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Petits gratins de cocos à la tomate et Farz Gwinizh Du

Aujourd’hui on part en Bretagne ! La petite recette que je vous propose n’est pas traditionnelle, mais elle réunit certains des (nombreux) bons produits que cette région a à offrir ! Des cocos de Paimpol, de l’oignon Roscoff et… du farz gwinizh du! Bon je suppose que je vous ai perdus avec le farz, en tout cas personnellement je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que le site Cuisine à l’ouest me propose de tester ce produit au nom intriguant !
Le farz est une sorte de gâteau/pain/semoule, déjà à ce stade ça commence bien! Je ne suis pas claire me direz-vous, mais je ne vois pas comment trancher entre les trois ! Donc c’est une espèce de pain qui cuit traditionnellement dans un sac à farz. Ce sac sert à cuire différents farz, comme le farz blanc au froment ou le farz gwinizh du au blé noir. C’est ce dernier que j’ai pu tester! La conserverie bretonne La chikolodenn le commercialise en bocal, ce qui est ultra pratique!
Le farz accompagne traditionnellement le kig ha farz, ou pot au feu breton, mais bien sûr, j’ai voulu l’utiliser autrement !
Je l’ai donc utilisé pour réaliser une sorte de crumble que j’ai déposé sur un gratin de haricots blancs qui rappelle un peu les haricots blancs à la Bretonne, mais à ma façon !
Pour cette recette, je vous recommande d’utiliser des produits bretons ! Tout d’abord, le coco de Paimpol, qui est une variété de haricot bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée, produit au nord-ouest des Côtes-d’Armor dans la zone de Paimpol et récolté à la main.  Le coco de Paimpol est un haricot « demi-sec », facilement reconnaissable à la robe jaune paille et les petites marbrures violettes de sa cosse. Les grains sont blancs, d’une forme ovale presque ronde.
Il a été amené en Bretagne par un marin de la Marine nationale d’Argentine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce haricot a permis aux habitants de s’alimenter, alors que la région connaissait une véritable pénurie. Il n’est pas garanti que vous en trouviez car ce haricot a une saison de consommation : de juillet à octobre. Sinon, remplacez-le par des cocos classiques.
L’oignon de Roscoff, à la jolie couleur rosée, présente la particularité d’être sucré et assez peu piquant. Il ne se trouve pas partout non plus, mais si vous en trouvez c’est l’occasion de le découvrir!
Au final, j’ai adoré ce gratin que j’ai servi lors d’un brunch aux accents bretons, accompagné d’œufs au plat et  d’un pain au cidre. Le goût du sarrasin se marie très bien avec la tomate et le cheddar, et le farz apporte une texture vraiment super sympa!
Si cela vous a donné envie, vous pourrez commander le farz La chikolodenn en cliquant ici!
 

Petits gratins de cocos à la tomate et farz du

Pour 4 gratins individuels
  • 250 g de cocos secs ou 400 g de cocos de paimpol frais
  • 1 oignon émincé roscoff ou jaune
  • 0.15 l de bouillon de volaille
  • 200 g de tomate en boîtes
  • 100 g de bacon
  • 7.5 cl de vin rouge
  • 150 g de Farz Gwinizh Du
  • 70 g de cheddar râpé
  • Sel, poivre
Si vous utilisez des cocos secs : La veille, mettez-les à tremper 12 heures dans un grand volume d’eau.
Si vous utilisez des cocos de paimpol fraisl :
Écossez les haricots et mettez-les dans de l’eau. Éliminez tous ceux qui sont tachés, mal formés et qui remontent à la surface. Lavez-les une deuxième fois mais ne les faites pas tremper.
Faites cuire les haricots à feu doux pendant environ une heure et quart départ eau froide sans saler. Salez-les seulement au trois quarts de la cuisson.
Faites rissoler à l’huile d’olive l’oignon et le bacon arroser avec le bouillon et le vin rouge.
Faites bouillir et prolngez 2 à 3 minutes la cuisson.
Ajouter la boîte de tomates et les cocos, salez peu mais poivrez bien.
Déposez dans 4 plats à gratin individuels. Préchauffez le four à 200°C.
Mélangez  le farz émietté et le fromage, déposer sur les cocos et mettez à gratiner au four 10 minutes  à 200°C.

