, réduire le feu à moyen-élevé. Faites cuire les croquettes, en les faisant par 2 ou 3 à la fois, dans l’huile chaude dans la casserole.
 
Ces croquettes sont très délicates, ne les retournez pas trop pour éviter de les casser. Faites-les frire sur chaque face, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.
 
Sortez-les délicatement avec une cuillère et placez-les délicatement sur une assiette recouverte de papier absorbant. 
 
 
 
 Versez dans le mixeur le mélange aux oignons et cajou que vous avez laissé tremper pendant ce temps et mixez jusqu’à obtenir une pâte lisse. 
 
Faites chauffer 1 cuillère à soupe d’huile dans lune poêle antiadhésive. Ajoutez la poudre de curry, le curcuma, le panch phoron à l’huile chaude. Réduisez le feu et faites revenir les épices quelques secondes jusqu’à ce qu’elles crépitent.
 
Ajoutez alors le mélange aux noix de cajou et à l’oignon dans la poêle, ajoutez le miel et mélangez.
 
Couvrir la casserole avec le couvercle et laisser cuire à feu moyen-doux jusqu’à ce que le curry soit réduit et bien cuit, soit environ 10 minutes.
 
Servez ce mélange sur du riz blanc avec les croquettes de pommes de terre.
 
 
Source d’inspiration :

Salade de lentilles à la feta

Décidément je ne sais pas ce qui me prend, mais je ne vous aurai jamais proposé autant de salades que cet automne! Il faut dire que récemment, plusieurs salades m’ont apporté une satisfaction totale, au point de mériter d’être publiées ici!
 
Cette salade de lentilles est au top sur plein d’aspects. Il faut quelques efforts (à peine) pour couper tous les légumes et herbes fraîches, mais une fois que vous avez terminé, vous avez assez de nourriture pour une semaine. Bon j’exagère, mais on a pu emmener nos restes de salade au bureau donc elle nous a fait plusieurs repas. Cette salade est parfaite pour les repas de midi, car elle se transporte bien,  se conserve bien au réfrigérateur pendant 2-3 jours, et mieux : elle se bonifie avec le temps!
 
 
Elle se consomme aussi bien en hiver qu’au printemps, en été ou en automne. C’est une bonne source  de protéines végétales et de fibres, notamment grâce aux lentilles.
 
Ce plat me vient de Marlyzen, un fabuleux blog de cuisine du monde. Moi qui suis sensible aux recettes qui font voyager, j’adore aller chez elle dénicher de nouvelles trouvailles. Cette recette de salade de lentilles ne m’a pas déçue. Les saveurs de ce plat sont fines et fraîches, notamment grâce au citron et à la coriandre… Ce n’est pas la salade de lentilles de monsieur tout le monde. La liste des ingrédients est simple, ce qui n’enlève rien au résultat.  C’est la combinaison de saveurs qui crée une salade vraiment sympa!
 
La vedette du spectacle est la lentille du Puy. Les lentilles du Puy sont un peu plus petites que les lentilles vertes ou brunes et sont connues pour leur capacité à conserver leur forme après avoir été cuites, contrairement à d’autres variétés qui deviennent molles et ont tendance à partir en purée, ce qui n’est pas très adapté pour une salade.
 
Si vous voulez rendre cette salade encore plus complète, vous pouvez y ajouter du poulet froid, des pois chiches, des dés de poivron, ou même du riz cuit et refroidi, mais elle est à mon avis assez copieuse telle quelle pour être servie comme plat principal. Non seulement elle est délicieuse, mais elle est assez nourrissante, même sans viande ni pain.
 
