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Soupe de chou-fleur à la tomate

J’espère que vous avez tous survécu au retour du froid et au rythme de fou de ces derniers mois et des fêtes (ce n’est pas que chez moi, hein, rassurez-moi?) sans trop de stress. A cette date, vous avez sans doute à peu près réussi à ranger tous vos cadeaux de Noël et repris une vie normale. Je n’ai pas encore commencé à ranger les décos de Noël de mon côté. Il va falloir que je me dépêche un peu!
 
À propos de ma fille, elle nous mène la vie dure ces derniers temps et ne mange pas grand chose. J’ai cru un moment qu’elle était malade tellement elle faisait des difficultés à tous les repas, au point de ne rien manger du tout certains soirs et d’aller au lit le ventre vide… Jusqu’au jour où j’ai vu son appétit se raviver comme par magie devant un bol de saucisson à l’ail! Voilà juste que la demoiselle commence à faire des caprices! Rien ne l’intéresse à part le saucisson, les chips et les tartines de fromage! Je dois bien évidemment lui faire la leçon, mais je ne peux m’empêcher de remarquer qu’elle a de qui tenir!
 
Alors ça y est, j’entre dans la phase où l’on feinte et on essaye toutes les fourberies possibles et imaginables pour faire manger des légumes aux enfants, alors qu’elle aimait tellement ça il y a quelques mois. C’est une des raisons qui m’a fait flasher sur cette soupe quand je l’ai vue sur le blog d’Irisa, Cuisine et couleurs : une soupe blanchâtre, ça n’est pas appétissant pour un enfant, mais une soupe rose, ça passe tout de suite mieux non?  Je parie que vous pourriez convaincre vos enfants de manger ça, surtout les petites filles!
 
 
Cette soupe est très simple à faire, elle est délicieuse et elle contient plein de bonnes choses, notamment le chou-fleur. Que demander de plus? Jusqu’à récemment je n’avais pas une passion dévorante pour le chou-fleur, sans vraiment le détester je ne lui trouvais pas beaucoup d’intérêt. Mais avec le temps, j’ai vraiment appris à l’apprécier. On peut faire tellement de choses avec, comme des mini cakes ou du chou-fleur rôti au four.
 
Je sais qu’il y a d’autres amateurs de chou-fleur et que parfois on ne finit pas tout en une seule recette, alors la solution peut être de le finir dans une soupe comme celle-ci.
 
Cette soupe a une consistance épaisse, presque crémeuse comme une purée, et son goût est subtilement adouci grâce à l’ajout de tomates. Je n’ai pas mis de feta comme dans la version d’Irisa, simplement parce que je n’en avais pas et je voulais faire cette soupe tout de suite. Vous pouvez la garnir de feuilles de coriandre et d’une cuillerée de crème supplémentaire pour ajouter de la couleur et une saveur encore plus riche. Servez-la avec de bonnes tartines de beurre demi sel et vous avez un repas !
 
Si vous ne connaissez pas le blog d’Irisa, c’est le moment d’aller le découvrir, il regorge de belles recettes colorées, il porte bien son nom!
 
  

Soupe de chou-fleur à la tomate

 
  • 25 cl de lait
  • 600 g  de chou fleur
  • 1/2 cube de bouillon
  • 5 cl d’eau
  • 60 g de pulpe de tomate
  • 2 c. à s. de concentré de tomates
  • 1 c. à c. de paprika
  • 1 gousse d’ail
  • 1 pincée de sucre
  • Sel, poivre
 
 
Faites cuire le chou-fleur à l’eau bouillante avec une pincée de sel.
 
Égouttez-le et mettez-le dans une casserole avec le lait, le cube de bouillon délayé dans l’eau, le paprika, la gousse d’ail hachée, la pulpe de tomates, le concentré de tomates, le sucre. Portez à ébullition dans une casserole et baissez le feu, laissez cuire 10 minutes.
 
Mixez finement et servez avec un peu de paprika supplémentaire.
 
 
Source d’inspiration :
Avec cette recette au chou-fleur, je participe à Cuisinons de saison !
 

Saumon gravlax

Je risque sûrement une révolte de masse en disant cela, mais je n’aime pas tellement le saumon fumé. Dire que je ne l’aime pas serait exagéré, mais autant j’adore un bon pavé de saumon frais, autant je crois que l’abus de saumon fumé à une époque a fini par m’en lasser.
 
J’ai tendance à préférer maintenant le saumon gravlax. « Gravlax » est le nom d’une technique suédoise de conservation du saumon. Il s’utilise de la même façon que vous utiliseriez normalement du saumon fumé, par exemple dans un toast au saumon fumé ou un bagel. Très simplement, le gravlax est un saumon qui est conservé avec du sel et du sucre et parfumé avec la saveur de l’aneth frais et parfois d’autres aromates et épices. 
 