Spécialité ch’ti : Soupe à la bière

Je pense vous avoir déjà parlé de ma passion pour la bière, qui dépasse bien sûr le simple cadre de la beuverie, bien que ce soit comme ça que nôtre relation à commencé à la base.
J’aime dénicher des bières peu connues de tous les horizons à la recherche de parfums vraiment originaux, et j’aime aussi beaucoup cuisiner la bière, notamment certaines variétés que je trouve peu intéressantes à boire telles quelles. J’avais par exemple tenté de le brownie à la bière et le pain à la bière avec succès!
J’ai été déroutée lors de mes vacances à Étretat par le maigre choix de bières disponibles dans les bars. Il me semble que le reste du monde a opéré le virage de la bière, c’est à dire pris conscience qu’il y a des amateurs pour cette boisson et qu’on peut la déguster comme un vin pour apprécier ses arômes et parfums divers. Mais j’oublie parfois que je vis dans le nord, une des région françaises de la bière et voisine de la Belgique ! À Étretat, il semble que la brasserie Pelforth ait la mainmise sur la ville, et la boisson la plus exotique que nous ayons pu trouver est une Leffe en canette de 33 cl à 5.80€. Je ne plaisante pas ! En dehors de ça, un seul bar (encore ouvert) a fait le pari des bières belges, mais il les vend presque un bras par canette de 33 cl (7.90€ pour être exacte)… Quand je pense qu’à Lille beaucoup de bars ont adopté le tarif unique de 5€ la pinte, j’ai préféré prendre mon mal en patience et boire de l’eau de mer (du vin/du cidre/des cocktails qui finalement n’étaient pas plus chers que la bière).
Tout ceci est d’autant plus fou qu’il y a une très belle production de bière locale en Normandie. J’en ai ramené pas mal, je vous en reparle prochainement, elles sont très bonnes et je reste donc perplexe, pourquoi les restaurateurs et tenanciers de bars ne mettent-ils pas à l’honneur ces produits locaux pour encourager les producteurs du coin? Je suis sûre que je ne suis pas la seule touriste qui aurait avec plaisir commandé une bière normande à siroter au bord de l’eau !
Bref, en rentrant de vacances, j’ai eu envie de renouer avec ma boisson fétiche, et la célèbre braderie de Lille m’a donné un prétexte tout trouvé car j’aime cuisiner ch’ti à cette occasion. Un rapide coup d’œil dans mon livre Eul cuisine ch’ti m’a donné la solution : une bonne soupe à la bière ! Bon Ok, je n’y ai pas mis une bière d’exception au contraire, mais les bonnes bières je préfère les boire que les cuisiner!
Ce n’est pas ma première tentative dans le domaine puisque j’avais mis au point une délicieuse soupe au welsch il y a quelques temps. Celle-ci est plus traditionnelle, moins fromagère, mais c’est un vrai régal rustique et réconfortant que je vous recommande !
 

 Soupe à la bière

  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 75 cl de bière blonde (Heineken par exemple)
  • 25 cl de bouillon de volaille
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1 jaune d’œuf

Pelez et émincez l’oignon en rondelles. Pelez et écrasez l’ail.

Dans une grande casserole, faites blondir l’oignon à feu moyen dans le beurre. Ajoutez alors l’ail et mélangez.

Ajoutez la farine, mélangez bien puis terminez comme un roux en ajoutant petit à petit le bouillon de volaille en mélangeant bien entre chaque ajout.

Faites de même avec la bière, une fois qu’elle est ajoutée laisse cuire 5 minutes à petits bouillons.

 

Dans un bol, battez l’œuf et la crème. Ajoutez ensuite une petite louche de bouillon et mélangez. Versez alors ce mélange dans la casserole.

Mélangez bien, salez et poivrez à votre goût et servez bien chaud.

 
Source : Eul cuisine ch’ti

Sirop de citron maison

Cette année, l’été est arrivé en avance et en fanfare avec des températures tout bonnement incroyables, surtout pour le nord! Je suis en joie car même si c’est un peu difficile de supporter ce temps quand on travaille, je suis une accro au beau temps et mon humeur est souvent assortie à la météo, ce qui n’est pas de bol quand on vit à Lille me direz vous!

