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Spécialité de Belgique : Filet américain

Aujourd’hui, je vous propose une recette de chez moi ou presque! Le filet américain est, comme son nom ne l’indique pas, une recette belge, et par extension adoptée dans le nord de la France. Cette spécialité fait partie des incontournables de la gastronomie populaire de l’autre côté de la frontière, au même titre que les fameuses frites. D’ailleurs, il se déguste accompagné de frites maison et d’une bonne bière bien fraîche!
 
Le filet américain aurait été inventé en 1924 par un restaurateur nommé Albert Niels. Il était à l’époque réalisé à partir de viande de cheval, qui était abondante en Belgique. On faisait même frire les frites à la graisse de cheval en ce temps là. C’est une tradition encore perpétuée dans certaines friteries belges d’ailleurs. De nos jours, le filet américain est plus couramment composé avec du bœuf haché.
 
Si vous n’avez jamais goûté de filet américain, c’est un plat très proche du tartare français, mais il y a quelques nuances. La principale est qu’il contient de la mayonnaise. Cela lui donne une texture plus pâteuse, plus proche d’une sauce que le tartare français. Le filet américain est aussi relevé d’oignons finement hachés, de sauce Worcestershire et de câpres. On le sert idéalement accompagné de la bouteille de sauce Worcestershire, pour permettre à chacun d’ajuster l’assaisonnement. 
 
Ici dans le nord, tout le monde connait le filet américain, mais comme c’est censé être une spécialité du coin, je me demande si vous en consommez beaucoup dans les autres régions? Chez nous, on ne le consomme pas qu’au restaurant. Il constitue aussi une garniture de sandwich extrêmement populaire, le « pistolet à l’américain » comme on dit chez nos amis les belges (à ne pas confondre avec l’américain tout court, qui lui ne contient pas nécessairement de filet américain!). On trouve donc dans toutes les bonnes boulangeries des sandwiches au filet américain, et beaucoup de gens achètent des barquettes toutes faites au supermarché ou chez le boucher, qu’il ne reste plus qu’à tartiner sur du pain. 
C’est mon homme qui a décidé il y a quelques temps de se lancer dans la réalisation d’un vrai bon filet américain maison. Il a étudié et mixé de nombreuses recettes vues sur la toile, fait quelques tests et est arrivé à cette version qui nous a beaucoup plu. Ce n’est pas « la » recette classique de l’inventeur du filet américain, mais une version qui s’approche de nos goûts et de ce qu’on a pu goûter de meilleur ! Je doute notamment que la recette originale contienne de la sauce samouraï, mais elle donne un coup de fouet à l’ensemble qui est très sympa. A l’opposé de la barquette toute faite dans laquelle on a du mal à distinguer les ingrédients, celui-ci est un pur régal! 
 
Voici quelques infos si vous voulez vous lancer dans le filet américain. La viande doit être de première qualité et être préparée le plus tard possible avant le repas pour la garder bien fraîche. Les petits oignons au vinaigre et les câpres sont les petits secrets de fabrication qui vont donner du pep’s à l’ensemble. Ne prenez pas de mayonnaise toute faite pour cette recette mais une mayonnaise maison, c’est vraiment meilleur. Au passage, faites-en un peu plus et vous en aurez pour accompagner vos frites! 
 
 
P.S. : Pour un menu belge, complétez par cette délicieuse tarte au riz!
 
Spécialité de Belgique : Filet américain

Ingrédients

    Pour la mayonnaise
  • 2 jaunes d’œuf
  • 2 c. à s. de moutarde
  • 15 cl d’huile de tournesol
    Pour le reste de la recette
  • 500 g de steak haché de bœuf
  • 2 échalotes
  • 1/2 oignon
  • 3 cornichons
  • 4 petits oignons pickles
  • 3 c. a s. de ketchup
  • 1 c. a s. de sauce samouraï
  • 1 c. à s. de paprika
  • 1 c. à s. de persil plat haché
  • 1 c. à s. de ciboulette hachée
  • 1 c. à c. de sauce Worcestershire
  • 1 c. à s. de câpres
  • Quelques gouttes de Tabasco
  • Sel, poivre

Préparation

    Pour la mayonnaise
  1. Battez les 2 jaunes d’œufs avec les deux cuillers de moutarde. Ajoutez petit à petit 15 cl d'huile de tournesol tout en battant au fouet.
    Pour le tartare
  1. Taillez grossièrement l'oignon et l’échalote. Mettez la viande dans le mixeur avec la mayonnaise et mixez pour bien mélanger, puis ajoutez les autres ingrédients en mixant jusqu’à ce que tout soit mélangé. Réservez au frais jusqu'au service.