C’est une recette simple et peu chère, surtout en la faisant soi-même. De cette façon, vous pouvez contrôler les ingrédients et donner au saumon le parfum de votre choix. Vous pouvez jouer avec les herbes et les saveurs autant que vous le souhaitez, une fois que vous avez compris la méthode.
 
 
Le processus prend 1 à 3 jours, mais ne laissez pas cette durée vous intimider – les étapes sont simples et ne demandent quasiment aucun effort! Soyez patient et utilisez un couteau bien affûté pour faire une  découpe nette. J’ai fait d’assez grosses tranches mais vous pouvez les couper comme du saumon fumé si vous préférez. Sur le plan technique, le sel et le sucre absorbent l’humidité du poisson. Cela diminue le niveau d’humidité du poisson, ce qui le rend moins hospitalier à la vie microbienne. Le sel aide également à repousser les bactéries qui autrement accéléreraient la détérioration. Cela prolonge la durée de consommation du saumon, mais seulement pour une courte période – le gravlax doit quand même être consommé assez rapidement.
 
Il existe de nombreuses recettes de gravlax. Certains parfument le saumon avec des épices comme des baies de genévrier, tandis que d’autres le corsent avec du raifort. Ma version me vient du blog Cam et Drey bricolent, je l’avais repérée l’an dernier. J’apprécie le fait que cette recette reste simple, en aromatisant les filets de saumon frais uniquement avec du sel, du sucre, de l’aneth et de la vodka (ou mieux, de l’aquavit si vous en avez). L’idée est de laisser le saumon être la vedette du spectacle. L’aquavit est un alcool scandinave infusé de carvi, de zeste de citron, de fenouil et d’anis. Il donne une note fraîche et épicée au saumon, mais vous pouvez le remplacer par de la vodka, plus facile à trouver chez nous, ou du gin qui a aussi des saveurs de plantes marquées.
 
Une fois que vous avez appris cette technique simple, je vous encourage à expérimenter, en laissant votre propre signature personnelle sur cette recette. L’aneth est la saveur principale ici, soyez généreux car il se marie très bien avec le saumon. Le poivre est l’autre ingrédient principal, complété par un peu de baies roses. Si vous voulez ajouter encore plus de complexité au goût, les épices comme la graine de carvi, la graine de coriandre et la graine de fenouil sont toutes de bonnes options. Il n’y a pas vraiment de bonnes ou de mauvaises règles ici. Essayez les zestes de citron pour une note fraîche d’agrumes.
 
Au niveau de la texture, le gravlax se situe entre saumon frais et fumé. Légèrement salé, il se marie bien avec du yogourt assaisonné ou de la crème fraîche et un peu de concombre sur des toasts de pain noir. C’est un régal que vous pouvez préparer à l’avance et déguster en apéritif ou en entrée avec une salade. Chez nous, tout le monde l’a adoré et il n’a pas fait long feu! 
 
Si vous voulez manger votre gravlax de manière traditionnelle, accompagnez-le de la sauce moutarde-aneth sucrée qui est généralement servie sur le saumon.
 
  
 

Saumon gravlax

 
Pour 6 personnes
 
  • 300 g de saumon entier
  • 1 c. à s. de sel
  • 1 c. à c. de sucre
  • 3 c. à s. d’aneth frais ciselé
  • 8 baies roses
  • 10 grains de poivre concassés
  • 3 cl de vodka ou aquavit

Pour la sauce moutarde

  • 5 cl de moutarde douce
  • 1 c. à c. de vinaigre de vin rouge
  • 1 pincée de sel
  • 1 c. à c. de sucre
  • Poivre
 
 
Écrasez et mélangez le poivre, le sucre, les baies roses et le sel.
 
Prélevez les filets de saumon sans en ôter la peau. 
Enlevez toutes les petites arêtes avec soin, et essuyez le saumon sans le laver. 
 
Dans un récipient plat mais suffisamment large, disposez du film alimentaire puis posez  les filets dessus.
 
Saupoudrez le mélange sel et sucre, baies et aneth abondamment dessus. Versez la vodka.
 
Retournez les filets et faites de même de l’autre côté, refermez le film alimentaire.
 
Laisser mariner au frais pendant 24 h au minimum, 72 h si possible, en retournant à mi parcours. 
 
Pour servir, coupez des tranches fines en biais, en vous arrêtant juste avant la peau. 
 
Faites la sauce d’accompagnement en mélangeant les ingrédients de la sauce et servez-la avec le saumon.
 