  

Salade de lentilles à la feta

 
Pour 4 personnes
 
Lentilles
  • 200 g de lentilles vertes du Puy
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 575 ml d’eau
  • 1 gousse d’ail pressée
  • 1/2 c. à c. d’herbes de Provence
  • 1 morceau d’écorce de citron (1/4 de demi citron)

Salade

  • 250 g de tomates cerise
  • 1 petit concombre
  • 1 oignon rouge
  • 90 g de fêta
  • 2 poignées de salade
  • 1 c. à s. de persil
  • 1 c. à s. de coriandre

Vinaigrette au citron

  • 5 c. à s. d’huile d’olive
  • 2 c. à s. de jus de citron
  • 2 c. à c. de zeste de citron
  • 1 c. à c. de moutarde de Dijon
  • 1 gousse d’ail pressée
  • 1 c. à c. de sucre
  • Sel, poivre
 
Préparez les lentilles : placez tous les ingrédients des lentilles dans une casserole. Portez à ébullition puis baissez à feu doux. Laissez cuire 25 minutes. Égouttez, retirez  l’écorce de citron. Réservez au frais.
 
Préparez la salade : coupez les tomates cerises en 2, le concombre,  et la fêta en dés. Épluchez l’oignon,  réservez quelques rondelles pour la déco, puis émincez le reste finement.
 
Préparez la vinaigrette : mélangez tous les ingrédients dans un bol. Rectifiez l’assaisonnement.
 
Dans un saladier, mélangez les lentilles bien froides, les tomates, le concombre, l’oignon, les herbes ciselées, les 2/3 de la fêta et la vinaigrette.
Déposez la salade verte sur les assiettes,puis la salade de lentilles. Décorez avec le reste de fêta et des rondelles d’oignon rouge.
 
 
Source d’inspiration :

Saucisses momies

Aujourd’hui, je vous propose une recette qui n’en est pas vraiment une, tellement elle est facile à faire. Elle pourrait bien devenir un incontournable de vos apéros d’Halloween, si comme moi vous fêtez Halloween! Parfaites pour les petits et grands enfants, ces petites momies-saucisses seront le clou du spectacle à un apéro d’Halloween!
J’adore Halloween, le jour le plus effrayant de l’année, je l’attends avec impatience dès début octobre pour écouler mes stocks de vieux bonbons. Je distribue des bonbons aux enfants du quartier, puis je prépare un apéro monstrueux et enfin on enchaîne sur un marathon de films d’horreur. Si cela ne me gêne pas de distribuer des bonbons aux enfants, pour moi je préfère amplement me préparer du salé, cela n’empêche pas de le décorer dans le thème d’Halloween. Et ces petites saucisses, qui se gobent en une bouchée, font parfaitement l’affaire.
Je ne sais pas vous (et surtout celles qui ont de jeunes enfants comme moi), mais je cuisine peu la knacki, il y a des aliments plus sains à servir à un enfant je trouve. Mais comme je ne veux pas non plus être trop restrictive, j’ai fini par faire goûter de la knacki à ma fille quand l’occasion s’est présentée. C’est incroyable à quel point ce type de saveurs sont naturellement adoptées par les petits! En deux minutes, ma fille avait tout englouti et triait tout son repas pour ne manger que la saucisse. Elle ne savait même pas encore dire « bonjour » ou « merci », qu’elle avait retenu « sauchi », et qu’elle m’en réclamait à tous les repas! Vous pouvez être sûrs que ça sera désormais sa surprise à chaque Halloween tant elle adore!
A propos des plus jeunes, cette recette n’est pas seulement délicieuse, elle est aussi super amusante à faire. Faites-la avec vos enfants si vous en avez!
Je trouve qu’une pâte feuilletée toute prête est rapide et pratique à utiliser, mais vous pouvez utiliser de la pâte maison si vous préférez, la recette n’en sera que meilleure. Ces petits amuse-bouche sont meilleurs servis tout de suite, tout frais et chauds au sortir du four.
 
P.S. : Pour compléter votre repas, essayez ce  plat de pâtes au potimarron!

 Saucisses momies

  • 1 paquet de knacki
  • 1 pâte feuilletée
  • Moutarde jaune

Coupez les knacki en deux et coupez des bandes fines dans la pâte. Enroulez la pâte autour des saucisses en laissant des zones creuses pour que l’on voie la saucisse apparaître entre les bandes. Enfournez pour 12 minutes environ jusqu’à ce que la pâte soit cuite et dorée.