Bref, dès qu’il fait beau je passe en mode « été extrême » : je remplis le frigo de pastèque (ce qui n’est pas dur vu la taille de ce fruit), et je me mets à réaliser des citronnades et eaux parfumées à tout va. Ajoutez à ceci une addiction totale au citron ces derniers temps, et vous comprendrez aisément que j’aie eu envie de me lancer dans la réalisation de ce sirop de citron !

Cette recette très facile et rapide est vraiment agréable pour l’été. Pour la réaliser, il vous faut simplement des citrons, du sucre et de l’eau, rien de plus ! Le sirop maison a une jolie couleur naturelle, qui n’a rien avoir avec celle du sirop du commerce. Au niveau du goût c’est pareil, il est beaucoup plus doux que celui que l’on trouve dans le commerce, j’ai beaucoup aimé cette saveur subtile et pas trop acide!

Ce sirop se sert dilué dans de l’eau bien fraîche, additionnée de glaçons pour obtenir une boisson hyper rafraîchissante. Comptez 1 volume de sirop pour 10 volumes d’eau. Il se conserve au frais pendant 3 à 4 mois.

J’ai trouvé cette recette sur un blog que j’aime beaucoup, la cuisine de Poupoule, qui l’avait elle même prise sur un autre blog que je lis beaucoup, la cuisine de Jackie. J’adore l’un comme l’autre, alors si vous ne les connaissez pas, allez de toute urgence découvrir leurs recettes!

Sirop de citron maison

  • 3 gros citrons bios
  • 375 g de sucre
  • 90 cl d’eau

Lavez les citrons.

Pressez le jus des citrons et récupérez les zestes des citrons pour obtenir une cuiller à soupe.

Mettez le sucre et l’eau dans une casserole et portez doucement à ébullition jusqu’à 120°C.

Mélangez, stoppez le feu et laissez tiédir.

Ajoutez le jus des citrons et les zestes et remettez à chauffer à feu doux pour 20 à 25 minutes.

Laissez ensuite infuser pendant une bonne demi-heure.

À l’aide d’un chinois, filtrez la préparation et laissez refroidir.

Mettez en bouteille et gardez au frais.

 

Sources d’inspiration :

http://lacuisinedepoupoule.com/2016/07/sirop-de-citron-maison.html

Sirop de citron maison

Bagel burger chorizo, poivrons et ricotta

En France, nous ne consommons pas beaucoup de bagels comparé aux États-Unis où ils sont une institution, à mon grand regret, car j’adore ça! Mais il me semble que les choses sont en train de changer, car pas mal de restaurants et de fast-food dédiés au bagel  ont ouvert ces derniers temps à Lille! Chez vous aussi ils poussent comme des champignons? La question que je me pose maintenant est : le bagel sera-t-il le nouveau burger? En tout cas, rien ne m’empêche de m’en faire à la maison quand j’en ai envie.

Voilà que  je réitère une expérience que j’avais déjà tentée il y a quelques temps et qui m’avait bien plu : utiliser des bagels pour en faire des burgers, comme ici! Normalement, le bagel est plutôt rempli avec du fromage frais (creamcheese), du saumon et de l’avocat, mais puisqu’il est rond, délicieux et coupé en deux parties, qui nous empêche d’en faire un pain à burger?



La liste des ingrédients de ce bagel burger est simple. J’ai choisi de le réaliser avec des saveurs du sud : du chorizo, du poivron mariné, des tomates séchées, de la ricotta… Étant donné que les beaux jours reviennent, il me prend de plus en plus l’envie de manger à l’extérieur et de me faire des plats frais qui évoquent l’été! J’ai mis de la roquette qui est ma salade préférée, mais vous pouvez utiliser la variété que vous préférez.

J’achète mes steaks hachés chez un boucher de quartier qui les réalise sous mes yeux, ils sont incroyablement bons! Quand l’envie m’en prend, je les mélange avec un peu d’oignon et des épices pour renforcer les parfums du burger, mais ce n’est pas indispensable. Pour le fromage, je préfère acheter du fromage en bloc et couper moi-même de fines tranches, cela a plus de goût et coûte moins cher au kilo que les tranchettes toutes faites ou le gruyère râpé. Le gruyère n’est pas un fromage très fort, mais je trouve qu’il tient bien le mariage avec le chorizo malgré tout.

  

Avec cette recette, je participe au concours pour les 4 ans du blog « La cuisine de Poupoule« !

