Archives de catégorie : Plats

Risotto aux champignons

Ce risotto aux champignons est une recette que je fais souvent. C’est une recette rapide, facile et garantie. Bref, une valeur sûre ! Allez savoir pourquoi je ne l’ai pas encore postée sur ce blog!
Avec ses saveurs terreuses, le risotto aux champignons est idéal pour les mois plus froids qui approchent (Winter is coming) et il est très polyvalent car vous pouvez utiliser n’importe quel type de champignon suivant ce que vous préférez/avez sous la main.
 
Le risotto est un plat assez délicat, mais avec un peu de pratique, de patience et d’amour, il devient à coup sûr le clou du spectacle de n’importe quel diner.
Lorsque vous servez un risotto, assurez-vous de l’associer à un dessert assez léger pour équilibrer le repas. N’hésitez pas à ajouter une viande ou une protéine végétale si vous voulez enrichir ce repas, personnellement je trouve qu’il se suffit à lui-même.
Saviez-vous que vous n’avez pas besoin de fromage pour obtenir la texture crémeuse et la saveur si parfaite des risottos? C’est l’amidon du riz qui permet d’obtenir cette texture et rien d’autre! Les risottos italiens n’en contiennent d’ailleurs pas à la base. Mais même en sachant ça, je suis inconditionnelle du parmesan! C’est un de mes fromages préférés, si ce n’est THE chouchou dans mon cœur ! Il se marie super bien avec les champignons d’ailleurs!
  

Risotto aux champignons

Pour 4 personnes
  • 300 g de riz arborio
  • 1 oignon
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 1, 3 l d’eau
  • 140 g de champignons de Paris
  • 80 g de cèpes
  • 3 c. à s. d’huile d’olive
  • 35 g de parmesan
  • 35 g de beurre doux
  • 10 cl de vin blanc sec
Émiettez le cube de bouillon dans une casserole et versez-y l’eau. Faites bouillir puis gardez à feu doux.
Déchirez les cèpes et les champignons de Paris en suivant le sens des fibres.
Épluchez l’oignon et ciselez-le, puis faites-le suer avec les champignons dans de l’huile d’olive. Réservez.
Ajouter le riz et faites chauffer quelques minutes pour le faire nacrer.
Déglacez ensuite avec le vin blanc et faites réduire le liquide de moitié, puis ajoutez le bouillon progressivement et laissez cuire en remuant très souvent. Quand le liquide a été absorbé par le riz, rajoutez de l’eau jusqu’à ce que le riz soit cuit, soit de 15 à 17 minutes.
Ajouter pour finir le parmesan, le beurre et les champignons puis assaisonnez.
Décorez avec quelques copeaux de parmesan.
Avec cette recette aux champignons, je participe à Cuisinons de saison !

Muffins de pommes de terre aux 3 fromages et romarin

Aujourd’hui je vous propose des muffins de purée de pommes de terre. Cette petite recette est géniale aussi bien pour accompagner un barbecue, qu’au petit-déjeuner avec des œufs ou comme à côté pour un dîner un peu plus chic, pourquoi pas avec des yakitori de canard. Oui oui, les possibilités sont infinies!

Tout ce que vous devez savoir, c’est que ces mini gratins de pommes de terre sont délicieux, crémeux et vraiment irrésistibles. Franchement, le calcul est vite fait. Pommes de terre + triple fromage + romarin = GROS succès ! C’est une recette pour tous les accros au fromage dans mon genre, et vous pouvez bien sûr l’adapter suivant les fromages que vous avez dans votre frigo!

Cerise sur le gâteau, en les réalisant dans un format individuel, vous pouvez vous auto-convaincre qu’ils sont équilibrés, et ça sera presque vrai, à condition de ne pas manger les 6 à soi tout seul!

J’ai trouvé cette recette sur le log Baba Kitchen, le blog de Barbara qui regorge de bonnes idées cuisine pour tous les jours!