Sortez du four et dessinez deux yeux avec de la moutarde jaune.

Dans mon placard russe

Vous le savez peut-être, j’ai eu la chance de visiter la Russie il y a quelques temps, c’est un pays superbe qui m’a laissé de magnifiques souvenirs ! J’en avais profité pour vous partager mon avis sur ce qu’il faut absolument goûter sur place. Aujourd’hui, je vous propose un petit focus sur quelques produits incontournables de la cuisine russe et que j’adore utiliser dans mes recettes. Je vous rassure, pas besoin d’aller trop loin pour les trouver, ce sont des produits qui se trouvent à peu près facilement en France! C’est parti !

De la confiture de cerises

La confiture de cerises se trouve très facilement en France, mais elle me rappelle la Russie car la cerise comme les autres fruits rouges sont très présents dans les desserts là-bas. Je mangeais des crêpes à la cerise au petit-déjeuner et depuis je suis capable de résister au Nutella ! J’aime surtout la confiture de cerises quand elle a un petit goût d’amandes, comme les cerises amarena (pas du tout russes pour le coup). Déposez en une cuiller et une autre de fromage blanc sur une crêpe et c’est le paradis !

Des airelles

Les baies sont très consommées là-bas et on trouve des airelles séchées, très proches des cranberries que l’on trouve chez nous.

Du pavot

Cette graine ne sert souvent qu’à décorer les pains, mais la bas c’est un parfum de gâteaux à part entière ! Ils en font des fourrages délicieux.
  Photo Jeena Paradies @Flickr

Du kasha grillé

Cette céréale au goût particulier permet de varier de la semoule et des pâtes. Je l’utilise notamment pour réaliser ces falafels. Dans le même esprit, une autre céréale très utilisée et que j’adore en Russie est le millet.
 
 Photo Leslie Seaton @Flickr

Du raifort en poudre

Voilà un petit condiment qui donne du peps aux plats, miam! On le trouve aussi très souvent dans la cuisine allemande ou alsacienne, et il peut facilement remplacer la moutarde dans certaines recettes.

Du paprika fumé

J’adore cette épice, surtout quand elle est fumée, pour sa saveur intense.
 
 Photo cookbookman17 @Flickr

Buns au chorizo

Aujourd’hui, on se régale avec une recette de buns au chorizo, tirée du blog Cooking 4 you. Pour être exacte, Marie  proposait une recette de buns au jambon, mais comme elle le précisait, c’est une recette très polyvalente que l’on peut adapter à ce qu’on a dans son frigo… C’est donc ce que j’ai fait, en gardant son idée de base de fourrer une pâte à pizza, ce qui ne pouvait que me plaire!
Vous pouvez donc vous aussi varier la garniture selon vos envies, bœuf haché, saucisse, légumes… Accompagnez ceci d’une bonne petite salade, comme cette salade de feta, melon et concombre, et hop, il n’y a plus qu’à se régaler!
J’ai donc fait cette recette à base de chorizo, et je dois dire que c’était fort sympathique. C’est une façon bien amusante d’utiliser une pâte à pizza… Je les ai mangés avec les doigts devant un bon film, c’était super pratique! Au final, c’est une super idée dont nous sommes devenus accros à la maison! Vous pouvez êtres sûrs que j’en referai pour les plateaux télé du vendredi soir, euh pardon, de tous les soirs!
Notre chorizo est assez fort, donc l’ensemble avait du caractère, et le piquant du chorizo était bien équilibré par la douceur du coulommiers.  Vous pouvez bien sûr choisir un chorizo doux si vous préférez.
Personnellement je fais dès que possible ma pâte à pizza maison, c’est meilleur est tellement facile à faire! Mais parfois quand on veut aller vite, une pâte toute faite rend bien des services, c’est vous qui voyez !
  