Bagel burger chorizo, poivrons et ricotta

Pour 2 bagels

  • 2 bagels
  • 2 steaks
  • 30 g de gruyère
  • 120 g de ricotta
  • 20 g de poivrons marinés
  • 20 g de tomate séchée
  • 1 c. à c. de romarin
  • 4 rondelles fines de chorizo.
  • 2 poignées de roquette
  • 1 c. à s. d’huile
  • Sel, poivre

Coupez en petits morceaux la tomate séchée et les poivrons marinés. Mélangez la ricotta avec le romarin, la tomate, le poivron, salez et poivrez. puis tartinez généreusement sur chaque morceaux de bagel.
Déposez la roquette par dessus.
Faites cuire vos steaks à la poêle. Quand ils sont presque cuits, déposez dessus le fromage en lamelles, déposez le chorizo en tranches dans la poêle, puis prolongez la cuisson d’une minute à couvert pour que le fromage fonde sur la viande et que le chorizo dore.

Déposez le steak au fromage sur le bagel, puis le chorizo, refermez.

Tarte panna cotta fraises

Il fait de plus en plus chaud ici, à Lille… Oui oui, cela arrive! Ce temps me donne envie de jardiner, de faire de longues promenades, de m’asseoir dehors en terrasse des cafés, de boire des cocktails fruités installée dans un transat et de me concocter des desserts légers, fruités et colorés à manger après un bon barbecue. Vous l’aurez compris, j’aime quand il fait beau! Je suis tellement contente de voir des fraises dans les supermarchés et de pouvoir cuisiner avec les fruits d’été à nouveau!
Autant j’aime une belle tarte aux pommes maison pendant les mois sombres d’automne et d’hiver, où les seuls fruits proposés sont des pommes ou des poires, autant je suis contente de les quitter pour les délicieux fruits sucrés dès que le soleil pointe son nez!
La panna cotta est l’un de mes desserts préférés dans les restaurants, car elle n’est pas trop sucrée et même quand on n’a plus trop faim, on peut l’apprécier. Je suis totalement obsédée par tout ce qui y ressemble de près ou de loin et je suis déterminée à explorer toutes les possibilités de ce petit dessert. Du coup, quand j’ai vu une recette de tarte panna cotta, j’ai immédiatement voulu tenter l’aventure!
J’ai trouvé cette super recette sur le blog Allergique gourmand, un blog que j’apprécie beaucoup… Il n’y a pas besoin d’avoir un allergique à la maison pour tomber amoureux de ses belles recettes ultra gourmandes! J’ai mixé deux recettes de son site, car je n’avais pas les bons ingrédients pour la pâte sablée d’origine, mais j’en ai trouvé une autre dans sa recette de tarte sablée aux fraises qui a très bien fait l’affaire… Pour cette recette, choisissez un moule pas trop grand car il faut une bonne épaisseur de pâte. J’ai un moule rectangulaire tout comme Marie, et je dois dire que la quantité de pâte était absolument parfaite.
Cette panna cotta façon tarte a été un grand succès, tout le monde l’a appréciée! La base est une pâte sablée sans gluten à base de farine de riz et de maïs. Elle est bien croquante et n’a rien à envier à une pâte sablée classique. La panna cotta est crémeuse, juste un peu plus gélatineuse que je ne les aime en dessert individuel, mais cela permet à la tarte d’avoir une tenue parfaite même après avoir coupé les parts. Cela vient je pense de l’agar agar qui est un peu plus puissant que la gélatine animale.
Quand aux fraises… Je vous ai appâtés en vous parlant plus haut de la saison des fraises, mais c’est de la confiture que j’utilise ici… Vous pouvez donc faire cette tarte n’importe quand! En ce qui me concerne, ma confiture était maison, mais une confiture du commerce conviendra très bien aussi! Le résultat final est tellement beau et gourmand qu’il est parfait pour les repas où vous recevez.
Si vous tentez cette recette, je vous recommande de laisser la tarte au moins 2 à 3 heures au réfrigérateur, voire une nuit si vous pouvez. En dernier recours si vous manquez de temps, tentez le congélateur, mais je ne vous promets rien avec cette solution!
  