Muffins de pommes de terre aux 3 fromages et romarin

Pour 8 muffins

  • 400 g de pommes de terre
  • 50 g d’emmental râpé
  • 50 g de cheddar râpé
  • 50 g de parmesan
  • 75 g de yaourt brassé
  • 1 œuf
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 1 c. à s. de romarin frais émincé
  • Sel, poivre

Commencez par cuire les pommes de terre à l’eau salée (départ eau froide), égouttez-les et passez-les au presse-purée.
Ajoutez ensuite le reste des ingrédients, mélangez doucement et versez le mélange obtenu dans des petits moules à muffins.

Préchauffez le four à 220°C.

Faites cuire pendant pendant 15 à 20 minutes, puis servez chaud avec l’accompagnement de votre choix.

Source d’inspiration :

http://www.babakitchen.be/2017/01/muffins-aux-pommes-de-terre.html

Avec cette recette à la pomme de terre, je participe à Cuisinons de saison !

Coquillettesoto jambon truffe noix

Je crois avoir déjà dit souvent par le passé que j’étais fan de risottos, et aussi de one pot pasta. Il n’y a pas de hasard là-dedans, car ces deux plats ont un point commun! Il s’agit de la méthode cuisson, dite « par absorption ». Dit comme ça fait sérieux, mais cela signifie juste que le liquide de cuisson est absorbé par le riz ou les pâtes, et que l’amidon dégagé donne une texture crémeuse à l’ensemble. Au final, ce n’est pas bien compliqué, ça ne demande que peu de temps de préparation, c’est à peine plus long que la cuisson normale et ça dispense de faire une sauce à côté puisque l’eau de cuisson devient la sauce… Ha! Et surtout, n’oublions pas l’essentiel, c’est délicieux!
Voici donc une nouvelle recette dans le même esprit, où l’on cuit des coquillettes façon risotto. Hé oui les coquillettes, pâtes que l’on réserve très souvent aux enfants, sont parfaites cuisinées à la manière d’un risotto! Cela donne un pastasotto, ou dans mon vocabulaire totalement fictif, un coquillettesoto ! J’avais déjà tenté l’expérience du coquillettesoto par ici et j’avais adoré, aussi quand j’ai vu cette version chez Lady Milonguera, un blog que je suis quotidiennement, j’ai su que je la ferais un jour ou l’autre, et ce jour est venu!
C’est une recette facile et savoureuse où seule la cuisson demande un peu de surveillance car il faut quand même ajouter le bouillon louche par louche, mais les pâtes cuisent plus vite que le riz donc ce n’est vraiment pas la mer à boire. Ce plat est régressif gourmand et goûteux à souhait! Je vous conseille vraiment de le tester, vous serez forcément conquis!
  

Coquillettesoto jambon truffe noix

  • 500 g de coquillettes
  • 50 cl de bouillon de volaille
  • 1 oignon rouge
  • 50 g de beurre doux
  • 15 cl de vin blanc sec
  • 60 g de parmesan
  • 1 c. à s. d’huile de truffe
  • Un filet d’huile d’olive
  • Sel
Pour le service
  • 50 g de pancetta
  • 60 g de cerneaux de noix concassés
  • 4 c. à s. d’huile à la truffe
  • 2 c. à s. de ciboulette hachée
  • Poivre
Taillez la pancetta en julienne, lavez la ciboulette et ciselez-la finement puis concassez les noix et mélangez ces 3 ingrédients. Réservez.
Épluchez l’oignon et ciselez-le. Faites chauffer le bouillon de volaille.
Versez un filet d’huile d’olive dans une casserole et faites suer l’oignon à feu doux avec une pincée de sel.
Ajoutez ensuite les coquillettes, laissez-les nacrer quelques minutes en remuant, puis versez le vin blanc. Lorsque celui-ci s’est totalement évaporé, ajoutez une louche de bouillon de volaille et renouvelez l’opération jusqu’à cuisson complète des pâtes (environ 12 minutes).
Hors du feu, ajoutez avec le beurre, l’huile à la truffe puis le parmesan. Couvrez et laissez reposer deux minutes, puis mélangez.
Dressez les coquillettes dans des assiettes creuses, puis ajoutez 1 cuiller à soupe d’huile de truffe et un tour de moulin à poivre par assiette.
Agrémentez ensuite les assiettes du mélange noix-ciboulette-pancetta. Servez sans attendre.
Source d’inspiration :
Avec cette recette aux noix, je participe à Cuisinons de saison !