Sauce samouraï

Aujourd’hui, c’est une recette de sauce que je vous propose! Si vous êtes amateurs de kebabs et/ou de friteries, il y a de grandes chances que vous connaissiez la sauce samouraï, la fameuse sauce bien piquante! Personnellement ce n’est pas ma favorite, elle pique un peu trop pour moi, et je suis une accro de la sauce Hannibal. D’ailleurs, pour ceux qui ne sont pas dans le nord de la France, connaissez-vous la sauce Hannibal? Je me demande si elle est connue partout ou seulement chez nous. Par contre la sauce samouraï est la favorite de mon homme. Comme nous aimons parfois nous faire des fast-food façon « maison », j’ai voulu essayer de lui faire cette sauce moi-même!
 
 
La sauce samouraï peut accompagner quasiment tous vos plats. Elle est notamment idéale pour relever les sandwiches, les kebabs, mais aussi pour accompagner une viande grillée ou des frites. Elle sera top aussi pour vos barbecues.  Méfiez-vous car elle est délicieuse mais assez pimentée ! 
 
Concrètement la samouraï c’est quoi? Bien qu’elle ait un nom assez japonisant, elle serait plutôt d’origine belge. C’est une sauce fabriquée à base de mayonnaise à la quelle on ajoute du  “sambal oelek”, une pâte de piments indonésienne. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez la remplacer par de la sauce harissa ou toute autre pâte de piment.
 
Et vous, avec quelle sauce vous prenez vos kebabs?
 
 
 
P.S. : Si vous avez de la sauce samouraï à finir, mettez-la dans ce burger toasté géant au camembert!
 
 
Sauce samouraï

Quantité ou nb de personnes: Pour 150 g de sauce

Ingrédients

  • 100 g de mayonnaise
  • 35 g de sambal oelek, harissa ou pâte de piment
  • 1 c. à c. de ketchup
  • 1 c. à c. de jus de citron
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Mélangez l'ensemble des ingrédients dans un bol. Gardez au frais jusqu’au service.
 
 

Que manger en avril?

Voilà le mois d’avril, et avec lui le retour des premiers légumes printaniers! Je suis tellement contente !
 
Me revoici donc avec mon récapitulatif des fruits et légumes de saison pour le mois! Comme les mois précédents, je vous propose mes meilleures recettes (selon moi), à essayer si vous voulez manger de saison ce mois-ci! Il y a de quoi se faire plaisir!
 

🥝 Côté fruits : 

 
Banane : Cake peau de bananes zéro déchet
 
Citron : tartinade feta, citron et romarin, qui sent bon le printemps!
  
Mangue : Grilled cheese mangue ricotta
 
 

🍠 Côté légumes : 

 
 
Bette : Calzone aux bettes, un régal ultra gourmand
 
Carotte : Gajjar halwa, un gâteau de carottes indien trop bon!
 
 
Chou : Velouté de chou à la patate douce
 
Epinard : Poulet fafa, en provenance directe de Tahiti
 
Oignon : Gratins d’oignons rouge, la photo n’est pas flatteuse, mais c’est délicieux!
 
Radis : tartinade aux sardines et radis

🧀Autres plaisirs du moment : 

– Les fromages frais : mozzarella, feta, creamcheese
– Les boissons légères et détox
– Les plats un peu plus légers en général!
 
Et vous, vous aimez manger quoi en mars?

Spécialité d’Indonésie : sambal kemiri

Voilà un moment que je n’étais pas partie en Asie côté cuisine! Enfin, pas si longtemps car nous sortons du nouvel an chinois, mais aujourd’hui, je vous propose une recette vraiment dépaysante, du moins je l’espère! Tout d’abord, cette recette utilise un ingrédient que nous ne connaissons pas par chez nous : la noix de kemiri. En avez-vous déjà entendu parler? Pour moi ce fut une (agréable) découverte.
 
La noix de kemiri ressemble, en apparence, aux noix de macadamia. On l’utilise surtout dans la cuisine malaise et indonésienne, broyée et mélangée avec d’autres épices, fraîches ou séchées, pour épaissir les sauces et ou pour préparer des pâtes de cari.
 
La noix de kemiri contient environ 50% d’huile. C’est pourquoi elle peut être enflammée et brûler comme une bougie, la flamme pouvant durer jusqu’à environ 45 minutes. C’est de là que leur vient leur nom en anglais, candlenut, ou « noix bougie ».
 
Les noix de kemiri sont légèrement toxiques lorsqu’elles sont crues, il est donc préférable de les cuire pour les consommer. De plus, comme leur teneur en huile est élevée, il vaut mieux les conserver au réfrigérateur ou au congélateur pour éviter qu’elles ne rancissent trop rapidement.
 