Tarte panna cotta fraises

Pour la pâte
  • 90 g de farine de riz
  • 30 g de farine de maïs
  • 30  g de fécule de maïs
  • 70 g de sucre
  • 70 g de beurre 1demi-sel
  • 4 cl d’eau
Pour la couche à la confiture
  • 200 g de confiture de fraises
  • 1 g d’agar agar
  • 2 c. à s. d’eau
Pour la couche de panna cotta:
  • 2 g d’agar agar
  • 60 g de sucre
  • 20 cl de crème liquide
  • 20 cl de lait
  • 1 c. à s. de vanille liquide
Mélangez les farines, le sucre, le beurre, dans un saladier et malaxez au robot pâtissier ou à la main. Ajoutez l’eau et pétrissez. La pâte doit être bien homogène. Étalez la pâte dans votre moule.  Laissez reposer 30 minutes
Préchauffez votre four à 180° C. Enfournez la pâte. Faites cuire 15 à 20 minutes, puis laissez tiédir la pâte.
Dans une casserole, mettez la confiture avec l’agar agar. Chauffez à feu doux jusqu’à ébullition. Si la confiture est trop épaisse, ajoutez l’eau.
Etalez la confiture sur la pâte cuite et laissez tiédir.
Pendant que la confiture tiédit sur la pâte, préparez la panna cotta. Dans une casserole, mettez le sucre et l’agar agar. Versez la crème en remuant puis ajoutez le lait. Placez la casserole sur feu doux et remuez jusqu’à ébullition. Eteignez et laisser tiédir.
Une fois tiède, versez sur le mélange à la confiture et laissez refroidir.
Placez au réfrigérateur pour 2 heures minimum.
Source d’inspiration :
http://allergiquegourmand.over-blog.com/2016/08/tarte-confiture-de-fruits-rouges-panna-cotta-bio-sans-oeufs-gluten-etc.html

Navets au saké

Lorsqu’on ne vit pas au Japon (comme moi) et qu’on essaye de cuisiner des recettes japonaises (comme moi aussi), les ingrédients peuvent être parfois un problème. Bien sûr, on trouve de la sauce soja partout, et des feuilles d’algue nori à peu près facilement au rayon cuisine du monde du supermarché, grâce à la popularité croissante de la nourriture asiatique en général et de la cuisine japonaise en particulier.
  
Mais quand on part vers le mirin ou le saké, ça se complique déjà un peu! Et là où ça devient vraiment le parcours du combattant, c’est quand il faut trouver des produits frais de là-bas! Il existe par exemple au Japon un légume racine nommé le gobo, que l’on traduit chez nous par grande bardane. Je n’en ai jamais vu dans un seul magasin, et pourtant nous avons un grand choix d’épiceries asiatiques! Je ne crois pas non plus en avoir vu à Paris dans le quartier chinois, mais j’y vais moins souvent donc je ne suis pas sûre, il faudra que je vérifie.
En attendant, j’avoue que je me jette sur les recettes japonaises ou japonisantes quand celles-ci ne demandent que de simples ingrédients que l’on trouve partout! C’est le cas ici puisque cette recette est à base de navets, que l’on trouve facilement et dont je ne sais jamais quoi faire en prime!
Dans cette recette, on accentue la douceur naturelle du navet avec une touche de sucre. Le seul ingrédient un peu compliqué à trouver sera peut être pour certains le saké. Si besoin vous pouvez le remplacer par un alcool blanc ou alcool de fruit dilué dans de l’eau pour en diminuer le degré alcoolique, du vinaigre de riz, ou encore un vin blanc sucré. Il faut savoir que le saké n’apporte qu’une saveur subtile et légèrement sucrée, vous pouvez donc sûrement le supprimer totalement, surtout dans une recette où il en faut aussi peu!

Ces navets sont franchement une super découverte! Moi qui n’ai pas d’attrait particulier pour ce légume, je m’en suis régalée!

P.S. : Pour un repas japonisant et léger, vous pouvez également tester cet avocat caramélisé, une super découverte pour moi!

Navets au saké

  • 2 navets épluchés et coupés en dés
  • 1 c. à s. de saké
  • 1 c. à s. de sauce soja
  • 1 gousse d’ail
  • 1 pincée de sucre
  • 1 c. à c. d’huile d’olive
  • 1 c. à c. de coriandre fraîche
Mélangez le saké, la sauce soja, l’ail écrasé, le sucre.  Saisissez le navet dans l’huile à feu vif 5 minutes. Ajoutez le mélange à la sauce soja, prolongez la cuisson de 5 minutes. Ajoutez la coriandre et servez.