Stoemp aux épinards frais

Le froid commence à arriver, du moins pour la moitié nord de la France, et avec lui l’envie de plats qui tiennent bien au corps! J’ai la chance de vivre près de la Belgique et de profiter donc de leur délicieuse cuisine assez souvent. Lors d’un week-end à Bruxelles, j’avais notamment pu manger sur la grand place un stoemp (prononcez « stoump ») délicieux. Je ne pense pas que le restaurant était fameux, c’est rarement le cas sur les places touristiques comme celle-ci, mais ce plat est tellement simple et rustique qu’il faudrait le faire exprès pour le rater!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce plat typiquement belge, il s’agit d’une sorte de purée composée de pommes de terre mélangées avec un ou plusieurs légumes. On trouve par exemple du stoemp aux carottes, aux poireaux, au chou… C’est un plat très facilement déclinable, il parait que l’on « stoempe » (transforme en purée) tout et n’importe quoi en Belgique!
C’est un plat très rustique mais tellement bon ! Chez moi, on a pour habitude de l’accompagner avec des saucisses, c’est comme cela qu’on me l’avait servi en Belgique et c’est délicieux, mais vous pouvez bien sûr changer l’accompagnement, essayez par exemple avec des œufs, du pain de viande ou des lardons!
Le stoemp que je vous propose aujourd’hui provient du blog Baba Kitchen. C’est un blog que j’aime lire très souvent, il regorge de bonnes idées, et notamment comme Barbara vit à Bruxelles, j’y fais souvent des trouvailles typiquement belges! Je dois dire que je n’ai pas été déçue avec ce stoemp. J’y ai retrouvé toute la saveur riche et rustique que j’aime dans ce plat!

Stoemp aux épinards frais

Pour 2 personnes
  • 1 oignon
  • 300 g d’épinards frais
  • 800 g de pommes de terre moyennes
  • 50 g de beurre
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 2 c. à s. d’huile
  • Sel, poivre
Épluchez les pommes de terre, coupez-les en gros morceaux, faites-les cuire dans de l’eau salée jusqu’à ce qu’elles soient cuites mais encore un peu fermes.
Emincez l’oignon. Dans une grande cocotte, faites rissoler l’oignon dans de l’huile à feu doux 5 à 10 minutes pour qu’il devienne fondant mais pas brun.
Ajoutez les épinards frais, couvrez et laisser étuver quelques minutes.
Ajouter les pommes de terre dans la casserole d’épinards, salez, poivrez, noix de muscade, ajoutez 5 cl du jus de cuisson, couvrez et laissez chauffer l’ensemble à nouveau.
Lorsque le liquide est évaporé et le mélange commence à attacher légèrement dans le fond de la cocotte, écrasez au presse purée grossièrement, il doit rester des morceaux.
Ajoutez le beurre et un peu d’eau de cuisson si besoin d’allonger la purée, couvrez à nouveau et laissez reposer 5 minutes avant de servir.
Source d’inspiration :
Avec cette recette aux épinards, je participe à Cuisinons de saison !