Si vous ne trouvez pas de noix de kemiri, elles pourront être remplacées dans cette recette par des noix de macadamia.
 
 
La cuisine indonésienne est très riche et influencée par la culture indienne, mais aussi chinoise, arabe et européenne. Elle est basée sur les nombreux produits locaux, et notamment les épices, dont l’Indonésie a été une des principales sources mondiales pendant des siècles. Le riz est l’aliment de base en Indonésie, et parmi leurs spécialités les plus connues, on trouve la sauce soja sucrée ou encore le sambal.
 
Le sambal est un condiment très populaire d’origine indonésienne et malaisienne réalisé à base de piments. Il peut être plus ou moins relevé, mais en général plutôt épicé. Il existe plus de 300 variétés de sambal dans l’archipel indonésien. Le sambal kemiri est donc une de ces variantes de sambal, qui intègre de la noix de kemiri. C’est donc cette pâte de piment que j’ai choisi de réaliser, pour l’utiliser ensuite dans des plats Indonésiens. La réalisation est vraiment facile, et on obtient une pâte très parfumée dont on peut doser l’intensité suivant le type de piment que l’on met. En France nous n’avons pas les mêmes variétés qu’en Indonésie, j’ai donc fait avec ceux que j’ai trouvés, et qui ne sont pas trop forts, donc adaptés à nos palais d’européens!
 
Voilà, j’ai fini mon petit exposé! Il ne vous reste plus qu’à vous régaler!
 
  
 
PS : Je vous proposera prochainement une recette à faire avec ce sambal, en attendant si vous aimez la cuisine indonésienne, essayez ce mie goreng végétarien!

Subzi kande ki Subzi

 
  • 4 piments rouges
  • 1 gros poivron rouge
  • 5 noix de kemiri
  • 4 gousses d’ail
  • 3 c. à s. d’huile de noix de coco
  • 5 cl de bouillon de légumes
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • Sel
 
Préchauffez votre four à 240°C. Coupez les poivrons et piments en 2, enlevez la partie blanche interne, les pépins et la queue. Badigeonnez un peu d’huile d’olive dessus. Mettez les poivrons et les piments coupés en 2 au four. Enfournez pour 30 minutes. A partir de 20 minutes, surveillez bien pour retirer les poivrons e les piments dès qu’ils seront noirs et boursouflés. Laissez ensuite refroidir dans un plat couvert d’un film plastique ou d’un couvercle, et ensuite épluchez le tout.
 
Mixez le poivron et les piments, l’ail, le sel et les noix de kemiri dans un robot culinaire ou utilisez un pilon, jusqu’à obtenir une consistance lisse.
 
Faites chauffer l’huile de coco dans une poêle, ajoutez le mélange de piments et poivrons et faites revenir 5 à 10 minutes jusqu’à ce que l’ensemble soit bien parfumé. Ajoutez alors le bouillon. Remuez pour obtenir une constance homogène, et retirez du feu. Conservez dans un bocal au réfrigérateur.
 
 
Source d’inspiration : 
http://indonesiaeats.com/sambal-kemiri-soto-indonesian-candlenuts-sambal-soup

Les meilleures spécialités russes pour la coupe du monde

Photo insatiablemunch @Flickr
 
La coupe du monde en Russie approche à grand pas! Je ne suis toujours pas devenue amatrice de foot, mais à cette occasion, je vous propose un petit tour d’horizon rempli de recettes délicieuses! C’est un pays que j’ai eu la chance de visiter, et je suis tombée littéralement amoureuse de sa gastronomie, si bien que je ne résiste pas à l’occasion de vous en reparler. 
 
Seuls quelques plats de cuisine russe ont une renommée internationale, ce qui est vraiment dommage à mon goût. En tant qu’amatrice de plats réconfortants, la cuisine russe en regorge, merci les températures qui peuvent descendre jusqu’à -30 ° C pendant l’hiver à Moscou! Si comme moi vous aimez les plats simples et copieux, les pommes de terre, le pain et les champignons, vous allez vous régaler!  
 

Les blinis

Le blini est la version russe de la crêpe française et un aliment de base en Russie. Généralement faits avec du sarrasin pour les garnitures salées ou de la farine blanche pour les garnitures sucrées, ils ne ressemblent pas franchement à ce que nous appelons « blini » en France. En version salée, ils sont souvent accompagnés de saumon fumé, de champignons à la crème, de crème fraîche, ou de de confiture en version sucrée. Si vous avez gagné au loto, vous pouvez aussi y mettre du caviar. 
 

Les syrniki

Une autre délicieuse crêpe russe, à base de fromage frais ce qui en fait une version plus dense, consommée pour le petit déjeuner ou le dessert. Ils sont servis avec des confitures faites maison à partir de baies russes, bien que le lait concentré, le miel et la crème fraîche soient également servis comme accompagnement. 