 
Source d’inspiration : 

Salade aux champignons, pommes, parmesan et vinaigre de cidre

Je pense que tout le monde sera d’accord avec moi si je dis que la salade est juste un prétexte pour manger d’autres aliments vraiment gourmands et délicieux, comme les garnitures ou… la vinaigrette? Quand j’étais enfant, je n’envisageais pas de manger une salade sans avoir du pain à côté, car ce que j’aimais le plus, c’était saucer la vinaigrette… 
 
Une fois adulte, j’ai longtemps acheté de la vinaigrette toute faite (honte sur moi, je sais), parce que j’aimais le fait d’en avoir tout le temps à disposition pour les moments de flemme, qui étaient plus fréquents que les moments de non-flemme. Mais bon, à force de faire des recettes de plus en complexes et délicieuses sur ce blog, j’ai fini par me rendre à l’évidence : cela devenait ridicule que je ne prenne pas le temps de de mélanger deux ingrédients pour assaisonner mes salades. J’ai donc banni une fois pour toutes les vinaigrettes toutes faites, et retrouvé le bon goût des vinaigrettes maison comme celle que j’aimais tant dans mon enfance. Par la même occasion, j’ai retrouvé le plaisir des salades composées, vous avez d’ailleurs peut-être remarqué que j’en ai déjà proposé pas mal cet automne!
 
Alors quand j’ai reçu un vinaigre de cidre bio de la cidrerie artisanale Kerné, grâce à Pierre du site  » Cuisine à l’Ouest« , j’étais ravie! C’est un de mes vinaigres favoris car il ajoute une note de finesse à toutes les recettes, tout en étant très polyvalent. J’ai tout de suite su que j’allais me régaler en tentant une nouvelle salade de de saison.
 
Mes salades ne se ressemblent pas d’une saison à l’autre. D’abord parce que j’essaie au maximum de cuisiner de saison, et cela prend encore plus son sens dans une salade où l’on mange des produits frais exclusivement. Et aussi parce qu’en été, je recherche des textures croquantes et des saveurs gorgées de soleil, alors qu’en hiver, même dans une salade, j’aime le réconfort d’aliments plus riches et consistants pour affronter le froid. 
 
Dans cette salade, j’ai eu envie de mettre des pommes pour faire écho à la vinaigrette au cidre, mais aussi des noix, des cranberries,et des champignons, qui apportent un petit côté terreux que j’aime beaucoup. Pour rendre la salade plus nourrissante, j’y ai ajouté du sorgho, une de mes céréales chouchou du moment.
 
 
Le sorgho est une céréale ancienne très consommée dans les pays d’Afrique, mais on le trouve encore assez peu par chez nous. Cette céréale sans gluten a une texture moelleuse semblable au blé entier. Il est assez polyvalent et peut être utilisé dans une salade froide comme celle-ci, à la place du riz ou du couscous dans des plats chauds, ou encore dans les soupes comme on le ferait avec du vermicelle. 
 
Cette salade hivernale ne m’a pas déçue. Il n’en faut pas plus pour se régaler et prendre une dose de vitamines!  J’ai adoré le mariage de la pomme légèrement sucrée avec le parmesan au goût prononcé, et la vinaigrette toute simple au vinaigre de cidre était parfaite… Je l’ai tellement appréciée, que je l’ai saucée, comme dans mon enfance! 
 
  

Salade aux champignons, pommes, parmesan et vinaigre de cidre

 Pour une assiette
 
  • 15 g de roquette
  • 30 g de pois chiches cuits
  • 20 g de parmesan
  • 1 champignons 20 g
  • 30 g de sorgho cuit (10 g cru)
  • 10 cranberries 
  • 10 g de noix
  • 1/4 de pommes

Pour la sauce

  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre
  • 1 c. à s. d’huile de noix
  • 1/2 c. à c. de sauge
  • Sel, poivre

Faites cuire le sorgho dans de l’eau bouillante salée pendant 30 minutes, laissez reposer 5 minutes, égouttez puis réservez.

Nettoyez puis coupez le champignon en fines lamelles. Émincez grossièrement les noix. Coupez le parmesan en cubes. Épluchez puis coupez la pomme en dés.

Mélangez les ingrédients de la vinaigrette.

Dans l’assiette, déposez la roquette, puis le sorgho, la pomme, les pois chiches, les tranches de champignon, le parmesan, les noix et les cranberries. 

Versez la vinaigrette par dessus.