Veggie chili bowl

Chez nous, le chili est un dîner fréquent le soir, et notamment le chili végétarien. Vous savez que je ne suis pas végétarienne, mais j’ai adopté une consommation raisonnée de viande et en semaine elle n’est pas au menu chez nous. Alors j’ai appris à me faire quelques classiques délicieux même sans viande, et parmi eux, le chili figure en bonne place, tout comme les curry de légumes. J’adore le chili car il contient une sacrée dose de légumes et une légumineuse, ce qui en fait un plat complet, sans compter qu’il est facile à faire. Cerise sur le gâteau, il est parfait pour les soirées fraîches, et on n’en manque pas en ce moment!
La plupart du temps, je fais un chili où tout est mélangé et c’est délicieux, mais j’ai été intriguée par la version postée sur le blog La cuisine de Poupoule, où elle avait séparé joliment les ingrédients sur le dessus. En plus d’être beau à voir, cela permet un chouette contraste entre des aliments froids et d’autres chauds, et cette recette m’a tout de suite emballée. Je l’ai donc testée assez vite. Je l’ai pas mal modifiée je dois avouer, parce que j’ai mes petits trucs à moi pour le chili (comme mettre du chocolat dedans… Ne le dites à personne!) et aussi parce qu’il me manquait un ou deux ingrédients, comme l’avocat que j’ai remplacé par une sauce au tahin. J’ai bien sûr gardé le principe de la présentation, et je dois dire qu’on s’est régalés!
Ma recette peut sembler très précise mais c’est ce qui est bien avec le chili, on peut remplacer une chose par une autre sans risque de le rater! Alors si vous n’avez pas tout sous la main, faites comme moi, adaptez et régalez-vous!
  

Veggie chili bowl

Pour 2 bols
Pour les haricots
  • 350 g de haricots rouges cuits
  • 1/2 oignon rouge
  • 1 gousses d’ail écrasées
  • 1/6 de poivron de chaque couleur
  • 200 g de tomates pelées
  • 1/2 c. à s. d’origan séché
  • 1/2 c. à s. de paprika
  • 1/2 c. à s. de cumin
  • 1/2 c. à c. de poudre de cacao brut
  • 1/2 c. à c. sirop d’agave
  • 1/2 c. à s. de sauce soja
  • 1 pointe de purée de piments
  • 1/2 c. à c. de fumée liquide
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • Sel, poivre

Pour le riz

  • 50 g de riz cru
  • 50 g de sauce tomate
  • 1/2 c. à c. de purée de piment
  • 2 c. à s. de coriandre fraîche hachée

Pour la sauce tahin

  • 30 g de crème liquide végétale au soja
  • 25 g de tahin
  • 1 c. à s. de jus de citron vert

Pour les crudités

  • 1/2 petite boite de maïs
  • 60 g de concombre
  • 1 tomate coupée en dés
Coupez le poivron en 2 et ôtez les graines et les membranes blanches. Coupez le poivron en petits morceaux.
Émincez l’oignon rouge et l’ail et coupez le concombre en rondelles.
Pelez et hachez l’oignon et l’ail.
Faites un bol en mélangeant tous les ingrédients de la sauce au tahin. Réservez.
Faites  cuire le riz et le mélanger à la sauce tomate. Ciselez la coriandre, ajouter au riz. Réservez au chaud.
Placez l’ail et la moitié de l’oignon rouge dans un faitout profond avec l’huile, le piment, le paprika, le cumin et l’origan. Couvrez et faire revenir à feu moyen pendant 5 minutes.
Ajoutez le poivron,  les haricots égouttés, les tomates avec leur jus.
Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 40 minutes.
Salez, goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
Égouttez le maïs et le mélangez-le au restant d’oignon rouge. Salez
Placez le riz dans les bols.
Garnissez avec une généreuse portion de chili. Ajoutez une portion de sauce au tahin, une portion de tomates, les rondelles de concombre et un peu de maïs.
Servez aussitôt.
Source d’inspiration :