Tarte perdue aux endives

Si vous ne connaissez  l’endive que comme un légume croquant et amer, alors vous devez tester cette recette. Bien sûr, l’endive est super en salade ou à l’apéro comme support d’une tartinade au surimi. Mais rôtie, grillée ou sautée, elle perd beaucoup de son amertume typique, permettant à son caractère légèrement terreux d’émerger.
Cette recette particulière a été inspirée par deux recettes trouvées sur le blog Les petits plats de Béa. J’avais été interpellée par sa tatin d’endives à la bière à la framboise, car le mariage de la bière et de l’endive m’a séduite immédiatement, mais aussi par sa tarte de pain perdu aux tomates qui permet de recycler du vieux pain. Qu’à cela ne tienne, j’ai mélangé les deux!
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Cette tarte qui n’a rien de complexe à réaliser, présente très bien avec sa jolie spirale d’endives cuites dans la bière caramélisée. Elle est douce, acidulée, fruitée et surtout très bonne!
Comme je le dis souvent j’adore le recyclage alimentaire, et cette base de pâte va devenir un classique pour moi qui ai souvent du pain dur!
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P.S. : Si vous voulez continuer dans les recettes aux endives, essayez mon velouté d’endives au jus de clémentines, troooop bon!

Tarte perdue aux endives

Pour la pâte

  • 200 g de pain rassis
  • 2 œufs
  • 20 cl de lait
  • 75 g de parmesan râpé
  • 3 c. à s. de gruyère râpé
  • 1 pincée de muscade
  • Poivre

Pour la garniture

  • 4 endives
  • 25 cl de bière à la framboise ou rubis
  • 2 c. à s. de beurre
  • 1 c. à s. de cassonade


Battez les œufs avec le lait, ajoutez le parmesan, la muscade et le poivre.

Émiettez grossièrement le pain et incorporez-le à la préparation précédente.

Laissez gonfler 15 mn. Mixez légèrement si nécessaire.

Mettez le pain imbibé dans un moule à fond amovible tapissé d’un papier sulfurisé et tassez bien.

Préchauffez le four à 180°C

Précuisez la pâte 15 minutes au four.

Pendant ce temps, coupez les endives en 2 dans le sens de la longueur et retirez le cœur dur.

Chauffez le beurre dans une poêle, rangez les demies endives dans la poêle, saupoudrez d’une cuillère à soupe de sucre, faites dorer à feu vif puis mouillez avec la bière et laissez cuire à feu plus doux jusqu’à évaporation de la bière, soit environ 20 minutes.

Rangez les demies endives sur le fond de tarte, saupoudrez de gruyère et enfournez pour 15 minutes environ.

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Source d’inspiration :

http://lespetitsplatsdebea.over-blog.com/2015/09/tarte-de-pain-perdu-aux-tomates-et-feuilles-de-bettes.html

http://lespetitsplatsdebea.over-blog.com/2016/01/tarte-tatin-d-endives-a-la-biere-a-la-framboise.html

Scones au thé matcha, cranberries et baies de goji

Les scones sont des petites douceurs servies en Angleterre à l’heure du thé, mais je trouve qu’ils ont aussi leur place à une table de brunch (mon obsession gourmande). Première bonne nouvelle avec les scones : ils sont si simples à réaliser qu’un enfant de cinq ans pourrait les faire.

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Ceux que je vous propose aujourd’hui n’échappent pas à la règle et sont on ne peut plus simples à faire, et deuxième bonne nouvelle, ils sont on ne peut plus délicieux! Il suffit de mélanger de la farine, du sucre, du sel, de la levure, du beurre pour obtenir une pâte homogène. Dans cette version, on ajoute alors ce qui va leur donner leur parfum et leur originalité, c’est à dire du thé, des cranberries et des baies de goji et le tour est joué! Il ne vous reste plus qu’à profiter de cette pâtisserie ultra-tendre avec du beurre et de la confiture maison.