Le bœuf Stroganoff 

Ce plat russe et copieux est servi sur les tables du monde entier. C’est un plat de bœuf dans une sauce au beurre, vin blanc, crème fraîche, champignons moutarde et oignons. Il n’y a pas plus plus savoureux et crémeux, j’en suis fan! Mangez-le avec du riz, des pommes de terre ou des nouilles. Ma version avec des pâtes est ici!
 
 

Le borscht

Cette célèbre soupe de betterave et de chou rouge est servie avec ou sans viande, pommes de terre, herbes comme l’aneth,  et une cuillerée de crème russe qui équilibre et adoucit le goût. Elle est servie froide et sa couleur est vraiment très jolie. Accompagnée d’un morceau de pain, ce plat est assez copieux pour servir de repas, bien qu’il soit généralement consommé en entrée.
 
 
 Photo liz west @Flickr

Le chou aigre-douce

Le chou est cuit dans du vinaigre de vin rouge, de la compote de pommes, du beurre et des oignons. On ajoute sur le dessus des pommes en dés, du sucre, des feuilles de laurier et des clous de girofle. La pomme et la compote de pommes équilibrent l’aigreur du vinaigre et complètent le croquant du chou. 
 

Les golubtsy

Il s’agit d’une sorte de chou farci au bœuf. Les Russes aiment ajouter de la crème sûre sur le dessus, ce qui fait ressortir les saveurs. 
 

La julienne de champignons Zhulien iz gribov

Avec un goût qui rappelle le  stroganoff, mais sans viande, ce plat aux champignons crémeux se retrouve sur presque tous les menus comme entrée chaude. Il est fait avec des champignons émincés, du fromage, de  la crème fraîche. 
 

Les knish

Ces beignets sont un peu un croisement de calzone et de samossas, farcis de purée de pommes de terre, de bœuf haché, d’oignons et de fromage et sont frits ou cuits au four. 
 

Les khinkali

Cela ressemble aux dumplings chinois, mais garnis de saveurs d’Europe de l’Est. Le secret de leur gourmandise est que la garniture est crue quand on la met dans les boulettes. De cette façon, lorsqu’elle cuit à l’intérieur du « ravioli », le jus parfumé de la cuisson reste à l’intérieur. 
 

Les khachapuri 

Mon coup de cœur en Russie! Il s’agit d’un pain fraîchement cuit au four rappelant la pizza en forme de bateau et rempli de fromage fondu. Une sorte de compromis indécent entre la fondue et  la pizza, puisque vous mangez petit à petit le bord du pain en le trempant dans le fromage.
 
Photo Stefan Krasowski @Flickr

Les klotski

Il s’agit de boulettes de pommes de terre cuites dans un bouillon de poulet. 
 

Les pelmeni 

Des boulettes de pâte minces, sans levain et farcies avec de la viande hachée, des oignons, des champignons et parfois du navet. Cela ressemble à une variante russe des dumplings chinois. 

Les kotlety

Encore une variété de boulettes russes, qui se distinguent des pelmeni par les herbes ajoutées à la garniture et par la finesse de la pâte. 

L’okroshka 

C’est une soupe froide faite de babeurre, de pommes de terre et d’oignons, garnie d’aneth. La qualité des pommes de terre et la fraîcheur du babeurre font tout le plat, qui est vraiment délicieux.

Les piroshki

On retrouve des garnitures et des herbes similaires aux boulettes, mais ici elles sont enrobées de pâte et cuites à la poêle ou au four, ce qui donne de petits chaussons. Les piroshki sont sympa servis à l’apéritif ou peuvent être grignotés sur le pouce à toute heure.
 
Photo leighklotz @Flickr

La salade russe ou salade olivier

Cette salade est célèbre bien qu’on ne la fasse pas tout à fait en France comme ils la font en Russie. Cependant, la version russe est plus fraîche et plus croustillante avec une légère touche de mayonnaise. Cela pourrait être dû à l’utilisation de concombres frais ou de cornichons russes croquants, bien que la base de pommes de terre coupées en dés, les pois, les œufs et la mayonnaise. À Moscou, cependant, on l’appelle la salade Olivier, du nom du chef Lucien Olivier qui a créé la recette «secrète» vers le milieu des années 1800. Ma version est consultable ici!
 
 

Les shashlik 

Ces viandes rôties et les brochettessont une forme de shish kebab, bien que la version russe soit servie avec des portions plus épaisses d’agneau, de bœuf, de poulet ou de saumon et servi avec un pain sans levain, des cornichons russes et une sauce tomate parfois épicée. 
 