Poulet aux champignons, au chouchen et Farz Gwinizh Du

Vous connaissez sans aucun doute le célèbre far breton, incontournable de la gastronomie bretonne. Il existe en réalité une grande diversité de recettes de fars, ou  » farz »  en breton qui étaient autrefois confectionnés pour les fêtes religieuses et les fêtes familiales. Aujourd’hui, c’est du « Farz Gwinizh Du » dont je vais vous parler, un farz de blé noir que j’ai pu tester grâce à Cuisine à l’ouest et à  La chikolodenn, une conserverie traditionnelle bretonne! Ce style de far est moins connu que le far blanc, il est  resté plus confidentiel. Il est consommé dans le farz gwiniz du, le pot-au-feu breton, ou en accompagnement de plats, revenu dans du beurre.
Avec ce produit, j’ai testé il y a quelques jours de réaliser des haricots cocos au farz, et nous nous sommes régalés.
J’ai ici aussi voulu marier mon farz avec des produits du terroir breton, et je me suis donc tournée vers le cidre et le chouchen!
Je ne vous présente pas le cidre qui est très connu, mais parlons un peu du chouchen ! Le chouchen est historiquement proche de l’hydromel. C’est une boisson alcoolisée obtenue à partir de la fermentation du miel dans du jus de pomme ou du cidre. Il se fabriquait autrefois à partir de miel de sarrasin, jadis très présent en Bretagne, qui lui donnait sa couleur foncée et son goût prononcé. On trouve différents types de chouchen en Bretagne, dont certains sont réalisés avec un mélange d’eau et d’eau de mer.
Le chouchen se boit bien frais en apéritif, sans glaçon qui masquerait le goût du miel. On peut aussi l’utiliser pour agrémenter le melon comme le porto.  Ici il parfume le poulet avec le cidre, et c’est vraiment un régal! Quand au farz, il est revenu dans du beurre avec des oignons et du lard, inutile de vous dire que c’est difficile d’y résister!
J’ai indiqué que la recette était pour 2 car nous avons tout mangé à deux, mais on est de bons mangeurs et je pense que des plus petits appétits pourraient manger à 3  facilement avec la même quantité!
  

Poulet aux champignons et au chouchen et Farz Gwinizh Du

Pour 2 personnes
Pour le poulet
  • 2 belles escalopes de poulet (300 g)
  • 1 carotte coupée en dés
  • 1/2 oignon de roscoff ou rouge émincé
  • 25 cl de cidre fermier brut
  • 2 c. à s. de chouchen
  • 2 c. à s. d’huile
  • 60 g de crème fraîche épaisse
  • 250 g de champignons
  • 1 feuille de laurier
  • Sel, poivre

Pour le farz

  • 25 g de beurre
  • 500 g de Farz Gwinizh Du
  • 100 g de lard fermier coupé en dés
  • 1 gousse d’ail émincée
Coupez les escalopes en morceaux. Faites-les revenir à la poêle dans une cuiller à soupe d’huile d’olive. Réservez hors du feu.
Épluchez les champignons et faites-les revenir dans la poêle avec l’huile restante puis réservez.
Dans la même poêle, mettez à cuire la carotte et l’oignon, la feuille de laurier, du sel, du poivre, et le cidre. Laissez cuire doucement à couvert pendant 20 minutes, jusqu’à ce que les carottes soient cuites et le cidre réduit de moitié.
Quand les carottes sont cuites, remettez le poulet, les champignons, le chouchen, et la crème fraîche. Mélangez et prolongez la cuisson de 5 minutes pour que tout soit bien chaud.
Pendant ce temps, faites chauffer le lard, le beurre et la gousse d’ail dans une autre poêle.
Ajoutez le farz effrité grossièrement et faites revenir 5 minutes. Servez avec le poulet.