 

Pour tout vous dire, j’ai eu la chance de pouvoir tester récemment une farine mélangée exceptionnelle, la farine Fit’n Fizz des Moulins de la Bassée. Cette farine blanche est mélangée à du thé, des cranberries, des baies de goji et de l’acérola, un vrai cocktail d’énergie mais surtout de saveurs! C’est cette farine que j’ai utilisé dans cette recette, et c’est elle qui m’a inspiré le parfum que j’allais donner à ces scones, puisque j’ai renforcé les parfums de la farine avec plus de thé, plus de cranberries et plus de baies de goji!

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Si vous utilisez une farine classique, la recette fonctionnera aussi, son goût sera juste moins prononcé et perdra certaines saveurs comme celle de l’acérola.

Si vous avez la chance de vivre près de Lille, je vous invite à aller découvrir les Moulins de la Bassée, leurs produits sont top au niveau qualité (ils fournissent d’ailleurs quelques de restaurateurs de la région), le choix est large, les farines sont issues de blés cultivés localement et cerise sur le gâteau, elles reviennent moins cher que celles que l’on trouve en grande surface!

Pour découvrir une partie de la gamme que vous verrez dans leur boutique, c’est par ici!

P.S. : Si vous avez du thé matcha dans vos placards, faites aussi un tour sur ce cheesecake aux framboises et thé matcha!

Scones au thé matcha, cranberries et baies de goji

Pour 8 scones

  • 250 g de farine fit’n fizz ou blanche
  • 1 c. à c. bombée de matcha
  • 2 c. à s. de baies de goji
  • 2 c. à s. de cranberries
  • 1 paquet de levure chimique
  • 1/4 c. à c. de sel
  • 50 g de beurre
  • 30 g de sucre
  • 10 cl de lait

Dans une terrine, mettez la farine, la levure, le sucre, le sel, le thé matcha.
Mettez au centre le beurre ramolli et travaillez du bout des doigts en ajoutant le lait progressivement, jusqu’à ce qu’il y en ait assez pour lier la pâte, qui doit rester épaisse. Ajoutez les cranberries et les baies de goji.
Sur une planche farinée, pétrissez légèrement la pâte puis étendez-la a la main pour obtenir un cercle de 20 cm de diamètre environ et de 2 à 3 centimètres d’épaisseur.
Découpez 8 parts comme pour une tarte dans cette pâte et séparez légèrement les parts obtenues.
Posez sur une plaque à pâtisserie. Faites cuire au four sans le préchauffer à 220°C pendant 15 minutes.
Laissez refroidir sur une grille.

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Gratin de pommes de terre, chou-fleur et munster

Le mois de septembre est un mois que j’apprécie beaucoup. D’abord parce que c’est le mois de mon anniversaire, mais pas seulement! C’est aussi un mois plutôt clément au niveau de la météo, où l’on peut rattraper notre manque de soleil avant de plonger dans l’automne.

La fin de l’été étant proche, on sait qu’il ne faut rater aucune occasion de faire une balade, un apéro dans la jardin, un barbecue, car chaque fois, c’est peut-être la dernière!
C’est aussi une période très agréable pour parcourir les brocantes, pour les mêmes raisons. Vous aimez faire les brocantes vous? Moi j’adore, même si j’y achète peu, j’aime beaucoup m’y promener, surtout dans les petits villages!

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Par chez nous il y a aussi la fameuse braderie de Lille, mais là on perd totalement l’esprit village! Et comme vous le savez peut-être, elle est cette année malheureusement annulée.
Je réalise que cette année j’ai tellement couru partout que le peu de dimanches où je n’avais rien de prévu, j’ai préféré profiter de la maison et je n’en ai fait aucune.
Promis, j’essaye de me rattraper ce mois ci!
C’est un plat à l’esprit assez brocante que je vous propose d’ailleurs aujourd’hui : un gros gratin, un bon plat familial à partager à base de produits du terroir et régional avec le münster!
Rien de tel pour se remettre d’aplomb après une bonne balade dans une brocante de village non?

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P.S. : Si ce gratin vous rend accro au munster, essayez ensuite ce gratin vosgien, pas photogénique mais délicieux!