Salade d’automne au gorgonzola et figues

J’ai déjà dit plusieurs fois par le passé que je n’étais pas une grande fan de salade. Je veux dire, il est assez difficile de me faire rêver en me parlant de lolo rossa, de laitue ou de feuille de chêne!  Mais en réalité, cette déclaration est assez fausse, puisqu’à condition d’y mettre le bon assaisonnement et les bonnes garnitures, je deviens presque fan de salade! Le secret c’est bien sûr une très bonne vinaigrette ( allez, avouez, la vinaigrette est plus importante que la salade dans une salade, hein ?) et des garnitures gourmandes et aux textures variées. Par exemple, si la salade contient disons, du fromage et noix, banco, je dis oui tout de suite!
 
Ces derniers temps, j’ai même tenté le coup de prendre de la salade au restaurant, chose que j’avais dit ne jamais au grand jamais faire, mais comme j’ai fait vraiment beaucoup de restaurants d’affilée, je n’en pouvais plus de la cuisine grasse. J’ai vu sur les cartes de certains restaurants des salades bien alléchantes, et j’ai craqué. Quelle erreur! Je me souviens notamment d’un resto où on m’a servi une quantité invraisemblable de salade, il y en avait quasiment un seau rempli, mais la salade était absolument sans intérêt ! Laitue en sachet, garnitures tout droit sorties de boites de conserve, fromage inexistant (il était pourtant indiqué à la carte) et le pire de tout, assaisonnement fadasse et insuffisant! Ajoutez à cela la quantité gargantuesque de cette salade et vous comprendrez pourquoi pour la première fois de ma vie je n’ai pas terminé mon assiette au resto!
 
 
Je vais donc revenir à mes vieux principes, et je ne commanderai plus de salade au resto, surtout si c’est pour qu’on me serve quelque chose que je réussis mieux à la maison en 5 minutes chrono!
 
Je sais que l’automne n’est pas la saison officielle des salades, mais cette saison regorge d’ingrédients que j’adore et qui passent très bien dans les salades, par exemple les figues, les noix… Aussi quand j’ai vu une belle salade au bleu chez La cuisine du p’tit chef, je me suis dit que je pourrais y mettre des figues et  le gorgonzola que j’avais,  pour un repas vite fait bien fait! Allez faire un tour sur ce blog si vous ne le connaissez pas, il regorge de recettes et de nouveautés produits à découvrir!
 
Au final, cette salade toute simple est une réussite. Elle résume bien les plats que j’aime. Chaque élément est si simple – figues, noix, fromage, balsamique – mais chacun est mis en valeur en présence des autres.
 
  
P.S. : Si comme moi vous aimez les salades automnales, découvrez cette salade de patates douces rôties et boulgour, une des toutes premières de mon blog!

Salade d’automne au gorgonzola et figues

 
  • 50 g de mâche
  • 4 figues moelleuses
  • 20 g de cerneaux de noix
  • 50 g de gorgonzola
  • 6 tomates cerise
  • 1 pincée d’herbes de Provence

Pour la sauce

  • 1 c. à s. de vinaigre de cidre
  • 1 c. à s. d’huile de noix
  • Sel, poivre
 
Confectionnez la vinaigrette dans un bol en émulsionnant vinaigre et huile. Poivrez. Réservez.
 
Dans une grande assiette, déposez la mâche, suivie des noix et des figues. Enfin, ajoutez le gorgonzola.
 
Arrosez de vinaigrette au moment de servir.
 
Source d’inspiration :
 
Avec cette recette aux noix et à la mâche, je participe à Cuisinons de saison !
 

Salade d’automne à la feta marinée

L’automne n’est pas seulement ma saison préférée en matière de mode, de fêtes (aaah, Halloween!) ou de pumpkin spices latte. Dans la cuisine également, l’automne est mon favori invaincu! Citrouilles, choux, champignons, cannelle, pommes, poires… Ce ne sont que quelques-uns de mes ingrédients préférés d’automne!
 
Aujourd’hui, voici peut-être ma première recette de salade de l’année, bien que ce ne soit pas la saison la plus connue pour consommer des salades! J’ai eu envie de réaliser une salade de mâche avec de la feta marinée et bien sûr des produits d’automne, comme de la grenade, du chou de Bruxelles et de la patate douce. Cette salade est copieuse, cosy, parfumée, automnale, fraîche, fruitée, avec une légère touche sucrée! Elle est facile à préparer et peut être servie froide ou avec la patate douce et le chou de Bruxelles encore un peu tièdes (je préfère comme ça!). C’est le mélange parfait pour un déjeuner léger, équilibré et automnal. J’ai assaisonné l’ensemble avec une vinaigrette au miel et au vinaigre balsamique, simple et délicieuse!
 