La soupe Solyanka

Une soupe copieuse faite de gros morceaux de boeuf et / ou de porc, cuit pendant des heures à feu doux avec de l’ail, des tomates, des poivrons et des carottes.Ce plat était originaire de Géorgie mais peut maintenant être trouvé partout en Russie. C’est copieux et comme à la maison. 
 

Le zharkoye

C’est un ragoût de bœuf, pommes de terre, carottes, persil et céleri, légèrement épicé avec de l’ail, des clous de girofle et de l’aneth. Servi chaud avec de la crème sûre, c’est un aliment réconfortant et facile à cuisiner.

Le rassolnik 

C’est une soupe chaude salée à base de cornichons accompagnés d’orge, de pommes de terre et de viande, le tout dans un liquide à base de jus de concombres marinés.
 

Le sbiten 

Le sbiten est une boisson à base d’eau et de plantes, une des plus anciennes et des plus populaires dans la Russie médiévale, bien avant même le thé russe. Il existe des centaines de recettes pour le sbiten. Le sbiten vous réchauffe même en plein hiver.
 

La Sharlotka 

C’est un cake aux pommes très riches en pommes, et sans beurre, délicieux.
 
Photo Linda Hartley @Flickr
 

Le tula 

Ce pain d’épice à base de miel et rempli de confiture ou de lait condensé occupe une place assez importante dans la cuisine russe.
 
 
 

Le medovik

Ce gâteau au miel à l’aspect complexe consiste à alterner des couches (entre 5 et 15 couches) ultra fines de génoise au miel avec de la crème sucrée. 
Photo Edinburgh Blog @Flickr
 

Les chak-chak

Ce sont des petites boules ou bûches de pâte garnies de sirop de miel et frites. Ça en fait un dessert vraiment pas sain à l’instar des churros ou beignets, mais c’est un délice!
 
Si vous cherchez d’autres idées, regardez aussi mon article que manger en Russie,  dans mon placard russe et celui sur comment réaliser un menu russe.

Petits paniers d’œufs mimosa

Pâques approche à grand pas! Je n’arrive pas à croire que cette fête soit arrivée aussi vite cette année! Je sais qu’elle arrive car il y a des publicités pour du chocolat partout dans ma boîte aux lettres, mais j’ai l’impression que Noël était juste hier! 
 
Pâques est une fête où le chocolat est omniprésent, mais aussi les œufs sous toutes leurs formes. Je ne suis pas une fan de l’agneau pascal, donc je vous avoue que je préfère largement explorer le thème de l’œuf au long de ce repas! Le deviled egg, ou comme on dit chez nous l’œuf mimosa est une spécialité un peu désuète en France mais très fréquemment proposée dans les repas américains.
 
 
Il existe notamment des recettes super mignonnes où les oeufs prennent la forme de poussins qui sortent de leur coquille, ou encore des variantes avec des œufs colorés. J’ai voulu préparer moi aussi une version sympa dans sa présentation, en réalisant des petits paniers avec de la ciboulette pour former les anses. Je me suis bien amusée à les faire et tout le monde les a trouvés adorables au moment du service!
 
Maintenant, je dois vous avertir : ces œufs vont disparaître de votre table rapidement, alors assurez-vous d’en faire une belle quantité. J’ai été agréablement surprise de voir à quel point ceux-ci étaient populaires, alors que la préparation n’a vraiment rien de sorcier. Ma recette est pour 2 œufs mais elle est très facile à multiplier suivant le nombre d’invités que vous aurez. 
 
Ces œufs plairont aussi bien à la table des enfants qu’à la table des adultes, mais au cas où vous chercheriez des saveurs plus prononcées pour les grands, jetez un œil à mes œufs de Pâques aux anchois.
 
 
 

Petits paniers d’œufs mimosa

 
  • 2 œufs
  • 30 g de poivron rouge émincé très finement
  • 1 échalote
  • 30 g de betterave cuite râpée 
  • 2 tiges de ciboulette
  • 1 c. à s. de persil haché
  • 2 c. à s. de mayonnaise
  • Sel, poivre

Pour le montage

  • Quelques tiges de persil
  • 1 c. à s. de persil haché
  • 1 c. à s. de mayonnaise
 
Faites cuire les œufs pendant environ 10 à 12 minutes, puis passez-les sous l’eau froide et écalez-les.
 
Coupez en tout petits cubes les poivrons, râpez la betterave, émincez l’échalote et hachez la ciboulette et le persil.
Coupez le haut de chaque œuf, de façon à accéder au jaune et pouvoir le retirer de la cavité très délicatement. 
 
Écrasez-le et mélangez-le avec les légumes.
 
Assaisonnez avec le sel et le poivre, ajoutez la mayonnaise et remuez jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.
 