Gratin de pommes de terre, chou-fleur et munster

Pour 8 personnes

  • 1 chou-fleur
  • 4 grosses pommes de terre
  • 20 cl de crème liquide entière
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 100 g de gruyère râpé
  • 4 tranches de lard
  • 150 g de munster
  • Sel, poivre

Lavez le chou-fleur,  séparez le en bouquets, puis pelez les pommes de terre et détaillez-les en rondelles.
Dans un grand faitout, versez de l’eau salée et faire cuire les pommes de terre jusqu’à ébullition. A ébullition, prolongez de 8 minutes. Mettre ensuite le chou-fleur et prolongez de 15 minutes.

Laissez cuire les légumes en veillant à ce qu’ils ne ramollissent pas trop, puis égouttez-les, en récupérant 25 cl du bouillon des légumes.

Préchauffez votre four à 240°C.
Préparez ensuite la sauce. Faites fondre le beurre dans une casserole avec la farine sans cesser de remuer. Mouillez avec le bouillon récupéré, le lait et assaisonnez de sel, poivre et noix de muscade à votre convenance. Laissez mijoter 10 min, le temps que la sauce prenne, puis rectifiez l’assaisonnement.

Réservez 3 cuillères à soupe de gruyère râpé et incorporez le reste dans la casserole en remuant.
Dans un plat à gratin beurré, dressez les pommes de terre et le chou. Recouvrez-les de sauce et parsemez des 3 cuillères à soupe de gruyère râpé réservées.

Enfournez à four chaud et laissez gratiner 10 à 15 min.

Servez immédiatement.

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Pizza lardons et Maroilles

Comme vous le savez, la braderie de Lille n’aura pas lieu cette année. C’est une bien triste nouvelle pour les éleveurs de moules les lillois qui sont en général très attachés à cette fête… Je dis en général, car après avoir vécu plusieurs années en plein centre de Lille, j’avoue que pour un lillois pur souche cette fête n’a pas que des avantages : impossible d’entrer chez soi sans se faire accuser de vol par le vendeur de blousons en skaï qui a monopolisé l’entrée de votre appartement, impossible de partir quelque part en week-end en voiture si vous n’avez pas pensé à mettre votre voiture ailleurs avant le début des festivités, impossible de dormir pendant 3 jours, impossible d’acheter normalement de l’alcool pour un apéro chez vous car le jeudi et le vendredi les rayons sont dévalisés, et ensuite la vente en est interdite, impossible d’aller faire des courses normales car tous les commerces sont soit fermés soit en mode braderie (comprendre qu’ils ont sorti leurs vieilleries des soldes des dix années précédentes). Mais bon, cela reste une part de notre patrimoine local et on va ressentir comme un vide cette année…

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C’est pourquoi je vous propose de faire la braderie chez vous à votre manière en organisant un repas à thème ch’ti! Pour cela, soit vous aimez les moules frites, soit vous vous rabattez sur un welsch rarebit, ou encore pour un repas rapide et décontracté, sur cette pizza aux accents du nord.

Le maroilles est un fromage qui fond et gratine très bien, donc parfait sur les pizzas. Celle-ci est franchement très bonne mais évidemment vous allez parfumer toute votre maison du doux parfum de pieds caractéristique du Maroilles!

J’avais d’ailleurs lu il y a quelques temps qu’il existait un parfum à la pizza, j’espère que ce n’était pas à la pizza au maroilles, sinon voilà un remède idéal pour se frayer un chemin dans la foule de la braderie en faisant fuir tout le monde! Enfin, pour les années où elle aura lieu bien sûr!

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Pizza lardons et Maroilles

Pour 4 personnes

  • 1 pâte à pizza
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1/4 de maroilles
  • 200 g de lardons allumettes
  • 70 g de fromage à pizza râpé
  • 2 pincées de muscade
  • Poivre
  • Poivre à steak

Étalez la pâte à pizza et tartinez la pâte de la crème fraîche à l’aide du dos d’une cuillère à soupe, en laissant environ 1 cm sans garniture tout autour de la pâte.

Faites revenir quelques minutes les lardons dans une poêle pour leur ôter le gras. Épongez-les ensuite hors du feu à l’aide d’un papier absorbant. Répartissez-les sur la crème fraîche.

Préchauffez le four à 180°C.

Coupez le maroilles en fines lamelles. Étalez-les ensuite sur la pizza.

Couvrez de fromage à pizza. Poivrez avec du poivre normal et du poivre à steak, ajoutez de la muscade.

Enfournez pendant environ 12 minutes à 180°C.

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