Le résultat est vraiment merveilleux, tout le monde a aimé cette salade, même mon homme qui était pourtant bien dubitatif quand je lui ai annoncé le menu.
 
 
Avez-vous déjà utilisé une grenade? Ce fruit peut sembler un peu intimidant, j’ai longuement hésité à en acheter car je ne savais pas bien comment cela se préparait ni ce que j’allais en faire. Mais une fois qu’on connait le truc, c’est en fait très facile à utiliser. D’abord pour ouvrir la grenade, il faut la couper en deux mais en coupant juste la peau, pas les graines qui sont dedans. Vous entaillez la peau sur tout le tour, puis vous utilisez vos mains pour séparer délicatement les deux moitiés, un peu comme on ouvre une matriochka ou un œuf Kinder (enfin, les modèles de mon enfance car maintenant ils sont plus faciles à ouvrir que dans le temps!)
 
 
Il y a quelques méthodes pour facilement récupérer les graines de la grenade. Ma préférée c’est de frapper la grenade pour que les grains tombent, au passage ça défoule! Pour cela, tenez une moitié de grenade dans votre main au dessus d’un bol. Utilisez une grande spatule ou une cuiller pour frapper le haut de la grenade. Cela devrait faire tomber toutes les graines facilement!
 
J’espère qu’après avoir fait et mangé cette salade d’automne sucrée et croustillante à la grenade, vous aurez envie d’apprécier les grenades plus souvent! Cette salade est tellement bonne! Les noix ajoutent une texture et une saveur au top également.
 
Pour cette recette, j’ai fait mariner la feta moi-même, c’est très simple et bien meilleur que d’acheter du fromage qui baigne dans l’huile. J’ai utilisé un mélange d’épices à salades composé par l’Étal des épices, que voulez-vous, j’ai forcément été tentée de le détourner de son usage d’origine, mais pour avoir testé en salade je peux vous dire qu’il est top comme ça aussi! C’est un mélange qui contient notamment du de l’ail, du basilic, de la coriandre, du curcuma, du piment doux, de la cannelle, du poivre blanc et du clou de girofle. Ça change des simples herbes de Provence!
 
 
 
 Pour consulter cette délicieuse recette, c’est par ici!
 
 
 
 
 
Avec cette recette à la courge, au choux de Bruxelles et à la grenade, je participe à Cuisinons de saison !
 

 

Salade de lentilles à la feta

Décidément je ne sais pas ce qui me prend, mais je ne vous aurai jamais proposé autant de salades que cet automne! Il faut dire que récemment, plusieurs salades m’ont apporté une satisfaction totale, au point de mériter d’être publiées ici!
 
Cette salade de lentilles est au top sur plein d’aspects. Il faut quelques efforts (à peine) pour couper tous les légumes et herbes fraîches, mais une fois que vous avez terminé, vous avez assez de nourriture pour une semaine. Bon j’exagère, mais on a pu emmener nos restes de salade au bureau donc elle nous a fait plusieurs repas. Cette salade est parfaite pour les repas de midi, car elle se transporte bien,  se conserve bien au réfrigérateur pendant 2-3 jours, et mieux : elle se bonifie avec le temps!
 
 
Elle se consomme aussi bien en hiver qu’au printemps, en été ou en automne. C’est une bonne source  de protéines végétales et de fibres, notamment grâce aux lentilles.
 
Ce plat me vient de Marlyzen, un fabuleux blog de cuisine du monde. Moi qui suis sensible aux recettes qui font voyager, j’adore aller chez elle dénicher de nouvelles trouvailles. Cette recette de salade de lentilles ne m’a pas déçue. Les saveurs de ce plat sont fines et fraîches, notamment grâce au citron et à la coriandre… Ce n’est pas la salade de lentilles de monsieur tout le monde. La liste des ingrédients est simple, ce qui n’enlève rien au résultat.  C’est la combinaison de saveurs qui crée une salade vraiment sympa!
 
La vedette du spectacle est la lentille du Puy. Les lentilles du Puy sont un peu plus petites que les lentilles vertes ou brunes et sont connues pour leur capacité à conserver leur forme après avoir été cuites, contrairement à d’autres variétés qui deviennent molles et ont tendance à partir en purée, ce qui n’est pas très adapté pour une salade.
 
Si vous voulez rendre cette salade encore plus complète, vous pouvez y ajouter du poulet froid, des pois chiches, des dés de poivron, ou même du riz cuit et refroidi, mais elle est à mon avis assez copieuse telle quelle pour être servie comme plat principal. Non seulement elle est délicieuse, mais elle est assez nourrissante, même sans viande ni pain.
 