Buns au chorizo

  • 1 pâte à pizza
  • 80 g de chorizo
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 5 pétales de tomates séchées
  • 90 g de crème fraîche épaisse
  • 70 g de coulommiers
  • 1 c. à c. d’herbes de Provence
  • 1 c. à s. de moutarde à l’ancienne
  • 1 œuf
  • 2 c. à s de graines de pavot
  • 1 c. à s. de lait
  • Sel, poivre
Coupez le coulommiers en 10 morceaux. Émincez chorizo en tout petits morceaux. Mélangez le chorizo avec l’œuf, l’ail, la crème fraîche, la moutarde, les herbes de Provence. Salez et poivrez.
Coupez 10 cercles dans la pâte à pizza.
Posez un morceau de coulommiers puis  garnissez-les de la préparation, repliez-la et soudez bien les bords puis posez vos buns sur une plaque, soudure sur le dessous.
Dorez vos petits pains avec du lait à l’aide d’un pinceau, parsemez par dessus les graines  de pavot.
Mettez dans un four préchauffé à 180°C pendant 20 minutes environ.
Servez tiède ou froid ou chaud.
Source d’inspiration :
http://cooking4you.canalblog.com/archives/2017/04/20/35086112.html

Calzone aux bettes, mozzarella et saumon fumé

Les bettes ou blettes sont des légumes que je cuisine rarement, simplement parce que j’ai du mal à en trouver. Vivant en centre ville, je ne fréquente que de petits commerces et je n’ai donc pas le choix que l’on peut avoir dans des hypermarchés ou quand on vit près d’une ferme! Pourtant j’adore ça, c’est bien simple, dès  que j’en trouve je me jette dessus!
C’est un légume composé d’une tige blanche, les côtes, et d’une partie verte, les feuilles. Tout se consomme, mais pour cette recette j’ai décidé de mettre à l’honneur les côtes! La dernière fois que j’avais trouvé des bettes, j’avais utilisé les feuilles pour réaliser des barbagiuans, des petits chaussons aux bettes et au riz délicieux en provenance de Monaco! Il me fallait donc une recette pour utiliser les côtes, et convaincue par les petits chaussons monégasques, j’ai persévéré dans la piste du chausson, mais cette fois avec un grand chausson façon calzone!
Le mélange italien que j’utilise est un mélange d’épices dont l’ingrédient principal est du poivrons séché, accompagné d’ail, de marjolaine, de paprika, de basilic et d’origan. cela se trouve très facilement au rayon épices mais si vous n’en avez pas, remplacez par les mêmes épices, sauf le poivron rouge que l’on ne trouve pas tout seul je pense.
J’y ai ajouté de la mozzarella,  du parmesan, que voulez-vous, on ne se refait pas, j’aime le fromage… J’ai aussi utilisé un peu de saumon fumé pour égayer tout cela. Et voilà un plat simple et familial, parfait accompagné d’une salade verte!
  

Calzone aux bettes, mozzarella et saumon fumé

Pour 2 personnes
  • 2 gousses d’ail
  • 1/2 oignon
  • 300 g de côtes de bettes
  • 1 boule de mozzarella
  • 20 g de parmesan
  • 2 tranches de saumon fumé
  • 1 c. à c. de mélange italien (ou un mélange d’ail, de marjolaine, de paprika, de basilic et d’origan)
  • 1 c. à c.  de sauge
  • 1 pâte à pizza
Faites fondre l’ail haché dans une poêle dans l’huile avec un oignon, les côtes de bettes émincées finement, du sel, du poivre, 1 cuiller à café de mélange italien et 1 cuiller à café de sauge.
Retirez du feu, mélangez avec la mozzarella coupée en dés, le saumon émincé finement, le parmesan, étalez sur la moitié d’une pâte à pizza, repliez-la, roulez le bord pour bien la sceller.
Préchauffez le four à 180°C. Enfournez la calzone 15 à 20 minutes puis servez chaud.