Petits gratins de cocos à la tomate et Farz Gwinizh Du

Aujourd’hui on part en Bretagne ! La petite recette que je vous propose n’est pas traditionnelle, mais elle réunit certains des (nombreux) bons produits que cette région a à offrir ! Des cocos de Paimpol, de l’oignon Roscoff et… du farz gwinizh du! Bon je suppose que je vous ai perdus avec le farz, en tout cas personnellement je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que le site Cuisine à l’ouest me propose de tester ce produit au nom intriguant !
Le farz est une sorte de gâteau/pain/semoule, déjà à ce stade ça commence bien! Je ne suis pas claire me direz-vous, mais je ne vois pas comment trancher entre les trois ! Donc c’est une espèce de pain qui cuit traditionnellement dans un sac à farz. Ce sac sert à cuire différents farz, comme le farz blanc au froment ou le farz gwinizh du au blé noir. C’est ce dernier que j’ai pu tester! La conserverie bretonne La chikolodenn le commercialise en bocal, ce qui est ultra pratique!
Le farz accompagne traditionnellement le kig ha farz, ou pot au feu breton, mais bien sûr, j’ai voulu l’utiliser autrement !
Je l’ai donc utilisé pour réaliser une sorte de crumble que j’ai déposé sur un gratin de haricots blancs qui rappelle un peu les haricots blancs à la Bretonne, mais à ma façon !
Pour cette recette, je vous recommande d’utiliser des produits bretons ! Tout d’abord, le coco de Paimpol, qui est une variété de haricot bénéficiant d’une appellation d’origine contrôlée, produit au nord-ouest des Côtes-d’Armor dans la zone de Paimpol et récolté à la main.  Le coco de Paimpol est un haricot « demi-sec », facilement reconnaissable à la robe jaune paille et les petites marbrures violettes de sa cosse. Les grains sont blancs, d’une forme ovale presque ronde.
Il a été amené en Bretagne par un marin de la Marine nationale d’Argentine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce haricot a permis aux habitants de s’alimenter, alors que la région connaissait une véritable pénurie. Il n’est pas garanti que vous en trouviez car ce haricot a une saison de consommation : de juillet à octobre. Sinon, remplacez-le par des cocos classiques.
L’oignon de Roscoff, à la jolie couleur rosée, présente la particularité d’être sucré et assez peu piquant. Il ne se trouve pas partout non plus, mais si vous en trouvez c’est l’occasion de le découvrir!
Au final, j’ai adoré ce gratin que j’ai servi lors d’un brunch aux accents bretons, accompagné d’œufs au plat et  d’un pain au cidre. Le goût du sarrasin se marie très bien avec la tomate et le cheddar, et le farz apporte une texture vraiment super sympa!
Si cela vous a donné envie, vous pourrez commander le farz La chikolodenn en cliquant ici!
 

Petits gratins de cocos à la tomate et farz du

Pour 4 gratins individuels
  • 250 g de cocos secs ou 400 g de cocos de paimpol frais
  • 1 oignon émincé roscoff ou jaune
  • 0.15 l de bouillon de volaille
  • 200 g de tomate en boîtes
  • 100 g de bacon
  • 7.5 cl de vin rouge
  • 150 g de Farz Gwinizh Du
  • 70 g de cheddar râpé
  • Sel, poivre
Si vous utilisez des cocos secs : La veille, mettez-les à tremper 12 heures dans un grand volume d’eau.
Si vous utilisez des cocos de paimpol fraisl :
Écossez les haricots et mettez-les dans de l’eau. Éliminez tous ceux qui sont tachés, mal formés et qui remontent à la surface. Lavez-les une deuxième fois mais ne les faites pas tremper.
Faites cuire les haricots à feu doux pendant environ une heure et quart départ eau froide sans saler. Salez-les seulement au trois quarts de la cuisson.
Faites rissoler à l’huile d’olive l’oignon et le bacon arroser avec le bouillon et le vin rouge.
Faites bouillir et prolngez 2 à 3 minutes la cuisson.
Ajouter la boîte de tomates et les cocos, salez peu mais poivrez bien.
Déposez dans 4 plats à gratin individuels. Préchauffez le four à 200°C.
Mélangez  le farz émietté et le fromage, déposer sur les cocos et mettez à gratiner au four 10 minutes  à 200°C.

Carottes au Coca-cola

Bien que je ne vienne pas d’une famille incroyablement traditionnelle et à cheval sur les rituels, je garde quelques souvenirs de repas du dimanche typiques, avec poulet rôti, pommes de terre et haricots verts, que l’on mangeait tous ensemble autour de la table pendant un repas à rallonge convivial. Quand j’ai pris mon indépendance, je n’ai absolument pas perpétué la tradition du repas dominical, à tel point que nous contentons souvent d’un gros petit déjeuner ou d’un brunch, qui nous suffit jusqu’au repas du soir.

Mais maintenant que j’ai mon petit « foyer » avec mon homme et ma fille, et que ma fille atteint un âge où elle mange mieux et des repas de plus en plus variés, je me suis dit que j’allais commencer à prendre de vrais repas tranquilles à table le dimanche avec elle. Ça nous change des repas pris à la va-vite en semaine !