  

Salade de lentilles à la feta

 
Pour 4 personnes
 
Lentilles
  • 200 g de lentilles vertes du Puy
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 575 ml d’eau
  • 1 gousse d’ail pressée
  • 1/2 c. à c. d’herbes de Provence
  • 1 morceau d’écorce de citron (1/4 de demi citron)

Salade

  • 250 g de tomates cerise
  • 1 petit concombre
  • 1 oignon rouge
  • 90 g de fêta
  • 2 poignées de salade
  • 1 c. à s. de persil
  • 1 c. à s. de coriandre

Vinaigrette au citron

  • 5 c. à s. d’huile d’olive
  • 2 c. à s. de jus de citron
  • 2 c. à c. de zeste de citron
  • 1 c. à c. de moutarde de Dijon
  • 1 gousse d’ail pressée
  • 1 c. à c. de sucre
  • Sel, poivre
 
Préparez les lentilles : placez tous les ingrédients des lentilles dans une casserole. Portez à ébullition puis baissez à feu doux. Laissez cuire 25 minutes. Égouttez, retirez  l’écorce de citron. Réservez au frais.
 
Préparez la salade : coupez les tomates cerises en 2, le concombre,  et la fêta en dés. Épluchez l’oignon,  réservez quelques rondelles pour la déco, puis émincez le reste finement.
 
Préparez la vinaigrette : mélangez tous les ingrédients dans un bol. Rectifiez l’assaisonnement.
 
Dans un saladier, mélangez les lentilles bien froides, les tomates, le concombre, l’oignon, les herbes ciselées, les 2/3 de la fêta et la vinaigrette.
Déposez la salade verte sur les assiettes,puis la salade de lentilles. Décorez avec le reste de fêta et des rondelles d’oignon rouge.
 
 
Source d’inspiration :

Tartelettes montagnardes

Puisque c’est de saison, je vous propose de profiter des fromages bien coulants comme j’aime! Non pas que j’aie besoin de l’excuse de la météo pour me faire plaisir à ce niveau là, mais l’été j’ai plutôt tendance à me gaver de mozarella, chèvre, feta et autres fromages plus frais! Par contre dès que reviennent les mauvais jours (qui durent sacrément longtemps chez moi dans le nord), je remplis le frigo avec raclette, reblochon et maroilles en tous genres! Je vous laisse imaginer l’odeur!
La première idée que l’on a quand on pense au reblochon, c’est bien sûr de l’utiliser en tartiflette, et je ne renierai pas cette spécialité que j’adore. Mais quand on a un reste de fromage après une tartiflette, on n’a pas forcément envie d’en refaire une deuxième (quoique!). Pas de souci, le reblochon est un fromage polyvalent que l’on peut utiliser dans plein d’autres recettes, comme aujourd’hui dans ces mini tartelettes.
L’hiver, j’ai souvent envie de me faire plaisir avec de bonnes quiches et tartes salées qui tiennent bien au corps. Une tarte salée au reblochon? Et pourquoi pas? Celles-ci sont toutes mignonnes en version mini, mais restent très gourmandes, je vous rassure! Rien de plus réconfortant qu’une bonne tartiflette quand il fait très froid, et en version tartelette, ça réconforte tout aussi bien! Ces petites tartelettes sont délicieuses et elles font un super accompagnement avec une bonne soupe pour un repas léger, ou une entrée vraiment gourmande pour démarrer un repas rustique.  Évitez juste de servir une tartiflette juste après!
  

Tartelettes montagnardes

Pour  tartelettes

  • 2 cercles de pâte feuilletée
  • 2 oeufs
  • 20 g de crème fraîche
  • 1 pincée de thym
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 1 grosse tranche de jambon de Bayonne
  • 80 g de reblochon
  • 1/2 pomme de terre moyenne
  • Sel, poivre
Préchauffez le four à 180°C.
Dans un bol, mélangez la crème et les œufs, puis ajoutez le jambon de Bayonne émincé, du sel, du poivre, du thym  et la gousse d’ail émincée.
Étalez les deux cercles de pâte dans 2 moule s à tartes individuels, déposez les pommes de terre  en tranches et le reblochon coupé en tranches. Couvrez avec le mélange aux œufs.
Enfournez pour 15 minutes environ.

Mini tatins d’échalotes au parmesan

Je vous propose aujourd’hui une version à base de légumes de la fameuse tarte tatin !

Je suis sûre que vous connaissez tous la tatin aux pommes et sa petite histoire… Elle serait née de la maladresse de deux sœurs qui auraient fait tomber leur tarte et c’est pourquoi on l’a sert avec la pâte posée au-dessus pour la cuisson puis la tarte retournée pour le service. J’ai récemment lu qu’en fait la tarte ne serait pas tombée mais simplement brûlée, c’est ce qui est sympa avec les légendes, il y en a plein de versions!