Déposez un peu de mayonnaise dans une assiette et trempez y les bords de vos œufs. Trempez-le ensuite dans le persil haché.
 
Remplissez les œufs du mélange réalisé précédemment, puis plantez une tige de ciboulette de chaque côté pour qu’elle forme une anse.
 
Avant le service, conservez vos œufs au réfrigérateur, recouverts d’une feuille.
 
 
Source d’inspiration :
http://www.mohakonyha.hu/2014/04/husveti-tojaskosarkak.html

 

Poêlée de patates douces caramélisées

Le 20 mars, c’est la journée sans viande! En avez-vous entendu parler? Moi je la découvre cette année, pourtant cette journée existe apparemment depuis 1985, elle est presque aussi vieille que moi! Le but de la journée sans viande est d’informer le public sur l’alimentation sans viande et sur les raisons qui peuvent motiver ce choix. Dans certaines villes de France, des dégustations, des conférences, des cours de cuisine ainsi que des stands d’information sont organisés. Malheureusement je découvre que ma ville, Lille, ne participe pas à l’événement, mais beaucoup d’autres grandes villes s’intègrent à la démarche.
 
 
En tout cas, j’aime beaucoup connaître ces journées un peu particulières, et savoir ce que l’on fête à telle ou telle date. Si vous aimez comme moi connaitre les journées spéciales, qu’elles soient farfelues ou pour des causes plus importantes, je vous conseille ce site, qui les recense toutes ou presque. 
 
Bref à l’occasion, c’est bien sûr une recette sans viande que je vous propose, elle peut même être tout à fait végane si vous remplacez le miel par du sirop d’agave.
 
C’est une recette rapide et facile, idéale pour un souper en semaine. J’aime les recettes simples et gourmandes comme celle-ci, surtout lorsque je suis pressée par le temps mais que j’ai quand même envie de ma faire plaisir! Ce fut une mission accomplie avec ce plat qui m’a régalée! Je l’ai trouvée sur le blog l’Atelier de la Corvette, un blog que j’adore et qui me fait toujours saliver par la touche d’exotisme qu’elle met dans ses plats! Ici une fois de plus, elle m’a fait voyager! J’ai fait quelques petites modifications à sa recette d’origine, pour l’adapter à ce que j’avais chez moi. J’ai notamment remplacé le poireau par du chou blanc et la tomate séchée par de la pomme, qui va bien avec le chou.
 
 
La texture de cette poêlée est très agréable, les patates douces sont fermes mais fondantes et les amandes apportent du croquant. Cette poêlée est parfumée aux quatre épices, un mélange que j’utilise peu mais qui me surprend agréablement à chaque fois que j’en utilise! Le goût est chaleureux et légèrement sucré à la fois grâce au mélange de ces épices, du miel et de la saveur naturellement sucrée de la patate douce.
 
La clé pour que le plat ne soit pas trop long à cuire, c’est de couper les dés de patate douce pas trop grands. Cela prend un peu plus de temps à la découpe, mais on obtient des patates douces uniformément cuites. J’ai servi cette poêlée avec du riz jasmin que j’avais parfumé d’un filet d’huile de sésame et d’une cuiller à soupe de graines de sésame, j’adore ça! Vous pouvez rendre cette recette plus complète en y ajoutant des dés de tofu si vous le souhaitez.
 
   
 
Poêlée de patates douces caramélisées

Quantité ou nb de personnes: 4

Ingrédients

  • 1 grosse patate douce d'environ 500g
  • 2 oignons rouges moyens
  • 150 g de chou blanc émincé
  • 2 c. à c. d'huile de coco
  • 1 c. à c. de 4 épices (cannelle, girofle, gingembre, muscade)
  • 1/2 petite pomme golden coupée en dés
  • 1 pincée de piment d'Espelette
  • 1 c. à c. de miel
  • 1 c. à s. de sésame
  • 30 cl d'eau
  • 1 poignée d'amandes effilées
  • 1 c. à s. de ciboulette
  • Sel, poivre

Préparation

  1. Épluchez et coupez la patate douce en dés de taille moyenne. Lavez et émincez les oignons et le chou.
  2. Dans le wok, faites revenir quelques minutes dans l'huile de coco l'émincé d'oignons et de chou.
  3. Ajoutez les dés de patate douce, la pomme, du sel et du poivre et les épices. Laissez cuire à couvert environ 1/4 d'heure en arrosant d'eau et en remuant souvent.
  4. Testez la cuisson des patates douces avec la pointe d'un couteau. Elles doivent être encore légèrement fermes.
  5. Ajoutez le miel et mélangez afin d'enrober la poêlée de légumes. Assaisonnez de sel et de poivre. Parsemez de ciboulette ciselée, de sésame et d'amandes effilées.
 