Mais pas question d’être trop classique à la maison, c’est pourquoi j’ai revisité le poulet avec un poulet au Coca-Cola il y a quelques semaines.
Forte de cette super réussite, j’ai voulu tester des carottes au coca. Je ne vous recommande pas de servir les deux ensemble, il faut varier les plaisirs, mais ces carottes sont super sympa!

Les carottes sont naturellement sucrées, et on les cuit souvent au miel ou au jus d’orange, donc pourquoi pas au Coca-Cola? Cette recette nécessite très peu d’ingrédients. comme pour le poulet au coca, il faut du Coca-Cola normal, surtout pas du light.

Petit bonus, cette recette prend seulement 15 minutes à préparer. Alors allez y, ouvrez une canette de coca et c’est parti! Cette façon de manger des carottes est trop bonne pour ne pas l’essayer!

Carottes au Coca-cola

  • 700 g de carottes
  • 1 oignon rouge
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 20 cl d’eau
  • 20 cl de Coca-Cola
  • 10 g de beurre
  • 1 c. à s. d’huile d’olive
  • 1 c. à s. persil sec ou frais
  • Sel, poivre

Lavez, épluchez et coupez les carottes en rondelles. Émincez l’oignon.

Faites chauffer l’huile et le beurre dans une poêle, et faites-y revenir l’oignon émincé 5 minutes. Ajoutez les carottes, le coca-cola,  l’eau et le cube de bouillon. Salez et poivrez.

Couvrez et laissez cuire à feu doux 15 minutes. Lorsque la cuisson est finie, rectifiez l’assaisonnement, ajoutez le persil et servez.

 

Tian à l’espagnole

Il y a quelque temps, j’avais testé un tian à la patate douce que j’ai adoré, et qui m’a fait réaliser les possibilités de cette spécialité. Il m’a pris l’envie de « tianiser » (verbe déposé par moi-même) tout ce qui passait! Alors quand j’ai vu un tian à l’espagnole sur le blog La cuisine de Poupoule, qui le tenait elle-même du blog Ça ne sent pas un peu le brulé?, je me suis dit que c’était l’occasion de continuer sur ma lancée !
Le tian est un plat provençal en terre dans lequel on cuisait toutes sortes de gratins. Par extension, de nombreuses préparations provençales s’appellent aujourd’hui « tian », et le plus connu est le tian provençal. Celui que je vous propose aujourd’hui est différent par l’ajout de riz et de chorizo, que j’ai choisi de remplacer par de la soubressade pour un côté plus olé olé (enfin surtout parce que j’en avais qui traînait au frigo pour être honnête). Par rapport à la recette d’origine, j’ai aussi ajouté du safran et du curcuma dans le riz, pour lui donner une jolie couleur et saveur rappelant la paella.
Au final, on obtient une recette savoureuse aux bons légumes du soleil. Courgettes, tomates et oignons se succèdent avec des tranches de soubressade qui apportent une saveur très agréable, surtout avec la charcuterie qui « fond » sur l’ensemble, le tout sur une couche de riz bien parfumé.
Dans cette recette, le riz est important car il absorbe l’excédent d’eau des légumes. Attention à parfaitement le couvrir avec les légumes, car les quelques grains que je n’avais pas protégés sont devenus croquants alors que le reste du riz avait une texture parfaite.
C’est une recette pour 4 personnes  mais j’aurais tendance à dire pour quatre « petites » personnes, soit deux gourmandes, comprenez que j’ai mangé une part, que mon homme s’est resservi deux fois et qu’il ne m’en est donc plus resté à la fin du repas.
 