Cette tarte tatin savoureuse a une saveur sucrée salée, dûe à la douceur naturelle des échalotes qui la composent. C’est une manière très agréable de profiter des qualités de ces légumes, toujours présents sur les étales des marchés, mais qui viennent égayer nos assiettes de leurs belles couleurs surtout en hiver. J’aime beaucoup l’idée de mettre à l’honneur ce légume qui n’est souvent utilisé que comme faire valoir d’un plat. L’échalote est tellement douce et parfumée qu’elle se suffit à elle seule !

En plus d’être succulente par sa saveur et le fondant des légumes, cette tatin est très jolie visuellement! Servez cette tatin en entrée ou en accompagnement, et servez la chaude, tiède ou même froide. Accompagnez-la d’une salade de crudités et d’un verre de vin et partagez-la avec vos amis, c’est ça le bonheur!

 

Tatins d’échalotes au parmesan

Pour 4 tartelettes

  • 600 g d’échalotes
  • 1 pâte feuilletée
  • 40 cl de lait
  • 15 cl de bouillon de légumes
  • 30 g de beurre
  • 2 c. à c. de miel
  • 30 g de parmesan
  • 2 c. à c. de crème de balsamique
  • Sel, poivre

Épluchez les échalotes en les laissant entières.
Mettez-les dans une casserole avec le lait, portez à ébullition, baissez le feu et laissez cuire 10 à 15 minutes à feu doux en surveillant jusqu’à ce qu’il n’y ait quasiment plus de lait.

Dans une poêle, faites fondre le beurre avec le miel, ajoutez les échalotes et faites confire à feu doux pendant 30 minutes en ajoutant du bouillon petit à petit pour ne pas qu’elles brûlent.
Les échalotes doivent être dorées et fondantes.

Préchauffez le four à 230°C.

Coupez 4 cercles dans votre pâte feuilletée au format des moules. Disposez les échalotes dans quatre plats à tartelettes, salez et poivrez et recouvrez avec la pâte feuilletée.

Enfournez pour 15 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien gonflée et dorée.
Démoulez sur un joli plat, faites un tourbillon de balsamique sur els échalotes, râpez le parmesan par dessus, parsemez de poivre et servez.

Petits cannelés au potimarron et comté

J’espère que vous avez passé un beau début d’automne! De notre côté l’année a démarré sur les chapeaux de roue avec la première rentrée scolaire de notre fille qui n’a pas été de tout repos, et l’enchaînement d’anniversaires à préparer (le mien puis 15 jours plus tard celui de ma fille). Désormais je n’aspire qu’à un peu de tranquillité et… à préparer Halloween! Que voulez-vous, j’aime quand une fête succède à une autre!
En attendant, j’ai déjà rempli ma corbeille de fruits et de légumes d’automne, et les courges sont souvent de la partie à table. Plus jeune, je ne savais rien cuisiner d’autre que la soupe de potimarron, mais cette époque est révolue et je mets les courges à l’honneur absolument partout dans mes recettes! Comme j’aime me renouveler, j’ai cherché une petite recette légère et sympa à faire avec un beau potimarron. J’ai jeté mon dévolu sur un lot de petits moelleux salés au comté et à la sauge.
Ces cannelés sont faits à base de farine, de crème fraîche et d’une belle dose de potimarron. Ils n’ont pas le texture d’un cannelé mais plutôt d’un petit moelleux, je leur ai donné ce nom juste à cause du moule utilisé! Je les ai parfumés à la sauge et à la muscade, mais vous pouvez essayer différentes herbes pour de nouveaux goûts à chaque fois. Vous pouvez également les corser un peu avec une touche de piment d’espelette si vous aimez!
Ces petits gâteaux salés sont bien moelleux avec une saveur inattendue mais délicieuse. Ils ont une belle couleur dorée et les enfants ne devinent pas qu’ils sont en train de manger du potimarron quand ils croquent dedans! Ces cannelés salés sont parfaits en entrée, et ce sont d’excellents accompagnements aux soupes d’hiver pour changer un peu du pain!  Ils font aussi une bonne surprise si vous êtes invités à un repas et que vous devez ramener un accompagnement! Au final, je pense que vous avez compris que nous les avons vraiment beaucoup aimés!
  