Source d’inspiration :

Dans mon placard : produits belges

Photo Smabs Sputzer @Flickr
 
Aujourd’hui, je vous emmène pour un petit voyage à la frontière, pas loin de chez moi, du côté de la Belgique! La Belgique est un pays que j’adore, et je vais régulièrement y passer des après-midi ou même des petits week-ends. Il y a plein de belles villes à découvrir là-bas, à moins d’une heure de route pour nous les chanceux lillois! Je voulais donc vous parler des produits que j’ai couramment dans mes placards et qui me viennent de Belgique! J’en ramène certains de mes escapades, d’autres sont facilement trouvables dans tous les supermarchés du nord de la France. En connaissez vous d’autres qui font partie de vos classiques?
 

De la bière !

A la maison, nous sommes amateurs de bière e dans ce registre, nos favoris sont de l’autre côté de la frontière, car nos amis belges sont vraiment très doués dans ce domaine. Il y a bien sûr les célèbres bières trappistes comme la Chimay bleue ou la Trappe, mais aussi des bières un peu moins connues comme la Gouden Carolus, la scotch CTS, la houppe de Namur… Une liste complète serait impossible à faire, surtout que je fais en sorte d’en acheter des différentes à chaque fois!
 

Du fromage

Je ne suis pas experte dans ce domaine, mais dans le nord de la France nous trouvons régulièrement du fromage belge chez nos fromagers. Parmi eux, il y en a qui sont à la bière ou réalisés par les mêmes moines que ceux qui font les bières d’abbayes (ils ont tout compris quoi!), comme notamment du Chimay, du Leffe, du Maredsous, qui existe même en fromage à tartiner un peu comme le Philadelphia!
 
Photo Lou Stejskal @Flickr

Du sucre

Les belges ont des choix de sucres un peu différents des nôtres, et on trouve là-bas très facilement des sucres gourmands comme le sucre perlé ou sucre candi. C’est aussi le pays de la cassonade, à ne pas confondre avec ce que nous appelons cassonade en France. Leur cassonade a une texture différente, poudreuse et humide, avec parfois de gros morceaux, et elle très parfumée, c’est un délice! Enfant, je la mangeais au goûter, saupoudrée sur une tartine grillée couverte de beurre un peu fondant. J’ai grandi avec la cassonade Graeffe, qui est de couleur caramel, et désormais j’achète aussi la Candico brune. C’est aussi un régal sur les crêpes!
 
 Photo Allagash Brewing@Flickr
 

Des pâtes à tartiner

Les belges ont des pâtes à tartiner différentes des nôtres, et j’aime les alterner quand j’ai l’occasion d’en acheter! Il y a notamment les marques Meli, Côte d’or ou Kwatta. Je ne peux pas dire qu’elles soient meilleures ou moins bonnes que les marques qu’on trouve chez nous, c’est juste pour le plaisir de varier! En Belgique, on  consomme aussi des vermicelles de chocolat saupoudrés sur des tartines.
 
Photo Imbecillsallad@Flickr

Du chocolat

Le fameux Côte d’or est belge, on le trouve bien sûr en France, mais en Belgique il est moins cher et on trouve des parfums en plus. J’aime aussi prendre des parfums typiques, comme le Dolfin au spéculoos ou au cuberdon. Connaissez-vous les cuberdons d’ailleurs? C’est un de mes bonbons préférés et pourtant je ne suis pas très branchée bonbons!
 
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Du sirop de Liège

J’adore ce sirop typique, qui permet de réaliser des recettes aussi bien sucrées que salées, je vous en proposais d’ailleurs une ici.
 
 
Voilà, il existe des dizaines d’autres spécialités en Belgique et je n’hésiterai pas à vous en reparler, ici je voulais juste faire un tour de ces produits qui sont en permanence ou presque dans mes placards et qui font partie de mon quotidien!

Unicorn latte

SI vous êtes amateurs de latte en tous genres, ce unicorn latte ou « lait de licorne” à la couleur flashy va vous séduire. C’est LA boisson tendance aux États-Unis, où elle aurait été lancée dans un bar de Brooklyn. En plus de sa jolie couleur verte ou bleue, vous serez sans doute aussi surpris que moi d’apprendre que cette boisson est totalement « healthy ». Ce latte ne contient pas une goutte de café, mais du lait végétal (originellement du lait de coco), du gingembre, du miel, du citron, bref, que des bonnes choses! En plus de sa magnifique couleur, cette boisson apporte donc pas mal de bienfaits. Elle est inspirée des boissons ayurvédiques, et ses ingrédients favorisent le bien-être et l’énergie. Sur beaucoup d’aspects, le lait de licorne s’apparente au Golden milk, notamment grâce à ses bienfaits digestifs, énergétiques et détoxifiants.
 