 Tian à l’espagnole

  • 1 grosse courgette
  • 2 tomates
  • 1 oignon
  • 150 g de riz complet
  • 1 dose de safran
  • 1 pincée de curcuma
  • 10 olives vertes dénoyautées
  • 120 g  de chorizo ou soubressade
  • 1 c. à s. d’herbes de Provence
  • 3 c. à s. d’huile d’olive
  • Sel, poivre
Préchauffez le four à 180°
Faites cuire le riz. Pendant ce temps, coupez les courgettes, les tomates en tranches, émincez l’oignon en rondelles. Retirez la peau du chorizo et coupez de fine tranches.
Égouttez le riz, Ajoutez-y le safran et le curcuma, salez et mélangez.
Déposez le riz dans le fond d’un plat à gratin.
Répartissez les tranches de légumes et de chorizo sur le riz en alternant.
Coupez les olives vertes en rondelles et mettez les par dessus.
Salez et poivrez. Parsemez d’herbes de Provence. Arrosez d’un filet d’huile d’olive.
Enfournez 40 minutes à 180°C.
Sources d’inspiration :
http://lacuisinedepoupoule.com/2014/09/tian-a-l-espagnole.html
http://virginiemoreau.canalblog.com/archives/2013/09/03/27950431.html

Sorgho aux tomates, œufs et sardines à la poêle

Me revoilà avec un petit plat du soir façon shakshuka  comme j’en ai déjà fait quelques uns ces derniers temps ici ou ici car j’en raffole : des œufs au plat qui cuisent dans de la sauce tomate et coulent dans le plat quand on les coupe, c’est un régal!
Pour apporter du renouveau à cette version j’ai utilisé du sorgho, une céréale que j’ai découverte récemment! Cela permet de faire de cette recette un plat complet. Si vous ne connaissez pas le sorgho, voici quelques explications rapides.
Cette petite graine vient à l’origine il y a fort fort longtemps d’Afrique. Utilisée le plus souvent comme fourrage pour les animaux d’élevage par chez nous, le sorgho sort de l’ombre petit à petit et permet de varier les plaisirs dans le choix des céréales! Il présente le double avantage d’être sans gluten et plutôt écolo, car il ne nécessite pas de grandes quantités  d’eau ou de pesticides pour être cultivé.
On n’en trouve pas encore partout mais il y en a souvent en épicerie bio, notamment sous forme de farine. Il paraît qu’elle peut facilement remplacer une petite moitié de la farine de blé dans nos pâtisseries sans que l’on se rende compte de la différence, mais je n’ai pas encore testé pour vérifier si c’était vrai!
De mon côté j’ai trouvé du sorgho entier en épicerie asiatique, j’étais toute contente de faire cette découverte et j’avais donc hâte de le cuisiner! Je trouve qu’il est très agréable au goût et à la texture, il rappelle un peu le blé et devrait donc plaire à tout le monde même aux plus petits!
J’ai également utilisé des sardines dans cette recette, un de mes aliments chouchous de l’été. J’adore ça, je ne m’en lasse pas et je m’éclate  à en glisser dans mes plats!
Au final, j’ai obtenu un plat parfumé et vraiment délicieux, tout en étant plutôt sain! Je vous le recommande à 200%!
  

Sorgho aux tomates, œufs et sardines à la poêle

 

Pour 2 personnes

  • 100 g de sorgho
  • 400 g de tomates pelées concassées
  • 1 boîte de sardinettes
  • 125 g d’épinards frais ou surgelés
  • 40 g de fromage de brebis
  • 1 c. à s. de coriandre fraîche hachée
  • 1 oignon
  • 1/2 piment rouge
  • 2 gousses d’ail
  • 2 c. à s. d’huile olive
  • 2 œufs
  • 1/2 c. à c. de mélange mapuche ou de paprika fumé
Faites cuire le sorgho 30 minutes dans de l’eau bouillante salée, laissez-le reposer 5 minutes et égouttez-le. Réservez.
Faites revenir l’oignon et l’ail 5 minutes à feu doux , ajoutez les épinards et le piment haché, ajoutez le sorgho et la sauce tomate, salez, poivrez, ajoutez les herbes, laissez chauffer 5 minutes à couvert, déposez les œufs et le fromage, les sardines, et laissez cuire 5 minutes à couvert. Retirez du feu, saupoudrez de coriandre fraîche et servez bien chaud.