Petits cannelés au potimarron et comté

Pour 12  cannelés
  • 400 g de potimarron
  • 3 oeufs
  • 240 g de farine
  • 100 g de crème fraiche
  • 80 g de comté
  • 10 cl de lait
  • 1 c. à s. de sauge
  • 1 pincée de muscade
  • Sel, poivre
Épluchez puis faites cuire le potimarron 20 minutes environ dans un de l’eau. Égouttez-le bien et réduisez-le en purée.
Préchauffez votre four à 180°C.
Dans un saladier, battez les œufs avec la crème fraîche et le lait. Ajoutez ensuite la farine et la purée de potiron. Assaisonnez et mettez les épices.
Remplissez des petits moules individuels avec la moitié de la préparation de potiron. Déposez au centre un dé de comté et recouvrez du reste de la préparation au potiron.
Enfournez pour 25-30 minutes environ.
Avec cette recette au potimarron, je participe à Cuisinons de saison !

Spécialité ch’ti : Soupe à la bière

Je pense vous avoir déjà parlé de ma passion pour la bière, qui dépasse bien sûr le simple cadre de la beuverie, bien que ce soit comme ça que nôtre relation à commencé à la base.
J’aime dénicher des bières peu connues de tous les horizons à la recherche de parfums vraiment originaux, et j’aime aussi beaucoup cuisiner la bière, notamment certaines variétés que je trouve peu intéressantes à boire telles quelles. J’avais par exemple tenté de le brownie à la bière et le pain à la bière avec succès!
J’ai été déroutée lors de mes vacances à Étretat par le maigre choix de bières disponibles dans les bars. Il me semble que le reste du monde a opéré le virage de la bière, c’est à dire pris conscience qu’il y a des amateurs pour cette boisson et qu’on peut la déguster comme un vin pour apprécier ses arômes et parfums divers. Mais j’oublie parfois que je vis dans le nord, une des région françaises de la bière et voisine de la Belgique ! À Étretat, il semble que la brasserie Pelforth ait la mainmise sur la ville, et la boisson la plus exotique que nous ayons pu trouver est une Leffe en canette de 33 cl à 5.80€. Je ne plaisante pas ! En dehors de ça, un seul bar (encore ouvert) a fait le pari des bières belges, mais il les vend presque un bras par canette de 33 cl (7.90€ pour être exacte)… Quand je pense qu’à Lille beaucoup de bars ont adopté le tarif unique de 5€ la pinte, j’ai préféré prendre mon mal en patience et boire de l’eau de mer (du vin/du cidre/des cocktails qui finalement n’étaient pas plus chers que la bière).
Tout ceci est d’autant plus fou qu’il y a une très belle production de bière locale en Normandie. J’en ai ramené pas mal, je vous en reparle prochainement, elles sont très bonnes et je reste donc perplexe, pourquoi les restaurateurs et tenanciers de bars ne mettent-ils pas à l’honneur ces produits locaux pour encourager les producteurs du coin? Je suis sûre que je ne suis pas la seule touriste qui aurait avec plaisir commandé une bière normande à siroter au bord de l’eau !
Bref, en rentrant de vacances, j’ai eu envie de renouer avec ma boisson fétiche, et la célèbre braderie de Lille m’a donné un prétexte tout trouvé car j’aime cuisiner ch’ti à cette occasion. Un rapide coup d’œil dans mon livre Eul cuisine ch’ti m’a donné la solution : une bonne soupe à la bière ! Bon Ok, je n’y ai pas mis une bière d’exception au contraire, mais les bonnes bières je préfère les boire que les cuisiner!
Ce n’est pas ma première tentative dans le domaine puisque j’avais mis au point une délicieuse soupe au welsch il y a quelques temps. Celle-ci est plus traditionnelle, moins fromagère, mais c’est un vrai régal rustique et réconfortant que je vous recommande !
 

 Soupe à la bière

  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • 75 cl de bière blonde (Heineken par exemple)
  • 25 cl de bouillon de volaille
  • 3 c. à s. de crème fraîche épaisse
  • 1 jaune d’œuf

Pelez et émincez l’oignon en rondelles. Pelez et écrasez l’ail.

Dans une grande casserole, faites blondir l’oignon à feu moyen dans le beurre. Ajoutez alors l’ail et mélangez.

Ajoutez la farine, mélangez bien puis terminez comme un roux en ajoutant petit à petit le bouillon de volaille en mélangeant bien entre chaque ajout.

Faites de même avec la bière, une fois qu’elle est ajoutée laisse cuire 5 minutes à petits bouillons.

 

Dans un bol, battez l’œuf et la crème. Ajoutez ensuite une petite louche de bouillon et mélangez. Versez alors ce mélange dans la casserole.

Mélangez bien, salez et poivrez à votre goût et servez bien chaud.

 
Source : Eul cuisine ch’ti