Quant à sa jolie couleur, elle n’est pas due à un colorant artificiel, mais à un ingrédient totalement naturel, une micro-algue très colorée vendue sous forme de poudre. Aux États-Unis, on trouve une autre variété d’algue bleue tandis qu’en France, nous n’avons pour l’instant que la spiruline qui est plutôt verte, ce qui explique qu’il peut y avoir des différences de couleur suivant l’origine de la recette. La spiruline est une micro-algue à laquelle on prête des propriétés quasi miraculeuses pour la santé. N’exagérons rien, s’il existait un ingrédient capable de guérir tous les maux de la terre, je pense qu’on en mangerait tous depuis longtemps! Mais quoiqu’il en soit, les aliments de la famille des algues présentent certains bienfaits non négligeables et il y a bien sûr l’effet très sympa qu’apporte cette algue dans la cuisine avec sa jolie teinte!
 
 
J’ai trouvé cette recette sur le blog Liten rega, un blog éthique qui partage des découvertes cuisine et beauté végan… Sa recette est à base de lait d’avoine alors que l’original était au lait de coco. J’ai encore varié en prenant cette fois du lait de riz et ce fut super bon! A vous de voir quel lait vous utiliserez, sachant que le lait de coco est moins « neutre » que les autres niveau goût, mais aussi plus épais donc il permettra d’obtenir une belle mousse. Avec le lait de riz, j’ai du être très délicate pour ajouter les décorations, et certaines ont coulé à pic!
 
En voyant les ingrédients de cette recette, je me suis demandé quel goût pouvait avoir un mélange pareil…Je veux dire, je n’ai aucun souci avec le gingembre, ni le citron, ni le sirop d’agave, mais les algues, c’est plus dur, surtout dans une recette sucrée, arghhh! Il faut savoir que la spiruline a vraiment une odeur assez horrible particulière. Mais bonne nouvelle, on ne reconnaît pas du tout le goût ou l’odeur de l’algue dans cette boisson. Au final on obtient un mélange que j’ai trouvé assez bon, un peu spécial, presque chimique comme celui d’un bonbon, ce qui est assez incompréhensible vu que cela ne contient que du naturel… A l’exception des décorations en sucre bien sûr, mais j’ai goûté d’abord sans.
 
Bref, je ne dirais pas que c’est ma boisson préférée de tous les temps, mais j’ai beaucoup aimé et surtout c’est très joli! Si vous voulez surprendre vos copines pour un brunch ou un petit goûter, n’hésitez pas à leur en faire un, surprise garantie! Vous pouvez aussi faire chauffer le lait pour le boire en boisson chaude.
 
   

Unicorn latte

 
  • 25 cl de lait de coco ou végétal
  • 1/2 c. à c. de spiruline en poudre
  • 1 c. à c. d’extrait de vanille liquide
  • 0.25 cm de gingembre frais râpé
  • 1 c. à s. de citron
  • 1 c. à s. de sirop d’agave
  • 1 c. à s. de perles et vermicelles en sucre
 
Râpez le gingembre. Mixez tous les ingrédients ensemble sauf les décorations en sucre. Servez frais en saupoudrant de vermicelles de couleurs et de curcuma.
 
 
Source d’inspiration :

Que manger en mars?

Voilà le mois de mars, qui va marquer le retour du Printemps bien qu’en général à cette période, il fasse encore assez moche ( surtout dans le nord de la France).
 
Me revoici donc avec mon récapitulatif des fruits et légumes de saison pour le mois de mars! Comme les mois précédents, je vous propose mes meilleures recettes à mes yeux, à essayer si vous voulez manger de saison ce mois-ci!
 

🥝 Côté fruits : 

Ananas : Gâteau rhum ananas
 
Banane : Gratin de bananes cubain
 
Citron : Sirop de citron maison
 
mangue-pochee-au-the
Mangue : Mangue pochée au thé
 
pouding-chomeur-pomme-erable-3
Pomme : Pudding chômeur aux pommes et sirop d’érable
 
 

🍠 Côté légumes : 

soupe-carotte-coco-galanga-2
Carotte : Soupe de carottes au miel et galanga
 
soupe-betterave-chou-2
Chou : Soupe rose betterave chou rouge
 
veloute-endives-brique-du-nord-3
Endive : Velouté d’endives, brique du nord et clémentine
 
 
chaussons-hongrois-2
Oignon : Chaussons à l’oignon
 
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Poireau : Stoemp aux panais, poireaux et saucisse
  

🧀Autres plaisirs du moment : 

– Les spécialités irlandaises pour la saint Patrick
– Les soupes bien réconfortantes
– Les premières salades quand le soleil revient
 
Et vous, vous aimez manger quoi en mars?